Deux ateliers gratuits consacrés aux cosmétiques et à leurs effets sur la santé et l’environnement sont proposés samedi 12 septembre par l’Établissement public d’aménagement et de gestion de l’eau Doubs Dessoubre et ses partenaires. Les participants apprendront à décrypter la composition des produits et fabriqueront un cosmétique naturel.
Informations pratiques :
Inscription gratuite : formulaire en ligne, par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 03 81 37 02 78.
Le Bus Santé des Femmes sera présent à Salins-les-Bains ce lundi 7 septembre, de 13h45 à 17h. Consultations gratuites avec une sage‑femme et une infirmière : dépistage IST, suivi gynécologique, contraception, ménopause, frottis. Accès sur présentation de la carte Vitale et de la mutuelle. Contact au 06.80.21.57.79
Une journée nationale de mobilisation de la fonction publique hospitalière se tiendra mardi 8 septembre, à l’appel d’une intersyndicale réunissant la CGT, FO, la CFDT, SUD Santé Sociaux et l’Unsa. Dans le Haut-Doubs, un rassemblement « Hôpital mort » est prévu à 12 h 30 devant l’accueil de l’hôpital de Pontarlier.
Des actions seront également organisées dans les Ehpad de Levier, Nozeroy, Mouthe et du Larmont, ainsi qu’à l’hôpital psychiatrique du Grandvallier. Les syndicats dénoncent notamment le manque de personnel, le gel des rémunérations, les conditions de travail pendant les fortes chaleurs et un projet de protection sociale complémentaire jugé insuffisant.
Le CHU Besançon Franche-Comté lancera, le 29 septembre, son entrepôt de données de santé. Cet outil sécurisé permettra d’exploiter, de manière pseudonymisée, vingt ans de résultats médicaux afin de soutenir la recherche, l’innovation et l’amélioration des soins. Les données seront exclusivement hébergées en France, dans des environnements certifiés, sous le contrôle d’un comité scientifique et éthique. Les patients peuvent s’opposer à leur utilisation auprès du délégué à la protection des données du CHU, par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par courrier postal.
Le CHU de Besançon accueillait, ce jeudi, le tournage d’un film immersif consacré aux violences sexistes et sexuelles dans le milieu hospitalier. Réalisé avec l’entreprise Reverto, ce nouvel outil de prévention place les professionnels dans la peau d’une victime ou d’un témoin. Six scènes inspirées de situations quotidiennes ont été imaginées avec les équipes de l’établissement.
Dans les locaux du CHU Jean-Minjoz, à Besançon, la caméra ne se contente pas de filmer les acteurs : elle devient elle-même un personnage. Installée au centre de la scène, elle permet aux futurs spectateurs de regarder tout autour d’eux grâce à un casque de réalité virtuelle. Ils pourront ainsi vivre les situations depuis le point de vue d’un professionnel hospitalier, d’un patient, d’une victime ou d’un témoin. Le projet est né d’une demande du CHU de Besançon. Il est développé avec Reverto, une entreprise spécialisée dans la production de contenus immersifs destinés à prévenir les violences et les risques psychosociaux au travail. « L’objectif est de permettre aux personnes de vivre différentes situations de sexisme et de violences sexuelles dans des casques de réalité virtuelle », explique Dorine Valex, psychologue du travail chez Reverto, où elle prépare également une thèse consacrée à l’efficacité de cet outil.
L'interview de la rédaction : Dorine Valex, psychologue du travail chez Reverto
Six scènes inspirées du quotidien hospitalier
Le scénario parcourt plusieurs univers professionnels de l’hôpital. Les agents d’accueil, médecins et infirmiers sont notamment représentés. Le point de vue des patients est également pris en compte, certains pouvant assister à des comportements déplacés entre professionnels. Au total, six scènes montrent les différentes formes que peuvent prendre le sexisme et les violences sexuelles dans le quotidien des services hospitaliers. Dans l’une d’elles, une professionnelle prénommée Leïla est confrontée à la drague insistante de plusieurs collègues. Regards déplacés, remarques ou attitudes ambiguës doivent conduire le spectateur à s’interroger sur la frontière entre la séduction et le harcèlement. Selon les séquences, la personne équipée du casque devient directement la cible des comportements ou assiste à la situation en qualité de témoin. Les comédiens s’adressent directement à la caméra comme s’ils parlaient à un personnage présent dans la pièce. « Les scènes sont construites de manière à ce que l’on comprenne rapidement les situations et que l’on puisse faire le lien avec des choses déjà vécues ou dont on a été témoin », précise Dorine Valex.
