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Dans le Doubs, la préfecture renforce la prévention après une forte hausse des accidents en 2025. Ce jeudi matin, au centre d’examen du permis de conduire, rue du Docteur Mouras, une opération de contrôles alcool et stupéfiants a  accompagné les examens du permis de conduire à Besançon. La police a vérifié candidats, enseignants et véhicules, en présence de la directrice de cabinet du préfet. Objectif : sensibiliser les jeunes conducteurs, particulièrement touchés par ces comportements à risque.

Des habitants de Fontain, Pugey, Arguel et Larnod, réunis au sein du collectif « À fond la transition », se sont mobilisés devant le conseil départemental du Doubs pour dénoncer la dangerosité persistante de la route départementale D141 entre Beure et Arguel. Une action symbolique pour réclamer des mesures concrètes de sécurisation.

Un collectif de riverains mobilisés

Le collectif « À fond la transition » regroupe des habitants de plusieurs communes situées au sud de Besançon. Ses membres se réunissent autour de problématiques locales et organisent ponctuellement des actions publiques afin d’alerter les institutions sur des situations jugées préoccupantes. Récemment, le collectif s’est concentré sur un axe routier qu’il estime particulièrement dangereux : la D141, entre Beure et Arguel, un passage étroit et encaissé, bordé d’un côté par une paroi rocheuse et de l’autre par un précipice.

L'interview de la rédaction : Laurence Dutel, membre du collectif 

Une action symbolique devant le conseil départemental

Les membres du collectif ont mené une action originale à Besançon. Ils ont ramassé le long de la D141 de nombreux débris issus de collisions — morceaux de pare-chocs, rétroviseurs, phares ou encore éclats de vitre de bus — témoignant des difficultés de circulation sur ce tronçon. Le 11 décembre dernier, ces objets ont ensuite été emballés et remis symboliquement à la présidente du département afin d’illustrer concrètement la dangerosité du site, fréquenté chaque jour par environ 2 700 véhicules, dont des voitures, des bus et des cyclistes.

Un projet de sécurisation en attente

Selon le collectif, une étude commandée par le département recommande depuis plusieurs années l’installation d’un alternat par feu, afin de faciliter les croisements difficiles, notamment avec les bus. Pourtant, le projet n’a toujours pas abouti. Si le département évoque une responsabilité relevant de Grand Besançon Métropole (GBM), les membres du collectif rappellent que la D141 est une route départementale et que la question de la sécurité relève bien de cette collectivité. Le financement du dispositif, partagé entre les différentes institutions, demeure également un point de blocage.

Collisions fréquentes, inquiétude croissante

Aucun accident mortel n’a été recensé à ce jour, mais les collisions sont régulières sur ce tronçon. Le collectif alerte sur le risque d’un accident grave si aucune mesure n’est prise rapidement. Il demande également une réduction de la vitesse, actuellement autorisée jusqu’à 80 km/h, jugée inadaptée à la configuration des lieux.

L'interview de la rédaction : Laurence Dutel, membre du collectif 

Une vigilance maintenue

Confiants mais déterminés, les membres du collectif assurent qu’ils resteront mobilisés jusqu’à l’obtention d’une réponse claire et d’actions concrètes de la part des autorités compétentes. Pour eux, la sécurisation de la D141 est une nécessité urgente pour éviter qu’un accident grave ne survienne.

La Ville de Besançon  interdit jusqu’au 31 décembre 2026 la circulation des trottinettes électriques et autres engins motorisés dans l’hyper‑centre. L’arrêté, déjà en vigueur sur plusieurs rues, s’étend désormais à la rue Bersot (entre la rue d’Alsace et la rue des Granges). Les usagers doivent descendre de leur engin ou emprunter un autre itinéraire. Le non‑respect expose à une amende de 135 €.

Alors que les jours raccourcissent et que la luminosité faiblit, la visibilité sur la route devient un enjeu majeur. À cette période critique de l’année, l’association de prévention routière multiplie les actions sur le terrain pour sensibiliser piétons, cyclistes et automobilistes. Sous le slogan « Voir et être vu », l’opération « Lumière et Vision » fait étape cette semaine à Besançon.

