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Par la voix de Hasni Alem, la section du Parti communiste français de Besançon apporte son soutien à l'artiste Nacle après le recouvrement, par la municipalité, de sa fresque sur les violences policières réalisée sur le mur d'expression libre de la Malcombe.

Accusant le maire de céder à une forme de « cancel culture » et de refuser le débat démocratique, le PCF dénonce un choix politique contraire à la liberté de création et d'expression, rappelant le précédent de la fresque dédiée à Lyhanna. La section communiste appelle les Bisontins et le milieu associatif à se mobiliser pour préserver la vocation libre des espaces de création de la ville.

Une polémique enfle à Besançon après l'apparition d'une œuvre du street-artiste Nacle portant le message « La police tue » sur le site de la Malcombe. Bien que peinte sur un mur d’expression libre, la fresque a vivement fait réagir la municipalité. Le Maire, Ludovic Fagaut,  s’est fermement désolidarisé du message, estimant qu’il enfreint les valeurs républicaines et attaque globalement les forces de l'ordre. Après s'être entretenu avec le Préfet du Doubs et le Directeur de la police nationale, l'élu a réaffirmé son intransigeance face à toute forme de haine policière. Jugée « inacceptable », l’œuvre sera recouverte dans les plus brefs délais par les services de la Ville.

À l’approche du conseil municipal du jeudi 17 septembre, l’exécutif bisontin a présenté, ce lundi 14 septembre, devant la presse locale, ses ajustements budgétaires et ses projets en matière de sécurité, de gestion de l’eau et de services municipaux. La réouverture du pont de la République aux voitures, absente de l’ordre du jour, s’est également invitée dans les échanges. Face aux inquiétudes de l’opposition et de certains usagers, le maire, Ludovic Fagaut, maintient son orientation, sans annoncer de calendrier.

Un ajustement budgétaire pour réduire le recours à l’emprunt

L'interview de la rédaction : Fabrice Taillard 

Sur le plan financier, la municipalité présentera une deuxième décision modificative depuis le début de la mandature. Il s’agit d’ajuster le budget 2026, voté en avril, en intégrant notamment des recettes nouvelles perçues durant l’été. Selon l’exécutif, cette opération permettra de réorienter des crédits, d’adapter les dépenses à l’avancement des projets et de réduire de plus de 500 000 euros le recours prévisionnel à l’emprunt. En fonctionnement, plus de 500 000 euros de dépenses supplémentaires seront compensés par des recettes équivalentes. En investissement, plus de 600 000 euros de nouveaux crédits sont annoncés.Par ailleurs, certains projets, notamment ceux concernant les écoles Vieilles-Perrières et Paul Bert, sont décalés et reportés sur le budget suivant en raison de contraintes de réalisation.

L'interview de la rédaction : Fabrice Taillard 

 

Sécurité : trente nouvelles caméras prévues d’ici fin 2026

La sécurité demeure une priorité affichée de la majorité. Une enveloppe de plus de 95.000 euros est prévue, notamment pour adapter le centre de tir du Fort Chaudanne à la formation des policiers municipaux à l’armement létal. La Ville annonce également le recrutement de sept policiers municipaux et des effectifs désormais complets chez les agents de surveillance de la voie publique, les ASVP.

L'interview de la rédaction : Jean-Pascal Reyes 

En matière de vidéoprotection, trente nouvelles caméras doivent être implantées d’ici à la fin de 2026 5 (400.000 euros, dont 200.000 euros apportés par l’Etat). Leurs emplacements sont définis avec la police nationale, en fonction des faits constatés et des besoins de couverture. Plusieurs secteurs de Planoise, de Battant et du centre-ville sont concernés, avec une attention particulière portée aux axes de fuite. Jean-Pascal Reyes, adjoint chargé du dossier, défend un dispositif « ciblé, proportionné et évalué ». Il présente les caméras comme un complément à la présence policière et précise qu’elles pourront être déplacées si leur implantation ne répond pas aux besoins. Selon l’élu, Besançon comptait 183 caméras à l’arrivée de la nouvelle équipe municipale. Il affirme que la précédente majorité n’en avait déployé que cinq durant son mandat. Une révision de la convention de coordination avec la police nationale doit accompagner ces évolutions. Une première étape portera sur l’armement et la formation, avant une réécriture complète annoncée d’ici à la fin de l’année.

