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La situation financière de la Ville de Besançon suscite de nouvelles interrogations. À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce lundi 19 octobre, le maire Ludovic Fagaut a présenté les conclusions d’un audit financier qui révèle, selon la municipalité, près de 14 millions d’euros de besoins non financés, par l'ancienne majorité,  sur plusieurs projets d’investissement. À cette difficulté s’ajoutent une augmentation des dépenses de personnel, la réduction progressive des recettes de l’État et un contexte budgétaire national jugé préoccupant. La nouvelle majorité annonce des économies, des reports et l’abandon de certaines opérations.

Une situation financière satisfaisante, mais des difficultés à anticiper

Les finances de Besançon ne sont pas dans le rouge, mais les marges de manœuvre de la collectivité pourraient se réduire sensiblement au cours des prochaines années. C’est le principal constat dressé par la municipalité à l’issue d’un audit commandé à un cabinet spécialisé pour 14 000 euros. Selon les chiffres présentés, la Ville dispose d’un taux d’épargne brute de 19,6 % et d’une capacité de désendettement proche de trois ans. Deux indicateurs considérés comme satisfaisants, qui témoignent d’une situation financière encore maîtrisée.

Mais derrière ces résultats, l’exécutif municipal pointe plusieurs fragilités. Les dépenses de personnel ont progressé de 16 millions d’euros entre 2020 et 2026, pour atteindre environ 90 millions d’euros. Elles représentent désormais près de 55 % du budget de fonctionnement. Cette évolution s’explique notamment par l’augmentation des effectifs, passés de 1 700 à 2 100 agents en six ans, mais aussi par les revalorisations salariales et les charges supplémentaires imposées aux collectivités. La municipalité estime désormais indispensable de maîtriser l’évolution de ces dépenses pour préserver sa capacité à financer les investissements.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Quatorze millions d’euros de dépenses d’investissement sans financement suffisant

Selon Ludovic Fagaut, plusieurs projets inscrits au plan pluriannuel d’investissement ne disposent pas des enveloppes nécessaires à leur réalisation. Le montant des besoins non financés atteindrait près de 14 millions d’euros. Le maire met en cause la programmation financière de la précédente municipalité, estimant que certaines opérations ont été annoncées ou engagées sans que l’intégralité de leur coût soit couverte. Plusieurs équipements sont concernés. Le Centre international de séjour figure parmi les exemples les plus significatifs. Alors que 884.000 euros étaient inscrits au plan d’investissement, la rénovation complète du bâtiment nécessiterait environ 3,5 millions d’euros. Le besoin supplémentaire atteindrait donc près de 2,6 millions d’euros. La municipalité évoque également 600.000 euros manquants pour l’école Jean-Macé et 1,1 million d’euros pour l’école des Vaîtes. Les travaux de conservation du patrimoine inscrit à l’UNESCO nécessiteraient près de 5 millions d’euros, contre 3,3 millions prévus. L’éclairage intérieur de la Citadelle présenterait, quant à lui, un besoin supplémentaire de 300 000 euros. D’autres écarts sont annoncés concernant le pôle tertiaire Viotte, à hauteur de 400 000 euros, et l’aménagement de Saint-Jacques, pour environ 2 millions d’euros.

Des décisions à venir : certains projets seront abandonnés

Face à ces écarts, Ludovic Fagaut et son adjoint Fabrice Taillard annoncent une révision des priorités municipales. Le Centre international de séjour fait déjà les frais de cette nouvelle orientation. La municipalité a décidé de ne pas engager sa rénovation dans les conditions initialement envisagées, considérant que les financements disponibles sont insuffisants et que l’avenir de l’équipement nécessite un projet plus structurant.

D’autres opérations pourraient être reportées, redimensionnées ou abandonnées.

La question de l’entretien du patrimoine communal sera également examinée. Selon le maire, les besoins annuels seraient proches de 13 millions d’euros, alors que 10 millions seulement sont programmés. La mise en accessibilité des bâtiments nécessiterait pour sa part 2 millions d’euros par an, contre 600 000 euros prévus. Ces écarts obligent la collectivité à choisir entre la poursuite de nouveaux investissements et la rénovation des équipements existants. L’exécutif municipal entend aussi élaborer un schéma directeur de son patrimoine immobilier. Certains bâtiments pourraient être réaffectés ou vendus. Cela concernerait le site Pierre Bayle , après l’ouverture de la grande bibliothèque annoncée pour 2028.

