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À l’approche des élections municipales, Laurent Petit  est dans les starting-blocks à Doubs, près de Pontarlier. Composée de 25 personnes aux profils variés, son équipe se présente « sans étiquette » et met en avant plusieurs priorités pour les années à venir, notamment la sécurité routière, le logement et la création d’une salle omnisports.

Une liste de 25 candidats aux profils variés

La liste est constituée de 23 candidats titulaires et de deux suppléants. Laurent Petit souligne la diversité des compétences présentes au sein de l’équipe. « C’est une liste sans étiquette composée de personnes issues de milieux professionnels très différents », explique-t-il. Éducation, social, agriculture, forêt, communication, finances ou encore gestion des voiries et des bâtiments : selon lui, ces expériences variées doivent permettre de répondre aux enjeux de gestion d’une commune d’environ 3 700 habitants.

La sécurité routière parmi les priorités

Parmi les axes majeurs du programme figure la sécurité routière. Laurent Petit rappelle qu’un diagnostic a été réalisé en novembre 2024 afin d’analyser les vitesses et les flux de circulation dans les rues traversantes de la commune. L’équipe souhaite s’appuyer sur ces données pour mettre en place un plan de sécurité routière. L’objectif est notamment de réduire la vitesse des véhicules grâce à différents aménagements techniques et de limiter le trafic de transit dans les quartiers résidentiels. « Il faut éviter que certaines rues servent d’itinéraires de substitution pour gagner quelques minutes », explique le candidat, qui souhaite renforcer la sécurité des habitants, notamment des familles et des enfants.

L'interview de la rédaction : Laurent Petit 

Un enjeu majeur : l’accès au logement

Autre sujet central pour la liste : la question du logement. Selon Laurent Petit, les jeunes actifs et les familles rencontrent de plus en plus de difficultés pour se loger dans la commune, et plus globalement dans le Huat-Doubs. Le nombre de logements disponibles à la location est limité et les loyers sont jugés élevés. L’accès à la propriété est également devenu difficile en raison du prix du mètre carré. Pour répondre à cette situation, plusieurs pistes sont avancées : faire respecter les règles du plan local d’urbanisme et de l’habitat, développer des logements abordables dans les futurs projets communaux et lutter contre la sous-occupation de certains logements. La liste souhaite également encourager la rénovation via l’opération programmée d’amélioration de l’habitat portée par la communauté de communes.

L'interview de la rédaction : Laurent Petit 

Une salle omnisports pour la commune

Le projet de création d’une salle omnisports constitue un autre engagement du programme. Pour Laurent Petit, une commune de la taille de Doubs ne dispose pas aujourd’hui d’équipements permettant à tous de pratiquer une activité sportive dans de bonnes conditions. Une telle infrastructure permettrait d’accueillir les activités associatives, scolaires et individuelles, quelle que soit la météo. « Dans le Haut-Doubs, les conditions climatiques ne sont pas toujours simples », rappelle-t-il. Le candidat affirme que les projets proposés sont « réalistes et réalisables » et assure qu’ils pourraient être menés sans augmentation des taux d’impôts communaux.

Une réunion publique avant le scrutin

Laurent Petit invite les habitants à venir échanger avec son équipe lors d’une réunion publique prévue le 13 mars à 20 heures à l’Espace des Rives. Ce rendez-vous sera l’occasion de présenter plus en détail le programme et de répondre aux questions des habitants. Le candidat appelle également les électeurs à se mobiliser lors du scrutin pour choisir la future équipe municipale de la commune.

L'interview de la rédaction : Laurent Petit 

À quelques jours du scrutin, les enjeux politiques se précisent à Besançon. La maire sortante, Anne Vignot, défend son bilan et son projet pour la ville, entre développement économique, solidarité et transition écologique. Sécurité, attractivité du territoire, place de l’écologie ou encore duel politique avec son opposant Ludovic Fagaut : autant de sujets au cœur de cette campagne. Anne Vignot répond à nos questions.

Quels sont, pour vous, les enjeux de cette élection ?

Les enjeux sont assez simples. Je suis très attachée à une ville qui a toujours été reconnue pour sa dimension à la fois sociale et économique. Besançon repose sur ces deux piliers : accompagner les personnes en difficulté et porter une activité économique dynamique. Pour moi, l’objectif est de continuer à avancer sur ces deux jambes et ne pas se retrouver à cloche-pied sur une seule. J’ai besoin d’une ville animée, active, productive, donc très vivante, mais aussi juste et humaine. Face à une société qui traverse aujourd’hui une forme de chaos, nous avons besoin d’un territoire solide sur le plan de l’humanisme.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Pensez-vous que l’écologie a encore toute sa place comme préoccupation pour les Bisontins ?

En réalité, tous les sondages montrent que les habitants sont très attachés aux réponses à apporter face au climat, à l’effondrement de la biodiversité ou encore aux questions de pollution. Ces sujets préoccupent de plus en plus les citoyens, notamment parce qu’ils touchent directement à la santé. Bien sûr, cela implique des changements importants dans nos modes de vie et cela amène chacun à réinterroger ses habitudes et ses convictions. L’enjeu aujourd’hui est de montrer qu’il est possible de développer un territoire de manière écologique tout en garantissant l’activité économique, le pouvoir d’achat et la qualité de vie. Cela passe aussi par le vivre-ensemble : accompagner le vieillissement de la population, encourager la jeunesse, soutenir la parentalité et lutter contre les violences intrafamiliales. Tout est lié. Construire l’avenir, c’est aussi penser à notre environnement, car il aura un impact majeur, à la fois humain et économique.

