Ce matin à Besançon, devant le lycée Ledoux
Des lycéens poursuivent leur mobilisation ce jeudi 1er octobre à Besançon, dans le prolongement de la journée de mardi. Moyens pour l’Éducation nationale, conditions d’apprentissage et volonté de faire entendre leur voix nourrissent leur engagement. À la faculté des lettres, des étudiants rejoignent également le mouvement.
L'interview de la rédaction
Des inquiétudes sur les conditions d’enseignement
Au lycée Pasteur, les jeunes interrogés dénoncent les coupes budgétaires et les difficultés de remplacement des enseignants. L’un d’eux rapporte que, l’an dernier, des élèves de terminale STMG auraient été privés, pendant six mois, d’un professeur dans une matière présentée au baccalauréat. Selon son témoignage, ils ont dû préparer l’épreuve avec une partie seulement du programme. Les critiques portent également sur Parcoursup et, plus largement, sur les inégalités dans l’accès à l’éducation. Pour ces lycéens, la mobilisation de mardi ne pouvait rester sans lendemain. « Aujourd’hui, on est mobilisés pour rappeler que ça ne s’arrête pas », explique l’un d’eux.
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Faire entendre une voix sans bulletin de vote
Les lycéens rencontrés décrivent un sentiment de décalage entre la visibilité du mouvement et la prise en compte de leurs demandes. Ils estiment que les dégradations occupent davantage de place dans le débat public que leurs revendications. « On n’a pas le droit de vote », rappelle un adolescent, qui présente la mobilisation dans les établissements comme un moyen de participer au débat public. Les jeunes rencontrés défendent une démarche pacifique et réclament des engagements concrets pour améliorer leurs conditions d’études.
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Les relations avec la police au cœur des témoignages
Les incidents de mardi alimentent également leur colère. Ils dénoncent des violences policières et des propos outrageant à leur égard. Ce jeudi, une nouvelle escalade dans la violence a été constatée. L’ancienne maire de Besançon Anne Vignot s’est rendue au lycée Jules Haag pour calmer les esprits et appeler jeunes et forces de l’ordre au calme. Son objectif est d’essayer de sécuriser au maximum ces moments parfois belliqueux , qui peuvent conduire à des accidents, parfois irréparables et des drames. Au lycée Ledoux, un élève de 1ère souhaite réunir élèves, enseignants, direction, assistants d’éducation et policiers pour échanger et envisager des mesures concrètes. L’objectif avancé : défendre le droit à l’éducation et l’égalité des chances.
À la faculté des lettres, des revendications communes
La mobilisation trouve aussi un écho à la faculté des lettres, au centre-ville de Besançon. Une personne interrogée sur place explique que les étudiants souhaitent soutenir les lycéens tout en portant leurs propres inquiétudes sur le coût des études, les aides au logement et l’accueil des étudiants étrangers. Le collectif exprime également des craintes concernant la gouvernance de l’université Marie et Louis Pasteur et la place accordée au secteur privé. Pour les participants au mouvement, ces questions renvoient à une même préoccupation : préserver l’accès à l’enseignement supérieur, notamment pour les jeunes les plus modestes.
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Une poursuite du mouvement à organiser
La suite doit encore se décider collectivement. À la faculté des lettres, une assemblée générale est annoncée pour ce jeudi soir. Dans les lycées, la reconduction des blocages dépendra des discussions et de l’évolution de la journée. Un appel à rejoindre une manifestation mardi 6 octobre est également évoquée. Les jeunes interrogés affichent leur volonté de poursuivre la mobilisation jusqu’à obtenir des réponses sur leurs conditions d’éducation.
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