Dans le Haut-Doubs, et plus particulièrement le territoire de la communauté de communes des lacs et montagnes du Haut-Doubs les dernières précipitations ont permis d'améliorer la situation de l'approvisionnement en eau potable. La commune de Petite Chaux qui dépendait encore d'un ravitaillement par camions-citernes n'y a désormais plus recours. Pour autant, la sécheresse reste préoccupante. Gérard Dèque, maire de Métabief et président de la collectivité locale, appelle à maintenir les efforts de sobriété. Les élus préparent également de nouvelles solutions pour faire face à d'éventuelles pénuries d'eau dès l'été prochain, notamment pour les exploitations agricoles.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Des villages qui ne dépendent plus des camions-citernes
La situation s'améliore progressivement sur le territoire de la communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs. Après plusieurs semaines de tensions sur l'approvisionnement en eau, les dernières précipitations ont permis de retrouver une situation moins critique. Les villages qui nécessitaient un ravitaillement par camions-citernes, notamment Petite-Chaux, n'ont désormais plus besoin de cette alimentation exceptionnelle. « On a passé cette étape, il n'y a plus de ravitaillement », confirme Gérard Dèque. Cette amélioration reste néanmoins fragile. Les pluies enregistrées ces derniers jours ont permis une remontée du niveau des ressources et la réalimentation de certaines fontaines, mais elles demeurent insuffisantes pour reconstituer durablement les réserves souterraines.
Des nappes souterraines encore insuffisamment rechargées
Pour le Président Gérard Dèque, il serait prématuré de considérer la sécheresse comme terminée. Les ressources en eau restent vulnérables et nécessitent de nouvelles précipitations dans les prochaines semaines. « On est loin d'avoir rempli les nappes souterraines », prévient l'élu. L'arrivée de l'hiver constitue une autre source d'inquiétude. Un gel précoce des sols pourrait compromettre l'infiltration des eaux de pluie et de fonte des neiges, empêchant ainsi une recharge suffisante des réserves souterraines. « Il ne faut pas que la terre gèle, parce qu'autrement on n'a plus d'infiltration d'eau », explique M. Dèque. L'enjeu est donc de bénéficier de précipitations suffisamment importantes avant l'installation durable des températures négatives.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Des habitants plus attentifs à leur consommation d'eau
Autre enseignement de cet épisode de sécheresse : une évolution des comportements des habitants. Gérard Dèque constate une plus grande vigilance dans la consommation quotidienne d'eau. Une prise de conscience qu'il souhaite voir perdurer, indépendamment de l'amélioration actuelle de la situation. « Il faut vraiment que tout le monde continue. Aujourd'hui, ça devrait être une habitude de faire attention à sa consommation d'eau, qui est une ressource précieuse », insiste le président de la communauté de communes. Selon lui, le maintien de l'information auprès de la population reste indispensable pour éviter un relâchement des efforts. De nouveaux épisodes de tension sur l'approvisionnement demeurent possibles.
Des réservoirs inutilisés pour sécuriser l'abreuvement du bétail
Les élus du territoire travaillent déjà à la préparation de l'été prochain. L'une des priorités concerne l'approvisionnement en eau des exploitations agricoles, particulièrement exposées aux conséquences des sécheresses répétées. La communauté de communes a engagé, avec les municipalités, un recensement des anciens réservoirs qui ne sont plus utilisés. L'objectif est d'étudier leur remise en service afin de constituer des réserves d'eau mobilisables en cas de nouvelle pénurie. À Métabief, un petit réservoir inutilisé a notamment été identifié. « On va pouvoir les alimenter pour avoir des ressources de sauvetage pour les bêtes », précise l’édile. Cette démarche vise notamment à sécuriser les besoins en eau des élevages bovins, très présents sur le territoire du Haut-Doubs.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Anticiper des sécheresses appelées à se répéter
Au-delà des difficultés immédiates, les élus entendent inscrire leur action dans la durée. La recherche de ressources complémentaires et la remise en état d'anciennes infrastructures doivent permettre de mieux anticiper les prochaines périodes de tension. « Nous travaillons sur des solutions parce que nous sommes persuadés que les périodes de sécheresse vont se renouveler », conclut Gérard Dèque.
