Transformer des personnes éloignées de toute pratique sportive en coureurs capables de participer à une épreuve de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) en seulement dix-huit mois : c’est l’ambition du projet scientifique « 0to100 », porté par l’Université de Saint-Étienne. Ce week-end, les 40 participants se retrouveront dans le Doubs pour un stage intensif, organisé avec le concours de l’association bisontine For’Trail. Près d’une centaine de personnes, entre sportifs, chercheurs, médecins et encadrants, sont attendues.
L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin
Une expérimentation scientifique autour des bienfaits du sport
Peut-on passer d’une vie sédentaire à la pratique d’une discipline aussi exigeante que le trail en montagne en dix-huit mois ? C’est la question à laquelle souhaite répondre le projet «Oto100», une expérimentation scientifique menée par l’Université de Saint-Étienne. Quarante hommes et femmes, sélectionnés pour leur absence de pratique sportive régulière, participent à cette aventure. L’objectif est de les accompagner progressivement jusqu’à une course de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, rendez-vous majeur de la discipline. « L'expérience, c'est de prendre 40 coureurs et coureuses qui sont des sédentaires et, en un an et demi, de les rendre capables d'aller courir une course de l'UTMB », explique Patrice Hennequin, président de l'association For'Trail. La sélection des participants a été particulièrement exigeante sur le critère de sédentarité. Au-delà de la performance sportive, cette recherche entend étudier les effets d'une reprise progressive de l'activité physique sur des personnes qui n'ont jamais pratiqué de sport ou qui s'en sont éloignées depuis longtemps.
L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin
Un « week-end choc » dans le Doubs
C'est dans le Doubs que les participants vont se retrouver pendant trois jours pour une étape importante de leur préparation. Baptisé « week-end choc » par les organisateurs, ce rassemblement associera séances de course à pied, accompagnement sportif, suivi médical et conférences. Près d'une centaine de personnes sont attendues, dont les 40 participants, mais également une équipe d'encadrement composée de médecins, kinésithérapeutes, podologues, diététiciens et entraîneurs. Les premières activités se dérouleront à l'Orangerie, à Guyans-les-Bains, où le groupe séjournera jusqu'à dimanche matin. Le rassemblement se poursuivra dimanche à Besançon, au centre d’optimisation de la perforation sportive (COPS), une structure consacrée à l'optimisation de la performance sportive. Cette étape doit permettre aux participants de poursuivre leur progression sous le regard des professionnels chargés de leur accompagnement.
For'Trail, un acteur du développement des sports de plein air
Pour accueillir cette expérimentation, les responsables du projet se sont tournés vers l'association For'Trail, créée il y a douze ans par Patrice Hennequin. La structure bisontine poursuit un double objectif : accompagner des athlètes de haut niveau en trail et contribuer au développement des activités sportives de plein air dans le territoire. « On essaie de développer des actions qui valorisent notre territoire dans les sports et loisirs outdoor, tout en aidant des athlètes de haut niveau qui sont un peu nos vitrines », souligne son président. Pour Patrice Hennequin, le choix de Besançon n'est pas anodin. La ville bénéficie « d'une reconnaissance croissante pour ses possibilités de pratique des sports de nature ».
Manon Bohard, marraine du projet
Le projet bénéficie également de l'engagement de Manon Bohard, athlète de trail originaire de Besançon et diététicienne. Elle en est la marraine et participe à l'encadrement nutritionnel des participants. L'expérimentation mobilise en effet plusieurs disciplines scientifiques et médicales pour observer les effets de cette transformation physique. Patrice Hennequin insiste également sur l'intérêt sociologique du programme, qui permettra de mieux comprendre les parcours et les motivations des personnes engagées dans cette aventure.
Un documentaire annoncé sur Canal+
Cette expérience fera également l'objet d'un suivi audiovisuel. Une équipe de tournage accompagnera les participants durant leur préparation. Un documentaire destiné à être diffusé sur Canal+ est annoncé. Pour Patrice Hennequin, le caractère ambitieux du projet tient autant au nombre de participants qu'à l'importance des moyens scientifiques et humains mobilisés. L'enjeu dépasse la préparation à une compétition sportive. Il s'agit aussi de montrer comment des personnes initialement éloignées de l'activité physique peuvent, grâce à un accompagnement adapté, envisager des objectifs qu'elles pensaient hors de portée.
