Dans le département du Doubs, une petite cellule spécialisée joue un rôle clé dans la lutte contre la fraude sociale et le travail illégal. La CELTIF 25 (Cellule de lutte contre les trafics illicites financiers) accompagne les enquêteurs de la gendarmerie pour identifier et saisir les avoirs criminels, c’est-à-dire les biens acquis grâce à de l’argent issu d’activités délinquantes. Grâce à un travail technique de traçabilité financière et à des partenariats étroits avec plusieurs organismes publics, la cellule obtient des résultats significatifs. Ce matin, une cérémonie s’est tenue à la caserne Capitaine Girard de Besançon, pour installer officiellement cette structure.
La CELTIF 25, un soutien aux brigades de terrain
La CELTIF n’est ni une section de recherches ni un groupement d’intervention régional. Sa mission est différente : apporter un appui méthodologique aux brigades territoriales. Les unités locales sont souvent confrontées à des dossiers complexes nécessitant des compétences financières pointues. La cellule intervient alors pour orienter les enquêteurs dans leurs démarches, faciliter l’accès à certains fichiers, proposer des méthodes d’analyse patrimoniale ou encore identifier les partenaires à solliciter. Ce soutien permet de faire émerger des affaires qui restaient auparavant en attente, faute de temps ou d’expertise spécifique. La cellule joue également un rôle important dans la formation des gendarmes et la diffusion des bonnes pratiques en matière d’enquêtes financières.
L'interview de la rédaction : Lieutenant colonel de réserve Daniel Viannet
Des résultats significatifs en 2025
Malgré un effectif réduit — deux agents et un mi-temps, soit 2,5 équivalents temps plein — la CELTIF 25 affiche des résultats remarquables. En 2025, la cellule a permis la saisie d’environ 3,5 millions d’euros d’avoirs criminels. À l’échelle du groupement de gendarmerie du Doubs, toutes unités confondues, le montant total des saisies atteint 7,5 millions d’euros. Ces performances placent le département en tête de la région Bourgogne-Franche-Comté dans ce domaine. La cellule avait été créée à titre expérimental en 2022.
L'interview de la rédaction : Colonelle Elodie Montet, commandant le groupement de gendarmerie départemental du Doubs
Des enquêtes longues et techniques
Les dossiers traités par la CELTIF nécessitent souvent des investigations longues et minutieuses. L’analyse des comptes bancaires, des tableaux financiers et des livres comptables peut s’étendre sur plusieurs mois, parfois jusqu’à une année complète. Cependant, certaines affaires peuvent être résolues plus rapidement lorsque les alertes sont précises et les partenaires mobilisés. C’est le cas du premier dossier traité par la cellule : une escroquerie impliquant un directeur d’Emmaüs à Ornans. Grâce à une coopération efficace entre les services, l’affaire a été bouclée en trois mois, avec la saisie de l’ensemble de ses biens et l’obligation de remboursement.
L'interview de la rédaction : Lieutenant colonel de réserve Daniel Viannet
Une philosophie : la force du collectif
Pour les enquêteurs, la réussite de ces investigations repose sur une conviction forte : la coopération interservices est indispensable. « Seul, on ne va nulle part ; ensemble, on va partout », résume la Colonelle Montet, commandant le groupement de gendarmerie départementale du Doubs. Dans la lutte contre la fraude, l’information est dispersée entre de nombreux acteurs et seule une approche collective permet de reconstituer les mécanismes financiers.
L'interview de la rédaction : Colonelle Elodie Montet, commandant le groupement de gendarmerie départemental du Doubs
Comprendre la notion d’avoirs criminels
Les avoirs criminels correspondent à l’ensemble des biens ou sommes d’argent achetés grâce à des fonds issus d’une infraction. Il peut s’agir de biens importants comme une maison ou un véhicule, mais aussi d’achats plus courants : électroménager, équipements ou objets du quotidien. L’objectif des enquêteurs est d’identifier ces biens et de démontrer qu’ils ont été financés par de l’argent frauduleux. Une fois ce lien établi, le tribunal peut ordonner leur confiscation au profit de l’État.
