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A l’approche de Noël, la police et la gendarmerie du Doubs souhaitent rappeler les informations concernant la prévention des vols à main armée pour les commerçants et rappeler aux particuliers la possibilité de s'inscrire à l'opération tranquillité vacances. Deux dispositifs en place du 1er décembre 2022 au 8 janvier 2023.

La police et la gendarmerie du Doubs ont relancé leur dispositif anti hold-up pour ces fêtes de fin d’année. L’opération aura lieu durant tout le mois de décembre, jusqu’au 8 janvier 2023. Le rôle principal des forces de l’ordre étant une assistance et un rôle de conseil auprès des commerçants afin d’éviter les vols à mains armées. Policiers et gendarmes rendent donc visite aux gérants de boutiques du département pour rappeler les consignes. « Ils sont très souvent les plus vulnérables au moment de l'ouverture et de la fermeture » explique le commandant Armand Trousseau, du commissariat de police de Pontarlier. « On conseille de convenir avec les commerçants voisins, qui ont à peu près les mêmes créneaux horaires d'ouverture et de fermeture, de petits signes le matin quand on ouvre la boutique et de faire de même le soir pour s’assurer que tout va bien ».

Ne pas laisser d’importantes sommes d’argent en caisse

La consigne la plus importante est sans doute celle de ne pas laisser d’argent liquide en trop grande quantité dans les fonds de caisse. Même si les clients payent de plus en plus en cartes bancaires, « les commerces du Haut-Doubs sont encore fournis en espèces, avec notamment nos amis frontaliers suisses qui restent très attachés à payer de cette manière » précise le commandant de police. « Il faut faire des prélèvements régulièrement. Pour ceux qui sont en centre-ville, il y a toujours des banques à proximité, de même pour ceux qui se trouvent en zone commerciale ».

Dans le cas où votre commerce serait touché par un vol à main armée, police et gendarmerie conseillent de « ne pas résister et laisser partir avec l'individu avec l'argent plutôt que de vous blesser ». En cas de vol, « il ne faut toucher à rien, appeler les services de police ou de gendarmerie afin que la police technique et scientifique puisse prendre toutes les mesures et relever des traces et dans les meilleures conditions ». Toute information concernant le physique, si l’individu est gaucher droitier, ou le type d'arme peut faire avancer l’enquête. Pensez également à consulter les images de vidéo-surveillance des parkings.

Pour les particuliers, un plan « tranquillité vacances »

Afin de prévenir des cambriolages pendant les vacances, le plan tranquillité vacances est reconduit. Si vous souhaitez en bénéficier, des patrouilles rendront visite à votre domicile de manière aléatoire pendant votre absence. En vous munissant de l’un de vos comptes France Connect,  il est possible de s’inscrire en ligne via une plate-forme unique et commune aux services de police et de Gendarmerie. Il vous faudra ensuite renseigner votre adresse, les dates correspondantes à votre période d’absence et les possibles particularités de votre logement. A l’issue de la démarche en ligne, un récépissé de demande ainsi qu’un récapitulatif vous sont transmis par mail. Les forces de l’ordre peuvent également enregistrer votre demande directement au commissariat ou en gendarmerie pendant les heures d’ouverture. Dans ce cas, vous devez présenter une pièce d’identité et un justificatif de domicile. Un récépissé vous sera remis en main propre.

L'interview de la rédaction / Commandant Armand Trousseau

 

Vendredi 26 août, le corps d'une Franc-Comtoise de 49 ans avait été retrouvée à son domicile à Alièze, dans le Jura. Son compagnon a été interpellé près de Montpellier peu de temps après alors qu’il s’était rendu dans un commissariat du sud de la France en tenant des propos troubles. "Il a rapidement évoqué le fait qu’il avait fait une énorme bêtise et qu’il avait cogné la tête de sa compagne au sol" a indiqué le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux lors d’une conférence de presse cet après-midi. Il est ensuite resté flou sur les circonstances, en admettant tout de même être l'auteur des coups et des sms envoyés à l'employeur de la victime pour brouiller les pistes. Cet homme avait déjà été condamné pour des faits de violence sur une ancienne compagne en novembre 2021. Le corps en décomposition a été découvert une semaine plus tard par les pompiers, suite à l’inquiétude de la cheffe de service de la victime. Des écrits ont été retrouvés par les enquêteurs au domicile de la victime, dont le corps était caché par de la laine de verre sur un matelas. Il a été mis en examen pour meurtre sur conjoint et sera présenté ce mardi devant le  juge des libertés pour sa mise en détention provisoire.

