Dans la dernière newsletter de la Ville, le maire de Pontarlier, Patrick Comte, a lancé un « appel solennel » aux propriétaires bailleurs de locaux commerciaux. Inquiet face au coût du foncier commercial, l'édile estime que « les loyers sont devenus trop chers et empêchent souvent l’installation de nouveaux magasins ainsi que la rentabilité de ceux qui existent ». Afin de préserver l'attractivité et la viabilité des commerces locaux, le premier magistrat exhorte les propriétaires à rencontrer leurs locataires pour les accompagner et assouplir leurs conditions locatives.
L’attentat raciste de Trappes suscite une vive émotion, bien au-delà des Yvelines. À Besançon, Fodé Ndao, directeur du club Sauvegarde, implanté depuis 2003 dans le quartier de Planoise, appelle à une mobilisation collective contre le racisme, la violence et les discours de haine. Ancien vice-champion du monde et champion d’Afrique de karaté, cet acteur engagé de l’insertion sociale par le sport défend une conviction : l’éducation, le dialogue et les valeurs sportives constituent des leviers essentiels pour reconstruire le vivre-ensemble.
L'interview de la rédaction : Fodé Ndao
« La violence ne règle rien, la division ne règle rien »
L'émotion est forte chez Fodé Ndao. Face à l'attentat raciste de Trappes, le directeur du club Sauvegarde de Besançon exprime sa tristesse, mais refuse de céder au fatalisme. Pour cet ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui investi dans l'accompagnement des jeunes du quartier de Planoise, la réponse à la haine doit passer par la mobilisation de toute la société. « La violence ne règle rien. La division ne règle rien », insiste-t-il. Un message qu'il porte quotidiennement à travers les activités de son association, créée en 2003 et devenue un acteur reconnu de l'insertion sociale par le sport.
Interrogé sur les difficultés du vivre-ensemble à Planoise, Fodé Ndao ne nie pas les tensions. Il préfère néanmoins mettre en avant les possibilités de rapprochement entre les habitants. « C'est toujours compliqué, mais on a de l'espérance », explique-t-il, convaincu que chacun peut contribuer à faire évoluer la situation. Son ambition est de promouvoir une société dans laquelle les différences ne seraient plus des motifs de rejet ou d'affrontement, mais des occasions de dialogue. « On peut vivre côte à côte », affirme-t-il.
Le sport comme vecteur de paix et de fraternité
Pour Fodé Ndao, le sport occupe une place centrale dans cette démarche. Son expérience de champion international de karaté a profondément façonné sa vision des relations humaines. Il se souvient notamment des grandes compétitions internationales et de la vie au village olympique, où des sportifs de nationalités, de cultures et d'origines différentes partagent un même espace. Dans ces moments, raconte-t-il, les différences s'effacent derrière les valeurs communes et le respect mutuel. « Le sport est un vecteur de paix », souligne-t-il.
Cette philosophie anime le club Sauvegarde, labellisé « Club Élite » par la Fédération française de karaté. Mais au-delà de la recherche de performances et de médailles, l'association entend jouer un rôle éducatif et citoyen. Le sport devient alors un moyen d'apprendre à respecter l'adversaire, à accepter les différences, à maîtriser ses émotions et à privilégier le dialogue plutôt que l'affrontement. Pour l’éducateur bisontin, même celui qui s'oppose à nous peut contribuer à notre progression. L'adversaire ne doit pas nécessairement être considéré comme un ennemi, mais comme une personne avec laquelle il reste possible de construire une relation fondée sur le respect.
À Planoise, une action sociale et citoyenne engagée depuis 2003
Depuis plus de vingt ans, le club Sauvegarde développe à Planoise une démarche qui dépasse largement la pratique du karaté. L'association cherche à créer des passerelles entre les habitants, les jeunes, les familles, les institutions et les responsables politiques. Son directeur défend notamment l'importance de réunir des personnes qui ne partagent pas les mêmes convictions.