L'interview de la rédaction : Dorine Valex, psychologue du travail chez Reverto
Un projet conçu avec les équipes du CHU
Le scénario et le contenu pédagogique ont été élaborés à partir de groupes de travail réunissant Reverto et des représentants du CHU. L’entreprise apporte ses compétences en production audiovisuelle, en psychologie du travail et en sciences cognitives. L’établissement bisontin fournit, de son côté, son expérience du terrain, ses locaux et sa connaissance des métiers hospitaliers.Des spécialistes extérieurs peuvent également être sollicités lorsque les sujets abordés dépassent les compétences internes de l’entreprise. « On fait appel à des experts chaque fois que l’on voit que notre expertise a des limites », souligne la psychologue du travail. Cette collaboration doit permettre de proposer des situations réalistes, dans lesquelles les personnels pourront se reconnaître. « Le CHU de Besançon nous apporte son vécu et son lieu de tournage », ajoute-t-elle. L’objectif est d’aboutir à un contenu « auquel les individus peuvent s’identifier et qui aura, on l’espère, le plus d’impact possible ». Le dispositif s’adressera dans un premier temps aux salariés du CHU de Besançon. Il a toutefois été pensé pour pouvoir être utilisé dans d’autres établissements hospitaliers intéressés par cette démarche de prévention.
Une formation en deux parties
Le programme durera environ vingt minutes. Une première partie, d’une dizaine de minutes, sera consacrée aux six scènes de fiction filmées à 360 degrés. Le spectateur y sera plongé dans différentes situations de sexisme ou de violences sexuelles. Une seconde séquence, également d’une dizaine de minutes, prendra la forme d’un module pédagogique. Un présentateur apportera des définitions, analysera les scènes et précisera les interlocuteurs auxquels les salariés peuvent s’adresser lorsqu’ils sont victimes ou témoins. Des animations visuelles et des questions permettront également de mieux comprendre les mécanismes des violences sexistes et sexuelles. L’expérience ne s’arrêtera pas au retrait du casque. Les séances seront proposées à des groupes de six à douze personnes et suivies d’un temps de discussion encadré par un animateur. Les participants pourront partager leur ressenti, confronter leurs perceptions et, s’ils le souhaitent, évoquer leur propre expérience. « Le but est d’ouvrir la parole sur ces sujets et de créer des temps de discussion privilégiés », poursuit Dorine Valex. La fiction doit ainsi fournir une expérience et un vocabulaire communs à l’ensemble du groupe.
Un impact encore étudié scientifiquement
Si Reverto fait état de retours positifs de ses clients, l’efficacité de la réalité virtuelle dans les démarches de prévention fait encore l’objet de recherches. Les premiers travaux montrent que l’immersion favorise le sentiment de présence et peut solliciter l’empathie du spectateur. Les effets précis sur les comportements professionnels doivent toutefois encore être évalués.
Au-delà de l’innovation technologique, le CHU de Besançon entend ainsi se doter d’un nouvel outil de sensibilisation. En confrontant les personnels à des situations concrètes, l’établissement veut les aider à mieux identifier les violences sexistes et sexuelles, à savoir comment réagir et, surtout, à faire de ces questions un véritable sujet de discussion collective.
La saison de baignade prend fin de manière anticipée à la base de loisirs d’Osselle. Les analyses du prélèvement effectué le 24 août confirment la présence persistante de cyanobactéries benthiques toxinogènes et d’anatoxines dans l’eau. Conformément aux recommandations de l’Agence régionale de santé, l’interdiction de baignade est donc maintenue. Le camping et le restaurant restent cependant ouverts. Les détenteurs d’une carte de dix entrées sont invités à la conserver : une solution concernant les passages non utilisés doit être prochainement annoncée.