La ville est à gauche depuis 1953. Ressentez-vous une responsabilité particulière de ne pas laisser Besançon basculer dans un autre camp politique ?

Je poserais la question autrement. En France comme à l’international, on observe une montée de réflexes politiques de droite, souvent marqués par des logiques de rejet et de durcissement. Ces discours se rapprochent parfois de ceux du Rassemblement national. Je m’oppose à cette dérive. Car laisser penser que certaines personnes ne mériteraient plus d’avoir accès aux services publics est extrêmement préoccupant. C’est une idée que l’on entend au Rassemblement national, mais aussi chez certains de mes opposants, notamment Ludovic Fagaut. On le voit par exemple dans certaines politiques sociales au niveau départemental, qu’il soutient : réduction du nombre de travailleurs sociaux, restriction de l’accès au RSA, critique permanente de la masse salariale des services publics, derrière ce discours, c’est en réalité l’accès aux services publics qui est remis en cause.

À Besançon, les habitants sont attachés à un modèle qui combine attractivité économique et solidarité. La preuve : la ville gagne des habitants, accueille de nouvelles entreprises et développe des espaces pour l’activité économique. Mais en même temps, nous ne lâchons pas la dimension sociale. Chacun sait qu’un accident de la vie peut arriver dans n’importe quelle famille. Et la société doit être capable de tendre la main. C’est profondément ancré dans l’identité de Besançon. Il ne faut pas opposer développement économique et solidarité. C’est justement la force de Besançon et aussi celle d’un projet écologiste et de gauche.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Vos opposants vous reprochent de ne pas avoir fait assez en matière de sécurité. Que leur répondez-vous ?

Je suis très claire sur ce sujet. Pendant six ans, j’ai mené un combat inédit sur la sécurité, en travaillant sur tous les aspects. D’abord, j’ai demandé dès 2022 la création d’un nouveau commissariat afin d’améliorer les conditions de travail des policiers et d’augmenter les effectifs. Nous travaillons main dans la main avec l’État. Lors d’opérations contre les points de deal, comme celles menées récemment, jusqu’à 180 policiers peuvent être mobilisés. Cela montre bien que la présence de la police est indispensable.

Mais pour lutter efficacement contre le trafic, il faut agir à plusieurs niveaux. D’abord en s’attaquant aux réseaux internationaux et aux avoirs financiers des grands chefs du narcotrafic. Sans cela, il est très difficile d’assécher le système. Ensuite, il faut agir sur la consommation. Tant que la demande existe, le marché se reconstitue. Arrêter les petits dealers ne suffit pas : ils sont remplacés très rapidement.

Faire croire que l’on règlera le problème uniquement avec davantage de caméras ou plus de policiers municipaux est illusoire. Des villes très équipées comme Nice, Nîmes, Toulouse ou Marseille continuent pourtant à faire face au narcotrafic. Il faut traiter ce problème comme une véritable cause nationale. Je suis d’ailleurs heureuse de voir que, au niveau national, des responsables politiques de différentes sensibilités commencent à travailler ensemble sur cette question.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Cela suppose aussi de s’attaquer aux causes du phénomène ?

Oui, bien sûr. Il faut comprendre pourquoi les gens consomment. La santé mentale joue souvent un rôle important. Dans une société de plus en plus tendue, certains pensent trouver une solution dans la consommation de drogues. Il y a aussi des jeunes en situation de précarité sociale qui sont attirés par le trafic parce qu’on leur fait miroiter de l’argent facile. En réalité, ils se retrouvent confrontés à une violence extrême. À cela s’ajoutent parfois des situations de violences intrafamiliales et des contextes sociaux très fragiles.

C’est sur l’ensemble de ces chantiers que nous agissons : lutter contre le narcotrafic, les incivilités et améliorer la sécurité. Nous travaillons avec les douanes, la police et la justice. Je ne veux pas faire de promesses irréalistes, mais je peux assurer que Besançon mène ce combat avec détermination.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Certains présentent cette élection comme un duel entre vous et Ludovic Fagaut. Est-ce pour vous un ennemi politique ?

Je dirais plutôt que Ludovic Fagaut porte une vision très marquée par le XXᵉ siècle et qu’il a du mal à entrer dans les enjeux du XXIᵉ siècle. Aujourd’hui, les priorités sont la qualité de vie, l’environnement, le cadre de vie et l’attention portée aux habitants, qu’il s’agisse des enfants ou des personnes âgées. Notre société a changé : la population vieillit, les structures familiales évoluent, l’économie et le commerce se transforment en permanence. Or son projet repose largement sur une vision centrée sur la voiture, comme dans les années 1960, 1970 ou 1980. Bien sûr, la voiture reste nécessaire, mais les habitants veulent aussi avoir le choix dans leurs modes de déplacement.

