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Le 2 octobre dernier, en déplacement dans le Lot-et-Garonne, Emmanuel Macron dévoilait la carte des 238 nouvelles brigades de gendarmerie qui seront créées dans tous les départements français. Le département du Doubs, malgré une hausse de 16% des effectifs en neuf ans va accueillir trois nouvelles brigades mobiles, composées de six gendarmes chacune. Actuellement, le territoire compte 585 gendarmes. Si ces nouvelles équipes ont une spécificité particulière, répondant aux besoins et aux enjeux du territoire, Jean-François Colombet, le Préfet du Doubs, y voit « un renforcement de la présence territoriale des forces de l’ordre ».

Construit avec les élus doubistes, ce schéma pointe trois enjeux majeurs que sont : les violences intrafamiliales, les atteintes à l’environnement et les trafics de drogue. Ces trois antennes se situeront respectivement sur le site de Tarragnoz, à Besançon, « avec un déplacement à termes à Saône », à Orchamps-Vennes et à Bethoncourt. Leur arrivée pourrait être effective à compter de la fin d’année, voire au cours du 1er trimestre 2024. Même si les militaires seront majoritairement sur le terrain, une réflexion est menée pour les accueillir avec leur famille. A Orchamps-Vennes par exemple, sur un terrain appartenant à la gendarmerie nationale, une nouvelle construction pourrait voir le jour.

La Brigade Mobile de Besançon : elle ciblera les violences intrafamiliales. Sa localisation a été choisie sur un territoire ou le nombre de ces agressions et comportements sont en constante évolution. 687 faits ont été constatés en 2019. Ils s’élevaient à 836 en 2022 dans le Doubs.

La Brigade Mobile du Haut-Doubs : elle sera située à Orchamps-Vennes. Ce service émane d’une forte demande des maires. Sa mission consistera notamment à lutter contre les dépôts sauvages, toujours en progression sur les territoires proches de la frontière suisse. Sa création correspond également à un choix politique de « reconquête » dans le domaine de l’environnement.

La Brigade Mobile du Pays de Montbéliard :  elle sera basée à Bethoncourt. Elle sera accompagnée d’une équipe cynophile. Grâce à ces nouveaux moyens, Jean-François Colombet veut atteindre les mêmes résultats qu’à Planoise, obtenus par la police nationale, Ce territoire de reconquête républicaine a vu le nombre de ses points de deal passé de 26 à 2.

L'interview de la rédaction / Jean-François Colombet

Suite à une extorsion avec violences survenue dans la nuit du 21 au 22 juin à Morteau, une enquête préliminaire a été ouverte avec la création d’un groupe d’enquête à la brigade de recherche de Pontarlier.

Les investigations ont permis d’identifier trois mis en cause interpellés le 8 août sur la commune de Villers-le-Lac. Placés en garde à vue, les trois individus ont été déférés devant le tribunal judiciaire de Besançon le 9 août. Sous contrôle judiciaire, ils seront jugés dans les prochains mois.

Dans le cadre de leurs agissements, la gendarmerie recherche de potentielles autres victimes ou témoins de vols avec violences commis sur les communes de Morteau et de Villers-le-Lac.

En cas de renseignements, contactez-le : 03.80.67.00.17

Ce mercredi le préfet du Doubs et les autorités locales établissaient le bilan de la délinquance dans le Doubs en 2022. Si les agressions « crapuleuses » et les cambriolages sont en baisse, les plaintes pour violences intrafamiliales ont augmentés tout comme les procédures liées au trafic de drogue.

La crise sanitaire de 2020 et 2021, incarnée notamment par deux périodes de confinements, plusieurs couvre-feux, le recours renforcé au télétravail et des déplacements limités a évidemment eu des répercussions « positives » sur le bilan de la délinquance dans le département. L’année 2022 marque le retour aux tendances observées lors des années précédant la crise sanitaire, faisant de 2019 l’année de référence pour comparer les résultats obtenus.

