Choix du secteur :
Se connecter :

L’activité du site industriel Oerlikon de Maîche, spécialisé dans la galvanoplastie, reste suspendue après la constatation de plusieurs non-conformités par les services de l’État. Une nouvelle alerte liée à des odeurs a conduit, le 17 août, au lancement d’expertises chimiques indépendantes. Selon la municipalité, le site, fermé depuis près de trois semaines, ne génère plus d’émissions et un dispositif d’extraction de l’air fonctionne en permanence.

L’évacuation des effluents liquides résiduels est prévue d’ici à la fin du mois de septembre, avec la mise en place d’un dispositif de sécurisation de la circulation. La Ville, l’entreprise, la communauté de communes et les services de l’État assurent un suivi conjoint du dossier. La commune souligne également les menaces que ces difficultés font peser sur les emplois du site et dit rechercher une solution conciliant sécurité environnementale et maintien de l’activité économique.

Une femme âgée de 90 ans a été victime d’un vol de collier à l’arraché, mardi 1er septembre vers 16 h 50, rue de la Pelouse. Grâce aux déclarations de la victime et à l’exploitation des images de vidéosurveillance du secteur, les policiers ont identifié un suspect.

Déjà connu de leurs services, cet homme de 27 ans a été interpellé deux jours plus tard par un équipage de la brigade anticriminalité. Placé en garde à vue, il a contesté les faits. La victime s’est vu prescrire deux jours d’incapacité totale de travail. Présenté au parquet à l’issue de l’enquête, le suspect doit être jugé en comparution immédiate ce vendredi 4 septembre.

Une cellule psychologique a été ouverte dans l’école du village après la mort de deux enfants, de leur père et de leur grand-mère, tués au domicile familial. Selon les premiers éléments de l’enquête, le père, en instance de séparation avec la mère des enfants, aurait commis ce triple homicide avec un fusil de chasse avant de se donner la mort. Il aurait également filmé la scène et envoyé les images à sa compagne. Habitants, parents d’élèves et camarades des deux enfants se disent profondément bouleversés.

Le 2 septembre, le collège Lumière a été placé en confinement après que des élèves ont signalé un homme armé à une fenêtre d’un appartement surplombant la cour. Les policiers ont découvert deux répliques Airsoft, dont un fusil d’assaut sur trépied, inopérantes car dépourvues de billes.

Les trois occupants du logement, âgés de 19, 20 et 21 ans, ont été interpellés puis entendus. L’un d’eux a reconnu avoir exhibé l’arme « pour faire le malin » et amuser les collégiens, niant toute menace ou visée. Le cri « six seven », rapporté par les témoins, a été expliqué comme une blague circulant sur les réseaux sociaux.

L’enquête a été classée, les armes saisies et détruites.

Entre le 28 août et le 2 septembre, des individus se sont introduits par escalade dans deux immeubles en cours de construction à Vuillecin. Ils ont dérobé plusieurs effets personnels de faible valeur.

Un vol par ruse a été signalé ce jeudi, vers 16 h 18, à Thise. Une femme âgée d’environ 60 ans aurait abordé la victime pour lui demander un renseignement. De retour à son domicile, cette dernière s’est aperçue que la chaîne en or qu’elle portait autour du cou avait disparu. Une enquête a été ouverte pour vol.

Hier soir, vers 22h30, des individus se sont introduits dans la station d’épuration de Pugey. Ils ont dérobé un rouleau de câble avant de quitter les lieux. Aucune dégradation n’a été constatée sur le site.

Le corps découvert le 23 août par des promeneurs dans les bois de Baulmes, dans le canton de Vaud, a été formellement identifié comme étant celui d’Aude Fagot. La jeune femme n’avait plus donné de nouvelles depuis le 31 mai. Sa disparition avait été signalée le 2 juin auprès de la gendarmerie des Hôpitaux-Neufs et son véhicule retrouvé deux jours plus tard dans la forêt de Jougne, près de la frontière suisse.

Selon le parquet, l’autopsie privilégie une mort par pendaison et n’a révélé aucune intervention d’un tiers. Des examens complémentaires sont toujours en cours. Une information judiciaire, ouverte le 9 juin, se poursuit afin de recueillir les éléments de l’enquête menée par les autorités suisses.

Les enseignants et personnels du collège Stendhal de Besançon ont cessé le travail ce jeudi 3 septembre. Cette mobilisation intervient après plusieurs incidents graves survenus durant la précédente année scolaire. Selon les équipes, une bande d’adolescents extérieurs à l’établissement a pénétré dans le collège pour retrouver et agresser un élève avec une arme blanche. Un autre individu a réussi à entrer dans une salle de classe afin d’interpeller violemment une enseignante devant ses élèves. Face à ces intrusions, les grévistes réclament un meilleur contrôle des accès ainsi que des moyens humains supplémentaires pour assurer la sécurité des élèves et des personnels.

Quelques jours seulement après la rentrée scolaire, les personnels du collège Stendhal ont choisi la grève pour alerter leurs autorités de tutelle. Cette mobilisation, décidée « très majoritairement », s’est déroulée dès 7 h 30 devant l’entrée de l’établissement, située au 25 avenue du Commandant-Marceau, à Besançon. Les grévistes dénoncent un « manque criant de moyens » et des difficultés anciennes pour assurer la sécurité des élèves comme celle des équipes. Ils expliquent avoir interpellé à plusieurs reprises le Conseil départemental du Doubs et avoir également rencontré le directeur académique des services de l’Éducation nationale. Selon eux, ces démarches n’ont débouché sur aucune affectation supplémentaire pour cette rentrée.