L'interview de la rédaction : Jean-Pascal Reyes 

Gestion de l’eau : un objectif d’autonomie à la fin du mandat

La municipalité souhaite également développer la récupération de l’eau pour faire face aux périodes de sécheresse. Une étude de 50.000 euros doit examiner les possibilités concernant les équipements sportifs, notamment à la Malcombe et aux Orchamps. La réflexion porte aussi sur la piscine Lafayette, le centre technique municipal, l’Orangerie et le stade Léo-Lagrange. L’exécutif vise une « autonomie hydrique » à la fin du mandat pour plusieurs usages municipaux : l’arrosage des terrains et des plantations, l’entretien et le nettoyage des espaces publics. Le maire évalue ces besoins à environ 1.700 mètres cubes par semaine (90 m3 pour le fleurissement). Cet objectif nécessitera encore des études et des investissements importants. Ludovic Fagaut reproche à la précédente équipe un manque d’anticipation, citant notamment le stade de rugby des Orchamps, qui, selon lui, ne dispose pas d’installations de récupération d’eau.

Écocentre et propreté : des investissements programmés

Un investissement de 606.000 euros est prévu pour l’écocentre de la rue Jacquard, sur le site du centre technique métropolitain. L’opération doit améliorer le tri et le stockage des déchets de chantier, ainsi que la gestion des eaux de ruissellement. La municipalité souhaite une réalisation avant la fin de 2026, sans garantir à ce stade le respect de cette échéance. La décision modificative comprend également plus de 248.000 euros pour l’acquisition d’une balayeuse, avec une subvention de Citeo annoncée à hauteur du même montant. Une enveloppe de 220.000 euros est par ailleurs prévue pour renouveler des véhicules et du matériel municipal.

Restauration scolaire et soutien associatif

Pour la restauration scolaire, 41.000 euros doivent accompagner l’accueil de cent élèves supplémentaires pendant la pause méridienne. Une aide de 7.350 euros à Solidarité Femmes sera également soumise au vote, tout comme l’adhésion de Besançon à la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture.

Pont de la République : une orientation confirmée, des modalités attendues

La réouverture du pont de la République aux voitures ne sera pas examinée lors du conseil municipal du 17 septembre. Interrogé sur ce dossier, Ludovic Fagaut a néanmoins réaffirmé sa volonté de permettre le retour des automobilistes, dans le cadre d’une réflexion plus large sur la circulation. Le maire assure vouloir préserver le passage des vélos. « Ne pas opposer cyclistes et automobilistes », insiste-t-il, estimant qu’« il y a de la place pour tout le monde ». Les modalités de cette cohabitation restent cependant à préciser : aucun aménagement détaillé ni calendrier n’a été présenté pour répondre aux préoccupations de l’opposition et de certains cyclistes et piétons. Pour défendre cette orientation, Ludovic Fagaut attribue à la fermeture du pont un effet d’entonnoir sur plusieurs axes voisins, notamment les avenues Édouard-Droz et de l’Helvétie, ainsi que le boulevard Diderot.

Une étude au cœur de la controverse

Les conséquences attendues de cette réouverture suscitent également des interrogations. Lors de la conférence de presse, une question a porté sur une étude réalisée au sein de Grand Besançon Métropole, sur laquelle s’appuieraient les opposants au projet. Le maire a reconnu son existence, sans en présenter les conclusions ni répondre en détail aux objections évoquées. Il a surtout contesté les conditions de sa diffusion, affirmant que ce document n’avait pas vocation à être rendu public. Il a également mis en cause des fuites internes et la loyauté de certains agents envers l’exécutif. Les résultats de cette étude n’ont donc pas été explicités lors de cet échange.

À compter du mardi 1er septembre, les automobilistes bénéficieront de deux heures gratuites dans plusieurs parkings du centre-ville de Besançon, à condition d’y entrer entre midi et 14h30. Présentée par Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole et maire de Besançon, cette mesure doit faciliter l’accès à la Boucle et soutenir les commerçants et les restaurateurs. Adoptée le 25 juin, elle figurait parmi les engagements pris pendant la campagne des élections municipales. Elle associe la Ville de Besançon, compétente pour le stationnement en surface, et Grand Besançon Métropole, qui gère les parkings en ouvrage.