Il évoque ainsi les initiatives de dialogue inspirées de l'arbre à palabres africain, où chacun peut s'exprimer, confronter ses idées et rechercher des solutions collectives. Pour lui, le désaccord ne doit jamais justifier la rupture des relations humaines. Cette démarche se retrouve également dans un dispositif développé par l'association, baptisé « La Clé », autour de quatre notions : citoyenneté, lien, engagement et sport. L'objectif est de transmettre aux jeunes des repères qui leur permettent de prendre leur place dans la société, de comprendre leurs responsabilités et de devenir des acteurs du vivre-ensemble.
Discours de haine, violences verbales et désinformation : une responsabilité collective
Comment une société peut-elle en arriver à des actes d'une telle violence ? À cette question, Fodé Ndao évoque la multiplication des discours de haine, les mécanismes de manipulation et les divisions qui traversent la société. Mais il insiste surtout sur la responsabilité collective. Responsables politiques, institutions, établissements scolaires, associations, familles et citoyens doivent, selon lui, participer à la prévention de la violence. Il attire également l'attention sur la violence verbale, trop souvent banalisée dans les échanges publics et les confrontations politiques. La violence ne se limite pas, rappelle-t-il, aux agressions physiques. Elle peut aussi se manifester dans les mots, les attitudes et le langage corporel. Fodé Ndao regrette notamment que certaines mobilisations, parfois porteuses de revendications légitimes, soient éclipsées par les violences qui peuvent les accompagner. Une situation qui détourne, selon lui, l'attention des questions de fond.
L'interview de la rédaction : Fodé Ndao
« L'éducation est au cœur de tout »
Face à ces dérives, le directeur du club Sauvegarde place l'éducation au premier rang des réponses à apporter. « L'éducation est au cœur de tout », martèle-t-il. Mais cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les parents. Fodé Ndao rappelle que certaines familles sont elles-mêmes confrontées à la précarité, aux difficultés sociales ou à des parcours marqués par les violences intrafamiliales. Il appelle donc à dépasser les accusations réciproques pour construire une responsabilité partagée. « Il faut tout un village pour éduquer un enfant », rappelle-t-il, reprenant un proverbe africain qui résume sa philosophie. L'école, les associations, les éducateurs sportifs, les institutions et les familles doivent ainsi travailler ensemble pour transmettre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Pour Fodé Ndao, la lutte contre le racisme ne peut être dissociée de la recherche de justice sociale et de l'accompagnement des populations les plus fragiles.
À Planoise, davantage d'incompréhension que de peur
Au contact quotidien des habitants de Planoise, Fodé Ndao dit percevoir moins de peur que de frustration, d'interrogations et d'incompréhension. Il observe notamment les difficultés rencontrées par certains jeunes pour se repérer dans un environnement saturé d'informations, de prises de position et de contenus diffusés sur les réseaux sociaux. La désinformation constitue, à ses yeux, un obstacle supplémentaire à la compréhension des événements et à l'apaisement des relations sociales. D'où l'importance qu'il accorde à l'éducation aux médias et au développement de l'esprit critique. Mais il tient aussi à rappeler une réalité du quartier, trop souvent réduit à ses difficultés : ses habitants aspirent avant tout à une existence paisible. « Les gens ont envie de vivre en paix », témoigne-t-il. Ils souhaitent pouvoir travailler, se nourrir, aller à l'école et construire leur avenir dans un environnement serein.
L'interview de la rédaction : Fodé Ndao
Une mobilisation pour la paix et contre toutes les formes de rejet
Au terme de cet entretien, Fodé Ndao réaffirme sa volonté de poursuivre son engagement à travers le club Sauvegarde et les initiatives citoyennes développées à Planoise. Il évoque notamment la Caravane de la paix sociale, dans le prolongement des actions destinées à promouvoir la non-violence et le rapprochement entre les habitants. Son message se veut rassembleur. Face au racisme et à la montée des tensions, il appelle à ne pas répondre à la haine par la haine, mais à multiplier les espaces de dialogue et les initiatives éducatives.
