« Ramener la sérénité dans l'espace public »
La Ville de Besançon remet en place un arrêté anti-mendicité agressive. Le document, signé ce vendredi matin par le maire Ludovic Fagaut, est entré en vigueur immédiatement et s'appliquera jusqu'au 15 octobre 2026 dans plusieurs secteurs du centre-ville et à Châteaufarine. Aux côtés de Jean-Pascal Riès, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique, et de Myriam Lemercier, adjointe en charge de la politique de la ville, le maire a présenté cette mesure comme une réponse aux nombreuses plaintes enregistrées ces dernières semaines. « Les Bisontins nous ont élus pour ramener de la sérénité dans les quartiers et mettre fin à cette mendicité agressive et à l'ivresse sur la voie publique », a déclaré Ludovic Fagaut.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une situation jugée « intenable »
L'exécutif municipal estime que les beaux jours favorisent le retour de comportements problématiques dans certains secteurs du centre-ville. Selon la Ville, commerçants, riverains et touristes expriment régulièrement leur exaspération face à des situations de mendicité agressive, d'alcoolisation sur la voie publique, de nuisances sonores et de troubles à l'ordre public. Pour justifier son arrêté, la municipalité avance plusieurs chiffres relevés entre le 15 avril et le 20 mai : 60 mains courantes enregistrées ; 29 troubles à la tranquillité publique ou attroupements agressifs ; 15 faits d'ivresse ou de consommation d'alcool sur la voie publique ; 6 rixes ; 6 vols et une vingtaine de courriels adressés par des commerçants, habitants et représentants professionnels. « Les habitants n'en peuvent plus », a affirmé le maire, évoquant notamment les témoignages recueillis lors de la récente visite ministérielle dans le quartier Battant.
Quels secteurs sont concernés ?
L'arrêté s'applique quotidiennement de 10 h à 20 h sur plusieurs secteurs identifiés comme sensibles : la Grande Rue, du pont Battant à la rue de la Préfecture ; la place Pasteur ; la place du 8-Septembre ; la rue Battant ; la rue Claude-Pouillet ; la rue Champrond ; le square Saint-Amour ; le passage Pierre-Adrien-Paris et les abords des Halles Beaux-Arts ; la place de la Révolution et la zone commerciale de Châteaufarine.
La mendicité agressive dans le viseur
La municipalité insiste sur le fait que l'arrêté ne vise pas la précarité mais certains comportements. La mendicité simple reste autorisée. En revanche, sont visés les comportements jugés agressifs : sollicitation insistante, intimidation, menaces, insultes, saisie physique d'un passant, alcoolisation sur la voie publique, regroupements générant des troubles ou encore présence de chiens provoquant nuisances, danger ou problèmes de propreté. « Lorsqu'une personne vous suit, vous interpelle à plusieurs reprises ou vous prend le bras pour obtenir de l'argent, cela devient de la mendicité agressive », a expliqué Ludovic Fagaut.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un arrêté mais aussi un accompagnement social
Ludovic Fagaut et Myriam Lemercier ont tenu à souligner que la réponse municipale ne serait pas uniquement répressive. La Ville affirme poursuivre son travail d'accompagnement en lien avec le Centre communal d'action sociale (CCAS), les centres médico-sociaux du Département et plusieurs associations. « La dignité des personnes précaires doit être respectée, mais celle des habitants également », a rappelé le maire. Pour Myriam Lemercier, la prévention et le suivi social demeurent essentiels : « Ces personnes n'ont pas choisi cette situation. L'accompagnement doit continuer. »
Des sanctions prévues
Le non-respect de l'arrêté municipal pourra entraîner une contravention de deuxième classe, pouvant atteindre 150 euros. Par ailleurs, lorsque les faits relèvent de la mendicité agressive au sens pénal, les auteurs peuvent faire l'objet de procédures judiciaires pouvant conduire à une garde à vue et à des poursuites devant les tribunaux. La police municipale a reçu des consignes de vigilance particulières sur les secteurs concernés.
