Une filière majeure de l'emploi régional
La filière automobile demeure l'un des moteurs économiques de la Bourgogne-Franche-Comté. Fin 2023, elle représente 28.700 emplois répartis dans 430 établissements, soit 2,9 % de l'emploi régional, une part presque deux fois supérieure à celle de la filière vitivinicole (1,8 %). Elle génère 2,5 milliards d'euros de richesse, soit 3 % de la valeur ajoutée régionale, contre 1,1 % à l'échelle nationale.
Le Nord Franche-Comté, cœur historique de l'automobile
L'activité est particulièrement concentrée dans le Nord Franche-Comté, berceau historique de Peugeot, aujourd'hui intégré au groupe Stellantis. Le Doubs concentre à lui seul la moitié des salariés de la filière et 55 % de la valeur ajoutée régionale. Les grands constructeurs emploient près d'un tiers des salariés de la filière et produisent 42 % de la richesse créée. Autour d'eux gravite un important réseau d'équipementiers, parmi lesquels Forvia et Michelin, ainsi qu'un vaste tissu de sous-traitants. Un établissement sur trois est donneur d'ordre, tandis que la moitié intervient en sous-traitance.
Une spécialisation industrielle marquée
La Bourgogne-Franche-Comté se distingue par une forte présence de la métallurgie, qui représente 34 % des établissements et 20 % des emplois de la filière, des proportions nettement supérieures à la moyenne nationale. À l'inverse, les activités d'ingénierie, de commerce et plus encore d'informatique sont moins développées que dans le reste de la France.
Une filière qui prépare sa transformation
Très dépendantes de l'industrie automobile, les entreprises régionales cherchent à diversifier leurs activités. La transition vers les véhicules électriques et hybrides est déjà engagée : en 2023, un quart des établissements avaient amorcé cette évolution et un sur dix participait déjà à la conception ou à la fabrication de ces nouveaux véhicules. Parallèlement, les entreprises de la métallurgie et des autres industries prospectent de nouveaux marchés, notamment dans les secteurs de l'énergie et de l'aéronautique, afin de renforcer leur résilience face aux mutations du secteur automobile.
Le marché automobile français continue de s’enliser, avec une baisse de 12 % des immatriculations de voitures neuves en mai, comparé à la même période en 2024. Cette chute reflète un climat d’incertitude économique qui affecte l’ensemble des constructeurs, freinant la reprise espérée du secteur. La crise persistante soulève des interrogations sur l’évolution du marché dans les prochains mois.
Ce dimanche. Carlos Tavares, le patron du groupe Stellantis, qui occupait cette fonction depuis 2021, a annoncé sa démission « avec effet immédiat ». Cette décision a été prise en raison de « divergences de vues », explique le communiqué de presse du groupe. Elle a été approuvée par le conseil d’administration du constructeur. La nomination de son successeur devrait aboutir au cours du premier semestre 2025.
A partir du mois d’avril prochain, la vignette verte et l’attestation d’assurance seront dématérialisées. C’est ce qu’a dernièrement confirmé Bruno Le Maire, le ministre de l’économie. Ces documents, auxquels les forces de l’ordre pourront accéder à distance, via un fichier spécifique, ne seront plus à afficher sur le pare-brise ou à conserver dans son véhicule. Néanmoins, ils restent plus que jamais obligatoires.
Automobile. Ce mardi, à l’usine Stellantis de Sochaux, la firme Peugeot présente, en avant-première mondiale, le nouveau Peugeot 3008 de troisième génération, 100% électrique. Cette communication se tiendra dans le Mattern Lab, un tiers-lieu, servant à la fois de laboratoire et de centre de formation. C’est à Sochaux que les premiers exemplaires sont produits. Une montée en cadence est prévue. La sortie du véhicule est annoncée pour mars prochain. La production pourrait atteindre 800 véhicules par jour.