Ce travail repose sur un principe central : la traçabilité du produit de l’infraction. Les enquêteurs analysent les comptes bancaires, les mouvements financiers et la comptabilité des suspects afin de déterminer quelle part des fonds correspond à un « indu », c’est-à-dire à l’argent perçu illégalement. Cette somme peut ensuite être reliée à des biens acquis et permettre leur saisie.
Un cas emblématique : la fraude d’un pharmacien à Morteau
Parmi les nombreux dossiers suivis, celui concernant un pharmacien de Morteau impliqué dans une fraude à l’Assurance maladie. Selon l’enquête, ce professionnel facturait à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) des médicaments qui n’étaient en réalité jamais délivrés aux patients. Les remboursements obtenus frauduleusement étaient ensuite intégrés dans la comptabilité de l’officine. La mission des enquêteurs a consisté à retracer le cheminement de cet argent frauduleux, afin de déterminer quels biens avaient été achetés grâce à ces fonds. Une fois identifiés, ces biens ont été saisis puis confisqués par décision de justice. Ce dossier illustre la technicité des investigations financières, notamment lorsqu’il s’agit d’analyser la comptabilité d’une entreprise ou d’une officine.
Des enquêtes fondées sur un réseau de partenaires
Les investigations de la CELTIF débutent souvent par une alerte provenant d’un organisme partenaire. Plusieurs administrations participent à cette détection : la CPAM, l’URSSAF, l’administration fiscale, le parquet, ou encore les dispositifs de coordination comme le CODAF. Chaque acteur dispose d’informations partielles. En croisant ces données, les enquêteurs constituent un faisceau d’indices permettant d’ouvrir une enquête judiciaire.
Cette coopération est essentielle. « Chaque partenaire possède une pièce du puzzle », explique la Colonelle Elodie Montet. Les informations sont partagées et recoupées afin de renforcer la solidité des investigations, notamment dans les dossiers techniques de fraude sociale ou de travail dissimulé.
Une stratégie durable contre la fraude
L’action de la CELTIF 25 illustre une évolution importante dans la lutte contre la délinquance économique : frapper les fraudeurs au portefeuille. En identifiant et en confisquant les biens acquis grâce à l’argent illicite, les enquêteurs privent les auteurs de l’infraction du bénéfice de leurs actes. Une stratégie qui renforce l’efficacité de la justice et contribue à protéger les finances publiques.
Dans le Doubs, ce modèle, désormais pérennisé, démontre que la coopération entre institutions et la spécialisation des enquêteurs peuvent produire des résultats significatifs dans la lutte contre la fraude sociale et financière.
À Frambouhans, un cambriolage a visé une société dans la nuit. Les auteurs ont tenté de fracturer cinq volets avant d’en casser un. Ils ont ensuite brisé une vitre pour atteindre la poignée de la fenêtre et pénétrer dans les locaux. Plusieurs pièces en carbure ont été dérobées. Les constatations techniques ont été effectuées. L’enquête est en cours.
Sur l’aire du Bois, sur l’A36 à École‑Valentin, deux poids lourds — l’un polonais, l’autre belge — ont été victimes d’un vol de carburant dans la nuit de lundi à mardi. Le réservoir de l’un des camions a été percé à l’aide d’une scie‑cloche. Le préjudice est estimé à environ 1 600 litres de gasoil.
Dernièrement, dans le Doubs, les enquêteurs du pôle interrégional d’enquêteurs judiciaires de Grenoble ont présenté leur action en matière de lutte contre les fraudes à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Un travail essentiel pour garantir l’équité du système de santé. En 2024, le préjudice subi par la CPAM du Doubs s’élevait à 2 millions d’euros, tandis que 1,5 million d’euros ont pu être évités grâce aux enquêtes. La gendarmerie du Doubs s’associe à ce service, soulignant « l’importance d’une coopération renforcée ».
