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100 jours de mandat à Pontarlier : Bénédicte Hérard appelle à juger la nouvelle équipe « sur pièce »

Publié le 01 Juil. 2026 à 19:07
Tags: benedicte herard | ville de pontarlier | Politique | patrick comte |
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100 jours de mandat à Pontarlier : Bénédicte Hérard appelle à juger la nouvelle équipe « sur pièce »

Dans le cadre de notre série consacrée aux 100 premiers jours de Patrick Comte, nouveau maire centriste de Pontarlier, notre rédaction a interrogé les principales figures de l'opposition municipale. Après Bertrand Guinchard, c'est Bénédicte Hérard, cheffe de file de l'un des trois groupes d'opposition au conseil municipal, qui livre son analyse de ce début de mandat. Si elle estime qu'il est encore trop tôt pour porter un jugement définitif, elle assure que son groupe restera une opposition « vigilante » sur les décisions de la majorité.

« Beaucoup de projets hérités de l'ancienne équipe »

Pour Bénédicte Hérard, les cent premiers jours de la nouvelle municipalité sont avant tout marqués par la poursuite de projets déjà engagés sous le précédent mandat. « Pour l'instant, à part la piétonnisation, ce sont surtout des rubans coupés et des travaux qui avaient été validés et budgétés par l'ancienne équipe », observe-t-elle, citant notamment la Porte Saint-Pierre, l'église Saint-Bénigne, le centre Berlioz, le chemin du Train, la rue des Capucins ou encore la place Pergaud. Elle reconnaît toutefois qu'il est difficile d'évaluer une équipe fraîchement installée. « Ils prennent leurs marques et découvrent les rouages d'une collectivité. Critiquer des gens qui démarrent serait de la mauvaise foi ". 

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Des polémiques jugées secondaires

Depuis l'élection de Patrick Comte, plusieurs sujets ont alimenté le débat local : hausse des indemnités des élus, suppression d'une subvention au lycée Jeanne-d'Arc, cession d'une parcelle près de la chapelle de l'Espérance, ou encore certaines polémiques autour de la communication du maire. Pour Bénédicte Hérard, ces questions restent accessoires. « Chaque équipe fait ses choix et incarne le pouvoir à sa manière. Pour nous, l'essentiel se joue dans les commissions et au conseil municipal. C'est là que doivent être débattus les vrais sujets de fond. »

« Nous représentons une partie des Pontissaliens »

L'élue rappelle que son groupe conserve une légitimité démocratique importante. « Entre le premier et le second tour, nous avons obtenu entre 25 et 30 % des voix. Nous représentons donc une partie des Pontissaliens qui attendent que nous défendions les propositions de notre programme et que nous apportions notre éclairage aux décisions de la majorité. » Elle affirme que son groupe continuera à travailler dans l'intérêt de la ville tout en exerçant pleinement son rôle de contrôle.

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Une opposition « vigilante » pour la suite du mandat

À l'approche de la rentrée politique de septembre, Bénédicte Hérard n'entend pas fixer de calendrier à la majorité. « Il faut d'abord les voir travailler. Nous jugerons sur pièce », explique-t-elle. Selon les dossiers, son groupe soutiendra ou demandera des précisions lorsque cela lui semblera nécessaire. « Si cela va trop vite, pas assez vite ou manque d'éclairage, nous le dirons ". 

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

« Notre parole est libre »

Interrogée sur l'image d'une opposition parfois plus offensive que celle incarnée par Bertrand Guinchard, Bénédicte Hérard réfute cette analyse. Elle estime que cette perception tient davantage à la place occupée par son groupe depuis les élections municipales et à certaines positions prises au sein de la Communauté de communes du Grand Pontarlier. « Notre parole est libre. Je n'ai pas de conflit d'intérêts et je dis les choses telles que je les pense. Peut-être est-ce cela qui dérange. »

Pas d'inquiétude sur la présidence de la Communauté de communes

L'interview de la rédaction : Bénédicte Hérard 

Enfin, l'élue ne partage pas les inquiétudes exprimées par certains concernant le fait que la présidence de la Communauté de communes du Grand Pontarlier ne soit plus exercée par le maire de Pontarlier. Selon elle, le fonctionnement collégial de l'intercommunalité constitue une garantie suffisante. Elle rappelle que le président est entouré d'un bureau composé de vice-présidents élus et souligne qu'à l'échelle nationale, près de 70 % des intercommunalités sont présidées par un élu qui n'est pas issu de la commune la plus peuplée. Pour Bénédicte Hérard, le véritable enjeu réside plutôt dans la représentation de l'ensemble des sensibilités politiques au sein des commissions, afin de garantir un fonctionnement démocratique de l'intercommunalité.

 

Dernière modification le mercredi, 01 juillet 2026 20:04