Une gratuité liée à l’heure d’entrée

Pour profiter des deux heures gratuites, l’automobiliste devra entrer dans l’un des parkings concernés entre 12 heures et 14 h 30. Une personne arrivant après midi et repartant avant 14 h 30 pourra donc stationner gratuitement pendant deux heures au maximum. En cas de dépassement, seul le temps supplémentaire sera facturé. Un stationnement de deux heures et demie entraînera, par exemple, le paiement d’une demi-heure. En revanche, une entrée effectuée avant midi ne donnera pas droit à cette gratuité. Cette mesure ne remet pas en cause les 59 minutes gratuites déjà proposées sur le territoire bisontin.

Près de 3 000 places concernées

Le dispositif s’appliquera aux parkings en ouvrage ou enclos proches du centre-ville : Beaux-Arts, Mairie, Cusenier, Pasteur, Chamars, Petit Chamars, Arènes, Glacis, Saint-Paul et Rivotte. Ces équipements représentent près de 3 000 places. Selon les collectivités, environ 30 % d’entre elles restent inoccupées en milieu de journée. Près de 900 places seraient ainsi disponibles en moyenne, tandis que les emplacements sur voirie sont régulièrement saturés.

Relancer l’activité commerciale de la Boucle

Cette nouvelle politique doit inciter les Bisontins et les habitants du Grand Besançon à revenir dans le centre-ville pour déjeuner ou effectuer leurs achats. Les élus espèrent également que certains commerces pourront adapter ou élargir leurs horaires d’ouverture pendant la pause méridienne. Ludovic Fagaut présente la Boucle comme un « centre commercial à ciel ouvert » dont l’accessibilité et l’attractivité doivent être renforcées. La mesure répond également à une demande formulée par plusieurs commerçants. « Si la ville de Besançon va bien, si son cœur de ville va bien, c’est toute l’agglomération qui en profite », a souligné le président de Grand Besançon Métropole et maire de Besançon.

Une mesure intégrée à un projet métropolitain

Première vice-présidente de Grand Besançon Métropole, Catherine Barthelet a replacé cette mesure dans le projet d’attractivité de l’agglomération. Selon elle, la vitalité du centre-ville bénéficie aux communes périphériques et contribue à l’équilibre de l’ensemble du territoire. L’objectif est notamment de faciliter la venue des automobilistes habitant dans des secteurs plus éloignés. La collectivité assure toutefois qu’elle ne souhaite pas opposer les modes de déplacement. Les habitants venant à pied ou à vélo restent encouragés à le faire, tandis que le développement des transports collectifs doit se poursuivre.

Une perte de recettes estimée à 66 000 euros

Le coût annuel du dispositif est estimé à 66 000 euros. Cette perte de recettes sera répartie entre la Ville de Besançon, à hauteur de 39 600 euros, et Grand Besançon Métropole, pour 26 400 euros. Cette répartition correspond au poids démographique de Besançon au sein de l’agglomération. Les parkings en ouvrage enregistrent environ 2,3 millions d’entrées et génèrent 3,2 millions d’euros de recettes par an. La diminution attendue représente donc un peu plus de 2 % de ces recettes. Pour les élus, l’effort financier reste maîtrisé au regard des retombées économiques espérées.

Une évaluation après un an

Le dispositif sera évalué au terme de sa première année d’application. La Ville et Grand Besançon Métropole mesureront notamment son efficacité sur la fréquentation du centre-ville et ses effets pour les commerces et les restaurants.  Les collectivités estiment disposer d’une marge de manœuvre suffisante, compte tenu des 30 % de places actuellement inoccupées dans les parkings en ouvrage à certaines heures de la journée.

Trente minutes gratuites aux Chaprais

Une autre évolution concernera le quartier des Chaprais. Sur les places de stationnement en surface, la période gratuite passera de 15 à 30 minutes. Cette possibilité sera limitée à une utilisation par demi-journée et par plaque d’immatriculation. Elle doit permettre aux clients de disposer de davantage de temps pour fréquenter les commerces de proximité du quartier.

