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À Ornans, le musée départemental Gustave Courbet propose l'une des grandes expositions culturelles de l'année. Jusqu'au 8 novembre 2026, « Réalisme animal » retrace l'essor spectaculaire de l'art animalier au XIXe siècle à travers plus de 120 œuvres exceptionnelles. Un parcours qui éclaire autant l'histoire de l'art que l'évolution du regard porté sur les animaux. Fruit de prêts prestigieux accordés par de nombreuses institutions, avec le soutien exceptionnel du musée d'Orsay, l'exposition réunit quelques-unes des figures majeures du mouvement : Gustave Courbet, Rosa Bonheur, Emmanuel Frémiet ou encore François Pompon. Tous témoignent, chacun à leur manière, de l'émancipation progressive du sujet animal dans la peinture et la sculpture, longtemps considéré comme secondaire face aux grandes scènes historiques ou religieuses.

De simple décor à sujet d'art

Le parcours montre comment le réalisme animalier trouve ses racines dans la redécouverte des maîtres hollandais du XVIIe siècle. L'arrivée à Paris, en 1795, du célèbre Jeune Taureau de Paul Potter bouleverse durablement les artistes français. L'observation fidèle de la nature devient alors une véritable source d'inspiration, ouvrant la voie au réalisme défendu quelques décennies plus tard par Gustave Courbet. À partir des années 1840, l'animal cesse progressivement d'être un simple élément de paysage pour devenir un sujet à part entière, reflet d'une société en pleine mutation.

L'art au service de la modernisation agricole

L'exposition rappelle également le rôle joué par l'art dans les grandes transformations agricoles du XIXe siècle. L'État encourage alors l'amélioration des races d'élevage et fait appel aux artistes pour valoriser cette modernisation. Figure incontournable de cette période, Rosa Bonheur participe à cette promotion avec des œuvres devenues emblématiques. Point d'orgue de l'exposition, Le Labourage nivernais, exceptionnellement prêté par le musée d'Orsay, illustre cette volonté de célébrer le travail agricole et l'excellence de l'élevage français.

Les premiers combats pour la cause animale

Mais le réalisme animal ne se limite pas à une célébration du monde rural. Au milieu du XIXe siècle, la création de la Société protectrice des animaux (SPA) en 1845 puis la loi Grammont de 1850 marquent les débuts de la protection animale en France. Les artistes s'emparent alors de ces nouveaux débats de société. Alfred Stevens peint la détresse des chiens abandonnés, tandis qu'Emmanuel Frémiet représente la souffrance des chevaux. Le regard change : il ne s'agit plus seulement d'admirer la puissance ou la beauté de l'animal, mais aussi de susciter l'empathie et de dénoncer les mauvais traitements.

Une exposition qui fait écho aux enjeux contemporains

Si l'exposition plonge le visiteur dans le XIXe siècle, elle entre en résonance avec les préoccupations actuelles. Sensibilité animale, industrialisation de l'élevage, protection des espèces ou rapport de l'homme au vivant trouvent aujourd'hui un nouvel écho face aux défis écologiques contemporains. En filigrane, « Réalisme animal » rappelle que les œuvres d'art ne racontent pas seulement leur époque : elles interrogent aussi notre présent.

Une programmation pour tous les publics

Le musée prolonge l'expérience avec une riche programmation culturelle : visites guidées, ateliers pour les enfants et les familles, conférences sur l'art et la cause animale, ateliers de danse inspirés des animaux, rencontres avec des spécialistes, animations lors des Journées européennes du patrimoine ou encore concerts. Le parcours se poursuit également hors les murs, à l'Atelier Courbet, où un mandrill naturalisé accueille les visiteurs dans un jeu de piste destiné aux familles, ainsi qu'à la ferme familiale de Flagey avec « Versatiles Résurgences », une installation monumentale du plasticien Paolo Boosten inspirée du bestiaire de Courbet.

Pratique

L'exposition « Réalisme animal » est présentée au musée départemental Gustave Courbet à Ornans jusqu'au 8 novembre 2026. Elle est ouverte depuis le 27 juin. Une programmation d'animations et de visites accompagne l'événement tout au long de l'été et de l'automne.

