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À un mois du 1er tour des  élections municipales de 2026, une nouvelle candidature se dessine dans la commune de La Vèze, dans le Grand Besançon. À 50 ans, Céline Troncin Vergey annonce sa première participation à une élection, avec une ambition claire : devenir maire et insuffler un nouvel élan au village.

Installée à La Vèze depuis 2014, la candidate revendique un attachement profond à cette commune de moins de 500 habitants. « C’est un village à taille humaine, idéalement situé sur le premier plateau, tout près de Besançon, mais déjà tourné vers les Haut-Doubs », souligne-t-elle. Un cadre de vie privilégié qui a nourri, au fil des années, sa réflexion sur l’engagement local.

L'interview de la rédaction : Céline Troncin Vergey 

 

Une première candidature assumée

Sans expérience élective préalable, Céline Troncin Vergey assume pleinement ce premier engagement politique, mûri de longue date. « La commune a besoin de renouveau, de dynamisme et d’un regard neuf », estime-t-elle, convaincue que son projet et son équipe peuvent répondre aux attentes des habitants. La candidate mènera une liste sans étiquette politique, baptisée « L’Avenir Ensemble ». Composée de 11 candidats — conformément à la taille du conseil municipal — elle affiche une parité presque parfaite, avec six femmes et cinq hommes, pour une moyenne d’âge de 44 ans. Parmi eux, une seule personne est issue du conseil municipal sortant. « La richesse de notre équipe repose sur la diversité des profils, des compétences et des parcours professionnels », explique Céline Troncin Vergey. La moitié des colistiers résidant dans la commune depuis moins de cinq ans, la liste revendique un regard neuf, sans a priori, sur la vie locale.

L'interview de la rédaction : Céline Troncin Vergey 

Un projet centré sur la proximité et le lien social

Le programme en cours d’élaboration repose sur des valeurs fortes : proximité, écoute et participation citoyenne. La candidate souhaite moderniser la communication municipale, notamment par le déploiement d’outils numériques et d’une application dédiée, ainsi que par l’organisation de consultations citoyennes sur les projets structurants. Autre axe majeur : le renforcement du lien social. Le soutien aux associations locales et l’organisation d’événements conviviaux doivent, selon elle, favoriser les échanges entre habitants et développer le lien intergénérationnel, en particulier entre les aînés et les plus jeunes.

L'interview de la rédaction : Céline Troncin Vergey 

 

VEZE TRONCIN LISTE

 

École, cadre de vie et écologie au cœur des priorités

La question de l’éducation occupe également une place centrale dans le projet. Face à la baisse des effectifs scolaires observée depuis plusieurs années, la candidate souhaite travailler étroitement avec les communes du regroupement scolaire, notamment Fontaine, Pugey et Arguel, afin de renforcer l’attractivité du territoire et favoriser l’installation de nouvelles familles. L’amélioration du cadre de vie, la préservation de l’identité et du patrimoine communal, la sécurité, ainsi qu’une démarche écologique et de développement durable complètent les grandes priorités annoncées.

Une commune pleinement engagée dans l’intercommunalité

Enfin, Céline Troncin Vergey entend renforcer la présence de La Vèze au sein de Grand Besançon Métropole. « Il est essentiel d’être pleinement engagé dans les instances intercommunales pour défendre les intérêts et les projets de la commune », affirme-t-elle, évoquant la possibilité d’assumer des responsabilités au sein de la collectivité.

 

Une vision du rôle de maire fondée sur des valeurs humaines

Pour conclure, la candidate met en avant les qualités qu’elle souhaite incarner en tant que maire : respect, bienveillance, écoute et capacité à fédérer. « Un maire doit savoir écouter, rassembler et agir concrètement pour le bien commun », résume-t-elle. La campagne ne fait que commencer à La Vèze, mais le ton est donné : celui d’un engagement citoyen tourné vers l’avenir et la proximité.

L'interview de la rédaction : Céline Troncin Vergey 

À l’approche du dépôt officiel des listes dans les 563 communes du Doubs, les services de l’État s’emploient à expliquer un mécanisme électoral profondément remanié. Un système qui, selon le préfet du Doubs, Rémi Bastille,  repose sur un équilibre délicat entre contrôle administratif national et autonomie politique locale, et dont la réussite dépendra autant de la mobilisation des candidats que de la compréhension des électeurs.