Deux accidents impliquant des conducteurs alcoolisés ont été enregistrés en début de semaine dans le Doubs. Face à la recrudescence des comportements à risque et à de possibles conditions météo annoncées difficiles, la gendarmerie appelle à la vigilance et renforce les contrôles. La Colonelle Elodie Montet, commandant la gendarmerie du Doubs, nous en dit davantage.
L'interview de la rédaction : Colonelle Elodie Montet, commandant la gendarmerie du Doubs
Une série d’accidents préoccupante
La gendarmerie du Doubs tire la sonnette d’alarme. Lundi, deux accidents de la circulation impliquant des conducteurs sous l’emprise de l’alcool ont été constatés. D’autres alcoolémies ont également été relevées ces derniers jours lors de contrôles routiers. Une situation jugée inquiétante à l’entrée de la période des fêtes de fin d’année, traditionnellement marquée par une hausse des infractions.
L’alcool, mais pas seulement
Si l’alcool reste un facteur aggravant majeur dans les comportements routiers, il n’est pas le seul en cause. Excès de vitesse, défaut de permis et manque de vigilance figurent encore parmi les infractions fréquemment constatées. À cela s’ajoute une météo qui pourrait se dégrader dans les prochains jours, augmentant les risques d’accidents sur les routes du département.
L'interview de la rédaction : Colonelle Elodie Montet, commandant la gendarmerie du Doubs
Des contrôles renforcés pendant les fêtes
Comme chaque année, la gendarmerie sera fortement mobilisée durant la période des fêtes et les vacances scolaires. « Présents sur le bord des routes, les militaires procéderont à des contrôles d’alcoolémie, à la vérification des véhicules et verbaliseront les contrevenants » confirme la Colonelle Montet. Selon la gravité des faits, les sanctions peuvent aller jusqu’à la saisie immédiate du véhicule.
L'interview de la rédaction : Colonelle Elodie Montet, commandant la gendarmerie du Doubs
Un appel à la responsabilité collective
Le message des forces de l’ordre est clair : « ne pas prendre le volant après avoir consommé de l’alcool ». Et si nécessaire, « empêcher un proche alcoolisé de conduire, quitte à lui retirer les clés ». « Il faut conduire aussi pour les autres usagers de la route », rappelle la patronne des gendarmes du Doubs.
La gendarmerie du Doubs annonce un renforcement des contrôles routiers à l’approche des fêtes de fin d’année. Un appel à la vigilance lancé après plusieurs accidents récents liés à l’alcool au volant. Ces derniers jours, une conductrice a été interceptée au Luhier, une collision entre une voiture et un poids lourd s’est produite à Autechaux-Roide, et sur la nationale 57, à hauteur de l’hôpital du Grosbois, un automobiliste en état d’ivresse a terminé sa course dans le fossé.
Depuis le 11 octobre 2025, la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) touche le Jura voisin. Sans danger pour l’homme, cette maladie impose l’euthanasie du troupeau dès le premier cas détecté, avec des conséquences lourdes pour les éleveurs.
Pour éviter sa propagation dans le Doubs, une zone réglementée a été instaurée par arrêté préfectoral, interdisant tout déplacement de bovins. La gendarmerie se mobilise pour contrôler le respect de ces mesures, tout en accompagnant les exploitants agricoles dans cette période sensible.
Ce lundi, le colonel Élodie Montet prendra officiellement ses fonctions à la tête de la gendarmerie départementale du Doubs. Elle dirigera près de 600 gendarmes, hommes et femmes, engagés au quotidien dans la sécurité des habitants.
