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Grand Pontarlier : Nicolas Barbe défend le coût du centre aquatique et appelle à la prudence sur les futurs projets

Publié le 16 Oct. 2026 à 18:10
Tags: Politique | nicolas barbe | communaute de communes du grand pontarlier |
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Grand Pontarlier : Nicolas Barbe défend le coût du centre aquatique et appelle à la prudence sur les futurs projets

Alors que le coût du futur centre aquatique du Grand Pontarlier suscite des interrogations à la suite d'un rapport de la chambre régionale des comptes, Nicolas Barbe, président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier (CCGP), défend les choix réalisés pour cet équipement. Estimé à 29 millions d'euros, le projet est désormais trop avancé pour être modifié. L'élu reconnaît néanmoins la nécessité de maîtriser les futures dépenses de fonctionnement et annonce une période de prudence concernant les prochains investissements de l'intercommunalité, notamment le projet de renaissance du château de Joux.

Un investissement de 29 millions d'euros assumé par la collectivité

Le futur centre aquatique du Grand Pontarlier représente l'un des investissements majeurs de la Communauté de communes. Son coût, estimé à 29 millions d'euros, fait aujourd'hui l'objet d'interrogations, notamment dans le contexte des observations formulées par la juridiction financière. Interrogé sur le montant de cet investissement, Nicolas Barbe, président de la CCGP, ne considère pas que le projet soit nécessairement surdimensionné. L'élu rappelle que la création de cet équipement répond à une attente ancienne des habitants du bassin pontissalien, évoquée depuis près de vingt ans. Pour justifier son coût, il met en avant les choix techniques et environnementaux effectués par la collectivité, mais également la volonté de proposer davantage qu'une simple piscine. Le futur établissement comprendra notamment un bassin nordique extérieur, un espace bien-être et des installations destinées aux familles.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la CCGP 

Des équipements techniques qui expliquent une partie du coût

Parmi les choix revendiqués par Nicolas Barbe figure l'installation de bassins en acier inoxydable, une solution plus coûteuse à l'investissement, mais qui présenterait, selon lui, plusieurs avantages sur le long terme. « Les bassins inox, ça a un double avantage. Le principal inconvénient, c'est le prix évidemment », reconnaît-il. Le président de l'intercommunalité souligne notamment la possibilité de réparer plus facilement d'éventuelles fuites par soudure, sans devoir engager des travaux de réfection plus importants. Il insiste également sur la recyclabilité de ces installations à l'issue de leur durée de vie. Le projet intègre par ailleurs des panneaux solaires et un système de recyclage de l'eau, destinés à limiter son impact environnemental et certaines dépenses d'exploitation. Pour Nicolas Barbe, ces investissements supplémentaires correspondent à des choix politiques assumés, qui doivent être appréciés sur l'ensemble de la durée de vie de l'équipement.

Des travaux trop avancés pour revenir sur les choix initiaux

Malgré les interrogations financières, aucune réduction du programme n'est envisagée. Le chantier a déjà commencé depuis près de dix mois et les marchés de travaux ont été conclus. Une situation qui limite désormais les possibilités de modification. « Le démarrage des travaux a déjà eu lieu. Les marchés sont passés, donc on y va comme ça jusqu'au bout », indique Nicolas Barbe. Le président de la CCGP ne regrette pas les orientations retenues par l'équipe précédente, même s'il reconnaît que leur pertinence devra être appréciée à l'usage. « Ce sont des choix qui sont assumés par la précédente équipe et qui sont, à notre avis, justifiés encore aujourd'hui. Maintenant, l'avenir nous dira si on a eu tort ou raison. » L'intercommunalité entend donc poursuivre la construction du centre aquatique dans sa configuration actuelle, sans remise en cause de ses principales caractéristiques.

La maîtrise du déficit de fonctionnement, prochain défi

Si le montant de l'investissement est désormais largement engagé, Nicolas Barbe considère que la principale vigilance devra porter sur les dépenses de fonctionnement.  Le président de la CCGP souhaite limiter autant que possible ce déficit, notamment grâce aux dispositifs techniques prévus lors de la conception. Selon lui, le système de recyclage de l'eau devrait permettre au nouvel établissement de ne pas consommer davantage d'eau que la piscine actuelle, malgré une offre d'équipements plus importante. Le centre aquatique bénéficiera également de la proximité du réseau de chaleur de Préval, qui assurera son alimentation thermique. « Il va falloir piloter finement la partie fonctionnement et la partie déficit, qui est de toute façon importante sur tous les centres aquatiques et toutes les piscines », prévient Nicolas Barbe. La fréquentation de l'établissement, ses recettes et ses charges d'exploitation constitueront donc des éléments déterminants pour apprécier son équilibre financier.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la CCGP 

Près de 38 millions d'euros engagés dans deux grands chantiers

Le centre aquatique n'est pas le seul investissement important actuellement porté par la Communauté de communes du Grand Pontarlier. L'intercommunalité conduit également la réhabilitation de l'hôtel d'entreprises La Belle Vie, pour un montant annoncé d'environ 9 millions d'euros. Au total, ces deux opérations représentent près de 38 millions d'euros d'investissements. Pour Nicolas Barbe, ces chantiers sont désormais engagés et doivent être menés à leur terme.  Cette situation conduit néanmoins l'intercommunalité à envisager avec prudence le lancement de nouveaux projets d'envergure.

Le projet Renaissance du château de Joux pourrait être différé

Parmi les opérations susceptibles d'être réexaminées figure le projet Renaissance du château de Joux. Celui-ci prévoit notamment la réhabilitation de bâtiments historiques afin d'y développer des espaces muséaux, dont un musée consacré à l'art haïtien. Nicolas Barbe n'annonce pas l'abandon du projet, mais indique que la collectivité devra d'abord mesurer les conséquences financières de la mise en service des deux équipements actuellement en construction. « On va prendre le temps, le temps de l'atterrissage de ces deux premiers chantiers », explique-t-il. Plusieurs scénarios restent possibles : engager rapidement les investissements suivants, les reporter ou, à terme, renoncer à certaines opérations. Le président de la CCGP ne fixe pour l'instant aucun calendrier de décision.

L'interview de la rédaction : Nicolas Barbe, président de la CCGP 

Dernière modification le vendredi, 16 octobre 2026 18:07