Un dispositif à deux vitesses : nuance nationale et liberté locale

Le préfet rappelle que la préfecture attribue à chaque liste une nuance politique nationale, une classification administrative destinée à permettre une lecture homogène des résultats à l’échelle du pays. Cette nuance n’empêche toutefois pas les candidats de revendiquer publiquement l’étiquette de leur choix dans leur communication locale. « Ce double niveau peut surprendre, mais il répond à deux logiques différentes : l’analyse nationale d’un côté, la liberté d’expression politique de l’autre », explique le préfet. Cette coexistence peut néanmoins créer une forme de décalage entre l’identité affichée par les candidats et la catégorie dans laquelle ils seront comptabilisés le soir du scrutin.

L'interview de la rédaction : Rémi bastille, préfet du Doubs 

Une incertitude persistante sur le nombre de listes

À ce stade, les services de l’État estiment qu’environ 800 listes pourraient être déposées dans le département. Une projection qui dépasse largement le nombre de communes, signe d’une compétition accrue dans certaines zones urbaines ou périurbaines. Mais le préfet tempère : « Ce chiffre reste une estimation. Dans de nombreuses petites communes, il n’y aura qu’une seule liste. Le décompte final ne sera connu qu’à la clôture officielle des dépôts ». 

 

Pontarlier, un exemple de fragmentation locale

À Pontarlier, la capitale du Haut‑Doubs, la campagne illustre de manière particulièrement nette la complexité du paysage politique local. Le maire sortant, Patrick Genre, a choisi de ne soutenir officiellement aucune liste, une position qui traduit les divisions apparues au sein de son conseil municipal au cours du mandat. Plusieurs responsables politiques locaux n’ont pas non plus pris position publiquement, malgré des proximités politiques connues de longue date. Cette absence d’alignement national contribue à brouiller la lecture du scrutin pour les électeurs et renforce l’impression d’un paysage politique éclaté. Deux listes classées « sans étiquettes » sont entrées en campagne : l’une menée par Bertrand Guinchard, l’autre par Bénédicte Hérard. Le premier a régulièrement revendiqué des positions situées à droite de l’échiquier politique, tandis que la seconde a longtemps été engagée aux côtés de Gilles Platret, figure de la droite et du centre. Le centriste Patrick Comte est également en lice, même si son positionnement politique, traditionnellement identifié, apparaît aujourd’hui moins mis en avant dans la campagne. Cette configuration, marquée par une pluralité de candidatures et l’absence de soutien explicite de figures locales ou nationales, contribue à une campagne particulièrement ouverte et souligne les recompositions politiques à l’œuvre dans la ville. Cette situation interroge également  sur la capacité de la ville à peser dans les équilibres nationaux.

À Besançon, le candidat centriste Éric Delabrousse place les solidarités et l’inclusion au cœur de son programme pour les municipales de 2026. Face au vieillissement de la population, à la précarité croissante et aux situations de handicap, il défend une politique « humaine, pragmatique et de proximité », fondée sur l’accès aux droits, l’accompagnement des parcours de vie et le soutien aux aidants.

Une solidarité de terrain, lisible et coordonnée

Le candidat souhaite refonder l’action municipale autour d’un principe simple : rendre les dispositifs sociaux plus accessibles et compréhensibles. Il propose ainsi la création d’un guichet social unique, en lien avec le CCAS, pour simplifier les démarches administratives. Des équipes mobiles interviendraient dans les quartiers prioritaires afin d’aller au-devant des habitants et de lever les freins technologiques ou linguistiques. La lutte contre le mal-logement et la précarité alimentaire constitue un autre axe fort. Éric Delabrousse veut renforcer la coopération avec les bailleurs sociaux pour accélérer les rénovations thermiques et développer des logements passerelles destinés aux jeunes en insertion. Les aides alimentaires seraient consolidées, notamment via un partenariat élargi avec les associations et le CCAS, tandis que les jardins partagés seraient encouragés.