Une entrée partagée avec le lycée Jules Haag

Le collège Stendhal présente une configuration particulière puisqu’il partage son entrée et plusieurs espaces extérieurs avec l’antenne professionnelle du lycée Jules Haag. Les personnels du collège indiquent ainsi ne pas maîtriser totalement la gestion des entrées et des sorties. La cour, aménagée sur plusieurs niveaux, serait également difficile à surveiller malgré la mobilisation de l’ensemble des équipes. La présence simultanée de collégiens, dont certains sont âgés d’une dizaine d’années, et de lycéens multiplie par ailleurs les déplacements et complique le contrôle des accès.

« Il y a beaucoup d’entrées et de sorties. Les personnels sont sollicités en permanence et il n’y a pas de surveillance stricte », explique Bérenger Priouzeau, représentant du personnel. Les équipes demandent donc qu’une entrée autonome, exclusivement réservée au collège, soit remise en service afin de mieux filtrer les passages. Cette ancienne entrée permettrait également, selon eux, d’accueillir plus facilement les transports scolaires. Sollicité depuis plusieurs années, le Conseil départemental du Doubs aurait systématiquement refusé cette proposition, en avançant des arguments liés notamment à la circulation automobile. Des explications que les personnels jugent « peu logiques ».

Des intrusions qui ont marqué les équipes

Les grévistes reviennent sur les situations dangereuses survenues au cours de la précédente année scolaire. Selon leur témoignage, un groupe d’adolescents venu d’un autre établissement a pénétré dans l’enceinte du collège pour retrouver un élève et s’en prendre physiquement à lui. Les personnels évoquent des menaces graves et la présence d’une arme blanche. Une personne étrangère à l’établissement a également réussi à entrer dans une salle de classe pendant un cours. Elle aurait alors vivement interpellé une enseignante devant ses élèves pour lui « demander des comptes ». « Elle s’est trouvée face à face avec un ancien élève qui était venu lui reprocher des choses. C’était assez violent », rapporte le représentant du personnel. Certains collégiens ont directement assisté à cette intrusion. Pour les équipes, ces événements démontrent la nécessité d’un meilleur contrôle des accès. « Le pire est déjà arrivé. Nous sommes donc très inquiets », souligne-t-il. Les équipes souhaitent que tous les usagers puissent entrer dans l’établissement en sécurité et que les personnels puissent exercer leur métier sans craindre une nouvelle intrusion.

L'interview de la rédaction : Bérenger priouzeau 

L'interview de la rédaction : Une enseignante 

 

Stendhal 3

Trois demandes adressées à l’Éducation nationale

Face aux refus du Conseil départemental concernant l’aménagement des accès, les personnels se sont tournés vers l’Éducation nationale. Ils précisent ne pas réclamer de moyens d’enseignement supplémentaires, mais des renforts consacrés à l’encadrement et à la sécurité.

Leurs revendications portent sur trois mesures :

  • la création d’un poste de principal adjoint ;
  • l’augmentation du nombre de surveillants ;
  • l’implantation d’un poste d’assistant de prévention et de sécurité.

« Ce ne sont pas des demandes de confort, mais des demandes nécessaires pour assurer la sécurité de tous », insistent les grévistes. Une délégation avait été reçue au mois de juin par le directeur académique des services de l’Éducation nationale. Les personnels disent avoir été écoutés « avec bienveillance », mais estiment ne pas avoir été entendus puisqu’aucun moyen humain supplémentaire n’a été affecté au collège pour cette rentrée.

 

stendhal

Une fatigue qui gagne les équipes

Au-delà des questions matérielles, les personnels décrivent un climat de travail éprouvant. Professeurs, surveillants et agents seraient tous concernés par les difficultés de surveillance et contraints de compenser quotidiennement le manque de moyens. « On fait face. On s’est habitués, mais c’est usant », témoigne leur représentant. Les équipes ont le sentiment de devoir lutter « à armes inégales » pour protéger les élèves et maintenir des conditions d’accueil satisfaisantes. Les parents d’élèves ont été informés de la mobilisation. Plusieurs d’entre eux auraient adressé des messages d’encouragement aux personnels, qui estiment leurs revendications largement partagées au sein de la communauté éducative.

Une rencontre envisagée avec le rectorat

À la suite de la mobilisation, le rectorat aurait commencé à prendre contact avec les représentants de l’établissement. Une rencontre avec le recteur ou des membres de son équipe pourrait désormais être organisée. Les grévistes demandent au recteur de venir constater directement la situation du collège et d’accorder rapidement les moyens de surveillance réclamés. Ils sollicitent également l’appui du maire de Besançon, en sa qualité de premier vice-président du Conseil départemental.

Les personnels espèrent désormais que cette grève permettra l’ouverture de discussions concrètes. Leur objectif reste inchangé : obtenir des aménagements et des moyens humains permettant de garantir durablement la sécurité des élèves, des enseignants et de l’ensemble des agents du collège Stendhal.

Quatre personnes d’une même famille, un homme de 42 ans, une femme de 74 ans et deux enfants âgés de 6 et 9 ans, ont été retrouvées mortes mercredi soir à Gy, en Haute-Saône. La piste d’un drame familial est privilégiée : le père aurait tué ses proches avec une arme à feu avant de se suicider.

Une enquête pour homicide volontaire a été confiée à la brigade de recherches de Vesoul. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place dans l’école fréquentée par les enfants ainsi que dans les collèges de la commune.