Par ailleurs, je ne crois pas que la compétitivité permanente entre territoires soit la solution. Dans un monde globalisé, la coopération entre territoires est essentielle pour renforcer la résilience économique. Nous devons soutenir nos entreprises, consolider nos filières et faire en sorte que la richesse créée profite au territoire, à l’emploi et au pouvoir d’achat des habitants. Un habitant qui a un bon pouvoir d’achat fait vivre les commerces, la culture, le sport et toute la vie locale. Je crains que certains projets très spectaculaires absorbent des moyens qui devraient plutôt être consacrés au soutien de l’économie locale et au pouvoir d’achat des habitants.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

Pourquoi faut-il voter pour vous dimanche prochain ?

Parce qu’Anne Vignot et son équipe portent un projet collectif et pluraliste, très représentatif de la population de Besançon. Nous voulons une ville toujours plus vivante, plus juste et plus humaine. Ces valeurs guident la trajectoire que nous proposons pour la ville. Les habitants attendent que l’on s’occupe d’eux, qu’on les protège, qu’on les accompagne et qu’on leur permette de s’émanciper. C’est cette ville que nous avons commencé à construire et que nous voulons continuer à développer avec notre équipe.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot 

À quelques jours du premier tour des élections municipales, La France insoumise ne lâchera rien à Besançon. Le mouvement appelle les électeurs à soutenir la liste conduite par Séverine Véziès, qu’il présente comme le « vote efficace » pour imposer une orientation de gauche et préparer un rassemblement face à la droite au second tour.

Quels sont, selon vous, les enjeux de cette élection ?

L’enjeu de cette élection est de mener une politique au service des Bisontins et des Bisontines et de répondre à leurs besoins. C’est dans cet esprit que nous avons construit notre programme, autour de quatre piliers que l’on peut retrouver sur notre site internet. Notre objectif est que Besançon redevienne une ville d’innovations sociales, avec la création de nouveaux droits. C’est cette vision de l’action communale que nous défendons pendant cette campagne.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Les sondages semblent favorables à La France insoumise. Comment les interprétez-vous ?

Les sondages restent des sondages, bien sûr. Mais sur le terrain, nous constatons un soutien de plus en plus important. Beaucoup de personnes comprennent que la campagne menée contre La France insoumise est éminemment politique. Elle vise, selon nous, à affaiblir la seule opposition solide face à l’extrême droite. Les électeurs s’en rendent compte et viennent nous soutenir. Ils comprennent aussi que plus La France insoumise sera haute au premier tour à Besançon, plus il sera possible de battre la droite. Nous sommes les seuls à être très clairs sur notre volonté de fusionner au second tour pour battre la droite. C’est pour cela que nous pensons représenter le vote efficace.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Certains estiment que l’élection peut se jouer dès le premier tour. Qu’en pensez-vous ?

Une élection municipale se déroule en deux tours, contrairement à la présidentielle. Les deux listes arrivées en tête sont qualifiées pour le second tour. Les listes qui dépassent 10 % peuvent se maintenir, et celles qui dépassent 5 % peuvent fusionner. L’enjeu du premier tour est donc de déterminer l’orientation politique de la future majorité municipale. Les électeurs doivent choisir s’ils veulent des élus insoumis et s’ils souhaitent soutenir un programme de rupture. Ensuite, au second tour, l’objectif sera de rassembler la gauche pour battre la droite.

Qui est votre principal adversaire dans cette campagne ?

Notre adversaire politique est clairement la droite, incarnée notamment par Ludovic Fagaut, mais aussi par Jacques Ricciardetti et Eric Delabrousse. M. Delabrousse se présente comme centriste, mais les propositions qu’il avance sont des propositions de droite pour Besançon. Notre objectif est donc de défendre un programme de gauche ambitieux et de rupture, au service des Bisontins et des Bisontines.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

La France insoumise est parfois contestée au niveau national. Ressentez-vous une défiance pendant cette campagne ?

Non, pas du tout. Sur le terrain, beaucoup de personnes considèrent que ce qui se passe médiatiquement relève d’une forme de manipulation politique. Les citoyens suivent aussi ce qui se passe à l’Assemblée nationale. Ils voient que les députés insoumis restent fidèles à leurs convictions et ne transigent pas. C’est cet état d’esprit que nous voulons porter au conseil municipal.

La gauche peut-elle ressentir une pression particulière à Besançon, où la ville est dirigée par elle depuis 1953 ?

Effectivement, la ville est dirigée par la gauche depuis 1953. Mais nous sommes aussi dans un contexte national marqué par la progression de l’extrême droite et par une droite qui se rapproche de plus en plus de ses thématiques. Dans ce contexte, il est essentiel de proposer un véritable projet et un horizon d’espoir. Je ne crois pas qu’il suffise de dire aux électeurs : « Votez pour nous pour battre la droite ». Il faut voter pour nous parce que nous proposons un projet qui donne de l’espoir, et c’est cet espoir qui permettra de battre la droite et l’extrême droite, y compris à Besançon.

Continuerez-vous  de mener une campagne de terrain jusqu’au scrutin ?

À quelques jours du premier tour, la campagne se poursuit activement. Les militants multiplient les opérations de terrain, les distributions de tracts et le porte-à-porte dans plusieurs quartiers de la ville.  Nous sommes mobilisés jusqu’au bout . Nous étions dernièrement à Saint-Ferjeux et nous continuerons jusqu’au scrutin.

Pourquoi voter pour Séverine Vezier au premier tour ?