L'interview de la rédaction : Fodé Ndao
Pour cet ancien champion de karaté, la véritable victoire ne se mesure pas seulement au nombre de médailles remportées. Elle réside aussi dans la capacité à faire vivre ensemble des personnes différentes, à transmettre des valeurs de respect et à convaincre les nouvelles générations que la violence n'est jamais une fatalité.
Dans le Haut-Doubs, et plus particulièrement le territoire de la communauté de communes des lacs et montagnes du Haut-Doubs les dernières précipitations ont permis d'améliorer la situation de l'approvisionnement en eau potable. La commune de Petite Chaux qui dépendait encore d'un ravitaillement par camions-citernes n'y a désormais plus recours. Pour autant, la sécheresse reste préoccupante. Gérard Dèque, maire de Métabief et président de la collectivité locale, appelle à maintenir les efforts de sobriété. Les élus préparent également de nouvelles solutions pour faire face à d'éventuelles pénuries d'eau dès l'été prochain, notamment pour les exploitations agricoles.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Des villages qui ne dépendent plus des camions-citernes
La situation s'améliore progressivement sur le territoire de la communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs. Après plusieurs semaines de tensions sur l'approvisionnement en eau, les dernières précipitations ont permis de retrouver une situation moins critique. Les villages qui nécessitaient un ravitaillement par camions-citernes, notamment Petite-Chaux, n'ont désormais plus besoin de cette alimentation exceptionnelle. « On a passé cette étape, il n'y a plus de ravitaillement », confirme Gérard Dèque. Cette amélioration reste néanmoins fragile. Les pluies enregistrées ces derniers jours ont permis une remontée du niveau des ressources et la réalimentation de certaines fontaines, mais elles demeurent insuffisantes pour reconstituer durablement les réserves souterraines.
Des nappes souterraines encore insuffisamment rechargées
Pour le Président Gérard Dèque, il serait prématuré de considérer la sécheresse comme terminée. Les ressources en eau restent vulnérables et nécessitent de nouvelles précipitations dans les prochaines semaines. « On est loin d'avoir rempli les nappes souterraines », prévient l'élu. L'arrivée de l'hiver constitue une autre source d'inquiétude. Un gel précoce des sols pourrait compromettre l'infiltration des eaux de pluie et de fonte des neiges, empêchant ainsi une recharge suffisante des réserves souterraines. « Il ne faut pas que la terre gèle, parce qu'autrement on n'a plus d'infiltration d'eau », explique M. Dèque. L'enjeu est donc de bénéficier de précipitations suffisamment importantes avant l'installation durable des températures négatives.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Des habitants plus attentifs à leur consommation d'eau
Autre enseignement de cet épisode de sécheresse : une évolution des comportements des habitants. Gérard Dèque constate une plus grande vigilance dans la consommation quotidienne d'eau. Une prise de conscience qu'il souhaite voir perdurer, indépendamment de l'amélioration actuelle de la situation. « Il faut vraiment que tout le monde continue. Aujourd'hui, ça devrait être une habitude de faire attention à sa consommation d'eau, qui est une ressource précieuse », insiste le président de la communauté de communes. Selon lui, le maintien de l'information auprès de la population reste indispensable pour éviter un relâchement des efforts. De nouveaux épisodes de tension sur l'approvisionnement demeurent possibles.
Des réservoirs inutilisés pour sécuriser l'abreuvement du bétail
Les élus du territoire travaillent déjà à la préparation de l'été prochain. L'une des priorités concerne l'approvisionnement en eau des exploitations agricoles, particulièrement exposées aux conséquences des sécheresses répétées. La communauté de communes a engagé, avec les municipalités, un recensement des anciens réservoirs qui ne sont plus utilisés. L'objectif est d'étudier leur remise en service afin de constituer des réserves d'eau mobilisables en cas de nouvelle pénurie. À Métabief, un petit réservoir inutilisé a notamment été identifié. « On va pouvoir les alimenter pour avoir des ressources de sauvetage pour les bêtes », précise l’édile. Cette démarche vise notamment à sécuriser les besoins en eau des élevages bovins, très présents sur le territoire du Haut-Doubs.