Concernant les atteintes à l'intégrité physique dans le département du Doubs, on peut constater une baisse des violences crapuleuses, avec 250 faits en 2022, contre 269 en 2021, et 355 en 2019. Les vols avec armes sont en recul de 28 % depuis 2021, avec 41 faits contre 57. L’inquiétude concerne l’explosion des violences intrafamiliales rapportées aux autorités, avec une hausse de 43 % en un an, pour 3.081 faits contre 2.148 en 2021. « Je n’ai pas l’impression que les hommes soient plus violents qu’avant dans la sphère privée, mais les femmes déposent beaucoup plus de plaintes » souligne le procureur de la République de Besançon. Des propos soutenus par Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, indiquant que la délinquance dans la sphère privée est beaucoup plus forte, en tout cas beaucoup plus révélée qu’en 2019. Un élan favorisé selon lui par une libération de la parole ou encore les efforts consentis par les policiers et les gendarmes pour mieux accueillir les victimes.

« Augmentation des violences dans la sphère privée, violences sexuelles, violences sur conjoint, violences intrafamiliales. Est-ce que c'est une nouvelle délinquance que nous observons, où est-ce une délinquance révélée ? C'est délicat de le dire. En tout cas c'est un fait dominant, il faut donc répondre à cette délinquance » Jean-François Colombet, préfet du Doubs.

Concernant les atteintes aux biens, on constate une chute des cambriolages par rapport à 2019 avec une réduction de près de 30 % par rapport aux années pré-Covid. Cependant, on observe une augmentation des vols dans les véhicules de plus de 22 %, avec 1.102 faits en 2019 pour 1.384 faits en 2022. « Avons-nous perdu les bonnes habitudes d'avant la pandémie ? Faut-il sensibiliser à nouveau les utilisateurs à surveiller ce qu’ils mettent à l'intérieur de leur véhicule ? L'explosion des vols à la roulotte elle est avérée. On a beaucoup plus de faits » souligne le préfet du Doubs. Enfin, les vols de carburant, notamment sur les aires d’autoroute se multiplient, en partie à cause de la hausse de prix.

 

Côté routes du Doubs, pour l’année 2022, 364 accidents ont été recensés sur le département, entraînant le décès de 25 personnes, 450 blessés dont 170 hospitalisés. La vitesse et l’alcool en sont les causes principales. Il est aussi constaté une hausse des accidents impliquant es cyclistes ou de trottinettes.

 

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Aux côtés de Jean-François Colombet, le préfet du Doubs, Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon, Yves Cellier, directeur de la direction départementale de la sécurité publique, Bruno Ligiot, directeur régional de douanes de Franche-Comté ainsi que le colonel Frédérik Sauge-Merle, commandant en second du groupement de gendarmerie départemental du Doubs.

 

Concernant l'ultra violence, elle se manifeste dans des cercles bien identifiés, dans des cercles de délinquants, conduisant à de nombreuses victimes. Des affaires qui sont cependant de plus en plus clarifiées. « J’observe que le taux d'élucidation en police ou gendarmerie a progressé. On élucide plus facilement et de façon plus importante. Et je crois que le travail de la police judiciaire de la section de recherche sous l'autorité du parquet, nous permet de progresser et de conduire devant le juge de plus en plus fréquemment et solidement les auteurs de cette délinquance » indique Jean-François Colombet. Le nombre d’homicides ou de tentatives d’homicides est légèrement en retrait par rapport à 2021, avec 35 faits contre 38. Il reste cependant plus élevé qu’en 2019, où 25 faits avaient été relevés. « Ce qui m'importe, c'est que les effectifs des policiers et les gendarmes soient mobilisés sur le terrain, soit pour empêcher la commission des faits, soit pour révéler ces infractions, de façon à ce qu'une procédure soit ouverte et que les auteurs puissent être traduits devant les juges » souligne le préfet du Doubs.