Le maire de Besançon a annoncé une évolution au sein de l'équipe municipale. Frédéric Parise quitte ses fonctions d'adjoint chargé des Sports et des Équipements sportifs. Mohamed Aït Ali, dit « Max », lui succède à ce poste. Cette réorganisation s'accompagne également de l'entrée de Marie-Line Egron au conseil municipal. Elle devient conseillère municipale déléguée aux sports adaptés, au sport handicap et au sport santé. Dans son message, le maire a salué l'engagement de Frédéric Parise et de l'ensemble des élus au service de l'intérêt général.

Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, se félicite de la décision du tribunal administratif de ne pas suspendre l'arrêté anti-mendicité et d'interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique adopté par la nouvelle majorité municipale. Selon lui, « la justice a parlé » en confirmant la légalité de la mesure contestée par des élus de l'opposition. Le maire affirme que cet arrêté ne vise « pas un statut social, mais un comportement », en ciblant les actes d'agression, d'intimidation ou de violence dans l'espace public. Il assure vouloir restaurer la tranquillité et la sécurité des Bisontins, tout en poursuivant l'accompagnement social des personnes en difficulté avec le CCAS et les associations

Le tribunal administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension de l'arrêté anti-mendicité pris par la nouvelle majorité municipale. Saisie en référé, la juridiction a estimé qu'il n'existait pas, en l'état du dossier, de doute suffisamment sérieux sur la légalité de la mesure pour en ordonner la suspension. L'arrêté demeure donc applicable. Le recours en référé avait été déposé par Anthony Poulin, élu écologiste, et Séverine Véziès, élue de La France insoumise, tous deux membres de l'opposition de gauche au conseil municipal de Besançon. Ils contestent un arrêté qu'ils jugent inefficace, disproportionné et préjudiciable aux personnes les plus vulnérables.

Une décision qui ne règle pas le fond du dossier

Les deux élus rappellent que cette ordonnance ne tranche pas la légalité de l'arrêté. En référé, le juge administratif examine uniquement si les arguments présentés justifient une suspension en urgence. Le recours pour excès de pouvoir, qui vise à faire annuler l'arrêté sur le fond, suit donc son cours. Les requérants annoncent vouloir renforcer leur argumentaire avec leur avocate afin que les éléments qu'ils estiment insuffisamment examinés soient pleinement pris en compte.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

Des arguments laissés de côté selon les requérants

Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que plusieurs aspects essentiels n'apparaissent pas dans la motivation de la décision. Ils citent notamment la situation de la rue Champron, où se concentrent plusieurs services destinés aux personnes sans domicile, comme la boutique Jeanne-Antide. Selon eux, l'arrêté risque de décourager les personnes les plus précaires de fréquenter ce secteur, par crainte de verbalisation, compromettant ainsi leur accès aux services sociaux. Les élus dénoncent également le caractère flou de la notion de « présence prolongée » dans l'espace public. À leurs yeux, cette formulation entretient une insécurité juridique et produit un effet dissuasif sur l'exercice de droits fondamentaux.

Une mesure jugée inutile et contre-productive

Pour les deux élus d'opposition, les outils juridiques existent déjà pour sanctionner les troubles à l'ordre public. Ils rappellent que les polices nationale et municipale disposent des moyens nécessaires pour intervenir en cas d'agressions, de nuisances ou de comportements répréhensibles. Ils estiment donc que le nouvel arrêté répond davantage à une logique politique qu'à un réel besoin opérationnel. Selon eux, il ne fait que déplacer les situations de mendicité vers d'autres quartiers de la ville, sans apporter de solution durable. Les élus évoquent également les conséquences de l'arrêté en période de fortes chaleurs. Ils estiment qu'il pourrait conduire certaines personnes en grande précarité à éviter des espaces publics ombragés ou des îlots de fraîcheur, comme le square Bouchot, le square Saint-Amour ou la place Granvelle, alors même que ces lieux constituent des refuges lors des épisodes caniculaires.

Un appel à davantage de dialogue

Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que ce dossier n'ait jamais fait l'objet d'un débat en conseil municipal. Ils affirment avoir sollicité à plusieurs reprises un rendez-vous avec le maire, Ludovic Fagaut, sans obtenir de réponse. Ils plaident pour une approche davantage fondée sur la médiation, le renforcement des associations et des travailleurs sociaux plutôt que sur des mesures qu'ils jugent stigmatisantes envers les personnes vivant dans la rue. Les deux élus ont également rendu hommage à Claire, l'une des requérantes, saluant le courage d'une personne sans domicile qui a accepté de porter cette procédure devant la justice.

