Choix du secteur :
Se connecter :
 

Surfant sur la vague des Jeux Olympiques, l’Etablissement Français du Sang de Bourgogne Franche-Comté organise les Jeux Plasmathlétiques. L’objectif est de sensibiliser la population au don de plasma. Après Pontarlier, l’opération a été lancée, hier soir, à la Maison du Don de Besançon. L’EFS espère pouvoir ainsi combler ses besoins en médicaments dérivés du plasma, qui sont, chaque jour, de plus en plus importants. Certains ont doublé en France depuis 2007, accentuant la dépendance de la France au plasma étranger.

L'interview de la rédaction : Fanny Delettre, directrice de l'EFS Bourgogne Franche-Comté

Deux modes de prélèvement sont possibles. Lors d’un don de sang « classique », proposé sur l’ensemble des lieux de collecte. A l’Etablissement Français du Sang, où l’on extrait que le plasma du donneur et on lui restitue les autres composants. Le plasma est la partie liquide du sang dans laquelle circulent nos cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes). Il contient des protéines et des anticorps qui ont un intérêt thérapeutique majeur. Il s’agit notamment des immunoglobulines, des facteurs de coagulation ou encore de l’albumine. Le plasma peut être utilisé sous forme de transfusions ou peut être transformé en médicament pour traiter des pathologies très différentes, qu’elles soient hématologiques, neurologiques, rhumatologiques ou encore dermatologiques.

L'interview de la rédaction : Fanny Delettre, directrice de l'EFS Bourgogne Franche-Comté

Pour obtenir toutes les informations nécessaires et faire un don de plasma : https://dondesang.efs.sante.fr/articles/jeux-plasmathletiques-participer-cest-faire-gagner-la-sante

Dans le cadre de son opération collective mnémotechnique « un don par saison », l’Etablissement Français du Sang appelle la population à se mobiliser pour donner son sang, son plasma ou ses plaquettes. Encore plus en cette période de vacances scolaires et à l’approche de nombreux jours fériés. Pour savoir où donner son sang et prendre rendez-vous, consulter dondesang.efs.sante.fr ou l’appli « Don de Sang ». Sur l’ensemble de la population française en âge de donner, moins de 4% a donné son sang au cours de l’année écoulée.

En pleine période olympique, la Ville de Pontarlier accueille ce jeudi 11 avril le parcours de la Goutte Plasmathlétique, dont l’objectif est de sensibiliser le grand public au besoin en plasma. Pontarlier est la première étape du parcours de cet évènement, qui va sillonner la région toute l’année. L’établissement français du sang espère ainsi faire grandir la chaîne de la solidarité du don. Le rendez-vous est fixé ce jeudi de 9h à 13h et de 15h à 19h au théâtre Bernard Blier.

Grand Besançon Métropole étudie un projet de création d’un site de bioproduction  dans les biothérapies innovantes, en soutien à l’Etablissement français du sang, qui porte ce projet. Cette initiative devrait voir le jour sur le site des Hauts-du-Chazal, où des infrastructures performantes siègent déjà, comme le CHU, l’université de médecine et de pharmacie et d’autres établissements à la pointe dans ce domaine.

En cette période de fin d’année, durant laquelle les besoins sont importants, Grand Besançon Métropole rappelle que des collectes de sang sont organisées sur le territoire. Parmi les prochaines dates à venir, d’ici la fin de l’année : le 7 décembre, l’Etablissement Français du Sang vous donne rendez-vous, de 13h30 à 17h,  à l’école d’ingénieurs Supmicrotech et,  de 16h à 20h,  au Palais des Sports Ghani Yalouz.

D’autres dates sont prévues : le 18 décembre au Marais de Saône, le 19 décembre à Boussières et le 23 décembre à Devecey. Vous pouvez également prendre rendez-vous sur  www.mon-rdv-dondesang-efs-santé.fr Le centre EFS des Hauts-de Chazal, à côté du CHU, vous accueillera.

L’établissement français du sang et le Lions Club Bisontins organisent, pour la 5ème année consécutive, une collecte de sang qui se tient sur le campus de la Bouloie, sous un chapiteau près du restaurant universitaire. Sur place, tout est prévu pour que cette collecte se passe dans les meilleures conditions. Des collations et repas de qualité seront servis aux étudiants, le tout dans une ambiance chaleureuse. 500 donateurs sont souhaités sur ces trois jours.

 

Des besoins toujours très élevés

Les réserves sont encore bien trop basses. Et pour rappel, un don peut sauver trois vies. Toute l’année, des campagnes de don du sang s’organisent partout en France. L’EFS, l’établissement français du sang, souligne « un besoin énorme ». C’est en collaboration avec le Lions Club Bisontins, cette association qui mène des actions caritatives sur le territoire, qu’une collecte de sang a démarré à Besançon sur le campus de la Bouloie depuis ce mardi. Et cette première journée fut un véritable succès. « L’EFS ravi. C’est la première fois que l’on réussi à attirer autant de jeunes pour une première journée. C’est vraiment une bonne chose, nous en avons tellement besoin » indique Anna Cupillard, du Club Besançon Lumière, présidente de Sang pour Sang Campus, qui fait partie du Lions Club International. « Et nous nous sommes donnés un objectif cette année : il nous faudrait au minimum 500 étudiants pour les 3 jours. C’est ce que nous faisons en temps habituel. Entre 500 et 600 » ajoute Anna Cupillard.

 

« Le volume de sang prélevé par don est compris entre 400 ml et 500 ml. Il est inférieur ou égal à 13% du volume sanguin estimé à partir du poids et de la taille du donneur »

 

Un accueil chaleureux pour les étudiants

Sur place, tout est prévu pour que cette collecte se passe dans les meilleures conditions. A l’entrée du chapiteau, plusieurs médecins accueillent les étudiants, avant qu’ils ne soient pris en charge par d’autres médecins ou infirmier.e.s à l’intérieur. Dès leur arrivée, une première collation leur est offerte. « Un monsieur très généreux nous offre les viennoiseries pour les jeunes. 200 tous les jours. Lorsqu’ils arrivent, ils ont cette viennoiserie et une bouteille d’eau. C’est très important d’avoir une première collation en arrivant » explique Anna Cupillard. Ensuite, direction un petit box isolé afin de remplir les formulaires traditionnels et répondre aux questions qui précédent le prélèvement. Après une dizaine de minutes, le donneur peut ensuite rejoindre l’espace convivial installé au fond du chapiteau, où un repas chaud préparé par Cuisine Mode d’Emploi et la Maison Courbet leur est servi. Au menu pendant ces trois jours : poulet avec gratin de pomme de terre, pizza ou encore pâtes au saumon ! « Nous avons des personnes extraordinaires, exceptionnelles, de très belles personnes. Et nous les accueillons comme nous devons le faire. Le Lions Club c’est le don de soi, et c’est aider les personnes qui sont en précarité. Surtout au niveau des étudiants. Malheureusement à Besançon, nous intervenons tous les trois mois pour faire des distributions. Ces jeunes nous le rendent, parce qu’ils sont d’une gentillesse sans égal. Mais c’est donnant donnant. Nous sommes là pour les aider et les accompagner. J’ai des étudiants qui viennent nous aider à servir, et dès que je leur demande, ils sont présents » explique la présidente de Sang pour Sang Campus.

 

 

Les actualités ont régulièrement un impact sur la fréquentation des collectes : vacances, grèves, ou encore météo qui peuvent perturber les donneurs. Ces dernières semaines, c’est la pénurie de carburant qui est en cause. Un nombre important de donneurs se sont vu dans l’obligation d’annuler leur rendez-vous pour un don de sang, faute de pouvoir se déplacer. En conséquence, les réserves de sang ont rapidement chuté.

 

« Aujourd’hui les réserves ne sont pas pléthoriques. Elles s’amenuisent de manière lente mais progressive, depuis la rentrée de septembre. On constate une moindre mobilisation des candidats au don de sang par rapport à ce qu’on avait prévu » souligne Christophe Barisien, médecin coordinateur du prélèvement de l’EFS. Aujourd’hui, il manque environ 2000 dons chaque semaine, qui étaient prévus et qui ne sont pas rentrés pour gonfler les stocks de produits sanguins. « La situation est délicate. On arrive encore à répondre à toutes les demandes en produits sanguins, mais cette diminution progressive nous alerte, et nous pousse à lancer cet appel à la mobilisation pour essayer de renforcer et conforter ces réserves de produits sanguins » confie le docteur Barisien.

 

Quelles en sont les causes ?

« Elles sont probablement multifactorielles » indique Christophe Barisien. « On a une offre de collecte qui devrait permettre d’accueillir le nombre de donneurs qu’on attend, contrairement à ce qu’on a pu observer au cours des mois précédant, notamment en raison de la crise sanitaire, où un certain nombre de séances de prélèvements ont dû être annulées ». Aujourd’hui, l’offre de collecte est suffisamment importante pour accueillir le nombre de donneurs attendus. Selon le docteur Barisien, cette baisse de début septembre peut s’expliquer par de nombreuses préoccupations des citoyens. Comme la rentrée scolaire par exemple, mais plus généralement le contexte socio-économique qui influence beaucoup les collectes. « L’inflation, la crise énergétique, tout ça crée une ambiance morose qui détourne les donneurs du don de sang » explique le médecin.

 

La pénurie de carburant

Plus récemment, c’est la pénurie de carburant qui a impacté la fréquentation de la collecte. De nombreux donneurs ont contacté l’EFS pour annuler leur rendez-vous. « Ils devaient faire un choix entre le don du sang et l’utilisation de leur véhicule. Et malheureusement, ce choix ne se portait pas en priorité sur le don de sang » rapporte Christophe Barisien. « On organise la collecte de préférence sur rendez-vous, aussi bien en collecte mobile que sur nos maisons du don. Les rendez-vous sont parfois pris plusieurs semaines à l’avance, notamment pour les plaquettes et les dons de plasma, et on a assisté à un certain nombre d’annulations à cause de cette pénurie de carburant » poursuit le médecin.

 

Comment s’y préparer ?

« On essaye d’anticiper en ayant une programmation correcte, avec une prévision de mobilisation qui doit permettre d’équilibrer l’approvisionnement de l’établissement avec la délivrance des produits sanguins. On travaille aussi les invitations auprès de nos donneurs qui peuvent prendre des tonalités différentes selon l’état de nos réserves. Et puis, toute la promotion qui peut être réalisée par l’EFS et les associations, en termes d’affichage, de tractage, d’action de promotion du don qui peuvent être déclenchés » indique Christophe Barisien. Pour rappel, 10.000 dons sont nécessaires chaque jour pour soigner des patients pour lesquels les transfusions sanguines représentent l’unique réponse thérapeutique. Les besoins en produits sanguins sont quotidiens. La durée de vie des produits sanguins est limitée à 7 jours pour les plaquettes, et 42 jours pour les globules rouges. Ce qui signifie que pour garantir à chaque patient le produit dont il a besoin, le niveau de prélèvement en collecte doit être régulier. Pour cela, la mobilisation pour le don de sang doit être quotidienne et régulière.

 

Pour plus d’informations ou pour prendre rendez-vous : https://dondesang.efs.sante.fr/ou-donner 

 

Christophe Barisien, médecin coordinateur du prélèvement de l’EFS : 

 

 

Plus de six mois après le premier appel, l’Etablissement français du sang lance une deuxième fois le protocole d’urgence maximale pour prévenir sur une situation qui pourrait s’avérer catastrophique. 

Un Été compliqué

“L’été est toujours une période difficile” selon Christophe Barisien, médecin coordinateur des activités de prélèvement à l’EFS Bourgogne Franche-Comté. En effet, les donneurs sont moins disponibles en raison des congés, des départs en vacances et l’on assiste en même temps à un manque de personnel pour organiser la collecte à cause de ces mêmes congés. Ainsi, pour aborder la saison estivale, un stock important de poches de sang doit toujours être prêt. Le stock habituel se situe autour de 110 000 poches nationalement. Aujourd'hui, celui-ci est plutôt de 90 000 poches et la journée mondiale du don du sang n’a pas permis de réhausser les stocks. En effet, cette journée qui est en réalité une semaine, cette année démarrée le 14 juin, est placée judicieusement. Cependant, même si la mobilisation cette année a été importante avec plus de 1 400 dons sur ces séances particulières, le docteur Barisien nous confie que “les records n’ont pas été explosés”. 

Une mobilisation immédiate nécessaire

Sans ces records de dons, les stocks n’ont pû être rehaussés et ainsi la mobilisation des citoyens dans les prochaines semaines est absolument indispensable. Christophe Barisien nous rappelle la procédure à suivre : “on doit être âgé de 18 à 71 ans, présenter un document d’identité et être en relative bonne santé”. Toutes les personnes présentant des pathologies infectieuses, comme le Covid, sont par exemple exclues. Selon le médecin coordinateur, ces critères, même dans une situation exceptionnelle, ne peuvent être modifiés. “Ce sont des critères de sélection définis par un arrêté ministériel, ils sont là pour la sécurité à la fois des donneurs et des receveurs". 

Ces prochaines semaines, la mobilisation des francs-comtois sera donc décisive et on appelle tous nos lecteurs à aller donner leur sang s’ils sont en capacité. Tous les sites de collecte, très nombreux avec des sites exceptionnels sur les lieux de vacances, sont disponibles sur le site de l’EFS : https://dondesang.efs.sante.fr/ et sur l'application mobile.

 

L'interview de la rédaction / Christophe Barisien    

Durant deux jours, mardi et mercredi, dans le cadre de la journée mondiale du don de sang, l’Etablissement Français du Sang organisait une grande collecte à Besançon sur la place de la Révolution. A cette période de l’année, à quelques semaines des premiers départs en vacances, les stocks sont au plus bas et il convient de mobiliser la population.

don du sang 2 DD

Une heure, c’est le temps qu’il faut pour donner son sang. En prenant ce laps de temps, le donneur sauve trois vies. D’où l’importance de franchir le pas. L’Etablissement Français du Sang espère que cette collecte évènementielle a  apporté son lot de nouveaux donneurs.

 

L'interview de la rédaction / Morgane Mantovani de l’EFS Bourgogne Franche-Comté est au micro de la rédaction

Pourtant essentielles, les réserves de sang ne coulent pas à flot ces derniers mois.  À l’occasion de la journée mondial des donneurs ce lundi, l’EFS espère sensibiliser sur le sujet en organisant plusieurs actions ces prochains jours.

Malgré leur action indispensable, l’Établissement Français du Sang peine à renflouer ses réserves depuis quelques temps. La crise sanitaire est passée par là, contrairement aux donneurs qui se font malheureusement de plus en plus rare. Des réserves « sous tension » qui ont poussé l’EFS à lancer un appel national au don il y a quelques jours. Peu avant l’été, période historiquement compliquée pour le don du sang, le Docteur Christophe Barisien espère un rebond de la mobilisation générale pour cette cause : « Les produits sanguins sont indispensables à la prise en charge de très nombreux patients. Il n’y a aucun moyen de fabriquer de manière artificielle ces produits sanguins, tout repose donc uniquement sur la générosité des donneurs ».

Action, réaction ?

Pour re-mobiliser la population, l’EFS mise sur la multiplication d’actions de sensibilisation. L’Établissement sera par exemple ces mardi et mercredi Place de la Révolution à Besançon, pour de nouvelles collectes : « Ces collectes événementielles auront lieu de 11h à 19h. C’est une collecte organisée sous chapiteau et qui se déroulera dans une ambiance plutôt festive et sympathique, avec l’intervention d’artistes, de musiciens, et de danseurs ». Un moyen pour l’EFS d’animer ses collectes et de les rendre plus attractives auprès des non-initiés, le but étant évidemment de toucher un maximum de personnes.

Vers la fin des discriminations 

Avancée attendue depuis un moment, la fin de la distinction entre hétérosexuels et homosexuels semble de plus en plus proche. L’Assemblée Nationale a en effet voté mardi dernier un amendement au projet de loi bioéthique modifiant les critères de sélection des donneurs. Une nouvelle avancée après 2016, et l’autorisation donnée aux homosexuels de donner du sang : « Les discussions sont ouvertes depuis plusieurs années. Il y a déjà eu plusieurs évolutions dans le sens de l’harmonisation des sélections de donneurs de sang. Cette évolution se fait par pallier, le but étant à termes, d’avoir les mêmes critères de sélection pour tous les donneurs ».