« Vous trouverez l’horrible que j’ai fait dans la grange ». « Comment trouver les mots après une énième fois pris dans l’alcool. J’ai pris la vie de ma conjointe. Je mérite de mourir en lâche, adieu ma Sisi. Signé Guitoux »

La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Bourgogne-Franche-Comté participait ce mercredi 12 janvier à une opération dédiée au contrôle des flux de transport routier de marchandises circulant sur la RN57. Les contrôleurs des transports terrestres de la DREAL Bourgogne-Franche-Comté étaient mobilisés aux côtés des gendarmes de l’EDSR 25 sur cette opération qui a eu lieu sur l’aire de Miserey-Salines.

 

Ces opérations sont régulières, une à deux fois par mois, et se déroulent la plupart du temps sur cette aire de Miserey. Cette opération est organisée par les contrôleurs des transports terrestres de la DREAL avec la collaboration de l’escadron départemental de sécurité routière. L’ensemble des réglementations applicables au secteur du transport routier sont vérifiées ; code de la route, réglementation sociale européenne, droit du travail, accès à la profession et accès au marché, transport de matières dangereuses, etc.

 

« On est sur des contrôles spécifiques de tout ce qui est transport routier. On a aussi ponctuellement quelques véhicules utilitaires de moins de 3,5 tonnes, mais sur cette aire-là, on est majoritairement sur des poids-lourds, et certains transporteurs exceptionnels » Laetitia Janson, responsable département régulation des transports à la DREAL Bourgogne-Franche-Comté.

 

controle dreal 1

 

Parmi tous les contrôles qui sont effectués, aucun véhicule n’échappe à la pesée, afin de vérifier d’éventuelles surcharges. Les gendarmes indiquent alors au conducteur de se placer sur une balance disposée au sol, et de la traverser en roulant dessus. Le véhicule sera entièrement scanné, et son poids immédiatement révélé aux forces de l’ordre. Il y a aussi un contrôle complet qui peut durer une vingtaine de minutes, effectué par les contrôleurs des transports terrestres qui vont vérifier que ces poids-lourds respectent l’ensemble des règlements qui les incombent. On surveille le temps de conduite, le temps de temps de repos à travers l’analyse du chronotachygraphe (un appareil destiné à enregistrer les données de l'utilisation d'un véhicule de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes ou de transport en commun de plus de 8 personnes durant son parcours). Seront aussi vérifiées les différentes thématiques de cabotage (l'acheminement de marchandises ou de passagers sur une courte distance) pour les entreprises étrangères, ainsi que le code du travail et code de la route. Enfin, les contrôleurs seront aussi très attentifs à l’aspect et l’état du véhicule. « Ça reste un contrôle très large, très technique, et très complet » souligne Laetitia Janson, responsable département régulation des transports à la DREAL Bourgogne-Franche-Comté. 

Depuis le 23 octobre, 80 réservistes participent à la préparation militaire gendarmerie (PMG) à Besançon. L’objectif est de pourvoir au recrutement de la réserve. Un candidat breveté PMG est apte à être recruté comme militaire du rang de réserve pour tenir un poste d’exécutant sous la responsabilité d’un gendarme d’active. Il peut ensuite, en suivant une formation continue, accéder aux grades supérieurs. La formation est centrée sur l’apprentissage des missions élémentaires des agents de la force publique et la maîtrise de l’arme de dotation.

