C’est une nouvelle étape clé pour l'achèvement du contournement de Besançon. Depuis ce mardi 27 octobre, des travaux d'abattage et de dégagement des emprises ont débute sur la RN57 pour une durée de trois semaines. Impact sur le trafic, garanties environnementales et projet paysager : ce qu'il faut savoir.
C'est le coup d'envoi du futur chantier d'aménagement de la RN57 entre les échangeurs de l’Amitié et de Planoise. Pendant trois semaines, les abords de la voie rapide vont connaître d'importantes opérations d'abattage d'arbres et de dégagement du terrain, notamment au niveau de l'échangeur de Saint-Ferjeux, appelé à être totalement remanié. Ces interventions préfigurent la transformation globale du secteur, qui verra à terme l'élargissement de la RN57, la mise aux normes de sécurité des échangeurs, la création de voies réservées aux transports en commun ainsi que de nouveaux aménagements sécurisés pour les piétons et les cyclistes.
Un chantier sous haute surveillance environnementale
Encadrées par un arrêté préfectoral d'autorisation environnementale, ces opérations d'abattage font l'objet d'un suivi strict. Avant le début des coupes, un diagnostic des cavités des arbres a été confié à un écologue afin de préserver les chiroptères (chauves-souris) avant leur période d'hibernation. Par ailleurs, le bois récolté sera intégralement valorisé en « bois énergie » pour alimenter les chaufferies de la région. Une fois le chantier d'aménagement achevé, un vaste programme de reboisement et d'intégration paysagère prendra le relais. Plus de 700 arbres, 2.000 jeunes baliveaux, 1 800 mètres de haies et des milliers de mètres carrés de massifs et de prairies fleuries seront plantés pour reverdir le secteur.
Plusieurs fermetures de bretelles à prévoir (principalement de nuit)
Afin de limiter la gêne des automobilistes et d'assurer la sécurité des ouvriers, la majorité des travaux d'abattage aura lieu de nuit. Des fermetures ponctuelles de bretelles à l'échangeur de Saint-Ferjeux sont toutefois programmées :
Des déviations locales seront mises en place via les autres bretelles de l'échangeur. Jusqu'au 6 novembre, des micro-coupures de circulation de quelques minutes pourront également intervenir en journée pour le passage des engins.
La préfecture rappelle que l'accès au chantier est strictement interdit au public et invite les usagers à la plus grande prudence.
Suite à des appels à manifester relayés sur les réseaux sociaux sans déclaration préalable en préfecture, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a pris un arrêté interdisant tout rassemblement sur la voie publique au centre-ville de Besançon ce samedi 24 octobre, de 9h à minuit. Faute d'organisateur identifié et de parcours défini, les conditions de sécurité n'étant pas réunies, tout contrevenant s'expose à une amende de 135 €.
Par ailleurs, des interdictions temporaires sont en vigueur dans tout le département du vendredi 23 octobre (20h) au dimanche 25 octobre (20h), concernant le transport de carburant, de matières inflammables, d'engins pyrotechniques et d'armes par destination. À Besançon et Montbéliard, le port de protections individuelles (casques, masques) est également banni sans motif légitime. Les forces de l'ordre, appuyées par une unité mobile, seront pleinement mobilisées pour veiller au respect de ces mesures.
Après les violences urbaines des 17 et 18 octobre, le Gouvernement déploie plusieurs mesures exceptionnelles pour soutenir les commerces et entreprises victimes de dégradations. Parmi elles, la prise en charge intégrale de l’activité partielle par l’État, des reports de cotisations sociales jusqu’à douze mois et des facilités fiscales. Bpifrance proposera également des prêts à taux zéro pouvant atteindre 50 000 euros sur trois ans. Un fonds de soutien spécifique est prévu pour les petites entreprises les plus touchées. Les commerçants pourront aussi bénéficier d’un délai de trente jours pour déclarer leurs sinistres aux assureurs. Un numéro national d’information est mis à leur disposition : le 0 806 807 807.
La mobilisation contre la vie chère a rassemblé environ 10 000 manifestants dans le Doubs, dont 9 500 à Besançon, ce samedi 17 octobre. Selon le bilan communiqué par la préfecture, les violences survenues dans le centre-ville bisontin ont conduit à neuf interpellations, notamment pour des tirs de mortiers, des dégradations et des pillages de commerces.
