Une installation marquée par un climat explosif
Comme on pouvait s’y attendre, le premier conseil municipal de Besançon sous l’ère du nouveau maire Ludovic Fagaut s’est déroulé dans un climat particulièrement tendu. Consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, la séance a rapidement viré à l’affrontement politique. Dans une ambiance électrique, les échanges se sont durcis au fil des prises de parole, laissant peu de place à l’apaisement.
L’opposition quitte la séance
La situation a dégénéré après l’intervention de la maire sortante, Anne Vignot. À la suite de cette prise de parole, plusieurs élus d’opposition ont demandé à s’exprimer. Face au refus du maire de leur accorder la parole, le ton est monté, entraînant une suspension de séance. À la reprise, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin, désormais dans l’opposition, a dénoncé publiquement des manquements au règlement intérieur du conseil municipal. Dans la foulée, l’ensemble de l’opposition — représentée notamment par Anne Vignot et Sévèrine Véziès — a décidé de quitter la salle, claquant la porte de l’assemblée.
Un scénario qui rappelle la précédente mandature
Cet épisode n’est pas sans rappeler les tensions de la précédente mandature. À l’époque, Ludovic Fagaut et Laurent Croizier, alors dans l’opposition, avaient eux-mêmes pratiqué ce genre d’initiatives pour protester contre la conduite des débats. Un renversement de situation qui illustre la continuité des rapports de force au sein de l’assemblée bisontine, malgré l’alternance politique.
Un maire inflexible face aux critiques
Malgré les protestations, Ludovic Fagaut est resté ferme. Refusant de revenir sur sa décision, il a poursuivi le déroulement de la séance, assumant une ligne de conduite jugée rigide par ses opposants. Cette posture a directement conduit au départ précipité de l’opposition, scellant une première fracture visible dans cette nouvelle mandature.
Une mandature qui s’annonce agitée
Ce premier conseil municipal donne le ton : les relations entre majorité et opposition s’annoncent particulièrement tendues dans les mois à venir. Entre contestations sur la méthode, accusations de non-respect des règles et affrontements politiques, les prochains conseils municipaux pourraient être tout aussi houleux.
Une chose est certaine : à Besançon, le changement de majorité n’a pas apaisé les débats. Bien au contraire.
Le nouveau conseil municipal s’installe ce vendredi à 17h à l’Hôtel de Ville. Ludovic Fagaut doit être officiellement investi maire, après une large victoire de la droite qui décroche 42 sièges. Face à lui, l’opposition menée par la maire sortante Anne Vignot ne compte plus que 13 élus, aux côtés de l’Insoumise Séverine Véziès. Prochaine étape attendue dans la soirée : la désignation des adjoints. Rappelons que le candidat de la droite et du centre est arrivé en tête, dimanche dernier, avec 53,2% des suffrages. Anne Vignot a obtenu 46,7% des voix.
Au lendemain de la défaite de la majorité sortante à Besançon, la réaction de Séverine Véziès illustre à la fois l’amertume et la volonté de rebond de la gauche insoumise. Engagée aux côtés de la maire écologiste sortante Anne Vignot, dont la liste fusionnée a recueilli 46,7 % des voix, elle fera néanmoins son entrée au conseil municipal avec deux autres élus insoumis.
Une défaite, mais une percée politique
Si la coalition de gauche n’a pas réussi à conserver la mairie face à la droite, la présence de trois élus insoumis au conseil municipal marque une progression pour le mouvement. Séverine Véziès y voit même un signal plus large : « C’est un événement, comme partout en France où des centaines d’insoumis entrent dans les conseils municipaux. » Une implantation locale que la responsable politique entend transformer en levier d’action dans l’opposition.
Une critique frontale du programme de la droite
Très offensive, Séverine Véziès a vivement critiqué le projet porté par le nouveau maire Ludovic Fagaut : « Un projet complètement grandiloquent sans financement. » Elle affirme que seule la gauche avait présenté un programme chiffré, mettant en doute la faisabilité des engagements de la nouvelle majorité. Selon elle, les électeurs pourraient rapidement être confrontés à une désillusion : « Je crains que le réveil soit douloureux pour les Bisontins. »
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Une campagne jugée opportuniste
La représentante insoumise dénonce également une stratégie électorale basée, selon elle, sur l’exploitation des mécontentements : « Une campagne de communication en surfant sur les difficultés des habitants. » Elle estime que cette approche a permis à la droite de convaincre, tout en regrettant ses conséquences sur le débat démocratique local. Malgré l’entrée d’élus insoumis au conseil municipal, elle ne cache pas son inquiétude face à l’avenir : « Je ne me satisfais pas de me dire que les Bisontins vont subir des années de violences sociales. »
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Construire l’après-défaite
Malgré la déception, la cheffe de file insoumise veut se projeter : « On va construire la suite ». L’objectif affiché : peser dans les débats municipaux, défendre les habitants et préparer l’avenir politique à Besançon. Dans une ville désormais dirigée par la droite, la présence d’élus insoumis promet des échanges politiques vifs au sein du conseil municipal, sur fond de divergences idéologiques marquées.
