Vaillant défenseur des langues régionales et minoritaires et fondateur de l'Institut de Promotion des Langues Régionales de Franche-Comté, l'auteur-compositeur-interprète Billy Fumey sort une version traduite en franc-comtois du « Petit Prince ». Deuxième livre le plus traduit au monde après la Bible et symbolique de la promotion et la préservation des langues régionales et minoritaires, le choix du roman d'Antoine de Saint-Exupéry était alors une évidence pour les 75 ans de sa parution en France.
« Au départ j'ai dit non... finalement la pandémie s'est invitée et je suis revenu sur ma décision »
Alors que l'idée proposée par un collectionneur breton n'était pas dans les projets pour 2020, année des 10 ans de scène de Billy Fumey, l'arrivée de la pandémie du coronavirus a modifié ses plans et la traduction a débuté au mois d'octobre 2020. Le livre est édité par les éditions Cêtre à Besançon, un choix logique dans la capitale de la Franche-Comté, ancien centre littéraire de littérature franc-comtoise et comtophone et symbole de la langue franc-comtoise par exemple par le quartier Battant ou la revue Barbizier.
« Bien sûr, je continue également la musique »
Il ne compte pas s'arrêter là puisque la traduction de « Lucky Luke » est déjà terminée et le travail de traduction sur « Tintin » ou encore « Les Simpson » est en cours. En attendant, « Le petit Prince » ou « Lou Péquignot Prince », en franc-comtois, est d'ores et déjà disponible sur le site internet des éditions Cêtre, en librairie ou maison de presse pour la somme de 20 euros. Billy Fumey vise notamment les adeptes du franc-comtois à Besançon et la Suisse, premier pays comtophone du monde.
Le festival Bien Urbain bat son plein à Besançon. 27 artistes et collectifs présente du 3 au 20 juin des œuvres d'art contemporain dans les rues de la ville, pour créer de l'inattendu et des émotions. Au programme, sculptures, peintures murales, créations multimédias, illustrations, spectacles... La rédaction de Pleinair s'est essayée à l'utilisation des dumbphones ce mercredi sur la place Marulaz, en compagnie de Guillaume Bertrand, artiste numérique.
Un constat social sur le numérique
La proposition artistique de Guillaume Bertrand pour Bien Urbain naît lors d'un projet avec des lycéens de Besançon sur l'usage du smartphone dans l'espace public. Il explique « qu'avec un smartphone, on peut se connecter (avec les autres) partout et tout le temps ». Mais paradoxalement, pour se connecter, on doit s'isoler. Les dumbphones, créés par Guillaume Bertrand, sont une version très simple, très épurée d'un smartphone, avec lequel on ne peut qu'échanger des messages écrits, créer du contenu visuel et se divertir.
Une expérience ludique et amusante
Seulement connectés par groupe de 6, les dumbphones ont une caractéristique bien étonnante. Pas de clavier, pas d'écran tactile, pas d'appareil photo. Pour interagir avec les utilisateurs, il faut se déplacer. Le « téléphone idiot » détecte quand on se déplace, et dans la fonction message de l'appareil, les lettres de l'alphabet défilent. Il faut appuyer sur le seul bouton au bon moment si l'on veut ne pas faire de faute, sous peine de devoir tout recommencer. Il a fallu plusieurs dizaines de minutes et beaucoup de tentatives pour que notre journaliste ne réussisse à écrire rien que le mot « Pleinair ». Guillaume Bertrand continuera de présenter son invention jusqu'à la fin de la semaine. Il sera place Pasteur vendredi 11 juin à partir de 15h, devant la poste Allende à Planoise samedi à 14h et place Granvelle dimanche à 16h.
L’orchestre Victor Hugo a dévoilé une programmation supplémentaire à sa saison symphonique pour l’été. « Le off de l’orchestre » permettra aux musiciens de se produire sous une forme plus légère tout en proposant une belle offre musicale à la région. L’orchestre sera au Musée des Maisons Comtoises de Nancray le 18 juin à 19h, dans la cour de l’école Victor Hugo de Montbéliard le 15 juillet à 21h15, à l’aérodrome de Courcelles le 16 juillet à 21h, ou encore dans la cour du Palais Granvelle à Besançon le 14 août à 21h.
Il aura bien lieu cet été. Le 91è salon des Annonciades se déroulera du 3 juillet au 8 août à la Chapelle des Annonciades à Pontarlier. Exposition, culture, peinture, gravure seront à l'honneur cet été encore dans le Haut-Doubs. 24 artistes seront présents.
Cette 91è édition rendra également hommage, dans le cœur de la Chapelle des Annonciades, à trois exposants disparus : aux peintres Pierre-Louis Bréchat et Michel Schwartz et au sculpteur Jacques Voitot.
Rendez-vous tous les jours de la semaine de 10h à 12h et de 14h à 19h à la Chapelle des Annonciades. Entrée libre.