La diminution des recettes publiques complique l’équation

Aux besoins d’investissement non couverts s’ajoute une baisse annoncée de certaines ressources. Le territoire de Grand Besançon a perdu son éligibilité au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales, le FPIC.  La municipalité conteste les nouveaux critères de calcul, qui feraient apparaître le territoire comme plus favorisé qu’il ne le serait réellement. Les versements doivent diminuer progressivement.  Selon les estimations municipales, les conséquences financières cumulées de cette évolution pourraient dépasser 5,6 millions d’euros d’ici 2029.

Le projet de loi de finances 2027 inquiète la municipalité

Ludovic Fagaut a également vivement critiqué les mesures envisagées par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027. Selon les chiffres avancés par le maire, l’effort demandé aux collectivités territoriales pourrait atteindre 6,6 milliards d’euros à l’échelle nationale. L’élu dénonce une contribution qu’il juge disproportionnée, notamment pour les grandes villes et les intercommunalités. Il relaie les préoccupations exprimées au sein de France urbaine et demande la mise en place d’un mécanisme de protection des finances locales. La municipalité s’inquiète également des évolutions envisagées concernant le Fonds de compensation pour la TVA. Une restriction des dépenses éligibles pourrait, selon elle, réduire les financements disponibles pour certaines opérations de rénovation.

Des économies à trouver dès 2027

La municipalité devra désormais traduire ces constats dans ses prochaines décisions budgétaires. Fabrice Taillard, adjoint aux finances, a évoqué la nécessité de rechercher environ 5 millions d’euros d’économies pour préparer l’exercice 2027. La maîtrise de la masse salariale constitue l’un des leviers envisagés. La Ville compte notamment examiner la situation d’environ 175 postes vacants, limiter les créations de postes aux besoins indispensables et mieux encadrer les heures supplémentaires. La réorganisation des services doit également contribuer à améliorer l’efficacité du fonctionnement municipal. En parallèle, la collectivité souhaite renforcer sa recherche de subventions. Une cellule interne travaille à identifier de nouveaux financements, avec un potentiel de recettes supplémentaires estimé à environ 2 millions d’euros. La municipalité envisage aussi de développer de nouveaux partenariats et d’étudier d’autres montages financiers pour certaines opérations.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Un programme d’investissement de 270 millions d’euros maintenu

Malgré ces difficultés, Ludovic Fagaut entend conserver un objectif de 45 millions d’euros d’investissements par an, soit 270 millions d’euros sur six ans. Cette ambition devra cependant être conciliée avec la réduction des ressources, la progression des dépenses obligatoires et les besoins de financement identifiés par l’audit. Les prochains arbitrages budgétaires devront déterminer quels projets pourront être poursuivis, lesquels seront différés et ceux auxquels la municipalité renoncera définitivement.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

La nouvelle majorité se trouve ainsi devant une équation délicate : maintenir une politique d’investissement ambitieuse tout en recherchant des économies et en absorbant une diminution annoncée des ressources publiques. Au-delà du constat financier, l’audit ouvre également un débat politique sur les choix de la précédente municipalité et les priorités de la nouvelle équipe. Les orientations budgétaires de 2027 permettront de mesurer les conséquences concrètes de ces décisions pour les équipements, les services publics et les habitants de Besançon.

Deux jours après les violences et les dégradations survenues samedi dans le centre-ville de Besançon, un rassemblement citoyen et transpartisan s'est tenu ce lundi 19 octobre, en fin d'après-midi, place du 8 Septembre, devant l'hôtel de ville. Organisé à l'appel de France urbaine et de l'Association des maires de France, sous le mot d'ordre « #TouchePasÀMaVille », il visait à dénoncer les violences et à réaffirmer l'attachement aux valeurs républicaines. Mais cette mobilisation a été perturbée par la présence de militants scandant des slogans hostiles à la police, au maire de Besançon et à la politique gouvernementale.

Des habitants venus condamner les violences de samedi

Habitants, commerçants et élus se sont retrouvés devant l'hôtel de ville pour exprimer leur indignation après les dégradations commises samedi, en marge de la mobilisation sociale. Parmi les participants, Jérôme, 67 ans, explique appartenir à cette France silencieuse qui s'exprime principalement dans les urnes. Sa présence traduit une volonté de dénoncer des méthodes qu'il juge inacceptables. « Manifester, oui, absolument, heureusement, mais pas casser, non, c'est plus possible », insiste-t-il. Pour ce Bisontin, les destructions ont des conséquences qui dépassent les seuls dégâts matériels. Elles pénalisent les commerçants, les habitants et, plus largement, la collectivité qui doit en supporter les coûts. D'autres participants évoquent leur désolation face aux images des violences et rappellent leur attachement aux libertés publiques et aux valeurs de la République.