Huit policiers ont été blessés et un véhicule endommagé. Les pompiers ont effectué 14 interventions pour des incendies de poubelles, de barricades et de mobilier urbain. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, condamne fermement ces violences, tout en rappelant son attachement à la liberté de manifester.
Des dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties vont être appliqués dans l’ensemble du département pour tenir compte des pertes agricoles liées à la sécheresse et aux épisodes caniculaires de cet été. L’état précise que les pertes moyennes de rendement atteignent 55 % pour les prairies et 30 % pour les terres arables. La mesure sera appliquée automatiquement par les finances publiques, sans démarche des propriétaires. Les bailleurs devront reverser le dégrèvement à leur fermier. Des réclamations individuelles resteront possibles lorsque les pertes dépassent les taux retenus.
Le département du Doubs, placé en crise sécheresse depuis le 17 juillet, voit sa situation encore se dégrader. Le mois de septembre a été exceptionnellement sec et chaud, entraînant des débits de cours d’eau inférieurs aux sécheresses historiques et des tensions sur l’eau potable, particulièrement dans le Haut‑Doubs. Face à cette urgence, le préfet Rémi Bastille a réuni mardi les services de l’État et les acteurs locaux du secteur de Pontarlier.
Parmi les mesures décidées : la fermeture partielle de la vanne du barrage de Saint‑Point pour préserver le volume du lac, indispensable à l’alimentation en eau potable. Une pêche de sauvegarde est programmée les 7 et 8 octobre pour protéger la faune piscicole. Le préfet appelle à renforcer la sobriété de tous les usagers et à anticiper les usages prioritaires afin d’éviter toute rupture d’alimentation dans les prochaines semaines.
Le Doubs va renforcer son réseau de radars : plusieurs dispositifs de contrôle automatisé seront implantés, modernisés, déplacés, et certains retirés dans les prochaines semaines. Deux nouveaux équipements sont annoncés à Besançon, boulevard John‑Fitzgerald‑Kennedy, et à Montbéliard, avenue de Ludwigsburg. La préfecture rappelle que la vitesse reste un facteur majeur d’accidents mortels — présente dans 29 % des décès sur les routes françaises. Dans le Doubs, 342 accidents corporels ont été recensés depuis janvier, dont 7 mortels liés à la vitesse.
Selon la préfecture du Doubs, dans le cadre de la mobilisation lycéenne de ce jeudi, des incidents ont été provoqués « par des groupes cherchant la confrontation avec les forces de l’ordre ». Le préfet Rémi Bastille rappelle que manifester est un droit qui doit s’exercer dans le respect de la loi. Il salue le professionnalisme des forces de sécurité et condamne les violences à leur encontre.
Marie-Amélie Vauthier-Bardinet a été nommée secrétaire générale de la préfecture du Doubs et sous-préfète de Besançon pour un premier mandat de trois ans. Elle succéde à Nathalie Valleix, qui occupait ces fonctions depuis janvier 2024. Cette dernière a été nommée sous-préfète de Saint-Nazaire par un décret du 4 septembre. Elle y remplacera Éric de Wispelaere. La nomination de Marie-Amélie Vauthier-Bardinet a, quant à elle, été officialisée par un décret du 7 septembre publié au Journal officiel.
La section bisontine du Parti communiste demande à la préfète de région de mettre fin à la dérogation permettant à la Ville de Besançon de prélever directement de l’eau dans le Doubs au niveau d'Avanne. Cette nouvelle interpellation intervient après un premier courrier adressé, une semaine plus tôt, au préfet du Doubs et resté sans réponse.
Le PCF dénonce l'utilisation détournée des réserves d'eau des récupérateurs de la piscine Mallarmé pour arroser les massifs fleuris et certains terrains de sport malgré la sécheresse alors que cette réserve devait être utilisée pour arroser les arbres. Il réclame une concertation et une réflexion sur les usages prioritaires et une gestion plus économe de l’eau. Le PCF reprend les propos de la ministre de la transition écologique qui demande aux préfets d'être plus restrictifs sur les prélèvements dans les rivières.