Un arrêté qui pourrait être contesté
Interrogé sur le précédent arrêté anti-mendicité annulé par la justice administrative en 2018, Ludovic Fagaut assure que le nouveau texte repose sur des éléments factuels et juridiquement motivés. « Nous assumons pleinement cette décision. Les chiffres sont objectivés et vérifiables », a-t-il déclaré. Pour la majorité municipale, l'enjeu est désormais de restaurer la tranquillité publique dans les secteurs les plus fréquentés du cœur de ville tout en maintenant un accompagnement social des personnes en situation de précarité.
Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a été élu vice-président de France urbaine, l’association représentant les grandes villes et métropoles françaises. Il siègera aux côtés du président de l’organisation, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. France urbaine fédère 106 collectivités et représente plus de 30 millions d’habitants à travers le pays. Cette élection renforce la place de Besançon dans les grandes instances nationales des collectivités locales.
Lors de la conférence de presse organisée ce mercredi avant le conseil municipal de Besançon, Ludovic Fagaut, maire bisontin, est revenu sur l’important incendie survenu dimanche dans le quartier de Tarragnoz. Le feu avait été repéré par un artisan et un passant qui avaient aperçu de la fumée puis des flammes sortir de la toiture d’un immeuble. Les secours avaient alors été rapidement alertés et près de 26 familles évacuées.
Une importante mobilisation des secours
Au total, une cinquantaine de sapeurs-pompiers et une vingtaine d’engins ont été mobilisés sur place. La Ville a également mis en place un dispositif de relogement pour plusieurs habitants, avec des hébergements à l’hôtel ou chez des proches. Les secours ont longtemps craint la présence d’une personne dans l’appartement d’où le feu semblait être parti. Des recherches complémentaires ont finalement permis de confirmer que l’occupant était absent au moment des faits. L’incendie a provoqué d’importants dégâts matériels et la mort de plusieurs animaux de compagnie.
Besançon a accueilli ce week-end une délégation de Pavia, ville partenaire italienne située au sud de Milan. Dans une publication Facebook, Ludovic Fagaut indique que les représentants italiens ont été invités à participer au prochain marché de Noël bisontin, organisé rue Jouffroy-d’Abbans. L’objectif est de faire découvrir au public les spécialités italiennes ainsi que les traditions de la Nativité en Italie. La délégation a également pris part au Raid Handi-Fort organisé à Besançon. La Ville de Besançon rappelle compter aujourd’hui 14 villes partenaires, dont 12 jumelages et 2 coopérations décentralisées.
L’affaire Franck Bernard continue de secouer Grand Besançon Métropole. Après les révélations publiées par Mediapart et le média local « Le Chni » autour de publications diffusées sur un compte Facebook attribué au vice-président de l’agglomération, les appels à sa démission se multiplient dans la classe politique locale.
Maire de Chevroz et 15e vice-président de Grand Besançon Métropole depuis avril dernier, Franck Bernard ne cache pas sa proximité avec les idées du Rassemblement national. Mais les contenus relayés sur ce compte Facebook — évoquant notamment des publications anti-LGBT, des références au QI des populations africaines ou encore des propos jugés discriminatoires — ont provoqué une vive onde de choc dans l’exécutif communautaire.