Le reportage de la rédaction : 

Un rassemblement perturbé par des militants contestataires

La mobilisation n'a toutefois pas échappé aux tensions politiques et sociales qui traversent actuellement la ville. À quelques mètres des participants venus dénoncer les violences, un groupe de militants, composé de jeunes et de personnes plus âgées, a perturbé le rassemblement en scandant des slogans hostiles aux forces de l'ordre, à la personne du maire de Besançon et à la politique menée par le gouvernement. Une confrontation essentiellement verbale s'est ainsi installée entre des citoyens venus condamner les dégradations et des militants souhaitant faire entendre une contestation d'une autre nature. Sollicités pour expliquer leur présence, leurs revendications et le sens de leur démarche, les militants contestataires ont refusé de s'exprimer devant la presse. Un refus qui n'a pas permis de recueillir directement leurs arguments ni de préciser les motivations individuelles de leur mobilisation. Cette situation interroge sur les conditions du dialogue démocratique. Si chacun dispose du droit de manifester et de défendre publiquement ses convictions, la confrontation des idées suppose également de pouvoir les expliquer et les soumettre au débat.

Les commerçants dénoncent les conséquences économiques des dégradations

Présent sur place, Jean-Luc Quivogne, président de la chambre de commerce et d’industrie Saône-Doubs, apporte son soutien aux professionnels touchés par les événements de samedi. Selon lui, deux commerces ont été pillés à Besançon, tandis que plusieurs vitrines ont été endommagées. Il insiste sur la nécessité de distinguer les manifestants, notamment les lycéens et les étudiants, des individus qui profitent des mobilisations pour commettre des vols et des dégradations. « Je suis vraiment à leurs côtés », explique-t-il en évoquant les commerçants qui ont parfois engagé toutes leurs économies dans leur activité. Des salariés de la maison Loiseau ont également témoigné de leur inquiétude. Samedi, ils ont tenté de mettre à l'abri des clients et des personnes cherchant refuge dans leur établissement. Ils évoquent également plusieurs annulations liées aux événements. La perspective d'une nouvelle mobilisation samedi prochain nourrit désormais leurs préoccupations.

Le reportage de la rédaction : Jean-Luc Quivogne, président de la chambre de commerce et d’industrie Saône-Doubs

Le reportage de la rédaction : président de la chambre de commerce et d’industrie Saône-Doubs

Des élus réclament le retour de l'ordre républicain

La présence de responsables politiques a également donné une dimension institutionnelle au rassemblement. Laurent Croizier, député du Doubs  a exprimé sa colère après les violences du week-end. Il réclame le rétablissement de l'ordre républicain et estime que des mesures de couvre-feu pourraient être envisagées si les circonstances le nécessitent. Il demande également que les commerçants puissent rouvrir rapidement et que les auteurs des dégradations assument les conséquences financières de leurs actes. Sur le plan politique, il met en cause certains représentants de La France insoumise, des écologistes et du Parti communiste, auxquels il reproche d'avoir contribué à alimenter les tensions.  Il reconnaît néanmoins la légitimité de certaines revendications sociales, notamment celles des lycéens et celles liées à la hausse des prix des carburants, tout en refusant toute justification des violences.

Le reportage de la rédaction : Laurent Croizier, député du Doubs 

 

Des jeunes partagés entre compréhension de la colère sociale et condamnation des violences

Parmi les personnes présentes, plusieurs jeunes ont exprimé une position nuancée. Un adolescent de 17 ans estime que les manifestations traduisent une colère sociale réelle, alimentée par le sentiment de ne pas être entendu par les pouvoirs publics. Il condamne toutefois les destructions, rappelant qu'elles peuvent fragiliser des familles et des professionnels. Un autre jeune participant partage cette analyse. Selon lui, la manifestation doit permettre de défendre des idées et de faire entendre des revendications, mais les violences ne constituent pas une réponse aux difficultés rencontrées. « C'est pas en cassant que ça va résoudre le problème », résume-t-il.

Le reportage de la rédaction : 

Deux expressions de la démocratie, mais un dialogue difficile

Au-delà des divergences politiques, les tensions observées ce lundi soir illustrent une situation paradoxale. D'un côté, des citoyens réunis pour défendre les valeurs républicaines, condamner les violences et rappeler leur attachement au droit de manifester. De l'autre, des militants venus exprimer leur opposition aux forces de l'ordre, au maire et à la politique gouvernementale. Malgré leurs désaccords, les deux groupes revendiquent, à travers leur présence dans l'espace public, une même liberté fondamentale : celle de manifester et d'exprimer leurs convictions.

