Conférence de presse ce matin à Besançon
Face à un contexte climatique incertain, les organisateurs de la Transjurassienne 2026 ont tranché. Ils ont acté l’abandon du mythique 70 km au profit d’un tracé plus court mais sécurisé, tout en maintenant l’ambition sportive et populaire de l’événement nordique jurassien. La course initiale se déroulera sur un itinéraire de 50 km, pour la quatrième année consécutive, entre Lamoura et les Rousses. Rendez-vous les 7 et 8 février prochains en terre jurassienne.
Un hiver sous surveillance, un choix dicté par la sécurité
L’édition 2026 de la Transjurassienne se prépare sous haute vigilance météo. L’enneigement jugé insuffisant et la présence de zones humides sur plusieurs secteurs clés du parcours historique – notamment entre Prémanon et Bellefontaine, dans la montée du Risoux ou encore entre Bellefontaine et Chapelle-des-Bois – ont conduit les organisateurs à écarter le format 70 km. « La sécurité des coureurs et des bénévoles reste la priorité absolue », ont rappelé les responsables lors de la traditionnelle conférence de presse, qui s’est tenue dans les locaux du Conseil Régional à Besançon.
Un parcours de 50 km validé, avec une option évolutive
Le comité d’organisation a validé un parcours principal de 50 km, fidèle à l’esprit de la Transjurassienne. Le départ sera donné depuis le site historique de la Combe du Lac, avant une arrivée aux Rousses, en passant par le Massacre, la Darbella, le Bois de la Comtesse, la Sambine, la Vallée des Rennes, avant une arrivée sur la zone nordique aux Rousses. . Une extension possible à 56 km, via une boucle autour des golfs des Rousses et du collège, reste conditionnée à l’évolution météo de la semaine.
L'interview de la rédaction : Pierre-Albert Vandel, président de Trans'Organisation

Pierre-Albert Vandel, président de la Transorganisation
Un plateau sportif relevé malgré un contexte délicat
2000 coureurs sont attendus cette année. C’est la moitié moins que les autres années. La manifestation paie sans doute ces derniers choix, pourtant indispensables pour le maintien et le bon déroulement de l’événement. Côté sportif, le Jurassien Quentin Fillon Maillet, multiple champion olympique et du monde de biathlon, est le parrain de cette 47è édition. a Transjurassienne 2026 pourra compter sur la présence annoncée de Clément Paris, membre de l’équipe de France et médaillé aux Jeux olympiques et aux Championnats du monde. D’autres athlètes de renom sont attendus, notamment parmi ceux non retenus pour les JO, venus de France, de Suisse ou d’Italie, à l’image de Thomas Joly. Pour cette nouvelle éditition, malgré des inscriptions en baisse, l’événement rassemblera 35 nationalités, avec près de 20 % de participants étrangers, 27 % issus de Bourgogne–Franche-Comté et 30 % d’Auvergne–Rhône-Alpes. L’enjeu est clair : regagner la confiance après une édition 2025 déjà contrainte.
Un événement soutenu, diversifié et ancré dans son territoire
La Transjurassienne bénéficie du soutien fort de la Région Bourgogne–Franche-Comté, principal financeur, qui accompagne à la fois les athlètes et les infrastructures nordiques. L’organisation poursuit également sa diversification : actions en direction des jeunes, trail de juin, épreuves cyclo, et nouveauté 2026, une randonnée raquettes de 7 km proposée le samedi après-midi autour du Pan de Ros. Avec 800 bénévoles mobilisés, une professionnalisation accrue et un impact économique estimé à 2,5 millions d’euros par an pour le territoire, la Transjurassienne affirme plus que jamais ses valeurs de santé, de fraternité et d’identité jurassienne, tout en intégrant les défis posés par le réchauffement climatique et les contraintes environnementales.
L'interview de la rédaction : Jérôme Durain, président de la région Bourgogne Franche-Comté
L'interview de la rédaction : Jérôme Durain, président de la région Bourgogne Franche-Comté
En 2026, la Transjurassienne s’adapte sans renoncer à son ADN : faire vivre, coûte que coûte, la grande fête du ski nordique dans le Jura.