À l’approche de la saison estivale, l’Office de tourisme et des congrès de Besançon dévoile un visage renouvelé. Boutique repensée, valorisation des producteurs locaux, nouveaux produits dérivés et conseils adaptés aux attentes des visiteurs : la structure poursuit sa transformation engagée il y a deux ans et demi sous l'impulsion de son président, Patrice Hennequin.
L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin, président de l’Office de tourisme et des congrès de Besançon
Une boutique repensée pour valoriser le territoire
Parmi les principales nouveautés figure le développement de l'espace boutique. Un choix assumé par Patrice Hennequin, qui souhaite faire de l'Office de tourisme une véritable vitrine du territoire. « Nous avions envie de mettre en valeur les producteurs locaux, les artistes locaux et les créateurs locaux », explique-t-il. Une charte a été mise en place afin de privilégier les produits issus de Besançon, du Grand Besançon, du Doubs ou plus largement de la région. Résultat : la quasi-totalité des articles proposés sont locaux ou fabriqués en France et en Europe. Cette stratégie semble porter ses fruits. Selon le président de l'Office de tourisme, les ventes de la boutique ont progressé de 66 % depuis sa réorganisation.
L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin, président de l’Office de tourisme et des congrès de Besançon
Un emplacement stratégique au cœur de la ville
Installé dans un bâtiment Renaissance en plein centre historique, l'Office de tourisme entend conserver cet emplacement emblématique. Pour Patrice Hennequin, ce choix ne relève pas du hasard. Situé au croisement des principaux flux piétons du centre-ville, le bâtiment bénéficie d'une visibilité importante auprès des visiteurs comme des habitants. « Tout le monde passe ici, parfois sans même s'en rendre compte », souligne-t-il. Le président voit également dans ce bâtiment historique un symbole fort. « La Renaissance n'est pas seulement une période de l'histoire, c'est aussi un état d'esprit. Celui de la création et du renouvellement permanent », estime-t-il.
Un projet soutenu par les collectivités
La transformation de l'Office de tourisme a été rendue possible grâce à un financement partagé. La Ville de Besançon et Grand Besançon Métropole ont participé au projet, complétés par des fonds propres de l'Office de tourisme. Une implication financière qui témoigne de la volonté des collectivités de renforcer l'attractivité touristique du territoire.
Des produits originaux pour la saison estivale
La nouvelle boutique propose désormais une gamme élargie d'objets et de souvenirs. Parmi eux figurent notamment des bougies à l'effigie de Victor Hugo ou de Colette, réalisées avec la Ciergerie Bisontine, mais aussi des livres, des montres et de nombreux produits inspirés du patrimoine local. L'objectif est de proposer aux visiteurs des articles identitaires, directement liés à l'histoire et à la culture du territoire.
L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin, président de l’Office de tourisme et des congrès de Besançon
Adapter l'accueil aux attentes des visiteurs
Au-delà de la boutique, l'Office de tourisme souhaite renforcer son rôle de conseil. En cette période de canicule, les équipes ont par exemple mis en avant les lieux les plus frais du territoire, comme les grottes d'Osselle ou certains espaces naturels particulièrement appréciés durant les fortes chaleurs. « Nous adaptons nos recommandations aux conditions du moment », résume Patrice Hennequin. L'Office de tourisme est ouvert tous les jours durant l'été, de 10 h à 18 h sans interruption.
Une ambition collective pour l'attractivité de Besançon
S'il reconnaît avoir impulsé cette dynamique à son arrivée à la présidence il y a deux ans et demi, Patrice Hennequin insiste aujourd'hui sur le travail collectif réalisé par l'équipe. « Aujourd'hui, c'est vraiment un travail d'équipe. Nous avons une équipe formidable et mobilisée », affirme-t-il. L'objectif reste inchangé : renforcer l'attractivité de Besançon et du Grand Besançon en s'appuyant notamment sur les activités de pleine nature, le patrimoine et les loisirs outdoor qui constituent, selon lui, l'une des grandes singularités du territoire. « Les personnes qui travaillent ici sont avant tout des amoureux de leur ville », conclut le président de l'Office de tourisme.