Jean-Sébastien Leuba réclame son départ
Parmi les voix les plus offensives figure désormais le socialiste Jean-Sébastien Leuba. L’élu estime que Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement. « En tant que président de l’agglomération, Ludovic Fagaut aurait dû annoncer son retrait de délégation », affirme-t-il, dénonçant les hésitations de l’exécutif face à une situation qu’il juge incompatible avec les valeurs de l’institution. L’élu socialiste reproche notamment au président de Grand Besançon Métropole d’avoir laissé Franck Bernard s’exprimer longuement en séance avant toute prise de position claire. « Une fois que cet élu assume ses propos, nécessairement, Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement », insiste-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Des propos jugés incompatibles avec les valeurs républicaines
Jean-Sébastien Leuba évoque des contenus « insidieux » et « dangereux » pour le débat public. Il cite notamment des publications concernant les familles LGBT ou des références à Richard Lynn, psychologue britannique régulièrement accusé de théories racistes et eugénistes. « Le racisme n’est pas une opinion », martèle l’élu socialiste, qui estime que ces publications alimentent des discours de division dans la société française. L’opposition rappelle également l’existence de la charte des élus adoptée par Grand Besançon Métropole en 2018. Ce document rappelle les principes d’exercice des mandats locaux autour des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de dignité et d’intégrité. Selon Jean-Sébastien Leuba, Franck Bernard ne respecterait plus aujourd’hui ces engagements. « On lui demande de démissionner, il ne l’a pas souhaité. Monsieur Fagaut ne lui a même pas demandé de démissionner », regrette-t-il.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
Une majorité fragilisée
Au sein même de l’agglomération, la situation semble évoluer rapidement. Plusieurs élus communautaires, jusque-là plus prudents, s’interrogent désormais ouvertement sur le maintien de Franck Bernard au sein de l’exécutif. Durant le conseil communautaire, Ludovic Fagaut a indiqué vouloir consulter les services juridiques avant toute décision. Une position jugée trop attentiste par l’opposition. Jean-Sébastien Leuba estime au contraire que des mesures immédiates étaient possibles. « Ludovic Fagaut peut très bien prendre un arrêté dès aujourd’hui », affirme-t-il, évoquant également la possibilité d’un signalement au titre de l’article 40.
Une crise politique désormais ouverte
Cette affaire dépasse désormais largement le seul cas personnel de Franck Bernard. Elle révèle les profondes fractures politiques apparues depuis l’arrivée de la nouvelle majorité de droite à la tête de Grand Besançon Métropole. L’élection, en avril dernier, d’un élu assumant sa proximité avec le Rassemblement national au sein du bureau exécutif avait déjà provoqué une forte polémique. Les révélations de ces derniers jours amplifient encore la pression sur l’exécutif communautaire.
Alors que certains vice-présidents auraient menacé de quitter leurs fonctions en cas d’inaction, Ludovic Fagaut se retrouve désormais confronté à un choix politique délicat : préserver l’équilibre de sa majorité ou écarter un élu devenu hautement controversé. Dans les prochains jours, la décision du président de Grand Besançon Métropole pourrait avoir des conséquences importantes sur la cohésion de l’exécutif et sur le climat politique de l’agglomération bisontine.
L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba
La Ville de Besançon veut reprendre la main sur les problèmes de tranquillité publique qui touchent le square Saint-Amour. Entouré d’élus et de représentants des riverains, Ludovic Fagaut a présenté une série de mesures destinées à lutter contre les rassemblements nocturnes, les nuisances sonores et les trafics observés sur place.