Une ville encore marquée par les événements de samedi

Deux jours après les violences qui ont touché son centre-ville, Besançon demeure traversée par de fortes tensions. Le rassemblement de ce lundi 19 octobre aura permis à des habitants, des commerçants et des élus d'exprimer publiquement leur refus des dégradations et leur volonté de défendre les valeurs républicaines. Mais les perturbations qui ont accompagné cette mobilisation montrent également combien le dialogue reste difficile entre les différentes sensibilités politiques et sociales.

Une question demeure : comment permettre à chacun de faire entendre sa colère ou ses convictions, sans que l'expression des uns ne vienne perturber celle des autres ? C'est aussi l'un des enjeux démocratiques soulevés par cette soirée bisontine

 

À Champagnole, dans le Jura, un rassemblement était prévu ce lundi 19 octobre, à 12h15, sur le parvis de la mairie. Cette initiative municipale s’inscrivait dans le contexte de mobilisation des communes françaises après les violences urbaines survenues ces derniers jours. Ce rendez-vous entendait réaffirmer l’attachement aux valeurs républicaines et témoigner de la solidarité envers les villes touchées par les violences, les incendies et les pillages. Le communiqué de la Ville ne précise toutefois pas le déroulement ni la participation à ce rassemblement.

À l’appel de l’Association des maires de France, un rassemblement républicain était organisé ce lundi 19 octobre, à midi, devant l’Hôtel de Ville de Pontarlier. À travers cette mobilisation, la municipalité souhaitait réaffirmer son attachement aux valeurs de la République et aux libertés publiques, après les violences urbaines, les incendies et les pillages survenus dans plusieurs villes françaises. L’occasion également d’exprimer sa solidarité envers les communes touchées, leurs élus, leurs habitants et leurs commerçants, tout en saluant l’engagement des forces de l’ordre et des services de secours.

 

Après les violences qui ont secoué plusieurs villes françaises, notamment Besançon, Sébastien Populaire, maire du Touillon-et-Loutelet et membre du comité directeur de l’Association des maires de France (AMF), appelle à une mobilisation citoyenne. L’élu du Haut-Doubs relaie l’appel national à des rassemblements devant les mairies, ce lundi 19 octobre. Une initiative destinée à condamner les violences, à exprimer la solidarité entre les communes et à rappeler le rôle essentiel des municipalités dans la vie quotidienne.

Une solidarité avec les communes touchées par les violences

Les violences urbaines survenues ces derniers jours en France suscitent une vive réaction parmi les élus locaux. Membre du comité directeur de l’Association des maires de France, Sébastien Populaire rappelle le caractère transpartisan de l’AMF, qui rassemble des représentants de différentes sensibilités politiques. Il souhaite notamment exprimer sa solidarité avec les maires et les habitants des communes touchées, mais également avec les forces de l’ordre et les services de secours mobilisés lors des événements. Pour Sébastien Populaire , les désaccords politiques, aussi profonds soient-ils, ne peuvent en aucun cas justifier les dégradations et les agressions. « On peut avoir des désaccords politiques, on peut ne pas être d'accord avec une politique gouvernementale », souligne-t-il, avant de rappeler la nécessité de fixer des limites. Le maire condamne particulièrement les attaques visant les bâtiments publics. « Les violences, c'est complètement inacceptable », insiste-t-il. L'incendie d'une mairie constitue, à ses yeux, un acte particulièrement grave, qu'il juge impardonnable.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire 

Une mobilisation également dans les petites communes

Si les violences ont principalement touché des centres urbains, Sébastien Populaire estime que les communes rurales doivent elles aussi participer à cette mobilisation nationale. C'est dans cet esprit qu'il a décidé de relayer l'appel de l'Association des maires de France au Touillon-et-Loutelet, dans le Haut-Doubs. « Qu'on soit une grande ou une petite commune, je pense que c'est important de montrer de la solidarité avec les communes et avec les maires qui ont été touchés », explique-t-il. Au-delà de la condamnation des violences, cette initiative doit également permettre de réaffirmer l'attachement des habitants aux institutions de proximité.