L’enseigne Lidl procède au rappel de fromages « Petit Brie » de la marque Chêne d’Argent, susceptibles d’être contaminés par la bactérie Listeria. Ces produits ont été commercialisés entre le 10 et le 24 août dans plusieurs magasins de la région, notamment dans le Doubs, selon le site RappelConso. Ils affichent une date limite de consommation fixée au 28 août. Les personnes ayant acheté ces fromages sont invitées à ne pas les consommer et à les rapporter en magasin afin d’obtenir un remboursement.
Après la découverte de résidents laissés sans agent sur place durant une nuit, la section CGT de la résidence Granvelle, propriété du groupe DomusVi, dénonce une dégradation ancienne de la situation. Le syndicat fait état d’un sous-effectif permanent, d’un manque de matériel, de problèmes d’hygiène et d’un renouvellement important du personnel.
Il affirme que les salariés avaient alerté à plusieurs reprises la direction. La CGT réclame notamment des recrutements en CDI, le paiement des heures supplémentaires, une égalité salariale et l’organisation d’élections pour renouveler le CSE. De leur côté, plusieurs familles de résidents se sont constituées en collectif afin d’obtenir des explications.
Le CHU Besançon Franche-Comté retrouve une dynamique soutenue après les difficultés provoquées par la crise sanitaire. Réunis ce mercredi matin, Thierry Gamond-Rius, directeur général de l’établissement, et le professeur Samuel Limat, président de la commission médicale d’établissement (CME), ont présenté la situation financière, les recrutements et les principaux projets du centre hospitalier universitaire.
L'interview de la rédaction : Professeur Samuel Lima, président de la commission médicale d’établissement (CME)
Un déficit progressivement réduit
Le redressement financier du CHU se poursuit. Son déficit, qui atteignait 25 millions d’euros en 2023, a été ramené à un peu plus de 10 millions en 2025. La direction prévoit un résultat négatif d’environ 8 millions d’euros en 2026. Cette amélioration s’explique notamment par la reprise de l’activité, en hausse de près de 6 % en 2025, et par un travail plus rigoureux sur son codage, déterminant dans le calcul des recettes hospitalières. Les dépenses ont également été mieux maîtrisées. Thierry Gamond-Rius défend toutefois un retour progressif à l’équilibre. Des économies trop rapides risqueraient, selon lui, de freiner l’activité et de compromettre la politique d’attractivité du CHU. Le rétablissement des comptes doit permettre à l’établissement de préserver sa capacité à financer ses futurs projets.
Quatre cents emplois créés en trois ans
Le CHU affirme avoir créé 400 emplois en trois ans et procédé à 600 titularisations. Environ 70 nouveaux postes ont encore vu le jour depuis le début de l’année 2026. Ils accompagnent principalement le développement d’activités supplémentaires. Un service de médecine polyvalente de douze lits a notamment ouvert en aval des urgences. Douze places supplémentaires doivent être proposées d’ici la fin de l’année. Des moyens ont également été engagés dans le domaine de la santé des femmes et pour remettre à niveau les équipes affaiblies par les difficultés de recrutement qui avaient suivi la crise sanitaire. Sur le plan médical, l’établissement ne fait appel à aucun médecin intérimaire. Pour Samuel Limat, cette stabilité témoigne de l’attractivité conservée par le CHU dans la plupart des disciplines.
L'interview de la rédaction : Thierry Gamond-Rius, directeur général de l'établissement
Une activité tournée vers les territoires
La direction médicale affirme ne pas vouloir développer le CHU au détriment des autres établissements franc-comtois. Les coopérations concernent notamment la cancérologie, la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux, la chirurgie, les maternités et la cardiologie. Près de 200 praticiens exercent aujourd’hui à la fois au CHU de Besançon et dans d’autres établissements du territoire. Des collaborations sont notamment engagées avec les hôpitaux de Dole et de Pontarlier. L’objectif est de maintenir localement les soins de proximité, tout en concentrant au CHU les activités de recours, d’excellence, de recherche et d’enseignement. « La dynamique hospitalo-universitaire du CHU est également vitale pour les hôpitaux périphériques », souligne Samuel Limat. Il cite notamment l’Institut régional fédératif du cancer comme un exemple de coopération ayant permis de préserver des activités d’oncologie médicale dans plusieurs établissements.