 

Un engagement fort

 

Ce sont 900 réservistes qui sont répartis sur toute la Franche-Comté, et 360 au niveau du Doubs, qui œuvrent jour et nuit aux côtés de la gendarmerie. Le rythme est soutenu, ils sont mobilisables toute l’année, en fonction des disponibilités. Cela peut concerner jusqu’à 120 jours chaque année, la nuit tout comme le week-end. « Des gens prennent même des vacances spécialement pour s’engager avec la réserve opérationnelle » souligne le lieutenant-colonel Petit, en charge de la réserve opérationnelle du Doubs. Il s’agit d’un engagement républicain fort, une démarche citoyenne déterminée, qui a convaincu Quentin, 24 ans, étudiant en droit. « C’est ce qui fait notre fierté. C’est donner du temps pour les autres. Il faut qu’il y ait des gens qui puissent être présents pour la nation, pour le pays, et pour les concitoyens. C’est un sacrifice, mais pour moi c’est très important ». Des propos partagés et soutenus par Romane, 19 ans. « On a vu avec la crise Covid que c’était hyper important de s’engager. Pouvoir porter l’uniforme bleu c’est une fierté et un honneur. La PMG, une fois qu’on est dedans, on est un peu mordu ! ».

 

Une formation complète et exigeante

 

« On ne vient pas là par hasard, on a une formation exigeante. On leur demande des comportements et des réactions exemplaires, qu’ils doivent mener à travers cette formation, et ensuite sur le terrain » précise le lieutenant-colonel Petit. « Ils ont une formation continue, avec un stage de 15 jours. Et ensuite une autre formation continue sur une année, avec des recyclages permanents, de manière à pouvoir œuvrer de manière efficiente sur le terrain » poursuit-il. Pour pouvoir intégrer la PMG, il faut être volontaire. Mais aussi de nationalité française, âgé de 17 à 40 ans, avoir effectué la JAPD, la JDC ou la phase 1 du SNU, être apte physiquement et avoir « une bonne moralité ». Ensuite il faut suivre une formation théorique en enseignement à distance pendant plusieurs mois, passer des examens intellectuels et physiques, ainsi que des entretiens. Si ces étapes ont été concluantes, alors vous êtes invités à passer cette PMG. Il s’agit de 15 jours complets au sein de la caserne, en internat, avec des cours théoriques et pratiques.

 

« La réserve opérationnelle est là pour compléter le dispositif de la gendarmerie en matière de lutte contre la délinquance, mais pas seulement. Ça peut être l’assurance de proximité, tout comme des interventions routières, ou encore la lutte contre les violences familiales » Lieutenant-colonel Petit

 

« Extenué… mais heureux »

 

La formation a débuté le 23 octobre et s’achèvera le 6 novembre. Deux semaines intenses au cours desquelles ces réservistes ont appris à se connaître, à vivre ensemble, et former un groupe homogène. Une cohésion de groupe puissante est née, et des liens se sont tissés entre tous les réservistes. C’est d’ailleurs ce qui a plu et motivé les troupes à de nombreuses reprises. « J’ai adoré ces deux semaines. Il y a un vrai esprit de corps qu’on retrouve dans peu d’endroits. Il y a cette forme de discipline, mais on sait aussi rigoler quand il faut » confie Romane sans cacher une certaine émotion. « Je suis très fier d’être allé au bout de ces 15 jours, c’est un stage assez éprouvant. Il faut être solide, ce n’est pas une colonie de vacances. Mais on est très heureux d’avoir acquis toutes ces connaissances » révèle Quentin à son tour. Même si la formation s’achève au-delà de ces quinze jours, d’autres petites formations, avec des enseignements à distance et de examens en physique se prolongeront pour les réservistes. « L’objectif, c’est de leur donner le plus d’outils et de clés possibles. Qu’ils aient un bagage intellectuel et physique pour mieux aborder les situations auxquelles ils seront confrontés » conclut le lieutenant-colonel Petit.

La gendarmerie de Besançon lance un appel à témoins dans une affaire de viols. Le mari d'une nounou de Saône est soupçonné d'avoir abusé de petites filles confiées à son épouse. Une huitième victime s’est fait connaître ce matin. Les enquêteurs cherchent à savoir s'il y en a eu d'autres.

 

De nombreuses victimes

 

Tout commence en mars 2021 dans le collège de Saône. Une jeune fille de 12 ans éclate en sanglots et s’effondre, avant de révéler des agressions sexuelles et des viols commis il y a plusieurs années, de la part du mari de sa nounou. Sa sœur, âgée de dix sans de plus, viendra plus tard témoigner à son tour, en expliquant avoir elle aussi été abusée par cet homme L'affaire rebondit cet été : la petite-fille du couple révèle à son tour des attouchements, dans le cadre familial, ce qui entraîne l'incarcération du suspect.  Trois jeunes filles sont identifiées, nées en 1999, 2003 et 2005 : toutes gardées par l'assistante maternelle pendant le temps périscolaire. La médiatisation de l'affaire entraîne aussi un nouveau témoignage : celui d'une femme aujourd'hui âgée de 56 ans, qui se dit victime de cet homme en 1973 à Besançon, quand il était voisin de ses grands-parents.