Insertion, participation citoyenne et solidarité intergénérationnelle

Le candidat entend également renforcer les dispositifs d’insertion existants. Il souhaite développer les chantiers municipaux et soutenir le programme TAPAJ, qui permet aux jeunes en grande précarité de travailler quelques heures et d’être rémunérés immédiatement. Des clauses sociales seraient introduites dans les marchés publics, et des conventions signées avec les entreprises locales. Pour revitaliser la démocratie locale, Éric Delabrousse propose de réinstaurer des mandats de trois ans pour les conseils citoyens, conseils des jeunes et conseils des sages, assortis d’une rencontre annuelle entre instances. Les projets de quartier bénéficieraient de moyens renforcés, et des formations à la participation citoyenne seraient proposées aux habitants. La solidarité intergénérationnelle occupe également une place importante dans son programme. Le candidat souhaite développer les cohabitations jeunes/seniors, encourager le mentorat et renforcer l’éducation au vivre-ensemble en lien avec les écoles et les associations.

Handicap : une ville plus accessible et plus inclusive

L’inclusion des personnes en situation de handicap doit, selon Éric Delabrousse, irriguer l’ensemble des politiques municipales : espace public, culture, sport, emploi, services municipaux. Il propose la création d’un service municipal dédié aux loisirs adaptés pour les enfants en situation de handicap, ainsi que leur participation à la Mission Accessibilité du CCAS. Le soutien aux aidants et aux seniors constitue un autre volet majeur. Le candidat souhaite mettre en place des minibus itinérants gratuits aux heures creuses, développer des logements inclusifs et multiplier les lieux de répit pour les aidants.

Protéger les femmes victimes de violences

Enfin, Éric Delabrousse fait de la lutte contre les violences conjugales une priorité. Il propose la création de nouvelles places d’hébergement d’urgence, accessibles 24h/24 et accompagnées par des professionnels formés, afin de garantir une protection immédiate et inconditionnelle aux femmes en danger.

Aux Fins, la candidate Amandine Rapenne a présenté la liste complète “Les Fins avec vous” pour les municipales des 15 et 22 mars. Autour de la cheffe d’entreprise et élue régionale, vingt‑deux colistiers issus de nombreux horizons : agriculture, enseignement, santé, artisanat, numérique ou encore bâtiment. Une équipe mêlant actifs, étudiants et retraités, que la candidate dit vouloir rassembler autour d’un projet communal renouvelé.

RAPENNE Amandine Chef d’entreprise – Elue régionale

MYOTTE-DUQUET Yannick Chef d’équipe construction bois

MAIRE Prisca Secrétaire de Direction Collège

POURCHET Frédéric Agriculteur

GINDRAUX Peggy Chef d’entreprise

POURCHET Marcel Intendant du lycée en retraite

TYRODE Céline Clerc de notaire

HAYRET Taskin Responsable production

COLARD Delphine Professeur des Ecoles

VAUTIER Florian Ingénieur Bâtiment durable

PRETOT Valérie Sage-Femme hospitalière

MICLO Éric Retraité de la gendarmerie

JACOB Mélanie Créatrice de contenu digital

RUFER Stéphane Chef de projet

QUEROMAIN Aurore Vétérinaire aux Fins

MOLLIER Vincent Approvisionneur

RIESEN Sylvette Retraitée de la restauration

MOREL Jimmy Responsable commercial

ROBBE Léontine Etudiante faculté de médecine

GAUME Bernard Conseiller de vente

PIQUEREZ Brigitte Comptable

LHUILLIER Damien Régleur CNC

MAYRARGUE Gaelle Professeur des Ecoles

À un mois des élections municipales de 2026, l’INSEE dresse un portrait précis des maires en Bourgogne-Franche-Comté. Une région marquée par une forte densité de petites communes, un vieillissement des élus locaux et une féminisation encore incomplète, malgré des perspectives de progrès.