Le combat continue

Si Anthony Poulin reconnaît que cette première décision constitue une victoire procédurale pour la majorité municipale, il estime que le débat est loin d'être clos. Les deux élus demandent au maire de retirer, suspendre ou, à tout le moins, de préciser son arrêté afin de limiter ses conséquences sur les publics les plus fragiles.

En parallèle du recours devant le tribunal administratif, ils annoncent poursuivre leur mobilisation politique pour défendre, selon leurs termes, une approche plus humaine de la tranquillité publique et de la lutte contre la précarité.

Alors qu'un nouvel épisode de fortes chaleurs est annoncé après la récente canicule qui a touché la France, les élus de La France insoumise au conseil municipal de Besançon appellent la municipalité à renforcer sans attendre les mesures de protection de la population. Dans un communiqué, ils estiment que « la canicule tue » et jugent insuffisantes les actions actuellement mises en œuvre. Les élus insoumis alertent sur les conséquences sanitaires des vagues de chaleur, en particulier pour les personnes âgées, les enfants, les personnes malades, les sans-abri ou encore les habitants de logements particulièrement exposés aux fortes températures. Ils évoquent également une forte pression sur les établissements de santé et les services hospitaliers.

Davantage de lieux frais ouverts au public

Le groupe demande au maire de Besançon « d'aller au-delà de la simple information sur les points de fraîcheur disponibles dans la ville ». Il propose l'ouverture de tous les lieux climatisés ou naturellement frais pouvant accueillir du public, qu'il s'agisse de bâtiments municipaux, de galeries commerciales volontaires, de cinémas, de salles publiques, de caves accessibles ou encore de lieux de culte. Selon les élus, ces espaces pourraient constituer de véritables refuges lors des prochains épisodes de chaleur extrême.

Plusieurs mesures d'urgence proposées

Les élus de La France insoumise réclament également :

  • l'élargissement des horaires d'ouverture des piscines municipales et une adaptation des tarifs ;
  • la réquisition des logements vacants afin de mettre à l'abri les personnes sans domicile ;
  • un renforcement de l'information auprès des personnes isolées et des publics les plus vulnérables ;
  • la mise en place d'un plan d'urgence pour identifier les « logements bouilloires », installer rapidement des protections solaires ou des systèmes de ventilation et prévoir des solutions de relogement temporaire lorsque la situation l'exige.

Un conseil municipal exceptionnel demandé

Au-delà de ces mesures immédiates, les élus rappellent leur soutien à des politiques de plus long terme comme la végétalisation de la ville, la désimperméabilisation des sols, la rénovation thermique des logements ou encore la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Ils réitèrent enfin leur demande de convocation d'un conseil municipal exceptionnel consacré à l'adaptation de Besançon au changement climatique. Selon eux, certaines décisions peuvent être prises immédiatement par la municipalité, tandis que d'autres nécessitent une coordination avec les services de l'État. Pour les élus insoumis, face à la multiplication des épisodes caniculaires, « chaque jour perdu augmente les risques », estimant que des mesures d'urgence sont désormais indispensables pour protéger les habitants.

Cent jours après l'arrivée de Ludovic Fagaut (LR) à la tête de la mairie de Besançon, Anthony Poulin, élu d'opposition et ancien adjoint d'Anne Vignot, dresse un bilan particulièrement critique. Selon lui, le nouveau maire peine encore à endosser pleinement son rôle et privilégie la communication au détriment de l'action collective.

« Il n'a pas encore pris le costume de maire »

Pour Anthony Poulin, Ludovic Fagaut reste enfermé dans une logique d'opposition. « J'ai l'impression que Monsieur Fagaut n'a toujours pas pris pleinement le costume de maire. Il reste dans une posture de candidat ou d'opposant, obsédé par l'idée de remettre en cause ce qui a été fait auparavant ». L'élu estime que le maire devrait désormais représenter « toutes les Bisontines et tous les Bisontins » plutôt que de chercher à effacer le bilan de l'ancienne majorité.