 

Les infractions liées au trafic de drogue sont en hausse de 5,5 % par rapport à 2021, avec 1712 mis en cause en 2022 contre 1622 en 2021. « Ce qui augmente, c’est le nombre de procédures, révélées par l'activité des policiers et des gendarmes. Les forces de sécurité intérieure sont très présentes sur ce sujet stupéfiant, dont on sait qu'il gangrène une partie de notre territoire, en particulier sur la plaque bisontine » détaille Jean-François Colombet. En 2022, l’action de la sécurité publique a conduit à l’interpellation sur le quartier de Planoise de 635 individus, la saisie de 21,4kg de cannabis, 4kg d’héroïne, 3kg de cocaïne, 61.580€ et 44 armes à feu.

 

Et puis, du côté de la douane en Franche-Comté, les forces de l’ordre soulignent une année 2022 « exceptionnelle ». Tout d’abord, l’interpellation d’Hakim Hambli, recherché depuis 2002, le frère de Sofiane Hambli, un des plus gros trafiquant de drogue français. Le trafic de produits stupéfiants a bien occupé les services, avec 5,7 tonnes de cannabis saisis en 2022. Bruno Ligiot, le directeur des douanes de Franche-Comté, souligne deux saisies significatives en l’espace de trois jours : 20kg d’héroïne et 10kg d’héroïne, destiné à alimenter le quartier de Planoise à Besançon, connu pour être une place tournante du trafic de stupéfiants. Enfin, le directeur des douanes de Franche-Comté attire l’attention sur l’explosion du trafic de tabac, avec 11 tonnes saisies l’année dernière sur la région.

 

Des armes, des véhicules volés, plus de 150.000€ de stupéfiants, et quatre individus interpellés : voici le bilan d’une vaste opération de gendarmerie menée ce mardi à Besançon dans le quartier de Palente-Orchamps. Des investigations qui ont été menées suite à une tentative d’assassinat en juillet 2022 à Marloz, en Haute-Saône.

Tout commence en pleine nuit, dans cette petite commune, le 7 juillet 2022. Une dizaine de balles sont tirées sur la façade d’une habitation, un véhicule, et deux d’entre elles traversent la jambe d’un homme. Des tirs provenant d’un pistolet automatique 9mm et d’un fusil mitrailleur. Sept mois plus tard, après de nombreuses investigations, les enquêteurs remontent jusqu’à plusieurs individus localisés à Besançon, et passent à l’action. Un important dispositif a été déployé dans le secteur d’Orchamps-Palente ce mardi. Entre 50 et 60 gendarmes ont été déployés, des hommes du GIGN de Besançon, du PSIG de Besançon et de Vesoul, ainsi que des groupements de gendarmerie du Doubs et de Haute-Saône.

Des grosses quantités de drogues et des véhicules volés saisis

Deux appartements sont alors perquisitionnés. Les militaires mettent la main sur 13,3kg de résine de cannabis, 3,2kg d’herbe, 2,3kg d'ecstasy et 300g de cocaïne, pour une valeur estimée à la revente à près de 150.000 euros, selon Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon. 2500 euros en liquide sont également saisis et un pistolet 9 mm est retrouvé, susceptible d’être l’arme ayant servi à Marloz en juillet 2022. Un peu plus tard, un box, également situé dans ce quartier de Besançon est fouillé, dévoilant d’autres pièces à conviction. Il s’agit de deux véhicules volés : une Mégane RS et une moto BMW. A l’intérieur de cette Mégane, les gendarmes mettent la main sur un fusil d’assaut avec des munitions 7.62.

Trois individus placés en garde à vue. Un homme en détention provisoire

Quatre personnes ont été interpellées dans le cadre de cette enquête : deux individus de 29 et 36 ans ainsi que deux frères de 33 et 41 ans, le second ayant directement été placé en détention provisoire. Il a été mis en examen pour tentative d’assassinat et associations de malfaiteurs. Les trois autres individus sont encore en garde à vue, cette dernière ayant été prolongé pour cause de « délinquance organisée » et peut se durer jusqu’à 96h. Les trois hommes devraient être présentés au parquet demain. L’un d’entre eux touchait l’allocation adulte handicapé « mais avait un train de vie sans aucune adéquation avec ses revenus » indique Etienne Manteaux. Une Clio et une Audi RS3 valant près de 80.000 euros ont été saisies, ainsi que différents objets de valeur, comme des paires de basket rares ou encore des sacs de luxe.