 

Un appel à témoin très important

 

"Il y a peut-être beaucoup beaucoup d'autres victimes" craint le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux. Selon lui, l'ancien chauffeur routier aurait pu s'en prendre à d'autres fillettes âgées de 5 à 12 ans.  "J'ai peine à croire qu'il ne se soit rien passé entre 1973 et 2020..." confie Etienne Manteaux, qui décrit ce septième témoignage comme "très important". Le suspect, un ancien chauffeur routier, âgé de 74 ans aujourd’hui, incarcéré au début du mois d’août 2021, nie tous les faits. Sa femme, une ancienne nounou très connue à Saône, est décédée en juin 2021, où elle était installée depuis 1978, après avoir exercé à Besançon, dans le quartier de Montrapon.

 

Depuis la diffusion de l'appel à témoins ce jeudi, une huitième victime présumée s'est rendue à la gendarmerie : elle aussi aurait été agressée sexuellement par cet homme, alors qu'elle était chez sa nounou.

 

Pour tout signalement, vous pouvez contacter la gendarmerie de Besançon-Tarragnoz, au 03 81 81 32 23.

 

Une opération a été menée ce jeudi à 16h par la gendarmerie à Ecole-Valentin. Les militaires ont effectué un contrôle au cinéma Mégarama, afin de vérifier l’application du pass sanitaire et la possession de ce précieux sésame par les clients venant assister aux séances de l’après-midi. Ils se sont ensuite dirigés « au Bureau », un pub-brasserie situé à quelques mètres. Après plusieurs semaines de pédagogie, place aux verbalisations pour ceux qui ne se plieraient pas aux règles.

 

 

La fin de la phase de prévention

 

Elle aura duré quelques semaines, le temps de mettre au courant l’ensemble de la population, et selon les militaires c’est désormais chose faite. La population est suffisamment informée, et il n’y a plus d’excuse pour enfreindre les règles. « Nous sommes entrés dans une phase répressive, de fermeté, afin de veiller au bon respect de la loi. Mais toujours avec discernement, selon la situation » souligne le major Philippe Antoni, officier de communication et chef de cabinet communication RGFC. Ce jeudi, après avoir acheté leur billet, les clients du Mégarama d’Ecole-Valentin devaient donc se soumettre au contrôle des gendarmes, disposés de sorte que personne ne puisse accéder aux salles sans avoir présenté son pass sanitaire, accompagné d’une pièce d’identité. Et les clients ont joué le jeu, en respectant vigoureusement les nouvelles consignes mises en place. Preuve en est, aucun PV n’a été dressé ce jeudi par les gendarmes lors de ces contrôles.

 

Les sanctions encourues

 

Avec cette mise en place du pass sanitaire, de nouvelles sanctions sont entrées en vigueur. Pour rappel, une personne ne disposant pas de ce précieux sésame dans les établissements où il est obligatoire s’expose à une amende de 135 €. Et si cette violation est constatée plus de trois fois en 30 jours, la sanction pénale est portée à six mois d’emprisonnement… et 3 750 € d’amende. Même chose en cas d’utilisation du pass d’une autre personne. Les commerçants et les professionnels qui choisissent de ne pas contrôler ce pass encourent une mise en demeure et une éventuelle fermeture temporaire de l’établissement. Et si l’un d’eux est verbalisé plus de trois fois dans un délai de 45 jours, la sanction peut être portée à un an de prison et 9 000 € d’amende. 

 

Major Philippe Antoni : 

 

 

 

Le 20 juillet dernier, la gendarmerie du Jura informait du bilan des sept derniers jours, relevé par l’Escadron Départemental de Sécurité Routière du Jura. Il a constaté :

  • 50 excès de vitesse
  • 14 conduites addictives
  • 7 défauts de permis
  • 5 téléphones au volant
  • 5 fautes de priorités
  • 3 accidents, dont 5 blessés