Une région championne du nombre de maires

Avec près de 3.671 maires, la Bourgogne-Franche-Comté se distingue nettement du reste du pays. La région affiche une densité exceptionnelle de 13 maires pour 10 000 habitants, contre environ 5 en moyenne en France métropolitaine. Cette singularité s’explique par la structure territoriale : 86 % des communes comptent moins de 1 000 habitants, contre 71 % au niveau national. Cette fragmentation communale confère aux maires un rôle de proximité très fort, mais aussi des responsabilités croissantes. Depuis plusieurs années, la fonction s’est considérablement complexifiée, notamment sur le plan juridique, tout en exposant davantage les élus à une responsabilité personnelle accrue et à des attentes citoyennes élevées.

L'interview de la rédaction : Dimitri Szempuch, chargé d’études à l’Insee Bourgogne Franche-Comté

Un mandat marqué par la crise du Covid-19

Élus dans un contexte inédit, les maires de 2020 ont dû affronter dès leur prise de fonction la crise sanitaire. Mise en œuvre des protocoles de sécurité, organisation des services municipaux et gestion des écoles ont fortement mobilisé les exécutifs locaux, accentuant la pression sur une fonction déjà exigeante. Ce contexte contribue à une crise de vocation perceptible : depuis 2020, un maire sur dix a changé dans la région. 7% ont démissionné, un taux supérieur à la moyenne nationale. Les départements de Saône-et-Loire, du Doubs et du Territoire de Belfort sont les plus concernés. Les causes principales restent les tensions politiques locales, les problèmes de santé et les passations anticipées.

Des maires majoritairement âgés et socialement marqués

Le portrait démographique révèle un âge moyen de 63 ans. Près de deux tiers des maires ont plus de 60 ans, et seuls 6 % ont moins de 45 ans. Les jeunes maires restent une exception : en 2025, une vingtaine seulement ont moins de 35 ans. Sur le plan socioprofessionnel, la fonction reste largement occupée par des profils expérimentés. Près de 60 % des maires sont retraités ou cadres. Les agriculteurs, bien que très minoritaires dans la population, représentent encore 11 % des maires, surtout dans les petites communes. À l’inverse, les employés, ouvriers et personnes sans activité sont nettement sous-représentés.

L'interview de la rédaction : Dimitri Szempuch, chargé d’études à l’Insee Bourgogne Franche-Comté

Féminisation : des progrès lents mais attendus

En Bourgogne-Franche-Comté, 21 % des maires sont des femmes, une progression modeste de quatre points en 17 ans. Les écarts restent marqués selon la taille des communes et les règles électorales. Dans les communes de plus de 1 000 habitants, soumises à la parité depuis 2020, les femmes représentent près de la moitié des conseillers municipaux, mais seulement 23 % des maires. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, où la parité s’appliquera à partir de 2026, la proportion féminine demeure plus faible. Toutefois, l’extension de la loi devrait produire un effet massif : jusqu’à 5 600 femmes conseillères municipales supplémentaires sont attendues dans la région après le prochain scrutin.

Les élus de demain déjà présents

Les conseils municipaux apparaissent plus représentatifs que la seule fonction de maire. La région compte plus de 2 000 élus municipaux de moins de 35 ans, soit 5 % des conseillers. Ces jeunes élus, plus souvent employés, ouvriers, agriculteurs ou étudiants, constituent un vivier pour les futures fonctions exécutives, même s’ils restent encore éloignés des postes de maire ou d’adjoint.

Une fonction sous tension, un avenir en question

Entre exigences croissantes, responsabilités juridiques renforcées et difficultés de renouvellement, le mandat de maire demeure au cœur de la vie démocratique locale, mais aussi de ses fragilités. L’INSEE souligne ainsi l’importance des prochaines élections municipales, qui pourraient marquer un tournant, notamment en matière de parité et de renouvellement générationnel.

 

La période officielle de dépôt des candidatures pour les élections municipales est ouverte dans le Doubs, jusqu’au 26 février. Pendant quinze jours, les listes pourront être enregistrées en préfecture ou en sous‑préfecture, marquant le début concret du processus électoral. Le préfet du Doubs détaille une organisation administrative renforcée, tandis que les candidats découvrent ou redécouvrent les nouvelles règles du scrutin, profondément modifiées pour les petites communes.

Un dispositif administratif mobilisé pour plus de 800 listes attendues

Le préfet annonce l’ouverture du dépôt des candidatures, fruit d’un long travail préparatoire. Dans le Doubs, plus de 800 listes sont anticipées pour 560 communes, mobilisant environ 30 agents chargés d’accueillir, vérifier et enregistrer les dossiers. Au‑delà du contrôle administratif, les services de l’État rappellent leur rôle d’accompagnement : informer les candidats sur les règles de campagne, la propagande électorale et les obligations légales qui s’imposent dans les semaines à venir.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs 

Prise de rendez‑vous : conseillée mais non obligatoire

Si le dépôt peut se faire sans rendez‑vous, la préfecture recommande fortement d’en prendre un pour éviter les afflux de dernière minute. La période de quinze jours permet d’étaler les dépôts et d’assurer un temps suffisant pour les vérifications et les échanges avec chaque tête de liste.

Documents originaux, parité et éligibilité : des contrôles stricts

Les candidats doivent présenter les documents originaux.  Les services examinent également deux points essentiels : la parité, désormais obligatoire dans toutes les communes, ey l’éligibilité de chaque candidat. Une liste peut être refusée si l’un de ses membres est déclaré inéligible. La préfecture rappelle sa neutralité : elle n’intervient pas dans le choix des étiquettes politiques. Elle attribue toutefois une nuance à chaque liste, un outil statistique permettant une lecture politique nationale des résultats. Les candidats restent libres d’afficher publiquement l’étiquette qu’ils souhaitent.

Fin du panachage : un changement majeur pour les petites communes

C’est l’une des évolutions les plus marquantes : le panachage disparaît. Les électeurs ne peuvent plus rayer ou ajouter de noms ; les listes sont complètes et figées. Le ministère prévoit une communication importante pour expliquer ce changement, qui s’accompagne de l’extension du scrutin paritaire aux communes de moins de 1 000 habitants.

Inquiétudes locales mais pas de dysfonctionnements

Si certaines communes expriment des inquiétudes face aux nouvelles règles, aucun incident n’a été constaté. Les autorités surveilleront deux points clés : la présence d’au moins une liste dans chaque commune et la bonne compréhension des nouvelles modalités par les électeurs le jour du vote.

Entre une et plusieurs listes selon les territoires

L’estimation de plus de 800 listes repose sur l’expérience des services et les dynamiques locales. Dans de nombreuses petites communes, une seule liste est attendue. D’autres verront au contraire une concurrence plus vive. La préfecture n’intervient pas dans ces choix, qui relèvent entièrement des acteurs locaux.

Le regard d’un maire candidat : rigueur et appréhension

Jacques Krieger, le maire sortant de commune de Roche‑lez‑Beaupré, venu déposer sa liste, évoque une appréhension “normale” liée à la crainte d’erreurs administratives. Son dossier rassemble les documents des 19 candidats de sa liste, en attente de contrôle. Pour lui, le mode de scrutin n’est pas nouveau dans sa commune de plus de 2 000 habitants. Mais il reconnaît que, dans les petites communes, la fin du panachage peut créer de l’incertitude : les électeurs ne peuvent plus « faire leur liste » eux‑mêmes.

L'interview de la rédaction : Jacques Krieger, maire sortant de Roche-lez-Beaupré

 

Participation : un risque de désintérêt en cas d’offre unique

Le maire souligne un risque démocratique : lorsque une seule liste se présente et que le panachage disparaît, l’intérêt des électeurs peut diminuer. Il estime souhaitable que les habitants puissent choisir entre plusieurs projets, d’autant qu’ils ne peuvent plus modifier les bulletins.

À Besançon, l’association L214 interpelle les candidats aux municipales sur la question du nombre d’animaux tués pour l’alimentation de la ville. Selon elle, 20 animaux sont abattus chaque minute pour nourrir les Bisontins. Les bénévoles organiseront ce samedi 14 février, place du 8‑Septembre, un « compteur humain » affichant en temps réel ces chiffres. L’action se déroulera de 14h30 à 16h30.

Dans le cadre de la campagne des municipales à Besançon, La France insoumise organise un meeting le lundi 23 février 2026 au Grand Kursaal, à partir de 19h. L’événement se tiendra en présence de Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, de Clémence Guetté, vice‑présidente de l’Assemblée nationale, ainsi que de Séverine Véziès, tête de liste « Faire mieux pour Besançon ».

Une maison médicale de garde qui interroge

L’ouverture d’une maison médicale de garde au CHRU Jean‑Minjoz à Besançon, destinée à accueillir les urgences non vitales en soirée et le week‑end après régulation, suscite de vives réactions du côté de La France insoumise. Pour la candidate aux municipales Séverine Véziès, si cette structure répond à un besoin réel dans un contexte d’urgences saturées, elle marque surtout « une nouvelle étape de la privatisation rampante du service public de santé ».

Un risque d’inégalités d’accès aux soins

Le coût des consultations — de 56,50 à 72 euros — inquiète particulièrement le mouvement. LFI redoute que « les patients sans mutuelle ou mal couverts renoncent à se soigner, alors qu’ils étaient auparavant pris en charge gratuitement ». Le parti dénonce également une « privatisation de fait » d’une mission hospitalière.

Une critique plus large du modèle actuel

Pour Séverine Véziès, cette situation est le résultat d’une « casse continue de l’hôpital public » et des difficultés d’accès à la médecine de ville. LFI accuse une stratégie « néolibérale » consistant à affaiblir le service public pour rendre le recours au privé incontournable. Le mouvement affirme qu’il « se serait opposé à cette organisation au sein du conseil de surveillance du CHU si la ville avait été en responsabilité ».

La proposition : un centre public de santé à Besançon

La liste conduite par Séverine Véziès propose la création d’un centre public de santé pluridisciplinaire, en lien avec l’ARS et les professionnels du territoire. Son implantation serait définie après un diagnostic précis des besoins. Le centre fonctionnerait sans dépassement d’honoraires, en tiers payant intégral, et intégrerait une antenne de santé mentale, secteur jugé particulièrement déficitaire.

Prévention, dépistage et présence dans les quartiers

Ce centre mènerait des campagnes de prévention dans les écoles, collèges et lycées, sur des thèmes tels que la santé mentale, la sexualité, les violences, les addictions ou le harcèlement scolaire. Il organiserait également des actions de dépistage et coordonnerait le travail des médiateurs de santé, déjà présents dans certains quartiers comme Battant, dont LFI souhaite renforcer le déploiement.

« Garantir un accès aux soins pour toutes et tous »

Pour Séverine Véziès, l’enjeu est clair : redonner à la santé publique les moyens de sa mission et assurer un accès aux soins de proximité, égalitaire et universel.

Dans le cadre de la campagne des élections municipales, le candidat Ludovic Fagaut et son équipe Ensemble Besançon Avance entament une série de rencontres publiques dans l’ensemble des quartiers de la ville. L’objectif affiché : présenter leur projet et échanger directement avec les habitants.

Une première réunion ce mardi à Saint‑Ferjeux

La première rencontre aura lieu mardi 10 février à 18 h 30, à la maison de quartier de Saint‑Ferjeux, et concernera le secteur Saint‑Ferjeux / Rosemont. Ce rendez‑vous marque le lancement d’un tour complet des quartiers bisontins, prévu jusqu’au début du mois de mars.

Un cycle de réunions ouvert à tous

Ludovic Fagaut explique vouloir aller « à la rencontre des Bisontines et des Bisontins » pour présenter son programme et recueillir leurs attentes. Ces réunions sont ouvertes à toutes et à tous, sans inscription préalable. Le candidat invite l’ensemble des habitants à venir dialoguer avec son équipe.

Un tour des quartiers jusqu’en mars

Les réunions se poursuivront dans les différents secteurs de la ville, dans des lieux de proximité tels que maisons de quartier, écoles, salles polyvalentes ou équipements municipaux. Chaque rencontre permettra d’aborder les enjeux propres à chaque quartier et de recueillir les préoccupations locales. En parallèle de ces rencontres de proximité, la campagne prévoit un temps fort : un grand meeting le 5 mars 2026 à 19 h 30 au Grand Kursaal. Les habitants peuvent également transmettre leurs idées par courriel  ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) ou rencontrer l’équipe dans son local de campagne, situé 107 Grande Rue.

 

Reunions de quartiers Ensemble Besancon Avance (2)