L'interview de la rédaction : Sébastien Populaire 

La mairie, un symbole de proximité et de solidarité

Pour Sébastien Populaire, les rassemblements devant les hôtels de ville ne constituent pas seulement une réponse aux violences. Ils sont aussi l'occasion de rappeler la place particulière qu'occupe la mairie dans l'organisation de la vie locale. Dans les villages, elle demeure un lieu d'accueil, d'écoute et d'accompagnement pour les habitants, notamment dans leurs démarches administratives. « La mairie, c'est le point où les gens peuvent toujours frapper à la porte pour demander un renseignement, pour avoir une aide d'un point de vue administratif », rappelle l'élu. À travers cette mobilisation, le maire souhaite ainsi défendre une certaine conception du service public local, fondée sur la disponibilité des élus et la proximité avec la population.

« Le vivre-ensemble, ce n'est pas juste un slogan »

Sébastien Populaire entend enfin donner une dimension plus large à cette initiative. Pour lui, la réponse aux violences passe également par la préservation du lien social et la défense des valeurs collectives.  « Le vivre-ensemble, c'est pas juste un slogan, c'est vraiment quelque chose qu'on conjugue au quotidien », souligne-t-il.

En participant à l'appel national de l'Association des maires de France, Touillon-et-Loutelet entend ainsi rappeler que la défense des institutions républicaines ne concerne pas uniquement les grandes agglomérations. Un message de solidarité et de fermeté que Sébastien Populaire souhaite porter depuis le Haut-Doubs, avec une conviction : face aux violences, les petites communes ont, elles aussi, un rôle à jouer dans la défense du vivre-ensemble et des valeurs républicaines.

À Dole, dans le Jura, un rassemblement citoyen est organisé ce lundi 19 octobre à 12h15, place de l’Europe, devant l’Hôtel de Ville. Cette initiative répond à l’appel national de l’Association des maires de France, après les violences et dégradations qui ont touché plusieurs villes françaises ce week-end. La municipalité souhaite notamment dénoncer les attaques contre les institutions publiques et réaffirmer son attachement aux valeurs républicaines. Les Doloises et les Dolois sont invités à participer à ce moment symbolique de rassemblement et d’unité.

Les violences qui ont émaillé la manifestation du 17 octobre à Besançon suscitent la réaction du MoDem. Sa présidente départementale, Anne Falga, dénonce les dégradations commises et les attaques visant les forces de l’ordre. Elle exprime sa solidarité avec les commerçants touchés et demande que les responsables soient traduits en justice. Sur le terrain politique, le mouvement centriste reproche à La France insoumise et à ses alliés de contribuer à un climat de tensions, une accusation qui relève de son appréciation. Le MoDem appelle enfin les formations républicaines à dépasser leurs divergences pour éviter une radicalisation du débat public.

Au lendemain des violences survenues ce samedi à Besançon, Cédric Bôle, président de la fédération Les Républicains du Doubs, condamne fermement les dégradations et les affrontements. Évoquant des commerces pillés, une tentative d’incendie de la préfecture et des forces de l’ordre prises pour cible, il met en cause La France insoumise, qu’il accuse d’alimenter les tensions et de banaliser la violence.

Le responsable politique dénonce également l’affaiblissement de l’autorité de l’État sous les présidences d’Emmanuel Macron. Il réclame l’identification et la poursuite judiciaire des auteurs des violences, tout en réaffirmant son soutien aux forces de l’ordre, aux secours, aux commerçants touchés et au maire de Besançon, Ludovic Fagaut.

Au lendemain de la mobilisation sociale organisée ce samedi à Besançon, les socialistes bisontins appellent le gouvernement à apporter des réponses concrètes aux revendications exprimées. Pouvoir d’achat, hausse du coût de la vie, inégalités sociales, manque d’enseignants et dégradation des conditions d’études : pour Ahmet Polat, secrétaire de section du PS Besançon et Agglomération, et Jean-Sébastien Leuba, président du groupe Socialiste et Citoyens, cette mobilisation traduit un profond malaise social. Les deux responsables politiques jugent cette colère légitime, tout en condamnant les violences et dégradations commises en marge du rassemblement. Ils réclament l’ouverture d’un véritable dialogue et estiment que le seul maintien de l’ordre ne suffira pas à résoudre la crise.

Après les violences, dégradations et pillages qui ont émaillé la mobilisation sociale de ce samedi après-midi à Besançon, les élus écologistes d’opposition Anne Vignot et Anthony Poulin condamnent les actes commis par « quelques individus ». Selon eux, plus de 10 000 personnes ont manifesté pacifiquement contre l’injustice sociale et la crise du pouvoir d’achat. Les deux élus estiment que ces violences ternissent la mobilisation, sans remettre en cause la légitimité des revendications.