Parce que nous sommes les seuls à porter un véritable programme de transformation sociale pour Besançon, avec une écologie populaire. Notre programme est chiffré, détaillé et construit pour répondre aux besoins des habitants. Et dans la perspective du second tour, il faut voter pour la liste insoumise, car nous sommes les seuls à être clairement engagés dans une stratégie d’union pour battre la droite.  Nous sommes le vote efficace au premier tour et nous saurons construire l’union nécessaire pour battre la droite à Besançon.

L'interview de la rédaction : Séverine Véziès 

Dans le Val de Morteau, dernière ligne dans la course aux municipale. Kevin Fadin, adjoint sortant, entend bien décrocher le siège laissé vacant par la maire sortante. À 30 ans, l’enseignant originaire de la commune conduit la liste « Vivre ici », un collectif sans étiquette qui s’inscrit dans la continuité du mandat actuel.

Un engagement débuté à 24 ans

Kevin Fadin n’est pas un inconnu de la vie municipale. Élu adjoint en 2020 à seulement 24 ans, à la sortie de ses études dans le domaine de l’eau, il s’est notamment occupé des dossiers liés à l’eau et à l’assainissement, ainsi que du projet de la sablière, destiné à accueillir un futur aménagement urbain. Parallèlement à son mandat communal, il a  exercé des responsabilités à la communauté de communes du Val de Morteau, notamment sur le plan climat, et dans différentes structures liées à la gestion de l’eau.

Aujourd’hui, il souhaite franchir une étape supplémentaire. « Quand je m’engage, je ne fais pas les choses à moitié. La fonction de maire, dans une commune de plus de 2 000 habitants comme Montlebon, est devenue une fonction à part entière. Je veux m’y consacrer pleinement », explique-t-il.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

 

Une liste de 19 candidats

La liste « Vivre ici » rassemble 19 candidats et deux suppléants, avec une équipe paritaire composée d’habitants âgés de 30 à 69 ans, issus de professions variées. Trois conseillers municipaux de l’équipe actuelle figurent également sur la liste. La commune de Montlebon compte environ 2 250 habitants.

Photo Vivre Ici fadin  montlebon

Dans la continuité du mandat

Le projet porté par Kevin Fadin s’inscrit dans la continuité des réalisations du mandat précédent, marqué notamment par la voie douce entre Morteau et Montlebon, la rénovation complète de l’école ou encore la mise en service d’une station d’ultrafiltration pour la potabilisation de l’eau. « Nous avons lancé des projets structurants et nous voulons poursuivre dans cette dynamique », souligne le candidat.

Trois axes pour le programme

Le programme de la liste s’articule autour de trois grandes priorités.

La première concerne le renforcement du cadre de vie, avec notamment la création d’un lieu de vie destiné aux habitants et aux associations, afin de favoriser les rencontres et le lien social. L’équipe souhaite également améliorer certaines infrastructures communales, comme la salle Saint-Louis, la salle de Derrière-le-Mont ou encore la maison de l’enfance, très attendue par les familles.

Le second axe porte sur la sécurité des déplacements. La liste propose la création de trottoirs dans les rues les plus fréquentées et le prolongement d’un itinéraire sécurisé pour les piétons et les cyclistes, dans la continuité de la voie douce reliant Morteau à Montlebon, notamment vers l’école et la rue de la Fruitière. 

Enfin, le troisième volet concerne le logement. Dans ce secteur frontalier où la pression immobilière est forte, le projet de la sablière doit permettre de développer de nouveaux logements en centre-bourg. « La commune doit prendre sa part pour anticiper les besoins futurs et soutenir les services publics et les entreprises locales », estime Kevin Fadin.

L'interview de la rédaction ! Kevin Fadin 

À la rencontre des habitants

Avant le scrutin, l’équipe poursuit sa campagne de terrain. Une réunion publique est prévue ce mardi soir, à 20h,  à la salle Desjardins, à la mairie. Les membres de la liste disent également aller régulièrement à la rencontre des habitants, notamment à travers la distribution de questionnaires et de tracts. Objectif affiché : présenter leur projet et convaincre les électeurs de Montlebon de leur confier les rênes de la commune pour le prochain mandat.

Dans la dernière ligne droite de la campagne municipale à Besançon, Éric Delabrousse, candidat investi par le parti Horizons, défend une candidature qu’il veut « centrale, pragmatique et modérée ». Face à ce qu’il décrit comme une bipolarisation entre la maire sortante Anne Vignot et le candidat Ludovic Fagaut, il affirme porter une alternative fondée sur le choix d’un projet plutôt que celui d’un camp. Notoriété, sondages, stratégie politique et vision pour la ville : il répond à nos questions.

À votre avis, quels sont les enjeux de cette élection pour le territoire bisontin ?

Les enjeux tiennent d’abord à un choix. Ce que je préconise, et ce que ma liste porte, c’est le choix d’un projet plutôt que celui d’un camp. Il s’agit de proposer une alternative dans la manière de gérer et de conduire une ville, plutôt que de chercher à maintenir Besançon à gauche ou à la faire basculer à droite.

C’est votre première campagne électorale. Avez-vous mesuré les difficultés ? Vous attendiez-vous à un tel combat ?