 

Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon : 

 

Comme le signalait Claude Courvoisier, le président de la CCA 800, « c’est un serpent de mer » qui vient enfin de trouver son épilogue. Ce vendredi matin, en présence d’élus, de représentants de la gendarmerie du Doubs et des gendarmes levitiens, on a inauguré la gendarmerie rénovée de la communauté de brigade de Levier.  Le coût de l’opération s’élève à 1 million d’euros. La collectivité locale a pris à sa charge la quasi-totalité de cet investissement. L’état intervenant à hauteur de 210.000 euros.  

La rénovation des lieux était devenue urgente. Le bâtiment était sortie de terre dans les années 70 et ne répondait plus aux exigences en termes de sécurité et de fonctionnalité. C’est l’ensemble du site qui a été revu, qu’il s’agisse de la brigade en elle-même et des logements des cinq gendarmes qui occupent les lieux. Un gros travail d’isolation extérieure a été mené, mais il a également fallu revoir les lieux de travail et personnels, le parking, les espaces verts.

gendarmerie levier

Les élus locaux se disent soucieux de la qualité de vie des militaires. C’est la raison pour laquelle la rénovation des brigades fait partie de leur préoccupation. «  Un gendarme qui est bien installé travaille mieux sur le terrain » rappelle le Colonel Frédérik Sauge Merle de la gendarmerie du Doubs.

Le reportage de la rédaction : Claude Courvoisier, président de la CCA 800, et le Colonel Frédérik Sauge Merle

 

A l’approche de Noël, la police et la gendarmerie du Doubs souhaitent rappeler les informations concernant la prévention des vols à main armée pour les commerçants et rappeler aux particuliers la possibilité de s'inscrire à l'opération tranquillité vacances. Deux dispositifs en place du 1er décembre 2022 au 8 janvier 2023.

La police et la gendarmerie du Doubs ont relancé leur dispositif anti hold-up pour ces fêtes de fin d’année. L’opération aura lieu durant tout le mois de décembre, jusqu’au 8 janvier 2023. Le rôle principal des forces de l’ordre étant une assistance et un rôle de conseil auprès des commerçants afin d’éviter les vols à mains armées. Policiers et gendarmes rendent donc visite aux gérants de boutiques du département pour rappeler les consignes. « Ils sont très souvent les plus vulnérables au moment de l'ouverture et de la fermeture » explique le commandant Armand Trousseau, du commissariat de police de Pontarlier. « On conseille de convenir avec les commerçants voisins, qui ont à peu près les mêmes créneaux horaires d'ouverture et de fermeture, de petits signes le matin quand on ouvre la boutique et de faire de même le soir pour s’assurer que tout va bien ».

Ne pas laisser d’importantes sommes d’argent en caisse

La consigne la plus importante est sans doute celle de ne pas laisser d’argent liquide en trop grande quantité dans les fonds de caisse. Même si les clients payent de plus en plus en cartes bancaires, « les commerces du Haut-Doubs sont encore fournis en espèces, avec notamment nos amis frontaliers suisses qui restent très attachés à payer de cette manière » précise le commandant de police. « Il faut faire des prélèvements régulièrement. Pour ceux qui sont en centre-ville, il y a toujours des banques à proximité, de même pour ceux qui se trouvent en zone commerciale ».

Dans le cas où votre commerce serait touché par un vol à main armée, police et gendarmerie conseillent de « ne pas résister et laisser partir avec l'individu avec l'argent plutôt que de vous blesser ». En cas de vol, « il ne faut toucher à rien, appeler les services de police ou de gendarmerie afin que la police technique et scientifique puisse prendre toutes les mesures et relever des traces et dans les meilleures conditions ». Toute information concernant le physique, si l’individu est gaucher droitier, ou le type d'arme peut faire avancer l’enquête. Pensez également à consulter les images de vidéo-surveillance des parkings.

