Les fortes chaleurs poussent de nombreux habitants à rechercher la fraîcheur au bord des lacs, des rivières et dans les piscines. Mais cette période augmente également les risques de malaise et de noyade. Face à un bilan déjà particulièrement lourd, l’Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté appelle à la plus grande prudence.
Deux fois plus de noyades qu’en 2025
Entre le 1er mai et le 15 juillet 2026, 43 noyades ont été enregistrées en Bourgogne-Franche-Comté. Quinze d’entre elles ont entraîné un décès. Sur la même période en 2025, la région avait recensé 21 noyades, dont neuf mortelles. Le nombre d’accidents a donc plus que doublé en un an, tandis que le nombre de décès est passé de neuf à quinze.
La chaleur, un facteur aggravant
La fatigue provoquée par les températures élevées, la déshydratation ou une entrée trop brutale dans une eau plus froide peuvent favoriser les malaises. Le risque de choc thermique augmente notamment lorsque l’écart entre la température de l’air et celle de l’eau est important. L’ARS recommande donc d’entrer progressivement dans l’eau, en mouillant préalablement sa tête, sa nuque et son ventre. Toute baignade doit être reportée en cas de fatigue ou de problème de santé.
Privilégier les zones surveillées
Les baigneurs sont invités à respecter les interdictions et les consignes de sécurité, mais aussi à privilégier les espaces surveillés et sécurisés. Avant de se baigner, il est également recommandé de vérifier les conditions météorologiques et de prévenir un proche. L’ARS déconseille par ailleurs la baignade dans les deux heures suivant un repas copieux ou une consommation d’alcool.
Une vigilance permanente pour les enfants
La surveillance des jeunes enfants doit être active et constante. Un enfant qui joue au bord de l’eau ne doit jamais être quitté des yeux, même pendant quelques secondes. Lorsqu’un enfant se baigne, un adulte doit l’accompagner dans l’eau. L’ARS recommande également de désigner clairement un seul adulte responsable de sa surveillance afin d’éviter que chacun pense qu’une autre personne s’en occupe.