Proximité et résultats : les maîtres-mots du commandement
Lors de sa présentation, le colonel Montet a insisté sur deux priorités : la proximité avec la population et les élus, mais aussi l’obtention de résultats concrets. « Les gendarmes sont là pour protéger, arrêter les voleurs et les violeurs. C’est leur travail, et ils le font pour offrir une offre de sécurité efficace », a-t-elle affirmé. Actuellement, la gendarmerie du Doubs présente un taux d’élucidation des faits à hauteur de 56%, dont 26% le sont grâce à la vidéoprotection. Les militaires interviennent sur 97% du territoire départemental.

Lutter contre la délinquance à la racine
La nouvelle cheffe de la gendarmerie du Doubs entend agir en amont sur la trajectoire de la délinquance. « On ne devient pas braqueur du jour au lendemain. La délinquance commence par de petits faits. Notre rôle est d’identifier rapidement les comportements à risque et de prendre des mesures pour éviter l’engrenage », explique-t-elle.
L'interview de la rédaction : Colonel Elodie Montet
Trafic de stupéfiants et sécurité routière : deux priorités
Comme ailleurs en France, le trafic de stupéfiants touche aussi le Doubs, y compris dans les zones rurales. Le colonel Montet a rappelé que ce fléau restait un axe fort de l’action de ses équipes. Autre sujet majeur : la sécurité routière. Face à une accidentologie préoccupante cette année, la gendarmerie intensifie ses contrôles. « Nous devons sauver des vies, et j’en appelle à la prudence des conducteurs », souligne-t-elle. Les chiffres sont inquiétants. Au 12 septembre, 20 personnes ont perdu la vie sur les routes départementales, contre 23 pour la totalité de l’année 2024. Pour la seule semaine dernière, sept accidents ont été enregistrés dans le Doubs, dont trois avec alcoolémie.
L'interview de la rédaction : Colonel Elodie Montet
Une découverte du territoire
Originaire du Sud-Ouest, Élodie Montet découvre le Doubs avec enthousiasme. Elle confie déjà apprécier la richesse gastronomique et la beauté des paysages. « Je prends ce commandement avec humilité et joie », dit-elle à la veille de la cérémonie officielle, qui aura lieu lundi à Vaire, près de Besançon, en présence du général commandant la région de gendarmerie de Dijon. A cette occasion, l’ensemble des militaires prendra acte de sa prise de fonction et le drapeau de la gendarmerie nationale lui sera remis.
600 gendarmes mobilisés au service du Doubs
Le colonel Montet aura sous son autorité 600 militaires, engagés dans trois missions essentielles : la sécurité du quotidien, la surveillance du réseau routier et les enquêtes judiciaires.,Elle entend insuffler une dynamique de rigueur et de proximité pour répondre aux attentes de la population et relever les défis sécuritaires du département.
Depuis le début de l’année 2025, les accidents de la route sont en hausse dans le Doubs, avec une augmentation notable des excès de vitesse, principale cause des collisions mortelles. Face à ce constat alarmant, la gendarmerie du Doubs a renforcé ses opérations de contrôle la semaine dernière, aboutissant à une centaine d’infractions relevées. Parmi les excès les plus marquants :
Les forces de l’ordre ont procédé à des retraits de permis et des mises en fourrière.
Suite à l’accident mortel de la circulation routière, survenu le jeudi 23 janvier, vers 19h45, à Busy, la gendarmerie du Doubs lance un appel à témoins. La gendarmerie ne dispose d'aucun témoignage. C'est la raison pour laquelle cette démarche a été autorisée par le Parquet bisontin.
Un choc frontal s’est produit entre deux voitures : un Porsche cayenne et Renault Mégane. La Communauté de brigades de gendarmerie de Saint-Vit recherche toute personne pouvant apporter des éléments à l’enquête en cours ou ayant filmé tout ou une partie de l’accident. N’hésitez pas à contacter la brigade en charge de l’enquête au 03.81.25.04.80 ou le 17.