Afin d’offrir aux habitants et aux visiteurs une expérience unique, l’Office de Tourisme du Grand Besançon Besançon renouvelle son offre de visites guidées en proposant des formats originaux et immersifs. Que ce soit en vélo, en avion, en randonnée ou même à bord d’un Dragon Boat, ces explorations permettent de découvrir la cité autrement.
Le Dragon Boat : une visite alliant sport et découverte
En partenariat avec le SNB, la structure propose des visites inédites sur l’eau à bord de Dragon Boats. Deux embarcations sont disponibles, pouvant accueillir jusqu’à 15 personnes pour l’une, et 8 pour l’autre. Un guide accompagne les visiteurs, commentant l’histoire de la ville au fil de la navigation. Un moyen dynamique et sportif de parcourir le patrimoine bisontin.
L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin, président de l'Office du Tourisme du Grand Besançon
Des visites surprises pour une immersion totale
Parmi les nouveautés, les visites surprises permettent aux curieux de découvrir un lieu inédit sans en connaître la destination à l’avance. Sur inscription à l’office de tourisme, 24 heures avant le départ, les participants reçoivent un rendez-vous sans savoir exactement ce qu’ils vont visiter. Cette formule intrigue et séduit ceux qui recherchent une aventure imprévisible et unique. « C’est une façon de redécouvrir Besançon sous un angle différent, tout en brisant la routine des visites classiques », explique Patrice Hennequin, le président de l’Office de Tourisme bisontin.
L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin, président de l'Office du Tourisme du Grand Besançon
Un programme diversifié et renouvelé
Consciente de l’importance du renouvellement de l’offre touristique, l’Office de Tourisme mise sur la diversité des formats. Les visites classiques, qui continuent de rencontrer du succès, sont toujours proposées et se terminent souvent par une dégustation au marché des Beaux-Arts. Pour toucher un public plus large, certains circuits sont programmés à des horaires variés, notamment à partir de 18h. Grâce à ces initiatives, Besançon renforce son attractivité en proposant des expériences immersives et innovantes, mettant en valeur son riche patrimoine tout en s’adaptant aux attentes des visiteurs.
Besançon, cité nichée entre collines verdoyantes et boucle du Doubs, connaît un véritable renouveau touristique. Derrière une apparente discrétion, la ville tire son épingle du jeu et enregistre des chiffres inédits. Avec plus de 860 000 euros collectés en taxe de séjour, un record historique, la capitale comtoise prouve qu'elle séduit de plus en plus de visiteurs venus découvrir son patrimoine, sa nature et sa douceur de vivre.
L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin, maire de Saône et l'élu grand bisontin en charge du tourisme

Benoît Vuillemin
Une stratégie repensée, des résultats visibles
Tout a commencé en 2020, lorsque Grand Besançon Métropole a décidé d’actualiser son schéma touristique voté en 2017. « Le contexte post-Covid exigeait une refonte des priorités, notamment pour répondre à de nouvelles attentes des voyageurs » explique Benoît Vuillemin, maire de Saône et l'élu grand bisontin en charge du tourisme. Ce schéma repositionne Besançon comme capitale de la destination “Montagnes du Jura”. Les efforts portent à la fois sur la valorisation du patrimoine architectural et naturel, sur les mobilités douces et sur le renforcement de l’offre d’hébergement, encore perfectible.
L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin, maire de Saône et l'élu grand bisontin en charge du tourisme
Hébergement : un point à consolider
Si les chiffres sont bons, l’hébergement reste un talon d’Achille. Certains établissements comme l’hôtel Victor Hugo ou l’hôtel de Paris, ont opéré des rénovations majeures. D'autres, en revanche, peinent à suivre, comme le souligne M. Vuillemin : « L’hôtel Mercure, par exemple, n’a pas fait sa mue, ce qui est regrettable. ». Des projets sont en cours : un nouvel hôtel dans le nouveau quartier Saint-Jacques, un nouvel établissement à Morre et, pourquoi pas, un camping de nouvelle génération à Saône. Autant d’initiatives destinées à combler le déficit d’accueil de qualité.