L'interview de la rédaction : Professeur Samuel Lima, président de la commission médicale d’établissement (CME)
La chirurgie ambulatoire bientôt renforcée
Le CHU s’apprête à doubler ses capacités en chirurgie ambulatoire avec l’ouverture d’une quarantaine de places. Cette organisation permet aux patients d’être opérés et de regagner leur domicile le même jour. Des travaux sont menés dans le hall de l’hôpital afin d’améliorer les conditions d’accueil et la qualité de l’hébergement. Par ailleurs, Samuel Limat précise que « 96 % des 150 à 200 actions inscrites dans le projet médical qui s’achève ont été réalisées ou sont en voie de finalisation ». Elles concernent notamment la médecine nucléaire, l’anatomopathologie et la chirurgie ambulatoire.
La fin programmée des activités à Saint-Jacques
Le futur bâtiment consacré à la psychiatrie doit ouvrir sur le site Jean-Minjoz avant l’été 2027. Il accueillera les activités encore installées à Saint-Jacques, parmi lesquelles la psychiatrie, le laboratoire du sommeil et plusieurs équipes de recherche. Ce transfert marquera la fin de la présence hospitalière sur le site historique de Saint-Jacques. Le CHU envisage d’organiser avec la Ville de Besançon une manifestation pour accompagner cette étape importante de son histoire. Un autre bâtiment, consacré aux soins critiques, destiné à regrouper la réanimation, le caisson hyperbare, le centre 15 et le service d’accès aux soins, est également en préparation. L’ouverture est envisagée entre 2030 et 2032. Le projet architectural a été retenu et les procédures préalables au lancement des travaux sont engagées.
L'interview de la rédaction : Thierry Gamond-Rius, directeur général de l'établissement
Recherche, maladies chroniques et vieillissement
Le prochain projet d’établissement accordera une place importante à la recherche scientifique et universitaire sur le site Temis Santé. Le CHU souhaite renforcer ses collaborations avec l’Université Marie et Louis Pasteur, l’UFR Santé et l’Établissement français du sang. La cancérologie, les transplantations et les biomédicaments feront partie des domaines prioritaires.
L'interview de la rédaction : Professeur Samuel Lima, président de la commission médicale d’établissement (CME)
Encadrer l’intelligence artificielle sans la freiner
L’intelligence artificielle constitue enfin l’un des grands enjeux identifiés par la direction. Le CHU souhaite définir des règles afin de sécuriser son utilisation et de protéger les données personnelles des patients, sans empêcher le développement de nouveaux usages.
Ces outils pourraient notamment faciliter l’exploitation des données et renforcer la recherche médicale. Thierry Gamond-Rius et Samuel Limat rappellent toutefois que les décisions et la responsabilité de la prise en charge doivent rester entre les mains des médecins et des équipes soignantes. Le CHU devra également adapter la formation des futurs professionnels de santé à l’arrivée de ces nouvelles technologies.
L'interview de la rédaction : Thierry Gamond-Rius, directeur général de l'établissement
Durant les dix jours consécutifs de canicule, le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Salins-les-Bains et les élus ont renforcé le suivi des habitants les plus fragiles. Selon des chiffres de la municipalité jurassienne, « au total, 370 appels de courtoisie et de surveillance ont été passés aux personnes inscrites sur le registre communal de solidarité ». Cinq après-midi ont également été organisés dans des espaces climatisés. Le CCAS rappelle que les personnes âgées, isolées ou en situation de handicap peuvent s’inscrire gratuitement sur ce registre afin d’être accompagnées lors des épisodes de forte chaleur.