Il y a deux choses que j’ai découvertes. D’abord, je n’avais peut-être pas pleinement mesuré l’importance de la notoriété locale pour pouvoir s’imposer dans un débat municipal. Ensuite, j’ai découvert la difficulté, voire la rudesse, d’un combat politique. Le mot « violence » serait peut-être trop fort, mais il est vrai que l’affrontement politique peut être très dur. Dans ma vie professionnelle, je n’ai évidemment pas connu un parcours toujours facile, mais je n’avais sans doute pas imaginé que cela puisse être aussi rude.

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

Est-il difficile d’exister face à certains candidats ? Faut-il savoir jouer des coudes ?

Certains diront que c’est de bonne guerre, mais il est évident que certains candidats bénéficient d’une notoriété et de fonctions qui les avantagent. Face à un député, à une maire sortante ou encore à un premier vice-président du département, qui dispose par ailleurs d’une grande liberté d’action sur le territoire bisontin, il est forcément plus difficile d’exister. Il y a aussi eu six ans de conseil municipal qui ont installé une forme de bipolarisation. Cette bipolarisation s’est également reflétée dans les médias. Ce n’est pas une critique, c’est simplement un constat. Aujourd’hui, cette bipolarisation se retrouve aussi dans les sondages. Or, les sondages restent des sondages. On a parfois l’impression qu’ils constituent une vérité absolue, ce qui est dommage. Ils contribuent à installer l’idée d’un duel entre Anne Vignot et Ludovic Fagaut, au détriment d’autres projets et d’autres visions de la vie municipale.

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

Votre message est donc : attention, ce ne sont que des sondages ?

Je ne veux pas faire du « bashing » des sondages. Ils existent et font partie du débat démocratique. Mais il faut aussi rappeler qu’il s’agit de sciences humaines, pas de sciences exactes. Par exemple, lorsqu’un sondage en ligne repose sur environ 600 réponses, dont un peu plus de 400 personnes réellement inscrites sur les listes électorales, et qu’on compare cela aux 66 000 électeurs inscrits à Besançon, il faut garder une certaine prudence. Avec une marge d’erreur d’environ quatre à quatre points et demi, cela peut placer un candidat dans des situations très différentes au soir du premier tour.

Croyez-vous encore à vos chances ?

Bien sûr. Besançon est une ville sociologiquement modérée, plutôt orientée vers le centre gauche. Or, aujourd’hui, les deux principales candidatures ne correspondent pas forcément à cet ADN politique. D’un côté, Anne Vignot, dont on peut penser qu’elle bénéficiera du soutien, voire d’une fusion avec la liste de La France insoumise. De l’autre, Ludovic Fagaut, qui a certes reçu le soutien d’un député MoDem, mais qui reste un candidat issu de la droite. Cela ne correspond pas nécessairement à l’équilibre politique traditionnel de Besançon. Si l’on regarde l’histoire politique de la ville avec Jean Minjoz, Robert Schwint ou Jean-Louis Fousseret, on ne peut pas dire que les positions actuelles s’inscrivent strictement dans cette continuité.

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

La présence de Jean-François Longeot au meeting de Ludovic Fagaut vous a-t-elle surpris ?

Il s’agit d’une prise de position personnelle. J’ai l’investiture nationale du parti Horizons, et Jean-François Longeot est lui-même sénateur Horizons. Il a choisi de soutenir un candidat qui n’est pas celui investi par son parti. Je ne pense donc pas que cela remette en cause ma légitimité. Est-ce que cela affaiblit mon camp ? Je ne le crois pas. Je suis issu de la société civile. Je suis médecin hospitalier et je n’ai jamais exercé de mandat auparavant. La seule ambition que je porte est municipale, pour Besançon.

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

N’est-il pas difficile aujourd’hui de porter une ligne de centre droit alors qu’Emmanuel Macron est contesté et qu’Édouard Philippe l’est aussi au Havre ?

Emmanuel Macron est effectivement contesté, comme beaucoup de présidents l’ont été avant lui. Mais il reste un président élu deux fois par les Français. Sa popularité a baissé, notamment en raison de certaines décisions politiques, mais cela ne remet pas forcément en cause les valeurs qu’il porte. Quant à Édouard Philippe, les analyses reposent surtout sur des sondages. Le dernier sondage IFOP montre d’ailleurs qu’il reste aujourd’hui l’un des seuls candidats capables de rassembler le centre et la droite pour empêcher une victoire du Rassemblement national lors de la prochaine présidentielle.

Pourquoi faut-il voter pour Éric Delabrousse à Besançon ?

D’abord parce que je suis un candidat issu de la société civile. Mon engagement est entièrement tourné vers ma ville. Je n’ai pas de carrière politique derrière moi : je propose simplement un projet municipal pour Besançon. Ensuite, parce que je propose le choix d’un projet plutôt que celui d’un camp. Nous avons été les premiers à publier l’intégralité de notre programme dès le début du mois de décembre. C’est un programme clair, construit depuis plusieurs années avec une équipe engagée et compétente.

Enfin, parce que je veux mener une politique pragmatique, modérée et à l’écoute des Bisontins. Une politique qui ne serait pas celle d’un camp contre un autre, mais celle de l’intérêt général. Besançon doit redevenir une ville sûre, ambitieuse, accueillante et solidaire. Au premier tour d’une élection municipale, il est important de voter pour le candidat qui vous ressemble le plus.

