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À Besançon, lycéens, étudiants et syndicats réunis pour défendre l’éducation et leur avenir

Publié le 06 Oct. 2026 à 13:10
Tags: éducation | education nationale | mobilisation lyceenne |
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À Besançon, lycéens, étudiants et syndicats réunis pour défendre l’éducation et leur avenir

Lycéens, étudiants et organisations syndicales se sont mobilisés ce mardi 6 octobre à Besançon. Réunis à 10 heures au parc des Glacis, les manifestants ont cheminé en ville pour rejoindre le parc Micaud. Au cœur des témoignages recueillis : le manque d’enseignants, les inégalités et la volonté de faire entendre les préoccupations de la jeunesse.

La mobilisation dépasse les portes des établissements scolaires. Ce mardi matin, à Besançon, le rassemblement lycéen, étudiant et intersyndical a donné corps à une volonté commune : rapprocher les revendications liées à l’éducation des préoccupations sociales qui traversent le monde du travail. Dans le cortège, les jeunes interrogés expriment à la fois leur inquiétude pour l’avenir et leur détermination à poursuivre un mouvement engagé depuis plusieurs jours.

Le reportage de la rédaction : 

Des enseignants absents et des parcours scolaires fragilisés

Le manque de professeurs et les difficultés de remplacement reviennent régulièrement dans les témoignages. Des élèves du lycée Pasteur évoquent également des emplois du temps chargés et le sentiment de ne pas être suffisamment entendus. Unélève de première à Jules-Haag, qui souhaite devenir ingénieur, souligne les conséquences des absences dans les disciplines scientifiques. « Quand on n’a pas des profs de physique-chimie ou de maths, des disciplines qui sont hyper importantes pour ce genre de métier plus tard, on est un peu désorienté », explique-t-il.

À ces difficultés s’ajoutent les heures creuses et les contraintes de transport. Pour les élèves qui habitent loin, les journées s’allongent, sans que les conditions permettent toujours de travailler efficacement entre deux cours. Derrière ces problèmes quotidiens se dessine une inquiétude plus large : réussir son orientation et accéder aux études souhaitées.

Les étudiants mobilisés par solidarité

Les étudiants rencontrés insistent sur les liens entre leurs préoccupations et celles des lycéens. Une étudiante en géographie à la faculté des lettres de Besançon évoque notamment le manque d’enseignants et l’état des locaux universitaires. D’autres, inscrits en classe préparatoire, reconnaissent bénéficier de bonnes conditions d’études. Leur présence relève d’abord de la solidarité envers les jeunes moins favorisés.  Le rôle même de l’école fait aussi débat. Un étudiant défend une éducation qui permette d’apprendre à réfléchir et de s’émanciper, au-delà de la seule préparation à l’emploi.

Le reportage de la rédaction : 

Des revendications scolaires aux préoccupations sociales

Cette journée commune traduit également une volonté de rapprocher les générations. Dans les témoignages, l’accès aux soins, la possibilité de vivre dignement et la perspective d’exercer un métier choisi prolongent les revendications scolaires. Pour les lycéens interrogés, la présence des étudiants et des adultes constitue un soutien important. Elle renforce leur sentiment de participer à un mouvement collectif, alors qu’ils disent parfois voir leur parole minimisée en raison de leur âge.

Le reportage de la rédaction : 

Un appel au dialogue et à l’apaisement

La question du maintien de l’ordre occupe également une place dans les échanges. Une étudiante dénonce des interventions qu’elle juge disproportionnées lors des précédentes mobilisations. Il est, par exemple, fait allusion à l’intervention, au sein même de la faculté des lettres, d’une patrouille de CRS. Ce qui avait été dénoncé par le Doyen de l’établissement. Présent auprès des jeunes, l’élu écologiste bisontin Anthony Poulin  explique vouloir contribuer à l’apaisement et faciliter le dialogue entre les manifestants et les forces de l’ordre. Tout en condamnant les violences, il appelle à entendre les revendications : « L’enjeu aujourd’hui, c’est le dialogue. »

Le reportage de la rédaction : 

La volonté de poursuivre

Plusieurs participants évoquent le 17 octobre comme un horizon de mobilisation, avec la volonté de maintenir le mouvement jusque-là. Ils restent toutefois prudents sur les réponses concrètes qu’ils obtiendront. « Je ne sais pas si on va parvenir à nos fins, j’espère qu’on y arrivera », confie un lycéen. Avant d’ajouter : « Si ça marche pas, on recommencera. »

 

Dernière modification le mardi, 06 octobre 2026 13:32