Du 8 juillet au 9 septembre, le Petit Kursaal accueille L'Été au cinéma, proposé par Les 2 Scènes. Chaque mercredi, à 18 h et 20 h 30 (sauf le 5 août), le public pourra découvrir un long métrage francophone précédé d'un court métrage. Cette huitième édition met à l'honneur la richesse et la diversité du cinéma d'auteur francophone, avec une programmation élaborée en collaboration avec les spectateurs du Café-ciné. Pour découvrir la programmation : www.les2scenes.fr

Du 7 juillet au 25 août, les Mardis des Rives feront à nouveau vibrer les communes du Grand Besançon Métropole. Pour cette 13ᵉ édition, sept concerts gratuits sont programmés dans des communes riveraines du Doubs, avec une affiche entièrement composée d'artistes régionaux. Un rendez-vous estival devenu incontournable, qui allie découverte musicale, convivialité et valorisation du territoire.

Un festival itinérant au cœur des communes

Chaque mardi de l'été, le Grand Besançon Métropole investira une commune située en bordure du Doubs pour proposer un concert gratuit en plein air. Un concept qui séduit un public toujours plus nombreux.  Les Mardis des Rives, c'est un festival qui s'étale tout au long de l'été. Chaque mardi, nous proposons un concert dans l'une des communes du Grand Besançon située au bord du Doubs ou à proximité », explique Franck Monneur, vice-président de Grand Besançon Métropole en charge de la culture. Au-delà de la mise en valeur des communes, l'objectif est de rapprocher la culture des habitants. « Nous proposons essentiellement des musiques actuelles, festives, pensées pour les familles et les groupes d'amis. Nous tenons beaucoup à cet esprit convivial qui fait l'identité du festival », souligne l'élu.

 

Une fréquentation qui ne cesse de progresser

Treize éditions plus tard, le succès du festival ne se dément pas. Face à une affluence grandissante, Grand Besançon Métropole a dû adapter son organisation. Les concerts organisés dans les communes sont désormais limités à une jauge de 2 000 spectateurs, tandis que le concert de clôture, prévu à Besançon, pourra accueillir jusqu'à 4 000 personnes. « L'accès reste entièrement gratuit, mais nous conseillons au public d'arriver suffisamment tôt. Une fois la jauge atteinte, nous ne pourrons plus accueillir de nouveaux spectateurs », prévient Franck Monneur.

Une programmation éclectique portée par les artistes régionaux

La programmation 2026 fait la part belle à la diversité musicale.

  • 7 juillet – Osselle-Routelle : Mystically (soul-reggae)
  • 21 juillet – Avanne-Aveney : Krachta Valda  (gypsy blues)
  • 28 juillet – Larnod : Renards de Renom (pop et chanson familiale)
  • 4 août – Roche-lez-Beaupré : Kalarash (musiques d'Europe de l'Est)
  • 11 août – Busy : Nana Koura (pop réunionnaise aux influences afro)
  • 18 août – Montferrand-le-Château : Kevin Twomey  (rock)
  • 25 août – Besançon, parc de la Rhodiacéta : Valérie Ekoumé (afro-pop) et The Buttshackers (soul)

Aucun concert n'est prévu le 14 juillet, en raison de la Fête nationale.

Plus de 150 candidatures pour seulement sept dates

L'ensemble des groupes programmés est issu de la scène musicale régionale. « Ce sont des artistes suivis par Le Bastion ou La Rodia. Nous sommes heureux de leur offrir cette visibilité », indique Franck Monneur. Chaque année, les deux structures culturelles lancent un appel à candidatures afin de sélectionner les artistes. Pour cette édition, plus de 150 groupes ont postulé. « Jouer devant 2 000 personnes représente une véritable opportunité pour ces formations régionales », souligne l'élu. Les communes participantes conservent également la possibilité de programmer leurs propres premières parties. Cinq des sept concerts proposeront ainsi une première partie assurée par des formations locales de petit format.