Un lieu devenu sensible avec les beaux jours
Selon le maire de Besançon, l’arrivée des beaux jours entraîne une intensification des regroupements dans ce secteur de la Boucle. Le square Saint-Amour est régulièrement utilisé comme lieu de rassemblement en soirée, parfois après la fermeture des bars, avec des conséquences directes sur la qualité de vie des habitants. La municipalité évoque des nuisances sonores répétées, des consommations d’alcool et de protoxyde d’azote, mais aussi des trafics de stupéfiants. Depuis un an, une cinquantaine d’interventions de la police municipale et nationale ont été recensées sur le secteur. « À partir de 22 h ou 23 h, cela devient très complexe pour les riverains », a résumé Ludovic Fagaut, qui affirme avoir voulu « anticiper » avant une aggravation de la situation.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Vidéoprotection et fermeture nocturne
Pour tenter d’enrayer ces phénomènes, plusieurs dispositifs ont été mis en place. Une caméra de vidéoprotection a été installée afin de surveiller le square en continu. La Ville a également décidé de maintenir l’éclairage public toute la nuit afin d’éviter les zones d’ombre, jugées propices aux regroupements et aux trafics. Mesure phare annoncée par la municipalité : la fermeture du square Saint-Amour entre 22 h et 6 h jusqu’au 31 octobre 2026. Des potelets et des chaînes ont été installés aux différentes entrées afin d’empêcher matériellement la traversée nocturne du site. Un arrêté municipal interdit désormais l’accès au square durant cette plage horaire.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une stratégie appelée à s’étendre
Ludovic Fagaut assure que ces décisions ont été prises en concertation avec les riverains, réunis récemment avec les élus municipaux. La Ville affirme vouloir agir rapidement sur les questions de tranquillité publique et n’exclut pas de déployer des dispositifs similaires dans d’autres secteurs de Besançon confrontés aux mêmes difficultés. « Nous voulons une ville apaisée où la tranquillité publique et la sécurité des habitants soient respectées », a insisté le maire, qui voit dans cette opération un premier test avant une possible extension à d’autres quartiers bisontins.
Du 11 au 14 juin prochains, le territoire du Grand Besançon Métropole vibrera une nouvelle fois au rythme du festival Grandes Heures Nature. Présentée ce lundi à la Citadelle de Besançon, l’édition 2026 s’annonce comme celle de la montée en puissance pour cet événement dédié aux sports outdoor, à la nature et à l’attractivité touristique du territoire.
Plus de 4.000 participants attendus
Après avoir rassemblé entre 3.300 et 3.500 participants l’an dernier, les organisateurs espèrent franchir un nouveau cap cette année avec plus de 4.000 sportifs engagés sur les différentes épreuves et plus de 25.000 visiteurs attendus sur l’ensemble du week-end. Pour le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut, le festival doit devenir un véritable outil de rayonnement national. « La nature n’est pas simplement un décor ici. Elle fait partie intégrante de notre identité et de notre attractivité », a-t-il insisté. L’élu souhaite désormais attirer davantage de visiteurs extérieurs au territoire, alors que les participants sont aujourd’hui majoritairement locaux et régionaux.
L'interview de la rédaction : Willy Joly, directeur de l'évènement Grandes Heures Nature pour Grand Besançon Métropole
Un territoire grandeur nature
Pendant quatre jours, le festival investira plusieurs sites emblématiques du territoire grand bisontin. Le lancement se déroulera le jeudi 11 juin à la Citadelle, avant trois journées d’animations et d’épreuves organisées principalement autour du site de Chamars. Au total, 22 communes de Grand Besançon Métropole seront traversées par les différents parcours, représentant près de 180 kilomètres d’itinéraires à travers collines, forêts, sentiers et villages du territoire. Les organisateurs mettent en avant cette complémentarité entre ville et espaces naturels. « Besançon et ses communes périphériques offrent un terrain de jeu exceptionnel », a souligné Ludovic Fagaut, évoquant aussi l’importance du patrimoine, du tourisme et de l’environnement dans la philosophie du festival.*
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole
Des nouveautés au programme
L’édition 2026 proposera plusieurs nouveautés, à commencer par l’arrivée de la swimrun, discipline en plein essor mêlant course à pied et natation en eau libre. Les participants évolueront en combinaison sur un parcours reliant plusieurs portions terrestres et aquatiques. « Parmi les temps forts figurent également : l’Ekiden, marathon en relais par équipes de six, le Raid Expérience, sur des parcours secrets de 30 ou 60 kilomètres, le Raid Kids, destiné aux familles et aux jeunes, la Rando gourmande ou encore les animations autour de l’escalade » a rappelé Ludovic Barbarossa, maire de Tallenay et conseiller communautaire du Grand Besançon, en charge des sports. Cette dernière discipline prendra une dimension spectaculaire grâce à un show immersif mêlant sport, vidéo et scénographie. Les organisateurs ont annoncé la présence d’un ancien champion du monde d’escalade, invité vedette de cette édition 2026.