Si le recours aux camions-citernes a pris fin dans les communes concernées, la vigilance reste donc de mise. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la recharge des nappes souterraines, avant l'arrivée du gel hivernal et la préparation d'un nouvel été potentiellement difficile pour la ressource en eau.
Face à la sécheresse et à la baisse des ressources en eau, Gérard Dèque, maire de Métabief et président de la communauté de communes Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, appelle les habitants à limiter leurs usages. Il prévient que l’alimentation au robinet pourrait être compromise si la situation continue de se dégrader.
« C’est très grave. » Gérard Dèque insiste sur la fragilité de l’approvisionnement en eau dans le Haut-Doubs. Selon l’élu, les quelques précipitations récentes ne suffisent pas à compenser le manque de pluie durant la période estivale. Elles peuvent donner l’impression d’une amélioration, alors que les ressources restent sous tension. Le président de la communauté de communes appelle donc à une prise de conscience collective. L’enjeu est de préserver l’eau disponible pour les besoins essentiels et de maintenir l’alimentation des habitants dans les prochaines semaines.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Limiter les usages pour préserver l’approvisionnement
Le message de Gérard Dèque est direct : chacun doit réduire sa consommation. Il demande notamment de renoncer au lavage des voitures et d’utiliser l’eau « avec parcimonie ». L’élu évoque également le possible recours, à courte échéance, à des palettes d’eau et à un approvisionnement par camion pour répondre aux besoins minimums des populations dans les communes en difficulté. Ces solutions illustrent la gravité d’une situation qui pourrait toucher davantage de localités. L’alimentation assurée par le lac reste, elle aussi, un sujet de préoccupation. Selon Gérard Dèque, cette ressource diminue et ne dispense pas de prendre des mesures d’économie.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Une gestion coordonnée à l’échelle intercommunale
La communauté de communes exerce la compétence eau depuis le début de l’année, précise son président. Gérard Dèque estime que cette organisation permet d’apporter une réponse plus cohérente aux difficultés actuelles. À ses yeux, une gestion séparée par chaque commune compliquerait la recherche de solutions. L’échelle intercommunale facilite la coordination des moyens et les échanges avec les territoires voisins, également concernés par les tensions sur la ressource.
Préparer le territoire à de nouvelles sécheresses
Pour expliquer cette vulnérabilité, Gérard Dèque évoque la nature karstique du sous-sol : l’eau s’infiltre et circule rapidement. Il souligne aussi l’irrégularité des précipitations, qu’il relie au changement climatique. Au-delà de l’urgence, les services de la communauté de communes travaillent avec les intercommunalités voisines pour trouver des réponses durables. La réflexion, engagée depuis l’été, porte notamment sur la maîtrise des consommations et les possibilités de conserver davantage d’eau.
Gérard Dèque considère que ces épisodes sont appelés à se reproduire. Dans l’immédiat, il insiste sur la responsabilité de chacun : économiser l’eau doit permettre de préserver un approvisionnement devenu fragile.
Gérard Deque, maire de Métabief, a été élu président de la Communauté de communes Lacs et Montagnes du Haut‑Doubs (CCLMHD). Il succède à Jean‑Marie Saillard, qui a choisi de se retirer de la vie publique à l’issue des municipales de mars. Sur les 49 délégués communautaires représentant les 32 communes du territoire, 46 ont pris part au vote. À noter : faute de candidats, les élections municipales n’ont pas encore pu se tenir à Rochejean et La Planée. Dès son discours d’introduction, Gérard Deque a posé les bases d’un mandat qu’il veut collégial, ouvert et pragmatique, avec une volonté affichée d’associer l’ensemble des conseillers communautaires aux décisions.