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

Une opposition qui dit ne pas être écoutée

Anthony Poulin regrette également l'absence de dialogue avec la minorité municipale. Il affirme que plusieurs propositions formulées depuis le début du mandat ont été écartées, notamment un plan destiné à faire face à la hausse des prix des carburants ou encore la création d'une cellule de crise associant l'ensemble des élus pour gérer les épisodes de canicule. Selon lui, cette méthode traduit « une pratique ancienne du pouvoir » qui empêche de prendre en compte la diversité des points de vue.

Le plan écoles défendu face aux critiques

L'ancien adjoint défend avec vigueur les investissements réalisés sous la précédente mandature en matière de rénovation thermique des écoles et des crèches. Il cite notamment l'exemple de l'école Viotte, récemment rénovée. « Par rapport à l'an dernier, il fait sept degrés de moins dans les salles de classe. Ce sont des résultats concrets ».  Pour Anthony Poulin, vouloir remettre en cause ce programme alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient relève davantage d'une volonté politique que d'une analyse objective. Il estime que les enjeux climatiques devraient conduire à rassembler plutôt qu'à opposer les équipes municipales.

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

Une communication jugée excessive

L'élu écologiste reproche également au maire de privilégier son image. Selon lui, Ludovic Fagaut serait davantage préoccupé par sa présence sur les réseaux sociaux que par les préoccupations quotidiennes des habitants. « Cela fait beaucoup d'images pour, au final, peu d'actions concrètes ». Anthony Poulin considère que la communication ne peut constituer une politique municipale à elle seule.

Des choix budgétaires contestés

Sur le plan financier, l'opposant critique les premières orientations de la nouvelle majorité. Il estime que la municipalité puise dans un budget qu'il jugeait jusque-là « solide et robuste » afin de financer des opérations qu'il qualifie de symboliques, évoquant notamment le fleurissement de la ville, l'installation de palmiers ou encore l'éclairage de la Citadelle. Selon lui, ces dépenses relèvent davantage de la communication que de véritables priorités pour les habitants.

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

« Un maire isolé »

Anthony Poulin dit également percevoir un manque de fonctionnement collectif au sein de la majorité municipale. Il affirme voir essentiellement Ludovic Fagaut s'exprimer publiquement et estime que certains membres de son équipe tiennent des propos « outranciers » lors des conseils municipaux. Il reproche également au maire de vouloir limiter les prises de parole de l'opposition, évoquant notamment les débats autour du règlement intérieur du conseil municipal.

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

Des recours devant la justice

Enfin, Anthony Poulin confirme que l'opposition poursuivra les recours engagés contre plusieurs décisions municipales. Il vise notamment l'arrêté anti-mendicité ainsi que certaines dispositions du règlement intérieur du conseil municipal. Selon lui, ces textes dépasseraient les prérogatives du maire et il appartient désormais à la justice administrative de se prononcer.

L'interview de la rédaction : Anthony Poulin 

Un appel au changement de méthode

Malgré ses critiques, Anthony Poulin affirme qu'il est « encore temps » pour Ludovic Fagaut de modifier sa manière de gouverner.  Il appelle le maire à davantage écouter les propositions de l'opposition afin de répondre collectivement aux défis de la ville, qu'il s'agisse de la transition écologique, de la situation budgétaire ou de la qualité de vie des Bisontins. « Je pense que Monsieur Fagaut peut se montrer à la hauteur de son mandat. Aujourd'hui, il ne l'est pas », conclut-il.

Haut du formulaire

Le président du groupe socialiste et citoyen au conseil municipal de Besançon critique un début de mandat qu'il juge très médiatique, improvisé et insuffisamment tourné vers les enjeux de fond de la ville. Selon lui, derrière une communication omniprésente, les dossiers structurants peinent à avancer.

« Un mandat placé sous le signe de la communication »

Pour Jean-Sébastien Leuba, ces cent premiers jours auront surtout été marqués par une forte personnalisation de l'exercice du pouvoir. « Ces cent jours sont symboliques, mais Ludovic Fagaut n'a pas manqué de symboles. Il a été hyper-communiquant, très politique et parfois, il a même fait preuve d’improvisation dans son action. Il avait annoncé vouloir être le maire de tous les Bisontins, mais on découvre une vision très personnelle de la politique ». L'élu socialiste estime que le nouveau maire occupe seul l'espace médiatique, au détriment du travail collectif de son équipe municipale.