L'interview de la rédaction : Gérard Dèque
Anticiper des sécheresses appelées à se répéter
Au-delà des difficultés immédiates, les élus entendent inscrire leur action dans la durée. La recherche de ressources complémentaires et la remise en état d'anciennes infrastructures doivent permettre de mieux anticiper les prochaines périodes de tension. « Nous travaillons sur des solutions parce que nous sommes persuadés que les périodes de sécheresse vont se renouveler », conclut Gérard Dèque.
Si le recours aux camions-citernes a pris fin dans les communes concernées, la vigilance reste donc de mise. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la recharge des nappes souterraines, avant l'arrivée du gel hivernal et la préparation d'un nouvel été potentiellement difficile pour la ressource en eau.
La sécheresse de l'été 2026 a révélé toute la fragilité de l'approvisionnement en eau en Franche-Comté. Dans le Haut-Doubs, notamment autour de Pontarlier, des coupures d'eau ont même été envisagées. Une situation particulièrement préoccupante pour Christophe Lime, adjoint au maire de Dannemarie-sur-Crête, ancien vice-président à Grand Besançon Métropole, en charge de l’eau, et président de France Eau Publique. Selon lui, l'accélération du changement climatique impose désormais de revoir en profondeur la gestion de cette ressource indispensable. Agriculture, industrie, alimentation en eau potable : tous les usages sont concernés.
Le Haut-Doubs est passé tout près de la rupture
La situation devient particulièrement inquiétante. Jusqu'à présent, les difficultés d'approvisionnement en eau concernaient essentiellement les petites communes rurales. Mais l'été 2026 a marqué un tournant. Des collectivités plus importantes ont, elles aussi, été confrontées à des tensions inédites. C'est notamment le cas du secteur de Pontarlier. Selon Christophe Lime, sans les précipitations intervenues ces dernières semaines, des coupures d'eau auraient pu être nécessaires. Une perspective encore difficilement imaginable il y a quelques années. Le Haut-Doubs figure parmi les territoires historiquement fragiles. Christophe Lime rappelle que des études avaient déjà identifié, il y a plusieurs années, un déficit potentiel d'un million de mètres cubes d'eau à l'avenir dans ce secteur. Mais le changement climatique semble désormais accélérer les échéances.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Besançon également confrontée à la baisse de ses ressources
Même les territoires qui avaient anticipé ces difficultés doivent aujourd'hui adapter leurs équipements plus rapidement que prévu. À Besançon, la baisse du débit de la source d'Arcier a notamment nécessité d'accélérer les travaux permettant de prélever de l'eau dans le Doubs, à partir de la station de traitement de La Malate. Christophe Lime rappelle que cette possibilité avait été prévue lors de la rénovation de l'installation, lorsqu'il était vice-président de Grand Besançon Métropole. Mais son utilisation s'est révélée nécessaire bien plus tôt qu'envisagé. Pour le responsable, cet exemple illustre l'ampleur du phénomène : même les collectivités ayant engagé des investissements pour sécuriser leur approvisionnement peuvent être rattrapées par la rapidité des évolutions climatiques.
