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On a appris ce jeudi soir que les manifestations lycéennes ont conduit à six interpellations dans le département du Jura : quatre à Dole, une à Lons‑le‑Saunier et une à Mouchard, pour possession ou tir de mortiers d’artifice – dont un devant la mairie de Dole – ainsi que pour usage de fumigènes. Quatre personnes ont été placées en garde à vue et seront présentées à la justice ce vendredi. Un arrêté préfectoral interdit la détention, vente et usage d’artifices jusqu’au 17 octobre 2026.

La Préfecture du Doubs indique que les rassemblements lycéens ont entraîné de multiples interventions des forces de sécurité intérieure ce jeudi, aux abords de plusieurs établissements du département, pour mettre fin à des troubles causés par des groupes auteurs de violences urbaines.

Au total, 205 policiers et gendarmes ont été déployés sur le terrain. Les forces de l’ordre ont procédé à 61 interpellations pour tirs de mortier, dégradations de mobilier urbain et jets de projectiles. Le SDIS du Doubs a réalisé 15 interventions liées à des feux de poubelles ou de mobilier urbain. Lors des opérations de sécurisation, 11 policiers et 2 gendarmes ont été blessés.

Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, salue l’action des forces de sécurité et condamne les violences commises. Les services de l’État restent mobilisés pour garantir la sécurité des élèves et le fonctionnement des établissements.

Selon un dernier bilan, les sapeurs‑pompiers du Doubs ont été mobilisés à 21 reprises ce jeudi matin dans le cadre des mouvements lycéens, principalement pour des feux sur la voie publique et la prise en charge de personnes blessées. Huit victimes légèrement blessées ont été transportées vers un centre hospitalier. Trois policiers ont été touchés lors de caillassages visant les forces de sécurité intérieure, déployées pour sécuriser les secteurs concernés.

À Besançon, la matinée a été marquée par plusieurs épisodes de violence autour des lycées. Selon l’édile bisontin, environ 150 jeunes cagoulés ont été repérés dans différents secteurs. Une jeune femme a été interpellée au lycée Victor‑Hugo pour des faits liés à un incendie. Trois autres interpellations ont eu lieu près de Chaland et Canot lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, tandis qu’un véhicule de gendarmerie a été visé par des projectiles sur le pont Canot.

Le maire Ludovic Fagaut appelle à l’apaisement et met en garde contre toute tentative de récupération politique susceptible d’alimenter les débordements. Il distingue clairement les lycéens mobilisés des casseurs et insiste sur la nécessité de préserver la sécurité des jeunes et des habitants. La municipalité réaffirme son soutien aux forces de l’ordre, à la communauté éducative et aux journalistes pris à partie durant ces incidents.

Selon la préfecture du Doubs, dans le cadre de la mobilisation lycéenne de ce jeudi, des incidents ont  été provoqués « par des groupes cherchant la confrontation avec les forces de l’ordre ». Le préfet Rémi Bastille rappelle que manifester est un droit qui doit s’exercer dans le respect de la loi. Il salue le professionnalisme des forces de sécurité et condamne les violences à leur encontre.