Des parlementaires et élus francs-comtois dénoncent « un accord de la honte » à Besançon entre la maire sortante Anne Vignot et la liste de l’Insoumise Séverine Véziès. Dans un communiqué, ils critiquent une alliance avec l’extrême gauche et appellent les électeurs à un « sursaut » lors du second tour. Ils rappellent également l’arrivée en tête de Ludovic Fagaut au premier tour et plaident pour une alternance dans la capitale comtoise.
Parmi les signataires, on retrouve : le Sénateur Jacques Grosperrin (sénateur du Doubs), Marie-Noëlle Biguinet (maire de Montbéliard), Cédric Bole ( maire de Morteau), Alain Chrétien ( Maire de Vesoul), Marie-Christine Dalloz ( députée du Jura), Justine Gruet (députée jurassienne), Eric Liégeon ( député du Doubs), Jean-François Longeot ( sénateur du Doubs),…
Arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Besançon avec 40,1 % des suffrages, Ludovic Fagaut réagit à la fusion des listes d’Anne Vignot, maire sortante (33,3 %), et de l’Insoumise Séverine Véziès (10,9 %), officialisée entre les deux tours. ,Dans une prise de parole ferme, le candidat qualifie cette alliance d’« accord de la honte » et de « choix du déshonneur ». Il accuse l’équipe sortante d’avoir abandonné une « ligne républicaine » en s’associant, selon lui, à « une extrême gauche violente, marquée par la radicalité et le conflit permanent ».
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une contradiction politique pointée du doigt
Ludovic Fagaut dénonce ce qu’il considère comme une incohérence. Il rappelle que la majorité sortante s’était jusque-là positionnée contre les extrêmes. « On voit le résultat aujourd’hui », affirme-t-il, estimant que cette alliance relève d’une « logique d’appareil de circonstance » davantage que d’un projet politique solide pour la ville. Selon lui, cette fusion interroge sur « la vision que Mme Vignot et ses alliés souhaitent défendre pour Besançon ».
Une “union républicaine” revendiquée
Face à cette recomposition, Ludovic Fagaut met en avant sa propre démarche. Il défend une « union républicaine responsable », construite « depuis longtemps » avec les forces de la droite et du centre. Sa liste, déposée en préfecture sans modification par rapport au premier tour, se veut « cohérente, expérimentée et compétente ». Le candidat insiste sur des priorités telles que la sécurité, le respect des institutions, la gestion rigoureuse des finances publiques, ainsi que le développement économique et l’attractivité de Besançon.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une campagne active jusqu’au second tour
À quelques jours du scrutin, Ludovic Fagaut poursuit sa campagne sur le terrain. « Nous sommes à la rencontre des Bisontines et des Bisontins », explique-t-il, évoquant plusieurs rendez-vous, dont un temps fort prévu en fin de semaine, jeudi plus particulièrement. Objectif : convaincre les électeurs dans un second tour qui s’annonce particulièrement disputé. Et ce, même si la maire sortante écologique se trouve en ballotage défavorable. Affaire à suivre.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
À Besançon, l’union conclue entre la maire écologiste sortante Anne Vignot et La France insoumise pour le second tour des municipales suscite de vives réactions. Dans un communiqué, le député centriste Laurent Croizier dénonce « un pacte du déshonneur » et accuse la maire sortante d’avoir choisi une alliance avec l’extrême gauche. Ses opposants estiment que cet accord pourrait faire peser La France insoumise sur les décisions municipales et appellent les électeurs bisontins à se mobiliser dimanche prochain.
À Besançon, le second tour des élections municipales s’annonce particulièrement disputé. Arrivée en deuxième position au premier tour avec 33,3 % des suffrages, la maire écologiste sortante Anne Vignot a décidé de s’unir avec la candidate de La France insoumise Séverine Véziès, qui a obtenu 10,9 % des voix. L’objectif de cette alliance est clair : faire barrage à la droite représentée par Ludovic Fagaut et au centriste Laurent Croizier.
Une « union démocratique » pour maintenir la ville à gauche
Pour Anne Vignot, cet accord avec La France insoumise s’inscrit avant tout dans une logique de rassemblement. « C’est un soutien de la France insoumise à l’union que nous avons portée au premier tour », explique la maire sortante. Selon elle, cette décision répond aux attentes des électeurs qui ont soutenu les deux listes et souhaitent voir Besançon rester à gauche. L’élue écologiste défend un modèle qu’elle juge indissociable de l’identité de la ville : « Le modèle social, économique et la générosité de cette ville ne peuvent pas être dégradés par une vision qui, selon nous, appartient au siècle dernier », affirme-t-elle.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Une alliance basée sur des valeurs communes
Face aux critiques évoquant un simple arrangement politique, Anne Vignot insiste sur la dimension programmatique et idéologique de l’accord. « Nous ne sommes pas dans un bidouillage politique », assure-t-elle, estimant au contraire que cette union repose sur des valeurs communes. Parmi celles-ci figurent notamment les principes d’égalité, de liberté, de fraternité et de solidarité. « Les valeurs sont le premier élément sur lequel on se rencontre et sur lequel on construit », souligne la maire sortante.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Les Insoumis conservent leur autonomie
L’accord conclu prévoit toutefois une organisation particulière. Les élus de La France insoumise soutiendront la majorité municipale, tout en conservant leur autonomie politique et leur liberté de vote au conseil municipal. Ils ne participeront pas directement à l’exécutif de la ville, mais continueront à défendre le programme présenté aux électeurs lors du premier tour.