Pour les particuliers, un plan « tranquillité vacances »

Afin de prévenir des cambriolages pendant les vacances, le plan tranquillité vacances est reconduit. Si vous souhaitez en bénéficier, des patrouilles rendront visite à votre domicile de manière aléatoire pendant votre absence. En vous munissant de l’un de vos comptes France Connect,  il est possible de s’inscrire en ligne via une plate-forme unique et commune aux services de police et de Gendarmerie. Il vous faudra ensuite renseigner votre adresse, les dates correspondantes à votre période d’absence et les possibles particularités de votre logement. A l’issue de la démarche en ligne, un récépissé de demande ainsi qu’un récapitulatif vous sont transmis par mail. Les forces de l’ordre peuvent également enregistrer votre demande directement au commissariat ou en gendarmerie pendant les heures d’ouverture. Dans ce cas, vous devez présenter une pièce d’identité et un justificatif de domicile. Un récépissé vous sera remis en main propre.

L'interview de la rédaction / Commandant Armand Trousseau

 

Vendredi 26 août, le corps d'une Franc-Comtoise de 49 ans avait été retrouvée à son domicile à Alièze, dans le Jura. Son compagnon a été interpellé près de Montpellier peu de temps après alors qu’il s’était rendu dans un commissariat du sud de la France en tenant des propos troubles. "Il a rapidement évoqué le fait qu’il avait fait une énorme bêtise et qu’il avait cogné la tête de sa compagne au sol" a indiqué le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux lors d’une conférence de presse cet après-midi. Il est ensuite resté flou sur les circonstances, en admettant tout de même être l'auteur des coups et des sms envoyés à l'employeur de la victime pour brouiller les pistes. Cet homme avait déjà été condamné pour des faits de violence sur une ancienne compagne en novembre 2021. Le corps en décomposition a été découvert une semaine plus tard par les pompiers, suite à l’inquiétude de la cheffe de service de la victime. Des écrits ont été retrouvés par les enquêteurs au domicile de la victime, dont le corps était caché par de la laine de verre sur un matelas. Il a été mis en examen pour meurtre sur conjoint et sera présenté ce mardi devant le  juge des libertés pour sa mise en détention provisoire.

« Vous trouverez l’horrible que j’ai fait dans la grange ». « Comment trouver les mots après une énième fois pris dans l’alcool. J’ai pris la vie de ma conjointe. Je mérite de mourir en lâche, adieu ma Sisi. Signé Guitoux »

La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Bourgogne-Franche-Comté participait ce mercredi 12 janvier à une opération dédiée au contrôle des flux de transport routier de marchandises circulant sur la RN57. Les contrôleurs des transports terrestres de la DREAL Bourgogne-Franche-Comté étaient mobilisés aux côtés des gendarmes de l’EDSR 25 sur cette opération qui a eu lieu sur l’aire de Miserey-Salines.

 

Ces opérations sont régulières, une à deux fois par mois, et se déroulent la plupart du temps sur cette aire de Miserey. Cette opération est organisée par les contrôleurs des transports terrestres de la DREAL avec la collaboration de l’escadron départemental de sécurité routière. L’ensemble des réglementations applicables au secteur du transport routier sont vérifiées ; code de la route, réglementation sociale européenne, droit du travail, accès à la profession et accès au marché, transport de matières dangereuses, etc.

 

« On est sur des contrôles spécifiques de tout ce qui est transport routier. On a aussi ponctuellement quelques véhicules utilitaires de moins de 3,5 tonnes, mais sur cette aire-là, on est majoritairement sur des poids-lourds, et certains transporteurs exceptionnels » Laetitia Janson, responsable département régulation des transports à la DREAL Bourgogne-Franche-Comté.

