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Le Premier ministre Jean Castex sera ce vendredi dans le département du Jura. Il visitera tout d’abord la scierie Grandpierre, située à Champagnole. Le Premier ministre annoncera au cours de la visite les entreprises du département qui bénéficieront d’un accompagnement de l’État dans le cadre du programme Territoires d’industrie. Il se rendra ensuite au Centre de Formation des Apprentis (CFA) du Jura où il échangera avec les jeunes présents avant de déjeuner au restaurant d’application où sont formés les futurs professionnels de la restauration. Enfin, le Premier ministre visitera le site de l’usine Smoby à Arinthod, premier fabricant de jouets français.

C’est un véritable problème pour le bon fonctionnement des entreprises. Le manque de matière première qui anime le secteur industriel et le bâtiment notamment ralentit la production et oblige à une réorganisation au sein des entreprises. Ce qui peut limiter aussi le recrutement de collaborateurs. A Besançon, la société Augé Microtechnique Groupe  n’est pas épargnée. La firme est plus particulièrement touchée par un manque de cuivre. Rencontre avec sa présidente, Nathalie Augé.

Dans cette société bisontine, c’est la réception de cuivre et d’alliages de cuivre qui pose souci. Les délais de livraison peuvent atteindre 52 semaines. La production dans les mines à l’étranger, l’acheminement et le besoin de trouver de nouvelles ressources sont à l’origine de ces perturbations. Depuis plus d’un an maintenant, cette crise est une réalité. A Besançon, on s’en inquiète. D’autant plus que les besoins sont grandissants. « Le cuivre est un vrai enjeu. On sait par exemple que l’on va avoir besoin de quatre fois plus de cuivre dans les voitures électriques que dans les voitures actuelles. Le cuivre est un des agents les plus utilisés dans la mutation électrique » explique Mme Augé. Et de continuer : « dans les deux, voire trois prochaines années, cela va devenir très compliqué ».

Coup de gueule

Nathalie Augé est en colère. La cheffe d’entreprise déplore notamment la politique de gestion des déchets en France. Plutôt que de mettre en place une véritable filière de récupération et de transformation, ces derniers peuvent être revendus en Chine. Alors qu’ils pourraient être réutilisés au niveau français et européen. « Tous nos déchets sont une ressource. C’est une aberration d’un point de vue écologique et stratégique, même si certains s’y retrouvent économiquement » déplore la patronne bisontine.

L'interview de la rédaction / Nathalie Augé