Une fusion de listes complexe
La constitution de la liste commune a nécessité de longues discussions dans la nuit suivant le premier tour. Anne Vignot évoque un travail minutieux, à la fois politique et technique. À Besançon, une liste municipale compte 57 candidats. Dans l’hypothèse d’une victoire, environ quarante élus composeront la majorité municipale. Il a donc fallu répartir les positions dites « éligibles » entre les différentes composantes de la coalition. Six groupes politiques participent ainsi à cette union : les écologistes, le Parti socialiste, La France insoumise, le Parti communiste, Génération.s et À gauche citoyens. « Chacun a un poids différent dans la liste et il faut aussi respecter la parité entre les femmes et les hommes », explique Anne Vignot. Concrètement, onze élus insoumis figurent sur la liste de la maire sortante, huit se trouvant en position éligible.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Une mobilisation décisive pour le second tour
Désormais réunies, les forces de gauche espèrent mobiliser leurs électeurs pour le second tour. Dans un contexte politique tendu, la maire sortante appelle les Bisontins à se prononcer pour l’avenir de leur ville. Le scrutin de dimanche prochain s’annonce décisif pour l’équilibre politique de Besançon et opposera deux visions très différentes de l’avenir de la capitale comtoise.
Au lendemain du premier tour des élections municipales à Besançon, la maire écologiste sortante Anne Vignot et la candidate de La France insoumise Séverine Véziès ont décidé de faire cause commune pour le second tour. Objectif affiché : faire barrage à la droite menée par Ludovic Fagaut et au centriste Laurent Croizier.
Une alliance à gauche face à la droite
Arrivée en deuxième position au premier tour, Anne Vignot a choisi de rassembler les forces de gauche pour le second tour. Séverine Véziès, qui avait obtenu un score lui permettant de se maintenir, a finalement fait le choix de rejoindre la maire sortante. Pour la candidate insoumise, cette décision répond avant tout à un enjeu politique. « L’enjeu, c’était de faire preuve de responsabilité pour battre la droite dure qui se présente face à nous à Besançon », explique-t-elle.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Les Insoumis conservent leur autonomie
L’accord conclu entre les deux camps n’est toutefois pas un accord programmatique complet. Les élus insoumis entendent conserver leur liberté de positionnement au sein du futur conseil municipal. « Les Insoumis vont garder leur autonomie et leur liberté de vote. Nous continuerons à défendre le programme que nous avons présenté aux Bisontins et aux Bisontines lors du premier tour », précise Séverine Véziès. Concrètement, les élus insoumis soutiendront les mesures qu’ils jugeront positives tout en cherchant à faire évoluer celles qui leur sembleraient insuffisantes.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Pas de participation à l’exécutif municipal
Dans ce cadre, La France insoumise ne participera pas à l’exécutif municipal si la coalition de gauche l’emporte dimanche prochain. « Il y aura des élus insoumis au conseil municipal, mais nous n’entrerons pas dans l’exécutif de la ville », indique Séverine Véziès. Selon elle, cet accord vise avant tout à permettre la représentation de leurs électeurs tout en respectant les identités politiques de chacun.
Une mobilisation attendue pour le second tour
Pour la candidate insoumise, le scrutin à venir est déterminant pour l’avenir de la ville. Elle estime que la victoire de la droite serait « inquiétante » pour Besançon et appelle à une forte mobilisation des électeurs. « Maintenant, on se met au travail. J’appelle tous les Bisontins et toutes les Bisontines à se mobiliser, parce qu’il s’agit de leur avenir et de celui de la ville », lance-t-elle. Dans un scrutin particulièrement serré, le second tour s’annonce décisif pour déterminer la future majorité municipale à Besançon.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
C’est acté. Anne Vignot et Séverine Véziès ont choisi de faire cause commune lors du 2è tour des élections municipales, ce dimanche 22 mars. Hier, Anne Vignot est arrivée en deuxième position, battue par son rival de toujours Ludovic Fagaut. La maire écologiste sortante a recueilli 33,3% des suffrages, contre 40,1% pour M. Fagaut. Séverine Véziès est arrivée en troisième position, avec 10,9%, avec la possibilité de se maintenir au second tour. Finalement, elle rejoint l’autre camp de la gauche.
A Besançon, le NPA l’Anticapitaliste de Besançon appelle à voter, dès le premier tour des élections municipales, pour la liste conduite par Séverine Véziès avec La France insoumise. Selon le collectif, la liste « Faire mieux pour Besançon » porte des mesures importantes pour les classes populaires : transports et cantine bio gratuits, lutte contre les discriminations, logement digne, accueil des exilés et solidarités internationales ».