Patrice Hennequin
Mobilité : une accessibilité renforcée
Le réseau ferroviaire est un atout stratégique pour la ville. À seulement 2h10 de Paris ou 3h50 de Francfort en TGV, Besançon se rend accessible sans voiture. La ligne TER des Horlogers, récemment réhabilitée, permet même de relier les plateaux jurassiens depuis le centre-ville en quelques minutes. Benoît Vuillemin cite avec enthousiasme cette expérience : « Deux minutes après avoir quitté la gare de Saône, vous êtes déjà en pleine nature, dans un décor de falaises et de tunnels. C’est unique. »
Une offre culturelle et événementielle dynamique
Musées, expositions, festivals… La diversité de l’offre culturelle participe largement à l’attractivité de la ville. Le Musée des Beaux-Arts, la Citadelle, ou encore les événements comme "Grandeur Nature", "Bien Urbain", ou le festival du livre rythment la saison touristique. Les touristes affluent, notamment à vélo, via la Via Francigena. L’Office de tourisme enregistre jusqu’à 600 visiteurs par jour en été. La ville devient peu à peu un point de passage incontournable des amateurs de slow tourisme.
L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin, président de l’office de tourisme
Des efforts à poursuivre : communication et coordination
Reste un défi majeur : mieux faire savoir tout ce qui se fait de bien. « On ne sait pas bien dire ce qu’on fait », admet Patrice Hennequin, le président de l’office de tourisme. Besançon souffre encore d’un déficit de notoriété. Des initiatives sont mises en place pour renforcer sa visibilité médiatique nationale et internationale. Les chiffres, les projets et les témoignages sont clairs : Besançon est sur la voie d’une reconnaissance touristique solide. Le cap est fixé, les résultats sont encourageants, mais le travail est loin d’être terminé. Si la ville parvient à moderniser son offre d’hébergement et à renforcer sa communication, elle pourrait bien devenir l’une des perles touristiques du Grand Est.
L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin, président de l’office de tourisme
Arrivé à la tête de l’office de tourisme du Grand Besançon, Patrice Hennequin, bien connu dans le milieu sportif et du trail, veut diffuser le territoire bisontin le plus largement possible, en s’appuyant sur les forces et les atouts du secteur et les acteurs locaux du tourisme. Ce passionné de sport ne veut surtout pas se la jouer perso. Il veut faire de Besançon, « la capitale française des sports et loisirs outdoor ».
« J’arrive avec beaucoup d’énergie » explique-t-il. « Les acteurs ne travaillent pas suffisamment ensemble. Nous avons un vrai travail de synergie à mettre en place. Il s’agit, presque, d’une révolution culturelle. On aurait beaucoup à y gagner en ayant une force collective. Nous aurions une force de frappe beaucoup plus importante » explique-t-il. Selon le nouveau responsable, les ingrédients sont là. Il suffit de savoir les mettre davantage en lumière pour qu’ils trouvent un écho encore plus dense auprès du grand public. « La nature et l’histoire nous ont tout offert » avance-t-il.
« Faire changer les mentalités »
Pour Patrice Hennequin, s’il veut conquérir un nouveau public et développer son activité touristique, le territoire du Grand Besançon doit s’ouvrir davantage. « Il faut changer l’état d’esprit ambiant. Il faut que l’on montre que l’on est heureux d’accueillir des touristes. Il faut que l’on apprécie davantage notre territoire et que l’on sache le dire » ajoute-t-il. C’est dans cette dynamique que Patrice Hennequin et Véronique Marizier-Bouhelier, la nouvelle directrice de la structure, travaillent sur un nouveau projet touristique, qu’ils soumettront prochainement aux élus. Patrice Hennequin se donne une année pour atteindre ses premiers objectifs. « Il faut toujours me tempérer un peu, car je suis un impatient, mais nous devons aussi avancer et faire rapidement évoluer les choses ». La marque Hennequin est déjà en marche, avec un programme de sorties et de visites guidées estivales revisité. Cette année, on pourra par exemple survoler la Citadelle en avion électrique. Une manifestation qui fait le lien avec l’exposition « dessine-moi ta planète », tirée de l’œuvre « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint Exupéry.
L'interview de la rédaction : Patrice Henenquin, président de l'office de tourisme du Grand Besançon