Une campagne nationale pour plus de visibilité

« C’est la deuxième action de notre tournée automnale à Besançon » explique Xavier Gignet, chargé de mission au sein de l’association. « La première a eu lieu le 4 novembre, et la semaine prochaine nous serons à Vesoul. » Menée en partenariat avec les collectivités locales, l’initiative s’inscrit dans une campagne nationale organisée entre mi-octobre et fin novembre. Son objectif : rappeler l’importance d’être visible sur la route, à une période où les accidents impliquant des piétons augmentent fortement. « On est à une période de l’année où les rayons du soleil sont plus obliques, où la nuit tombe plus tôt et le jour se lève plus tard », explique M. Gignet. « C’est justement maintenant qu’il faut redoubler de vigilance. »

L'interview de la rédaction : Xavier Gignet 

Des animations pratiques et ludiques

Sur le terrain, les bénévoles de l’association installent des stands de sensibilisation, proposant des ateliers de contrôle de vélos, des tests de réflexes, et la distribution d’équipements réfléchissants : gilets jaunes, brassards lumineux ou autocollants pour sacs et vélos. L’idée est simple : rendre visibles ceux qui sont les plus vulnérables, souvent habillés de couleurs sombres. L’atelier réflexe, très apprécié du public, et notamment des jeunes, permet de tester ses temps de réaction dans des situations simulant la conduite ou la traversée de la route. « C’est ludique, mais surtout très parlant », précise Xavier Gignet. « Cela permet de comprendre l’importance d’une attention constante, que l’on soit au volant ou à vélo. »

Des chiffres qui alertent

Selon les chiffres communiqués par l’association, près de 500 piétons meurent chaque année en France, et l’automne est la période la plus accidentogène. En cause : la baisse de luminosité, les conditions météo dégradées, mais aussi le manque d’équipements réfléchissants, pourtant obligatoires pour les cyclistes de nuit. « Le Code de la route est clair : la nuit, à vélo, même en ville, le port du gilet réfléchissant est obligatoire. Beaucoup l’ignorent encore », rappelle M. Gignet.

Un message simple : rendez-vous visibles

En conclusion, Xavier Gignet insiste sur un message de bon sens : « Rendez-vous service en rendant service aux autres usagers de la route. Soyez visibles. Un simple bracelet ou un gilet jaune peut sauver une vie. » L’opération « Lumière Révision » se poursuit dans toute la région jusqu’à la fin du mois de novembre, avec de nouvelles étapes prévues.

À partir du samedi 1er novembre, les pneus hiver deviennent obligatoires dans 34 départements, dont ceux de la Franche-Comté. Tous les véhicules à quatre roues ou plus devront être équipés de pneus hiver, de chaînes ou de chaussettes à neige jusqu’au 31 mars. Cette mesure vise notamment à renforcer la sécurité sur routes enneigées ou verglacées. Les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros. Des panneaux signaleront les zones concernées.

Le député Laurent Croizier a déposé une proposition de loi visant à renforcer les sanctions contre les refus d’obtempérer, en forte hausse ces dernières années. En 2024, 24 900 cas ont été recensés, soit un toutes les 20 minutes, avec une progression inquiétante des délits aggravés.

Pour y faire face, le texte propose des mesures fermes : annulation du permis, confiscation du véhicule, stages obligatoires, amende portée à 45 000 euros et peines d’emprisonnement renforcées. Objectif affiché : rétablir l’autorité de l’État et mieux protéger les forces de l’ordre ainsi que les usagers de la route.

Jeudi, en début de soirée, la discothèque Le Teasing, située à Chalezeule près de Besançon, a été le théâtre d’une opération de sécurité routière à l’initiative de la Direction départementale des territoires et de l’association Alcool Assistance. À la tête de cette initiative, Jennifer Roussel, directrice de cabinet du préfet du Doubs, a supervisé cette campagne de sensibilisation visant à prévenir les risques liés à l’alcool au volant.

L'interview de la rédaction : Jennifer Roussel. 