Développer et maintenir les services dans un territoire rural
Le nouveau président place au cœur de son action la nécessité de faire vivre les services publics dans un territoire rural qu’il connaît bien. L’objectif : lutter contre l’isolement des communes éloignées des grands centres urbains. Cela passe, selon lui, par un soutien renforcé aux maires et aux équipes municipales, tant dans la gestion quotidienne que dans les domaines plus techniques : appels d’offres, montage de dossiers, recherche de subventions. Des compétences devenues indispensables pour obtenir des financements et mutualiser les moyens.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Santé : une priorité absolue
La santé constitue l’un des piliers de la feuille de route du nouveau président. Gérard Deque rappelle l’inauguration prochaine de la maison de santé d’Oye‑et‑Pallet, l’agrandissement d’un autre équipement sur le secteur de Mouthe et la nécessité de relancer un troisième projet de maison de santé aux Hôpitaux‑Neufs, toujours d’actualité. Face aux départs annoncés de médecins, il alerte sur la fragilité du territoire et insiste sur l’urgence de maintenir les services existants.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Mobilité : un enjeu quotidien pour les habitants
Autre axe majeur : la mobilité, notamment pour les nombreux travailleurs frontaliers. Gérard Deque souhaite renforcer l’offre ferroviaire, soutenir les mobilités douces, améliorer les services à la population et accompagner les évolutions en cours aux postes douaniers, en particulier celui de Vallorbe.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Tourisme : consolider l’attractivité quatre saisons
Le tourisme reste un moteur économique essentiel pour le Haut‑Doubs. Le président entend poursuivre la dynamique engagée et développer une attractivité quatre saisons. Il a confié à son premier vice‑président un portefeuille associant économie et tourisme, signe de l’importance stratégique de ce secteur pour l’emploi local.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Un bureau élargi pour une gouvernance plus collective
Fidèle à sa volonté de collégialité, Gérard Deque a constitué un bureau ouvert et représentatif, composé de 18 délégués et 9 vice‑présidents, dont plusieurs expérimentés sur des dossiers clés : ordures ménagères, tourisme, eau, etc. Trois vice‑présidents ne sont pas maires, certains édiles n’ayant pas la disponibilité nécessaire. Depuis son élection, le président a entamé un tour des services communautaires, saluant leur engagement. La nouvelle équipe travaille désormais à établir la liste des projets en cours, des urgences, et à définir une méthode de travail renouvelée.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Le village-station de Métabief, niché dans le Haut-Doubs, s’est transformé au printemps 2024 en décor de cinéma pour le tournage du film "L’incroyable femme des neiges" de Sébastien Betbeder, avec dans les rôles principaux Blanche Gardin et Philippe Katerine, réalisé en partie sur place et au Groenland. À l’approche d’une avant-première exceptionnelle prévue ce samedi 27 septembre, la commune s’apprête à célébrer ce moment fort de sa vie culturelle. Rencontre avec Gérard Dèque, son maire.
L'interview de la rédaction : Gérard Deque, maire de Métabief
Un tournage grandeur nature
Entre mars et avril 2024, plusieurs lieux emblématiques de Métabief ont accueilli les caméras : la place de l’école, les abords du stade, le parking de la station, mais aussi des propriétés privées et même un ancien local médical, métamorphosé en cellule de prison. Le maire, Gérard Dèque, se félicite de cette mobilisation : « Ce fut un plaisir d’accueillir une équipe aussi professionnelle. Ils ont su transformer nos espaces avec une créativité impressionnante. » narre-t-il.
Un film engagé et ancré
"L’incroyable femme des neiges" aborde les enjeux du changement climatique à travers le regard d’une scientifique en quête de vérité. Le choix de Métabief, station concernée par les évolutions climatiques, n’est pas anodin. « Cela fait écho à nos propres engagements sur le territoire », souligne l’édile.
L'interview de la rédaction : Gérard Deque, maire de Métabief
Une aventure collective
De nombreux habitants ont participé au tournage en tant que figurants, enfants compris. L’avant-première de samedi se veut un hommage à leur implication. La projection sera suivie d’un échange avec l’équipe artistique, dont Blanche Gardin, Philippe Katerine et Sébastien Betbeder. « Ce retour n’était pas obligatoire, mais ils ont tenu à le faire. C’est une belle reconnaissance pour notre village », ajoute le maire.
Métabief, terre de cinéma
La commune n’en est pas à son premier coup d’essai. Depuis la création de son cinéma communal, elle cultive une passion pour le 7e art. « On sait accueillir, et on veut continuer à le faire », conclut le maire cinéphile, évoquant les souvenirs lors des repérages et les liens tissés avec l’équipe durant sa présence dans la commune.
L'interview de la rédaction : Gérard Deque, maire de Métabief
Le maire de Métabief, Gérard Dèque, a confirmé son intention de briguer un cinquième mandat lors des prochaines élections municipales, prévues dans six mois. Après un début de mandat marqué par une crise politique — avec la démission de onze conseillers et une élection partielle — l’édile avait réussi à reprendre les rênes de la commune du Haut-Doubs en 2021, face à deux listes concurrentes. Depuis, la sérénité est revenue au sein du conseil. « Je repars avec un grand nombre d’actuels conseillers, un socle solide », affirme-t-il. Il précise que ce nouveau mandat, s’il est élu, sera « le dernier ».
Une dizaine de pistes sont ouvertes actuellement à Métabief. En cette pleine saison de sports d’hiver, la situation est loin d’être idéale. Néanmoins, ses acteurs se mobilisent pour proposer une offre maximale, compte tenu de la situation. Il en va de l’activité économique et commerciale de tout un territoire. Certes, la transition écologique est en marche dans le Haut-Doubs, mais tout le monde reconnaît que, pour l’heure, l’activité hivernale est importante pour le bon dynamisme du secteur.
Malgré les difficultés, qui persisteront quoiqu’il en soit, les vacanciers sont au rendez-vous. La force de Métabief et du territoire du Haut-Doubs résident dans leurs multiples facettes et possibilités de se diversifier et dans la prise de conscience des élus, sans doute plus qu’ailleurs, à lancer une dynamique quatre saisons sur le territoire. Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes a d’ailleurs félicité l’engagement du syndicat mixte du Mont d’Or et du Département dans cette approche, contrairement à d’autres territoires des massifs alpins de l’Hexagone. « Ce serait quand même se voiler la face que de dire qu’il n’y a pas un réchauffement actuellement. Tant qu’il y a de la neige, il faut ouvrir » explique Gérard Dèque, le Maire de Métabief. Et de poursuivre : « sans la neige l’hiver, on aura du mal à faire la transition sur l’été. C’est important pour tous que l’on puisse encore fonctionner l’hiver et entrer des budgets plus importants que l’été. Les remontées mécaniques, en hiver, représentent 4 millions d’euros, contre 700.000 euros l’été ».
Et les canons à neige ?
En cette période où les réserves d’eau s’épuisent, des critiques s’expriment quant à l’utilisation de cette ressource pour alimenter les canons à neige. Gérard Dèque tient à corriger certaines fausses informations qui circulent. « Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une bassine, comme on peut l’entendre, mais d’une retenue collinaire » précise l’édile, qui rappelle que cette installation joue pleinement son rôle et qu’une réflexion est menée pour l’utiliser pour d’autres usages ». D’autre part, le Premier Magistrat de la commune souligne son importance pour l’enneigement des pistes. « Sans elle, la plupart des commerces seraient fermés. Cela fait deux hivers, si l’on n’avait pas la neige de culture, que la station serait fermée » complète-t-il. Et de conclure : « Bien évidemment, on utilise de l’électricité et de l’eau, mais c’est une industrie locale qui permet aux gens de travailler sur France. Il est important de conserver cette station ».
L'interview de la rédaction / Gérard Deque
A Métabief. Gérard Dèque est parvenu à reconquérir son fauteuil, perdu lors des municipales de 2020. Mr Dèque a remporté cette élection partielle, organisée après la démission totale de l’opposition municipale, pour s’opposer au Maire en place, Gaël Marandin. Mr Dèque décroche 40,4% des suffrages. Hervé Lacroix arrive second avec 35,6% des voix. Gaël Marandin est troisième (24%).
L'interview de la rédaction / Gérard Dèque