 

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Parmi tous les contrôles qui sont effectués, aucun véhicule n’échappe à la pesée, afin de vérifier d’éventuelles surcharges. Les gendarmes indiquent alors au conducteur de se placer sur une balance disposée au sol, et de la traverser en roulant dessus. Le véhicule sera entièrement scanné, et son poids immédiatement révélé aux forces de l’ordre. Il y a aussi un contrôle complet qui peut durer une vingtaine de minutes, effectué par les contrôleurs des transports terrestres qui vont vérifier que ces poids-lourds respectent l’ensemble des règlements qui les incombent. On surveille le temps de conduite, le temps de temps de repos à travers l’analyse du chronotachygraphe (un appareil destiné à enregistrer les données de l'utilisation d'un véhicule de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes ou de transport en commun de plus de 8 personnes durant son parcours). Seront aussi vérifiées les différentes thématiques de cabotage (l'acheminement de marchandises ou de passagers sur une courte distance) pour les entreprises étrangères, ainsi que le code du travail et code de la route. Enfin, les contrôleurs seront aussi très attentifs à l’aspect et l’état du véhicule. « Ça reste un contrôle très large, très technique, et très complet » souligne Laetitia Janson, responsable département régulation des transports à la DREAL Bourgogne-Franche-Comté. 

Depuis le 23 octobre, 80 réservistes participent à la préparation militaire gendarmerie (PMG) à Besançon. L’objectif est de pourvoir au recrutement de la réserve. Un candidat breveté PMG est apte à être recruté comme militaire du rang de réserve pour tenir un poste d’exécutant sous la responsabilité d’un gendarme d’active. Il peut ensuite, en suivant une formation continue, accéder aux grades supérieurs. La formation est centrée sur l’apprentissage des missions élémentaires des agents de la force publique et la maîtrise de l’arme de dotation.

 

Un engagement fort

 

Ce sont 900 réservistes qui sont répartis sur toute la Franche-Comté, et 360 au niveau du Doubs, qui œuvrent jour et nuit aux côtés de la gendarmerie. Le rythme est soutenu, ils sont mobilisables toute l’année, en fonction des disponibilités. Cela peut concerner jusqu’à 120 jours chaque année, la nuit tout comme le week-end. « Des gens prennent même des vacances spécialement pour s’engager avec la réserve opérationnelle » souligne le lieutenant-colonel Petit, en charge de la réserve opérationnelle du Doubs. Il s’agit d’un engagement républicain fort, une démarche citoyenne déterminée, qui a convaincu Quentin, 24 ans, étudiant en droit. « C’est ce qui fait notre fierté. C’est donner du temps pour les autres. Il faut qu’il y ait des gens qui puissent être présents pour la nation, pour le pays, et pour les concitoyens. C’est un sacrifice, mais pour moi c’est très important ». Des propos partagés et soutenus par Romane, 19 ans. « On a vu avec la crise Covid que c’était hyper important de s’engager. Pouvoir porter l’uniforme bleu c’est une fierté et un honneur. La PMG, une fois qu’on est dedans, on est un peu mordu ! ».

 

Une formation complète et exigeante

 

« On ne vient pas là par hasard, on a une formation exigeante. On leur demande des comportements et des réactions exemplaires, qu’ils doivent mener à travers cette formation, et ensuite sur le terrain » précise le lieutenant-colonel Petit. « Ils ont une formation continue, avec un stage de 15 jours. Et ensuite une autre formation continue sur une année, avec des recyclages permanents, de manière à pouvoir œuvrer de manière efficiente sur le terrain » poursuit-il. Pour pouvoir intégrer la PMG, il faut être volontaire. Mais aussi de nationalité française, âgé de 17 à 40 ans, avoir effectué la JAPD, la JDC ou la phase 1 du SNU, être apte physiquement et avoir « une bonne moralité ». Ensuite il faut suivre une formation théorique en enseignement à distance pendant plusieurs mois, passer des examens intellectuels et physiques, ainsi que des entretiens. Si ces étapes ont été concluantes, alors vous êtes invités à passer cette PMG. Il s’agit de 15 jours complets au sein de la caserne, en internat, avec des cours théoriques et pratiques.