L'interview de la rédaction : Ludovic Barbarossa, élu communautaire, en charge des sports
Un festival populaire et accessible
Au-delà de la performance sportive, les organisateurs revendiquent un événement accessible à tous. Familles, scolaires, entreprises et simples curieux sont invités à participer aux nombreuses animations prévues durant le week-end. Près de 1.000 scolaires devraient notamment prendre part aux activités du vendredi. Un village outdoor sera également installé à Chamars avec plusieurs espaces consacrés au sport-santé, au tourisme, à l’environnement et aux pratiques responsables. Les organisateurs rappellent aussi leur volonté d’inscrire le festival dans une démarche écologique, avec une attention particulière portée à la gestion des déchets et à la préservation des milieux naturels.
Une ambition assumée
Créé en 2019, le festival Grandes Heures Nature poursuit donc sa progression. Pour les élus du Grand Besançon, l’objectif est désormais clair : faire du territoire une référence nationale en matière d’outdoor. « On ne doit plus vivre cachés », a lancé Ludovic Fagaut devant les partenaires et les médias. « Le territoire a tous les atouts pour devenir une destination incontournable du sport nature ».
Après le décès d’un coureur engagé sur le 62 km du Trail des Forts ce samedi, à la suite d’un malaise durant l’épreuve, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a fait part de sa « profonde tristesse ». Dans un message publié ce samedi, l’élu a adressé « ses condoléances les plus sincères » à la famille et aux proches de la victime. Il a également assuré de son soutien aux organisateurs, aux bénévoles et aux équipes de secours mobilisées. « Aujourd’hui, c’est toute la communauté du trail, et plus largement notre ville, qui est touchée », a-t-il déclaré.
À Besançon, le ton est donné. Un mois et demi après la prise de fonctions du maire Ludovic Fagaut, les élus communistes et le collectif À Gauche Citoyen ont présenté un premier bilan critique lors d’une conférence de presse.
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
Une opposition unie pour “tirer un premier bilan”
Autour des élus d’opposition Aline Chassagne et Hasni Alem et de représentants du collectif A Gauche Citoyens, ont voulu analyser les premières décisions de la nouvelle majorité. “Il y a beaucoup de communication, mais aussi des axes très clairs qui se dessinent”, résument-ils. Au cœur des critiques : une orientation jugée rétrograde. L’opposition dénonce une série de mesures perçues comme des reculs, qu’il s’agisse du fleurissement, de l’éclairage de la Citadelle ou encore du stationnement gratuit, au centre-ville, entre 12h et 14h. “On voit bien que des éléments du programme sont mis en œuvre, mais avec une logique de retour en arrière”, souligne Aline Chassagne. “Il défait ce qui a été construit ».
L'interview de la rédaction : Aline Chassagne
L'interview de la rédaction : Asni Halem
Une ligne politique jugée idéologique
Les intervenants voient dans les premières décisions de la majorité une orientation marquée à droite. “Ils reprennent tous les repères de la droite, et même d’une droite ancienne”, est-il avancé. L’engagement de Ludovic Fagaut dans une nouvelle formation politique, Nouvelle Energie du maire de Cannes David Lisnard, est également évoqué comme révélateur d’une ligne “ultralibérale”, selon l’opposition. Face à cette orientation, les élus affirment leur rôle :
“Nous avons été élus démocratiquement, nous ferons notre travail d’opposition. Ils annoncent une vigilance particulière sur plusieurs sujets jugés absents des priorités actuelles : la question sociale, les droits des femmes et plus largement les politiques de solidarité. L’opposition regrette notamment un recul en matière de parité au sein de l’agglomération, avec une baisse du nombre de femmes dans les instances exécutives.