L'interview de la rédaction : Franck Monneur, élu grand bisontin, en charge de la culture 

Des navettes gratuites et une accessibilité renforcée

Afin de faciliter l'accès aux différents sites, Grand Besançon Métropole renouvelle son partenariat avec Ginko. Deux navettes gratuites seront mises en place au départ de Besançon pour chaque concert. Elles seront accessibles sur réservation via le site internet des Mardis des Rives. Un dispositif spécifique est également prévu pour les personnes à mobilité réduite, avec un transport adapté sur réservation ainsi que des espaces réservés au plus près de la scène. « Nous voulons que ces concerts soient accessibles à toutes et à tous », insiste Franck Monneur. Avec une programmation éclectique, des artistes régionaux mis à l'honneur et une formule gratuite qui a largement fait ses preuves, les Mardis des Rives entendent une nouvelle fois faire de l'été un moment de découverte musicale et de convivialité sur les rives du Doubs.

L'interview de la rédaction : Franck Monneur, élu grand bisontin, en charge de la culture 

Du 1er juillet au 29 août, le hall de l'hôtel de ville de Pontarlier accueille une exposition d'affiches de films consacrée à l'actrice suisse Ursula Andress. Organisée par le Centre de ressources iconographiques pour le cinéma des Amis du Musée de Pontarlier, cette rétrospective retrace le parcours de celle qui est devenue une icône du septième art après son rôle de première James Bond Girl dans James Bond 007 contre Dr. No. À travers une sélection d'affiches originales, le public est invité à redécouvrir les grands films d'une carrière marquée par des collaborations avec Sean Connery, Elvis Presley, Frank Sinatra ou encore Jean-Paul Belmondo.

Un avant-goût d'un projet ambitieux

Présenté en avant-première ce lundi matin, au Kursaal, à Besançon, le film « Juste à temps » de Rachid Bekhaled est encore en cours de finalisation. Le réalisateur précise que seule une version provisoire a été projetée, le long travail de post-production étant toujours en cours. « Nous sommes à 20 % des capacités du projet. La version définitive sera prête fin juillet », explique-t-il. Son ambition est de présenter le film au Festival international du film francophone d'Angoulême, avant de viser, à plus long terme, une sélection au Festival de Cannes, dans la catégorie Premier Regard.

Un récit construit autour des choix de vie

Le cœur du film repose sur une question simple : une seule décision peut-elle changer une existence ? À travers trois jeunes personnages, « Juste à temps » aborde la consommation de protoxyde d'azote, un sujet de santé publique particulièrement actuel. Le récit montre « l'avant, le pendant et l'après », afin de dépasser le simple message de prévention. « On ne peut pas faire de la pédagogie en trois minutes. Il fallait raconter une histoire », souligne Rachid Bekhaled. Le chef opérateur José Rosier insiste sur cette volonté de montrer « ce qui se passe réellement aujourd'hui » en confrontant les personnages aux conséquences de leurs choix.

Un film mêlant plusieurs registres

Loin d'être un simple documentaire de prévention, le réalisateur revendique un véritable film de cinéma. Le scénario mêle violence, science-fiction, suspense, histoire d'amour et surtout espoir. Le personnage principal, surnommé « Tic-Tac », incarne cette possibilité de rédemption malgré un parcours marqué par l'hyperviolence. « On a besoin d'espoir avec ce qu'on entend et ce qu'on voit aujourd'hui », résume le réalisateur.

De jeunes débutants devant la caméra

Le casting repose sur un équilibre entre acteurs expérimentés et jeunes issus des quartiers populaires. Rachid Bekhaled, déjà réalisateur de nombreux courts et moyens métrages consacrés aux problématiques de société, a repris plusieurs comédiens rencontrés lors de son précédent film consacré à la radicalisation, tout en recrutant de nouveaux talents grâce au bouche-à-oreille. Pendant six mois, les participants ont travaillé dans les studios de l'association RP Entertainment, à Besançon. « Certains étaient totalement débutants. Nous avons façonné le projet pendant six mois », explique-t-il. Le réalisateur cite notamment l'exemple d'un jeune acteur très réservé qui, grâce au travail de préparation, a progressivement pris confiance devant la caméra.

L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film 

 

FILM PLANOISE 2

 

Planoise, entre réalité sociale et résilience

Le film accorde une place importante au quartier de Planoise, où vivent le réalisateur et plusieurs jeunes comédiens. Interrogé sur le risque de donner une image négative du quartier, Rachid Bekhaled assume ce choix tout en rappelant que son objectif est de montrer autant les difficultés que les réussites. « En général, on retient le mal. Moi, je fais aussi apparaître le bien. »

Plusieurs spectateurs ont salué cette vision équilibrée, rappelant que Planoise est aussi un quartier familial où de nombreux jeunes construisent des parcours positifs malgré les difficultés. L'un d'eux a évoqué « une véritable histoire de résilience » qui dépasse largement les clichés habituellement associés au quartier.

Une coopération franco-suisse

Le projet s'inscrit également dans une démarche transfrontalière. Le scénario alterne entre les décors urbains de Planoise et les paysages de Suisse, notamment autour d'Yverdon ou Neuchâtel. Selon le réalisateur, cette alternance permet de faire coexister la dureté du quotidien et des espaces plus apaisés, tout en illustrant le vivre-ensemble entre les deux territoires.

Le protoxyde d'azote au cœur du message

Le choix de traiter le protoxyde d'azote est directement lié à une expérience personnelle du réalisateur. Il explique avoir perdu un voisin, décédé après avoir consommé ce gaz euphorisant. « C'est une drogue qui ne détruit pas immédiatement mais qui peut provoquer plus tard des paralysies ou des atteintes neurologiques graves Â». Le film entend ainsi sensibiliser le public à un danger encore sous-estimé.

Une déception sur le financement français

Au cours des échanges, Rachid Bekhaled a également regretté l'absence de soutien financier des dispositifs bisontins de politique de la ville. Selon lui, le projet a obtenu des financements côté suisse dans le cadre de la coopération transfrontalière, mais n'a bénéficié d'aucune aide des dispositifs sollicités dans la cité comtoise,  malgré plusieurs demandes. Il espère désormais que la future  Ã©quipe municipale et les partenaires institutionnels accompagneront davantage ce type de projet de prévention.

L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film 

 

Une tournée de débats envisagée

Au-delà des festivals, le réalisateur souhaite faire vivre le film dans les établissements scolaires, les associations et les structures jeunesse. L'objectif est d'organiser des projections suivies de débats avec les jeunes afin d'échanger autour des conduites à risque, de la prévention et des choix de vie. « Si des associations veulent accueillir le film à la rentrée, nous répondrons présents », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Rachid Bekhaled, le réalisateur du film 

Dans le cadre du Contrat Local d'Éducation Artistique des Portes du Haut-Doubs, les élèves de Bouclans, Gonsans, Étalans, Naisey-les-Granges et Vercel-Villedieu-le-Camp ont participé cette année à la création d'un spectacle de théâtre musical. Accompagnés par les artistes Clotilde Moulin et Théo Lanatrix, de la compagnie Ofam, les enfants ont imaginé, écrit et interprété leur propre œuvre au cours de dix séances. Ce dispositif, porté par la Communauté de communes des Portes du Haut-Doubs, la DRAC et l'Éducation nationale, vise à favoriser l'accès à la culture pour tous les jeunes du territoire.

La Citadelle de Besançon annonce l’annulation de la soirée Panorama Sonore prévue le 10 juillet. Cette décision fait suite au forfait du groupe The Limiñanas, contraint d’annuler sa venue pour des raisons de santé. Les spectateurs en possession d’un billet recevront un courriel précisant les modalités de remboursement.

Le peintre valdahonnais Raphaël Pagaud présente jusqu'au 27 juin une exposition consacrée à l'art du portrait. Une vingtaine d'œuvres à l'huile sont à découvrir, mêlant tradition picturale et regard contemporain. L'artiste, dont le parcours a été marqué par plusieurs salons internationaux, propose également un univers nourri par l'écriture poétique. L'exposition est accessible aux horaires d'ouverture de la médiathèque et s'adresse à tous les publics.

Du 18 au 20 septembre prochains, Besançon accueillera la 11e édition de « Livres dans la Boucle », devenu au fil des années le premier  festival littéraire en Bourgogne Franche-Comté. Lors de la présentation officielle de l'événement à la Maison Victor Hugo, Grand Besançon Métropole, l’organisateur, et son président Ludovic Fagaut,  ont affiché une ambition claire : conforter la place du festival dans le Top 10 national tout en élargissant encore son public. « Nous voulons un festival placé sous le signe de la sérénité et de la nouveauté », a résumé M. Fagaut. Un message qui marque la volonté de tourner la page des difficultés rencontrées lors de l'édition précédente tout en proposant une programmation renouvelée.

Un moteur culturel et économique pour le territoire

Au-delà de sa dimension culturelle, « Livres dans la Boucle » représente un levier économique important pour l'agglomération bisontine. L'édition 2025 a généré près de 350 000 euros de retombées économiques, attiré plus de 30 000 visiteurs, accueilli près de 200 auteurs et permis la vente de plus de 12 000 ouvrages. Les organisateurs rappellent également l'importance de soutenir la filière du livre dans un contexte difficile. Chaque année, près de 80 librairies ferment également leurs portes en France. Par ailleurs, selon les chiffres évoqués lors de la conférence, un jeune Français ne consacre plus que 18 minutes par jour à la lecture, tandis que le temps passé devant les écrans dépasse trois heures quotidiennes. « Ces événements sont essentiels pour redonner le goût de la lecture et soutenir les acteurs du livre », a souligné l’élu.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole 

 

Une programmation répartie dans toute la ville

Le festival investira de nombreux lieux culturels de Besançon : la Maison Victor Hugo, le Nouveau Théâtre de Besançon, le Bastion, le cinéma Megarama, le Scénacle ou encore le Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie. Le grand chapiteau de Chamars restera le cÅ“ur du festival, mais la volonté affichée est de faire rayonner l'événement dans toute la ville et dans plusieurs communes du Grand Besançon. « Dix médiathèques de l'agglomération accueilleront également des rencontres avec les auteurs. Des animations seront proposées dans les écoles, au CHU ainsi qu'en milieu carcéral afin de toucher les publics éloignés de la lecture Â» a expliqué Franck Monneur, Vice-Président de la collectivité, en charge de la culture.

Guillaume de Tonquédec, président d'honneur

La grande nouveauté de cette édition est la nomination du comédien Guillaume de Tonquédec à la présidence du festival. Récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle pour « Le Prénom » en 2013, il succède à une longue liste d'écrivains ayant marqué l'histoire du festival. Un choix qui symbolise l'ouverture du rendez-vous bisontin vers d'autres disciplines artistiques. L'acteur viendra présenter son nouveau livre « Ta mère et moi », publié chez Stock, un récit personnel consacré à la maladie, à la famille et à la place des aidants.

L'interview de la rédaction : Franck Monneur, Vice-Président de Grand Besançon Métropole, en charge de la culture

Littérature, cinéma, musique et bande dessinée

L'édition 2026 entend renforcer les passerelles entre la littérature et les autres formes artistiques. Près de 170 auteurs sont attendus, dont une centaine en littérature générale, une vingtaine d'auteurs de bande dessinée, 25 auteurs jeunesse et une trentaine d'auteurs régionaux. Les organisateurs revendiquent pleinement cette diversité. « La bande dessinée n'est pas une sous-littérature, pas plus que le manga », a insisté Franck Monneur. Concerts dessinés, rencontres cinéma, performances artistiques et lectures musicales viendront compléter la programmation.

L'interview de la rédaction : Christine Bresson, directrice du festival 

Une attention particulière portée à la jeunesse

Le festival poursuit également son important travail en direction des jeunes lecteurs. Le Prix Jeunesse réunira un jury de quinze enfants âgés de 8 à 11 ans chargés de départager quatre autrices sélectionnées. La remise du prix aura lieu le 19 septembre. Particularité de ce prix : l'ouvrage lauréat donnera naissance à une création artistique réalisée avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Besançon. Le spectacle sera présenté lors de l'édition suivante du festival. Des rencontres avec les auteurs seront également organisées dans les établissements scolaires du Grand Besançon avant et après le festival.

Un rendez-vous incontournable en Bourgogne-Franche-Comté

Avec ses dizaines de milliers de visiteurs et ses centaines d'intervenants, « Livres dans la Boucle » s'impose aujourd'hui comme le plus important festival littéraire de Bourgogne-Franche-Comté. Pour les organisateurs, l'objectif est désormais clair : poursuivre son développement, attirer de nouveaux publics et faire de Besançon, chaque mois de septembre, une capitale du livre ouverte à toutes les formes de création artistique.