Je suis convaincu que beaucoup de Bisontins ne se reconnaissent ni totalement dans Ludovic Fagaut, ni dans Anne Vignot. Besançon n’est pas une ville de droite, mais elle ne souhaite

L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse 

Dernière ligne droite avant les élections municipales à Besançon. Ludovic Fagaut, le candidat de la liste Besançon Avance défend un projet qu’il présente comme une « rupture » avec la majorité sortante conduite par la maire écologiste Anne Vignot. Union du centre, de la social-démocratie et de la droite républicaine, dynamique de campagne, positionnement face aux extrêmes et appel au « vote utile » : il répond à nos questions.

Quels sont, selon vous, les enjeux de cette élection ?

Les enjeux sont assez simples : quel avenir voulons-nous pour le territoire bisontin ? Aujourd’hui, deux candidats sont en capacité de remporter l’élection. D’un côté, l’équipe d’Anne Vignot, que je considère liée à l’extrême gauche et à la France insoumise — d’ailleurs, certaines personnes issues de ce mouvement figurent déjà dans sa liste. De l’autre, notre équipe, qui porte un véritable projet de rupture. Nous voulons apporter un nouveau souffle et une nouvelle dynamique au territoire. Les enjeux concernent notamment l’attractivité, le développement économique, la sécurité, la circulation, l’animation de la ville, l’économie touristique ou encore le commerce qu’il faut revitaliser. Et puis il y a aussi le quotidien des habitants : l’état des trottoirs, les dessertes de bus… Ce sont tous ces sujets qui animent aujourd’hui cette élection.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

Un dernier sondage vous donne en tête du scrutin. Est-ce une satisfaction ?

Je dirais plutôt que cela confirme une dynamique dans laquelle nous sommes engagés depuis quelque temps avec l’ensemble de l’équipe et de la liste Besançon Avance. Cette dynamique repose sur une union entre la social-démocratie, le centre et la droite républicaine. Nous le ressentons sur le terrain : les habitants nous le disent et attendent ce changement. Ce sondage vient donc confirmer cette dynamique, mais rien n’est joué. Nous allons continuer à convaincre les Bisontins de la nécessité d’un changement et d’une rupture par rapport au mandat qui vient de s’écouler et qui, selon nous, a laissé des traces sur le territoire.

Si la ville était remportée par la droite, ce serait un événement politique important.

Ce n’est pas une question de droite ou de gauche. La vraie question est de savoir quel projet nous voulons pour Besançon. Il est vrai que la ville n’a pas connu d’alternance depuis 1953. Il y a eu des maires comme Jean Minjoz, Robert Schwint ou Jean-Louis Fousseret, qui ont contribué à faire évoluer la ville. Mais aujourd’hui, je pense qu’il existe un besoin de rupture pour redonner un nouvel élan et un nouveau souffle à Besançon. L’enjeu est de remettre la ville sur la carte de France, de lui redonner sa place de capitale économique, culturelle, sportive et patrimoniale.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

En cas de triangulaire ou de quadrangulaire, pourriez-vous échanger avec Jacques Ricciardetti du Rassemblement national ?

J’ai toujours été très clair sur ce sujet. Les extrêmes, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche, nous les combattons par les idées et nous continuerons à le faire. J’aimerais d’ailleurs qu’Anne Vignot clarifie son positionnement vis-à-vis de la France insoumise, avec laquelle elle a déjà engagé un rapprochement. Pour moi, ce mouvement représente aujourd’hui un danger pour la démocratie et pour la République. Nous continuerons donc à nous opposer à ces idées.

Considérez-vous Anne Vignot comme une ennemie politique ?

Ce n’est pas une ennemie en tant que personne. J’ai toujours respecté celles et ceux qui s’engagent en politique. En revanche, je ne partage pas du tout les idées qu’elle porte. À mes yeux, son positionnement politique a davantage répondu à des logiques idéologiques et partisanes qu’aux attentes des habitants. Or, pour moi, un maire doit être le maire de tous les habitants, qu’ils aient voté pour lui ou non. On ne gouverne pas pour un clan ou pour une idéologie. C’est ainsi que je conçois la fonction de maire. Mon adversaire n’est donc pas Anne Vignot en tant que personne, mais les idées qu’elle défend, notamment celles portées par les communistes ou par la France insoumise, qui est déjà présente dans son équipe.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

Votre meeting de la semaine dernière semble avoir été une réussite. Était-ce un moment clé de votre campagne ?

Il s’inscrivait dans la continuité logique de notre campagne. Nous montons progressivement en puissance. Ce meeting était important, mais il l’est tout autant que les réunions de quartier que nous organisons. Nous continuons. Nous sommes ce soir aux Tilleroyes, demain aux Chaprais et mercredi à Montrapon. Le meeting a toutefois permis de rassembler de nombreux soutiens, notamment les sénateurs Jacques Grosperrin et Jean-François Longeot, la ministre Annie Genevard, la présidente du département Christine Bouquin ou encore plusieurs parlementaires. Besançon s’inscrit dans un territoire plus large, avec des villes comme Dole, Vesoul, Pontarlier ou Belfort. Dans cet ensemble, Besançon doit rester une locomotive.

La présence de Jean-François Longeot symbolise-t-elle le rassemblement du centre ?