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

Des priorités jugées déconnectées

Jean-Sébastien Leuba critique également les premières décisions prises par la majorité. Il cite notamment le fleurissement de la ville ou l'installation de palmiers alors que Besançon traverse un épisode de forte chaleur. « Les premières mesures ont consisté à planter des fleurs et des palmiers en pleine période de canicule. Puis il y a eu un arrêté anti-mendicité annoncé devant les médias. Pendant ce temps-là, les véritables enjeux attendent ».

L'opposition reproche également une succession d'annonces budgétaires réévaluées au fil des semaines. Le socialiste explique que plusieurs projets ont vu leur coût fortement évoluer, notamment le renforcement de la police municipale ou encore le marché de Noël. « On dépense sans compter avec le chéquier de la Ville. Les budgets évoluent constamment, ce qui traduit une forme d'improvisation ».

Sécurité, mobilité : « les grands dossiers restent sans réponse »

Si la sécurité figurait parmi les thèmes majeurs de la campagne municipale, Jean-Sébastien Leuba estime que les réponses concrètes tardent à venir. Il évoque notamment les incertitudes autour du futur hôtel de police, mais aussi l'absence de stratégie globale concernant les déplacements. « On annonce des parkings gratuits, mais où est le véritable plan de mobilité ? Les Bisontins attendent des réponses sur la circulation, les embouteillages, les pistes cyclables ou encore les transports en commun. Aujourd'hui, cette vision n'existe pas ».

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

Le cumul des fonctions également critiqué

Le président du groupe socialiste s'interroge aussi sur le maintien par Ludovic Fagaut de son mandat de vice-président du conseil départemental du Doubs, en plus de ses responsabilités de maire et de président de Grand Besançon Métropole. « C'est la première fois qu'un maire de Besançon cumule autant de responsabilités. À force de vouloir tout faire, on finit parfois par ne pas faire grand-chose". 

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

Une démocratie locale jugée fragilisée

Jean-Sébastien Leuba dénonce également les méthodes de gouvernance de la nouvelle majorité. Il regrette que l'opposition soit, selon lui, insuffisamment associée aux décisions et que plusieurs informations soient communiquées d'abord sur les réseaux sociaux personnels du maire. « Aujourd'hui, la communication passe d'abord par le profil personnel de Ludovic Fagaut. Les élus découvrent parfois les décisions après tout le monde. Ce n'est pas notre conception du fonctionnement démocratique d'une collectivité. »

L'élu socialiste critique également les modifications apportées au règlement intérieur du conseil municipal, notamment les dispositions relatives aux sanctions disciplinaires des élus. « Nous avons formulé plusieurs propositions. Elles ne sont ni étudiées, ni débattues. Nous avons davantage le sentiment d'une logique d'affrontement que de construction". Interrogé sur les difficultés évoquées par certains agents de la Ville et de Grand Besançon Métropole, Jean-Sébastien Leuba estime que les difficultés trouvent leur origine dans un mode de gouvernance très centralisé.

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

L'arrêté anti-mendicité toujours contesté

Enfin, Jean-Sébastien Leuba revient sur l'arrêté anti-mendicité, l'une des mesures les plus commentées du début de mandat. Sans annoncer une participation directe aux recours engagés devant la justice administrative, le groupe socialiste estime que cette réponse privilégie l'affichage politique plutôt que le traitement des difficultés sociales. « Nous aurions préféré que la Ville réunisse les associations et tous les acteurs concernés. Lorsqu'on veut résoudre un problème, on construit des solutions avec ceux qui travaillent sur le terrain ».  Selon lui, les outils juridiques existants permettent déjà d'intervenir lorsque cela est nécessaire, rendant cet arrêté peu utile dans sa version actuelle.

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

 

Une opposition qui réclame désormais des actes

Au terme de ces cent premiers jours, Jean-Sébastien Leuba estime que la majorité municipale doit désormais passer des annonces aux réalisations. S'il reconnaît l'omniprésence médiatique du nouveau maire, il considère que les Bisontins attendent désormais des réponses concrètes sur les grands dossiers du mandat : sécurité, mobilité, transition climatique, fonctionnement des services municipaux et dialogue avec l'ensemble des élus. Pour le groupe socialiste et citoyen, le temps de la communication doit désormais laisser place à celui de l'action.