 

« La réserve opérationnelle est là pour compléter le dispositif de la gendarmerie en matière de lutte contre la délinquance, mais pas seulement. Ça peut être l’assurance de proximité, tout comme des interventions routières, ou encore la lutte contre les violences familiales » Lieutenant-colonel Petit

 

« Extenué… mais heureux »

 

La formation a débuté le 23 octobre et s’achèvera le 6 novembre. Deux semaines intenses au cours desquelles ces réservistes ont appris à se connaître, à vivre ensemble, et former un groupe homogène. Une cohésion de groupe puissante est née, et des liens se sont tissés entre tous les réservistes. C’est d’ailleurs ce qui a plu et motivé les troupes à de nombreuses reprises. « J’ai adoré ces deux semaines. Il y a un vrai esprit de corps qu’on retrouve dans peu d’endroits. Il y a cette forme de discipline, mais on sait aussi rigoler quand il faut » confie Romane sans cacher une certaine émotion. « Je suis très fier d’être allé au bout de ces 15 jours, c’est un stage assez éprouvant. Il faut être solide, ce n’est pas une colonie de vacances. Mais on est très heureux d’avoir acquis toutes ces connaissances » révèle Quentin à son tour. Même si la formation s’achève au-delà de ces quinze jours, d’autres petites formations, avec des enseignements à distance et de examens en physique se prolongeront pour les réservistes. « L’objectif, c’est de leur donner le plus d’outils et de clés possibles. Qu’ils aient un bagage intellectuel et physique pour mieux aborder les situations auxquelles ils seront confrontés » conclut le lieutenant-colonel Petit.

La gendarmerie de Besançon lance un appel à témoins dans une affaire de viols. Le mari d'une nounou de Saône est soupçonné d'avoir abusé de petites filles confiées à son épouse. Une huitième victime s’est fait connaître ce matin. Les enquêteurs cherchent à savoir s'il y en a eu d'autres.

 

De nombreuses victimes

 

Tout commence en mars 2021 dans le collège de Saône. Une jeune fille de 12 ans éclate en sanglots et s’effondre, avant de révéler des agressions sexuelles et des viols commis il y a plusieurs années, de la part du mari de sa nounou. Sa sœur, âgée de dix sans de plus, viendra plus tard témoigner à son tour, en expliquant avoir elle aussi été abusée par cet homme L'affaire rebondit cet été : la petite-fille du couple révèle à son tour des attouchements, dans le cadre familial, ce qui entraîne l'incarcération du suspect.  Trois jeunes filles sont identifiées, nées en 1999, 2003 et 2005 : toutes gardées par l'assistante maternelle pendant le temps périscolaire. La médiatisation de l'affaire entraîne aussi un nouveau témoignage : celui d'une femme aujourd'hui âgée de 56 ans, qui se dit victime de cet homme en 1973 à Besançon, quand il était voisin de ses grands-parents.

 

Un appel à témoin très important

 

"Il y a peut-être beaucoup beaucoup d'autres victimes" craint le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux. Selon lui, l'ancien chauffeur routier aurait pu s'en prendre à d'autres fillettes âgées de 5 à 12 ans.  "J'ai peine à croire qu'il ne se soit rien passé entre 1973 et 2020..." confie Etienne Manteaux, qui décrit ce septième témoignage comme "très important". Le suspect, un ancien chauffeur routier, âgé de 74 ans aujourd’hui, incarcéré au début du mois d’août 2021, nie tous les faits. Sa femme, une ancienne nounou très connue à Saône, est décédée en juin 2021, où elle était installée depuis 1978, après avoir exercé à Besançon, dans le quartier de Montrapon.

 

Depuis la diffusion de l'appel à témoins ce jeudi, une huitième victime présumée s'est rendue à la gendarmerie : elle aussi aurait été agressée sexuellement par cet homme, alors qu'elle était chez sa nounou.

 

Pour tout signalement, vous pouvez contacter la gendarmerie de Besançon-Tarragnoz, au 03 81 81 32 23.