L'interview de la rédaction : Hasni Alem
Des inquiétudes sur les politiques concrètes
Au-delà des symboles, les élus attendent des réponses sur des enjeux du quotidien : rénovation des écoles, tarification de la restauration scolaire, mobilités et logement. “Les habitants attendent des mesures concrètes, pas seulement des symboles”, insiste Aline Chassagne. Autre sujet d’inquiétude : la gestion financière. L’opposition redoute un retour à des pratiques budgétaires qu’elle juge dépassées. “On a l’impression de revoir des politiques d’un autre temps, où l’on pouvait se permettre de creuser la dette”, est-il avancé. Une critique renforcée par le contexte d’incertitudes économiques récentes.
Un appel à “entrer dans le XXIe siècle”
En conclusion, l’opposition appelle la majorité à changer de cap : “Nous sommes au XXIe siècle. Il faut arrêter de penser comme au XXe siècle. Elle insiste notamment sur la faculté d’intégrer pleinement les enjeux climatiques, sociaux et scientifiques dans les politiques publiques locales. Cette conférence de presse marque une première étape dans le positionnement de l’opposition bisontine. Face à une majorité qui revendique une rupture, le débat politique local s’installe déjà dans un rapport de confrontation assumé.
Ludovic Fagaut s’est rendu ce mardi matin aux ateliers municipaux et intercommunaux de Besançon, accompagné de plusieurs élus de la ville et de Grand Besançon Métropole. Une visite de terrain destinée à mieux comprendre le fonctionnement de ce site stratégique, où se joue une grande partie du quotidien des habitants. Avec 80 métiers, les ateliers concentrent une large palette d’activités : voirie, éclairage, déchets, eau, assainissement ou encore interventions hivernales. “C’est ici que se conditionne la qualité du service public”, a insisté Ludovic Fagaut devant les équipes. “On retrouve l’ensemble des métiers qui font le quotidien.” Un site d’autant plus central que 80 % des agents relèvent de l’intercommunalité, illustrant l’imbrication croissante entre ville et Grand Besançon.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une visite pour les élus, aussi
Objectif : mieux appréhender leurs délégations et les réalités du terrain, notamment pour les nouveaux élus. “On a besoin de connaître les politiques publiques et les lieux où elles se concrétisent”, a souligné le maire-président. Au-delà de la visite, le message politique était clair. Ludovic Fagaut a évoqué un “mandat de rupture”, marqué par plusieurs priorités : remettre du “bon sens” dans le fonctionnement quotidien, clarifier les circuits de décision et éviter les consignes contradictoires entre élus. “Les injonctions contradictoires créent du désordre dans les services”, a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de décisions plus lisibles. Autre point affirmé : le politique doit arbitrer, à partir des propositions techniques.
Proximité et résultats : une ligne assumée
Le maire a également insisté sur deux axes qu’il souhaite renforcer : la proximité, “de la petite rue à la grande artère” et la culture du résultat, quitte à bousculer certaines habitudes. “Les habitants veulent que ça fonctionne. Ce sont souvent les petits détails qui comptent le plus”, a-t-il affirmé. Une approche qui passe aussi par une recherche d’efficacité : optimisation des bâtiments, meilleure organisation des services, et gains financiers à la clé.
Soutenir les agents, au cœur du dispositif
En filigrane, la visite se voulait aussi un signal de soutien aux agents, dont le rôle est jugé central dans la mise en œuvre des politiques publiques. Face à des missions multiples et parfois exigeantes, le maire a rappelé la responsabilité des élus : accompagner les équipes et leur donner un cadre clair. Cette visite, à la fois technique et politique, illustre une volonté affichée : reconnecter la décision publique avec le terrain. Car derrière les orientations stratégiques, c’est bien dans ces ateliers que se joue, chaque jour, une part essentielle du service rendu aux Bisontins.