C’est exactement l’objectif que je poursuivais depuis l’annonce de ma candidature, le 1er octobre. J’avais lancé un appel à l’union des forces de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine pour faire évoluer Besançon. Aujourd’hui, chacun a pris ses responsabilités. Il y a bien sûr un chef de file, mais toutes les sensibilités sont respectées dans cette liste. La présence de Jean-François Longeot, comme celle d’Annick Jacquemet, d’Annie Genevard ou de Christine Bouquin, montre que nous sommes unis autour d’un objectif commun.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

Avez-vous imaginé la réaction d’Éric de Labrousse, le candidat d’Horizons, en voyant Jean-François Longeot à vos côtés ?

Je ne m’occupe pas des autres candidats. Dès le départ, nous avons tendu la main à toutes les forces de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine. Ensuite, chacun prend ses décisions. Pour nous, l’intérêt de Besançon doit passer avant les considérations personnelles.

Quel message souhaitez-vous adresser aux Bisontins ?

Aujourd’hui, notre équipe est la seule en capacité de battre la coalition sortante soutenue par la France insoumise. C’est pourquoi nous appelons à un vote utile dès le premier tour. Une liste qui ne pourrait pas gagner mais dépasserait les 10 % pourrait créer une triangulaire et fragiliser nos chances. Nous allons donc poursuivre la campagne jusqu’au bout, avec l’ensemble de nos colistières et colistiers, pour convaincre les Bisontins de nous faire confiance.

L'interview de la rédaction :Ludovic Fagaut 

À quelques jours des élections municipales des 15 et 22 mars, la campagne vit sa dernière ligne droite  à Fontain. Tête de liste du collectif Agir pour Fontain, Vivien Desgrange a récemment tenu une réunion publique destinée à présenter son équipe et les grandes lignes de son programme. Un rendez-vous marqué, selon lui, par « beaucoup d’échanges » avec les habitants et un intérêt manifeste pour l’avenir de la commune.

Une réunion publique placée sous le signe de l’échange

Concernant cette rencontre, le candidat dit retenir avant tout « l’intérêt des habitants pour l’avenir de leur commune ». L’objectif de la réunion, explique-t-il, était d’organiser un moment « simple et clair » pour présenter l’équipe et détailler les orientations du projet municipal. « Une élection municipale doit avant tout rassembler les habitants autour de projets pour la commune », souligne Vivien Desgrange, qui affirme avoir pris le temps de répondre aux nombreuses questions du public. Selon lui, les retours des participants ont été « très positifs », certains saluant la « clarté » et le « professionnalisme » de la présentation.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

 

Une équipe mise en avant

La composition de la liste constitue l’un des arguments centraux du candidat. Vivien Desgrange insiste sur une équipe « forte » et « très représentative du village », composée de profils variés. « Nous avons à la fois de la jeunesse, de l’expérience et des compétences complémentaires », détaille-t-il, estimant que cette diversité constitue « une richesse pour porter un projet collectif ».

Des projets d’aménagement pour le cœur du village

Sur le fond du programme, la liste Agir pour Fontain met en avant plusieurs projets d’aménagement. Parmi eux figure la réhabilitation de l’ancienne fruitière, envisagée comme un ensemble comprenant logements et commerces. Autre proposition : la création d’une place communale entre la mairie et l’église, destinée à renforcer le centre du village et à favoriser la vie locale. Le candidat évoque également différents équipements à développer ou moderniser. Pour présenter ces projets, l’équipe de campagne a réalisé plusieurs vidéos destinées à faciliter la compréhension des habitants. « L’idée est de rendre les projets tangibles et de montrer comment ils peuvent améliorer concrètement la vie quotidienne », explique Vivien Desgrange.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Une attention particulière aux jeunes

Le programme accorde aussi une place aux jeunes habitants. Vivien Desgrange propose notamment de remettre en place des emplois jeunes et saisonniers au sein de la commune. Selon lui, ces dispositifs permettraient non seulement de répondre à certains besoins municipaux, mais aussi de transmettre « des valeurs comme la responsabilité et la valeur du travail », tout en offrant une première rémunération aux jeunes. La liste souhaite également impliquer davantage les enfants de l’école dans les commémorations patriotiques, comme celles du 8 mai ou du 11 novembre, en les associant notamment au chant de la Marseillaise. « Cela permet de transmettre le devoir de mémoire et de réunir les générations », estime le candidat.

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Un appel à la participation électorale

À l’approche du scrutin, Vivien Desgrange adresse enfin un message aux habitants : se déplacer pour voter. « On parle de ce qui se passe juste à la porte de votre maison : votre village », rappelle-t-il. Le candidat évoque le risque d’une abstention liée au sentiment, chez certains électeurs, que leur vote serait inutile. « Dans un village, une élection peut parfois se jouer à quelques voix », insiste-t-il, invitant chacun à « faire entendre sa voix pour l’avenir de la commune ».

L'interview de la rédaction : Vivien Desgrange 

Les habitants de Fontain seront appelés aux urnes les 15 et 22 mars pour élire leur futur conseil municipal.