À l'occasion de la deuxième édition de « Jours de fête », organisée jusqu'au 13 juin au Nouveau Théâtre de Besançon (NTB), son directeur Tommy Milliot revient sur la vocation de cette institution culturelle et défend le rôle essentiel du théâtre dans la vie de la cité.

Un théâtre de création au cœur du territoire

Nommé à la tête du Nouveau Théâtre de Besançon en janvier 2024 par le ministère de la Culture, Tommy Milliot dirige l'un des 38 Centres dramatiques nationaux (CDN) que compte la France. Un modèle culturel singulier qui repose sur une mission de création artistique. « Ce sont des théâtres dirigés par des artistes. Nous donnons aux créateurs les moyens de fabriquer leurs spectacles, avec des ateliers décors, des ateliers costumes et des espaces de répétition », explique-t-il. La prochaine saison, déjà dévoilée au public, proposera une quinzaine de créations théâtrales inédites, mais également des lectures, des portraits d'artistes, des scènes ouvertes et de nombreuses rencontres. « Le théâtre n'est pas seulement un lieu où l'on vient voir un spectacle. C'est aussi un endroit où l'on participe à la création et où l'on rencontre les artistes », souligne le directeur.

Une activité permanente derrière les murs

Même lorsque les portes semblent fermées au public, le théâtre reste en effervescence. Dans les ateliers du NTB, décors et costumes prennent forme plusieurs mois avant leur présentation sur scène. « Nous préparons déjà les saisons futures. Accompagner une création demande beaucoup de temps et d'énergie. Nous sommes constamment en train d'inventer les histoires que nous raconterons demain », explique Tommy Milliot. Pour rendre visible ce travail souvent méconnu, le théâtre ouvre régulièrement ses portes au public lors de répétitions ou de visites des coulisses.

« La culture est nécessaire à nos vies »

Dans un contexte où les financements publics sont parfois questionnés, Tommy Milliot défend avec conviction la place de la culture. « Nous sommes un service public au même titre que l'hôpital, l'éducation ou la justice », rappelle-t-il. Pour lui, le théâtre joue un rôle fondamental dans le vivre-ensemble. « Quand on vient voir un spectacle, on ne sait pas à côté de qui l'on va s'asseoir. C'est ce qui est fédérateur. Le théâtre est un lieu où l'on se rassemble, où l'on écoute des histoires et où l'on peut rêver. » Et de conclure : « La culture se porte bien parce qu'elle est nécessaire à nos vies ».

« Jours de fête », un rendez-vous ouvert à tous

Pour clôturer la saison, le NTB organise jusqu'au 13 juin la deuxième édition de « Jours de fête », un événement gratuit imaginé comme une grande fête populaire. Installé sur le parvis et dans les jardins du théâtre, face au parc Micaud, le rendez-vous mêle spectacles de plein air, représentations amateurs, concerts, jeux, restauration et animations familiales. « C'est une sorte de kermesse culturelle », résume Tommy Milliot. « On peut venir à trois ans comme à quatre-vingt-dix ans ».  L'événement est construit avec de nombreux partenaires locaux, parmi lesquels le Conservatoire, l'Université de Franche-Comté, la Rodia ou encore le Bastion.

L'interview de la rédaction : Tommy Milliot, directeur du Nouveau Théâtre de Besançon 

 

Mettre en lumière les talents locaux

La programmation fait largement la part belle aux artistes du territoire. Selon Tommy Milliot, près de 95 % des participants sont originaires de Franche-Comté. Parmi eux figurent les élèves du Conservatoire, des compagnies amateurs bisontines, les membres du collectif Les Jacques en Scène, mais aussi de jeunes groupes émergents invités par la Rodia et le Bastion. « Nous voulons montrer la vitalité artistique de Besançon et offrir des espaces d'expression à celles et ceux qui débutent », explique-t-il.

Un événement appelé à grandir

Cette édition 2026 est la deuxième organisée sous la direction de Tommy Milliot. Le directeur espère désormais inscrire durablement « Jours de fête » dans le paysage culturel bisontin. « J'aimerais que ce rendez-vous continue de grandir et devienne un moment attendu par les habitants. Un événement où l'on se retrouve dans la joie. Parce que la joie aussi est importante », conclut-il.

Infos pratiques : programme complet sur le site du Nouveau Théâtre de Besançon : Nouveau Théâtre de Besançon.