 

L'interview de la rédaction : une représentante de la de la Direction départementale des territoires du Doubs

Une action ciblée pour un public varié

Pourquoi à cette heure de la soirée  ? L’objectif est d’atteindre un maximum de publics, explique Madame Roussel. « Nous avons déjà mené des opérations auprès des jeunes dans des boîtes de nuit. Ici, nous avons un public âgé de 30 à 60 ans, qui est tout aussi concerné par les enjeux de sécurité routière et de consommation d’alcool. » Les statistiques sont alarmantes : l’alcool est impliqué dans un tiers des accidents mortels sur les routes françaises, une tendance qui se vérifie également dans le Doubs. En plus d’être un facteur aggravant, il multiplie par 18 le risque d’accident lorsqu’un conducteur prend le volant sous son emprise.

Des chiffres préoccupants en 2025

Depuis le début de l’année, le département du Doubs a enregistré 12 décès sur ses routes, un bilan qui a poussé les autorités à renforcer les contrôles et les campagnes de sensibilisation. De jour comme de nuit, policiers et gendarmes mènent des actions préventives et répressives afin de réduire le nombre d’accidents mortels.

Un message bien reçu par les fêtards

Sur place, les premiers échanges avec les participants ont été encourageants. « Pour l’instant, les personnes interrogées affirment qu’elles comptent limiter leur consommation à un ou deux verres, » indique une représentante de la Direction départementale des territoires du Doubs. « Reste à voir si ces engagements ont été respectés au moment du départ ». Le fonctionnement de l’alcool dans l’organisme rappelle l’importance de la prudence. Un verre standard équivaut à un taux de 0,25 g/L de sang et met une demi-heure à être assimilé par le corps, alors qu’il faut près de deux heures pour l’éliminer complètement. Un facteur à prendre en compte avant de reprendre le volant.

Un nouveau radar chantier, en remplacement de l’ancien dispositif, devenu obsolète, a été mis en place, hier, à Fuans, sur la départementale 242. L’objectif est de  lutter contre les excès de vitesse, première cause d’accidents mortels sur les routes du Doubs. Depuis le début de l’année 2025, les accidents ont augmenté de 5 %, entraînant la mort de neuf personnes sur le département. Il est rappelé que leur dégradation est une infraction punie jusqu'à 15 000 euros.

Depuis le début de l’année 2025, les accidents de la route sont en hausse dans le Doubs, avec une augmentation notable des excès de vitesse, principale cause des collisions mortelles. Face à ce constat alarmant, la gendarmerie du Doubs a renforcé ses opérations de contrôle la semaine dernière, aboutissant à une centaine d’infractions relevées. Parmi les excès les plus marquants :

  • Orsans (RD50, 08/05) : 137 et 160 km/h au lieu de 90
  • Tunnel des Mercureaux (RN57, 10/05) : 117 km/h au lieu de 70
  • A36, Villars-sous-Écot (11/05) : 174 km/h au lieu de 110 (jeune conducteur)
  • Dannemarie-sur-Crète (11/05) : 137 et 164 km/h au lieu de 90

Les forces de l’ordre ont procédé à des retraits de permis et des mises en fourrière.

Le lundi 5 mai dernier, une opération de contrôle visant à détecter les fraudes au chronotachygraphe et au système anti-pollution AdBlue a été menée au péage de Saint-Maurice par six contrôleurs des Transports Terrestres de la DREAL Bourgogne-Franche-Comté, assistés des gendarmes du Peloton Motorisé de Villars-sous-Écot (EDSR 25).

Des fraudes qui impactent la sécurité routière

Depuis 2006, les véhicules de transport routier neufs doivent être équipés d’un chronotachygraphe numérique, un dispositif qui enregistre les temps de conduite, de repos et la vitesse du véhicule. Son objectif est de garantir le respect de la réglementation sociale européenne sur le temps de travail des conducteurs.

Si la grande majorité des entreprises de transport respecte ces règles, certaines contournent la législation pour maximiser leur rentabilité, ce qui affaiblit la concurrence, dégrade les conditions de travail des chauffeurs et met en péril la sécurité routière.

Les résultats du contrôle

Lors de cette opération, 15 véhicules ont été inspectés, et un cas d’infraction a été relevé :

  • Cabotage irrégulier, une pratique où un transporteur réalise des livraisons internes à un pays où il n’est pas basé.
  • Repos hebdomadaire en cabine, interdit par la réglementation pour préserver les conditions de vie des chauffeurs.