L'artiste pontissalien Etheer
À 18 ans, le jeune artiste haut-doubiste Etheer souhaite ouvrir un nouveau chapitre de son parcours musical. Sorti ce dimanche, son single « Dramatique » marque la transition entre un premier album nourri de son histoire personnelle et un deuxième projet davantage tourné vers les autres et les sujets de société.
L'interview de la rédaction : EtheerÂ
Un morceau pour raconter le chemin parcouru
Avec « Dramatique », Etheer revient sur les émotions qui traversaient son premier album, L’Odeur des larmes, sorti le 18 juillet 2025. Écrit après une rupture sentimentale, ce projet de dix titres lui avait permis de se présenter au public à travers une écriture intime. Aujourd’hui, le jeune rappeur veut montrer que sa vie a changé, et ses textes avec elle. Ce nouveau single raconte cette évolution : les difficultés traversées, le chemin parcouru et la volonté d’avancer. « C’est simplement pour montrer à l’auditeur que ce que je racontais avant, ça a évolué », explique-t-il. Une transformation dans laquelle il espère que ceux qui le suivent pourront, eux aussi, se reconnaître. « Dramatique » devrait être son dernier single avant le prochain album. La priorité va désormais à la construction de ce deuxième projet, qui ne possède encore ni titre ni date de sortie.
L'interview de la rédaction : EtheerÂ
Du récit personnel aux histoires des autres
Si sa première création  était centrée sur ses propres sentiments, Etheer souhaite désormais élargir son propos. Son ambition : raconter d’autres parcours, aborder des sujets sensibles et contribuer à faire évoluer les représentations du rap. Un premier morceau, intitulé « L’Aube », pose les bases de cette démarche. Inspiré de certains éléments du vécu d’une auditrice, il évoque notamment les violences et les épreuves traversées par une femme. Il ne s’agit pas de reproduire fidèlement son histoire, mais de construire un récit à partir de ce qui a touché l’artiste. Cette orientation traduit une volonté d’assumer une parole plus engagée. Pour Ether, la musique peut aussi permettre de rendre visibles des réalités difficiles à évoquer. « Le silence ne changera rien », estime-t-il.
L'interview de la rédaction : EtheerÂ
Un album pensé comme un ensemble
Le rappeur prépare ce projet avec Weez, qui intervient sur la composition instrumentale et le mixage. Etheer insiste sur la dimension collective de cette création, nourrie d’échanges et d’une complicité construite au fil du temps. Tous deux souhaitent développer des sonorités plus organiques, avec des guitares et des percussions, tout en conservant une démarche rap. Cette approche pourrait également permettre, à terme, de proposer des concerts avec des musiciens. L’image devrait occuper une place importante. Ether imagine des clips proches du court métrage et un album dont les morceaux se répondraient. Il entend prendre le temps nécessaire pour donner de la cohérence à l’ensemble.
Écouter les retours pour progresser
Dans cette recherche, le regard des autres compte. Etheer fait écouter ses morceaux à des personnes qui ne travaillent pas dans la musique, afin de comprendre comment ils sont reçus au-delà du studio. L’exercice oblige parfois à revoir ses certitudes. Un titre dont l’artiste est particulièrement fier ne provoque pas toujours l’enthousiasme espéré. « Il y a beaucoup de remises en question », reconnaît-il. Sans considérer chaque avis comme un verdict, il estime ces échanges nécessaires pour prendre du recul.
La sensibilité comme point de rencontre
Etheer bénéficie aussi du soutien de ses parents, bien qu’ils ne soient ni musiciens ni amateurs de rap à l’origine. Il voit dans leur adhésion la preuve que la sensibilité de ses textes peut créer des passerelles entre des univers différents. Vivre de sa musique reste son objectif. Mais le jeune artiste accepte que ce parcours demande du temps. Pour l’heure, il veut construire une œuvre dans laquelle il se reconnaisse et poursuivre ce dialogue avec ceux qui l’écoutent.
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