À Besançon, des bénévoles de l’association L214 ont mené samedi 7 mars une action d’affichage à une semaine du premier tour des élections municipales. Les militants ont encadré de « panneaux de la honte » les affiches du centriste Éric Delabrousse et du RN  Jacques Ricciardetti, qui « refusent de s’engager en faveur de la charte portée par l’association ». Cette campagne, baptisée « Le Sauvetage du siècle », propose huit mesures visant à réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour l’alimentation d’ici 2030. D’autres candidats ont, eux, déjà pris certains engagements.

À Pontarlier, plusieurs panneaux d’affichage électoraux ont été vandalisés. Sur des affiches de la liste « La Gauche Pontissalienne », des inscriptions à la peinture rouge ont été apposées, notamment le message « LFI assassin », visant le mouvement politique La France insoumise.

Les tags recouvrent en partie les affiches de campagne et font référence à la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, un événement dont l’enquête est toujours en cours.

Dans une réaction, le candidat Cédric Laithier dénonce une instrumentalisation de ce drame. « Les affiches de La Gauche Pontissalienne sur plusieurs panneaux officiels ont été vandalisées, en instrumentalisant la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Les tags dénoncent injustement une responsabilité de La France insoumise dans cet événement alors que l’enquête est loin d’être terminée et que les informations vérifiées publiquement disponibles ne pointent clairement pas dans cette direction », affirme-t-il.

Il rappelle également que « La France insoumise puis La Gauche Pontissalienne ont manifesté à diverses occasions depuis bientôt un an, au moins une fois par mois, sans qu’aucune dégradation ni aucun débordement ne soit jamais constaté ». La liste indique condamner cet acte illégal et précise qu’une plainte a été déposée.

À l’approche des élections municipales, un nouveau collectif citoyen s’organise à Pontarlier et dans la communauté de communes. Baptisé Pont Commun, il rassemble associations, entrepreneurs et habitants engagés autour des questions de transition écologique, de mobilité ou encore de participation citoyenne. Son objectif : créer un espace de dialogue entre citoyens et futurs élus et contribuer aux politiques publiques locales.

Un collectif né de dynamiques locales

Créé officiellement le 18 décembre, le collectif Pont Commun réunit des acteurs déjà impliqués dans la vie associative et citoyenne du territoire. « L’idée est de réunir des personnes qui agissent déjà localement sur différents sujets liés à nos modes de vie », explique Stéphanie Martin Vavasseur, membre du collectif et engagée dans plusieurs associations. À ses côtés figurent notamment Fabien Bouley, membre de l’association Durable et Doubs, et Frédéric Zahnd, engagée sur les questions de mobilité. Le collectif rassemble aujourd’hui des associations, des entreprises et des citoyens. À terme, il espère également travailler avec les élus locaux afin de mutualiser les compétences et favoriser les synergies. « Nous avons sur ce territoire beaucoup de personnes compétentes et engagées. L’objectif est de mettre ces compétences en réseau pour aller plus loin », souligne Mme Martin Vavasseur.

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

Faire le lien entre citoyens et élus

Contrairement à une liste électorale, Pont Commun ne cherche pas à s’engager directement dans la compétition politique. Ses membres revendiquent plutôt un rôle d’interface entre la société civile et les responsables publics. « Nous ne voulons pas prendre des responsabilités politiques. Notre rôle est plutôt de donner une voix aux citoyens et aux associations et d’apporter des analyses ou de l’expertise », explique le collectif.  Selon eux, ce lien manque parfois dans la gouvernance locale. Ils souhaitent donc contribuer à plus de transparence et de compréhension des décisions publiques, tout en soutenant les initiatives déjà présentes sur le territoire. Pour Frédérique Zahnd, cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large :
« On sent aujourd’hui un besoin de participation citoyenne. Beaucoup de citoyens ont le sentiment que la démocratie leur échappe. Notre démarche consiste à faire des propositions et à coopérer avec les élus, pas à entrer dans un rapport de force. »

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur 

L'interview de la rédaction :  Frédérique Zahnd

 

Un questionnaire adressé aux candidats

Dans cette perspective, le collectif a adressé un questionnaire aux listes candidates aux municipales, autour de dix grandes thématiques : mobilité, transition écologique, gouvernance, modes de vie ou encore développement local. Quatre listes de Pontarlier ainsi qu’une liste de Chaffois et Doubs ont répondu à cette consultation. Les réponses, parfois succinctes, témoignent selon le collectif d’une volonté majoritaire de poursuivre les politiques déjà engagées, même si certaines listes avancent également de nouvelles propositions.

Le collectif reconnaît que la consultation s’est déroulée dans un délai assez court et que certaines listes n’étaient pas encore constituées au moment de l’envoi. « Nous sommes déjà satisfaits d’avoir obtenu plusieurs réponses. Ce questionnaire constitue surtout un premier retour. Le travail commence maintenant », précise Fabien Boulay.

L'interview de la rédaction : Fabien Boulay 


 

Une analyse rendue publique

Dans les prochains jours, Pont Commun prévoit d’analyser ces réponses et de les publier intégralement sur ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram et LinkedIn). Des formats courts et pédagogiques seront également proposés afin de rendre ces informations accessibles au plus grand nombre. Le collectif envisage ensuite de rencontrer les listes candidates, éventuellement entre les deux tours, afin d’échanger sur les propositions et sur la place que pourraient prendre les acteurs associatifs dans les politiques locales. « Nous apprenons en marchant. Tout est en train de se construire », résume Stéphanie Martin Vavasseur.

L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur