Dans le Jura. Le Conseil départemental a procédé, ce samedi 13 avril, à l’inauguration du pont de Choisey. Construit entre 1963 et 1966, l’ouvrage avait besoin d’aménagements et de réparations, après celles effectuées en 2019. Les passages jusqu’à 19 tonnes sont désormais autorisés. Ces travaux de réhabilitation s’établissent à près de 990.000 euros. Le département et le Grand Dole, à hauteur de 10%, ont participé à leur financement.
Le 3 mai prochain, Jura Tourisme et le Comité Interprofessionnel des Vins du Jura décerneront les Ceps d’Or du Jura, les trophées de l’œnotourisme dans le vignoble du Jura. L’objectif est de mettre en lumière et d’encourager les domaines du vignoble et acteurs touristiques jurassiens qui se mobilisent pour mettre en place « des propositions oenotouristiques fortes, originales et adaptées aux demandes de la clientèle ».
Clément Pernot n’est plus le président du Conseil Départemental du Jura. Il conserve néanmoins son poste de conseiller départemental. Cette décision fait suite à la validation de son élection au sein du Sénat, qui avait été contestée par Jean Daniel Maire, un de ses opposants battus.
Sa démission officielle prendra effet ce samedi 20 avril à minuit. Le nouveau président sera élu le lundi 13 mai. En attendant, Franck David, 1er Vice-président, en charge de l’agriculture et de l’environnement assurera l’intérim pendant une durée maximale de 30 jours.
Un rassemblement s’est tenu ce dimanche à Moirans-en-Montagne (39). A l’initiative de cette mobilisation, « Les Soulèvements de la Terre », qui voulaient sensibiliser la population sur le projet de la zone d’activité des Quarrés. A cette occasion, un temps festif était organisé.
Selon le collectif, cette terre ne doit pas se transformer en un espace économique. Le projet en vigueur doit se déployer sur environ six hectares de terrain, où des entreprises doivent s’y installer. Pour la municipalité, ce projet est « vital » pour le développement de la commune.
Dans un communiqué de presse, plusieurs associations, engagées dans la protection de l’environnement, invitent « les conseillers régionaux à mettre fin au soutien public aux aéroports en Bourgogne Franche-Comté ». Ils en appellent « à un tourisme plus durable et à la réduction du trafic aérien ».
Selon les propos tenus dans cet écrit, « une croissance exponentielle du trafic aérien condamnerait notre avenir à toutes et tous ». A la veille de la révision de sa stratégie aéroportuaire, il est demandé, à la collectivité, la mise en place « d’une large consultation du public au regard des enjeux » questionnés.
Les sapeurs-pompiers jurassiens sont intervenus hier soir, vers 18h30, à Parcey pour un accident de la route. On déplore quatre personnes blessées. 22 secouristes se sont rendus sur place.
Sur sa page Facebook, à la date du 14 février dernier, le centre Athenas, spécialiste de la sauvegarde de la faune sauvage, a enregistré la mort d’un lynx, retrouvé sur la voie ferrée, entre Poligny et Saint Lothain (39). Et ce, alors que la structure vient de soigner un nouvel individu blessé. Il y a quelques jours, Athenas dénonçait le nombre inquiétant de lynx, victimes de collisions. En 36 jours, à la date du 5 février, elle avait déjà enregistré 7 lynx percutés.
Dans le Haut-Jura, les élus des Hauts de Bienne mettent à disposition des habitants une enveloppe budgétaire pour qu’ils puissent développer un projet. La somme allouée s’élève à 20.000 euros. Les habitants et personnes scolarisées de plus de 10 ans, ainsi que les associations domiciliées sur la commune, ont, jusqu’au 31 mars, pour soumettre leurs idées de projets en se procurant un dossier à la mairie de Morez. Des permanences ont lieu tous les mercredis de 14h à 17h, dans l’Arcade Box, située Place Jean Jaurès à Morez. Après le vote des habitants les projets les plus plébiscités seront connus à la fin du mois de juin prochain.
Si les inquiétudes montent autour de la tenue de l'édition 2024 de la Transjurassienne les 10 et 11 février prochain à cause du manque de neige, la Transju'jeunes, déplacée à Prémanon, se tient bien ce mercredi 24 janvier. Des adaptations nécessaires ont dû être réalisées au vu des conditions climatiques. Plus de 1700 skieurs de 7 à 19 ans se s’élanceront au fil de la journée au stade nordique des Tuffes, à Prémanon, pour 24 épreuves de ski de fond, sur des parcours allant de 1 à 6 kilomètres, pour célébrer la fête de la jeunesse et du ski de fond en France. Il s’agit du seul site capable d'accueillir autant de sportifs avec une quantité et une qualité de neige suffisante. Cette année, les jeunes fondeurs peuvent bénéficier de l’expérience de trois championnes présentes à l’évènement : Anouk Faivre-Picon, Sandrine Bailly et Caroline Colombo.
Une étude statistique a été publié par l’Urssaf concernant les travailleurs frontaliers en Suisse affiliés à la sécurité sociale française. Âge, sexe, revenus, lieux de résidence, principaux secteurs d’activité : l’objectif pour l’URSAFF était de connaitre davantage ces profils, afin de les accueillir au mieux et d’adapter ses services, à partir des données récoltées.
73% des travailleurs frontaliers en Suisse sont gérés par l’Urssaf, hors retraités. Sur les 215.000 travailleurs frontaliers en Suisse, 166.000 ayant choisi d’adhérer à la sécurité sociale française sont comptabilisés dans les bases de données des URSSAF fin décembre 2022. Cette population est composée à la fois d’actifs en Suisse (salariés, en majorité, ou indépendants) qui sont au nombre de 157.7000, ainsi que des retraités.
Les zones frontalières privilégiées
Logiquement, les frontaliers en Suisse gérés par les URSSAF habitent principalement dans les départements limitrophes de la frontière avec la Suisse. Trois départements concentrent plus des trois quarts de la population. 44% d’entre eux sont localisés en Haute-Savoie, 19 % dans le Doubs et 15 % dans le Haut Rhin. Les autres sont répartis dans les départements de Franche-Comté et de Rhône-Alpes, mais aussi des départements moins proches des frontières, notamment quand ils sont retraités. Dans les départements les plus peuplés, Annemasse, Annecy, Thonon-les-Bains, Gex, Mulhouse, Saint-Louis, Morteau, Villers-le-Lac et Pontarlier sont des communes particulièrement attractives pour ces populations.

Une population majoritairement masculine
La population des frontaliers suisses affilés à la sécurité sociale française est majoritairement masculine (59,1 % d’hommes fin 2022). Cette part dépasse 60 % dans le Doubs et le Haut-Rhin. De manière globale, l’âge moyen des hommes (43,6 ans) est très proche de celui des femmes (43,9 ans). La part des plus de 65 ans augmente avec l’éloignement de la frontière, les retraités n’ayant plus besoin de rejoindre leur lieu de travail en Suisse. La part des 30-39 ans domine dans les départements proches de la frontière. La comparaison de cette population avec les salariés du régime général exerçant dans le secteur privé ou public renforce le constat d’une population plus masculine et plus âgée. De manière générale, dans chacun des départements, la part des moins de 25 ans est moins importante dans la population des frontaliers affiliés à la sécurité sociale française.
Les hommes mieux payés. Les niveaux les plus importants près de la frontière
En ce qui concerne les salaires, l'Urssaf indique que le revenu moyen annuel des hommes frontaliers en Suisse s'élève à 56.815€, contre 47.098€ pour les femmes. Pour calculer les cotisations, l’Urssaf s’appuie sur un revenu fiscal de référence individualisé (RFRI) composé de deux éléments : les salaires et pensions, d’une part, et les autres revenus d’autre part. En 2023, 155.000 frontaliers suisses affiliés à la sécurité sociale française ont déclaré un RFRI au titre de l’année 2021. Les niveaux les plus importants se situent près de la frontière, et notamment dans les départements les plus proches des lieux de travail suisses, comme la Haute-Savoie, avec des facilités d’accès à Genève. Selon l’INSEE, la ville de Genève concentre une forte part de frontaliers en Suisse, dans des secteurs à forte rémunération, notamment dans les banques et le médical. Les résidents du Doubs, dont les RFRI moyens sont aussi plus élevés, exercent aussi des métiers autour de la santé, générant de fortes rémunérations. Le RFRI moyen des hommes de moins de 65 ans s’élève à 56.815 euros en 2021, supérieur de 20 % à celui des femmes. Cet écart est légèrement inférieur à celui constaté pour la population des salariés du secteur privé en 2022, qui est de 23,2 % avant correction des écarts liés au temps de travail.

Anne Barralis, directrice de l’URSSAF Franche-Comté :