Des sécheresses plus longues et des pluies plus violentes
Le changement climatique bouleverse progressivement le cycle de l'eau. Christophe Lime évoque une alternance de sécheresses prolongées et de précipitations de plus en plus concentrées, susceptibles de provoquer des inondations. La situation observée en Haute-Saône à la fin du mois d'août témoigne de cette évolution. Selon les informations préfectorales qu'il rapporte, la moitié des ruisseaux du département étaient alors à sec. Les mesures d'humidité des sols révélaient également des niveaux particulièrement bas en profondeur. Cette sécheresse ne concerne donc pas uniquement les cours d'eau visibles. Elle affecte aussi les réserves souterraines, dont la reconstitution nécessite plusieurs semaines de précipitations. Autre élément préoccupant : malgré un printemps 2026 particulièrement humide et des nappes phréatiques initialement bien remplies, les ressources ont rapidement diminué durant l'été. « L'été qu'on a connu en 2026 risque de devenir un été presque normal dans dix ans », prévient Christophe Lime. Une perspective qui interroge directement la capacité des territoires à supporter plusieurs années de sécheresse successives.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Agriculture, industrie et énergie : des besoins difficiles à concilier
La raréfaction de la ressource pose également la question de son partage. L'agriculture apparaît particulièrement exposée, qu'il s'agisse de l'abreuvement des animaux ou de l'irrigation des cultures. Les activités industrielles sont également concernées, tout comme la production énergétique, dont certaines installations nécessitent d'importantes quantités d'eau. Pour Christophe Lime, il ne s'agit pas d'opposer les différents utilisateurs, mais de préparer collectivement les adaptations nécessaires. Les transformations agricoles, notamment, ne peuvent pas être imposées du jour au lendemain. Elles nécessitent du temps, des investissements et une visibilité suffisante pour les exploitants. À ces tensions quantitatives s'ajoutent les problèmes de qualité de l'eau. Le président de France Eau Publique rappelle que les pollutions aux PFAS et les résidus médicamenteux restent des préoccupations majeures, même lorsque la sécheresse monopolise l'attention.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Restaurer les zones humides et mobiliser les réserves naturelles
Face à ces difficultés, Christophe Lime plaide pour une nouvelle approche de la gestion de l'eau, fondée sur l'anticipation et la coopération entre collectivités, agriculteurs, industriels et pouvoirs publics. Parmi les pistes avancées figure la restauration des zones humides, longtemps sacrifiées au profit de l'aménagement des territoires. À Dannemarie-sur-Crète, commune dont il est élu, il cite notamment la remise en circulation d'un ruisseau qui a permis de relever le niveau de la nappe et de reconstituer une réserve naturelle d'eau. Dans le Haut-Doubs, il relance également la réflexion autour du lac de Saint-Point, à Malbuisson. Selon lui, une élévation de son niveau de quelques centimètres pourrait permettre de mobiliser des milliers de mètres cubes supplémentaires, sans nécessairement créer de nouveaux ouvrages de stockage. Cette hypothèse, discutée depuis dix à quinze ans, nécessiterait toutefois une concertation et des aménagements adaptés.
L'interview de la rédaction : Christophe Lime
Une urgence qui se heurte au manque de financements
Pour le président de France Eau Publique, qui représente une structure regroupant des collectivités assurant la distribution d'eau à environ 17 millions d'usagers et l'assainissement pour 15 millions de personnes, la question dépasse désormais les seules périodes estivales. Elle impose une réflexion à l'échelle locale, nationale et européenne sur la préservation de la ressource, l'évolution des usages et le financement des infrastructures. Car les solutions existent, mais leur mise en œuvre suppose des moyens financiers importants, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires pour les collectivités. À l'approche de l'été 2027, Christophe Lime refuse de céder à la fatalité. Il appelle plutôt à transformer l'inquiétude en action, en développant la pédagogie, la concertation et les investissements.
Son message est clair : l'eau ne peut plus être considérée comme une ressource inépuisable. Et les tensions vécues cet été en Franche-Comté pourraient préfigurer les difficultés auxquelles les territoires devront désormais se préparer.
À la suite des violences et actes racistes survenus à Trappes, la municipalité de Besançon a organisé ce lundi 26 octobre un temps de rassemblement « solennel placé sous le signe de la fraternité et de l'unité républicaine ».
Après une série d'échanges menés ce week-end avec les représentants des cultes, le maire devait les recevoir à 11 h 30 avant de se rendre à 12 h 15 sur l'esplanade des Droits de l'Homme (2, rue Mégevand). L'objectif est d'adresser un message commun de paix, de cohésion et de rejet du racisme, de l'antisémitisme et de toutes formes de discrimination.
« Afin de préserver le caractère institutionnel de cet hommage », nous dit-on, l'événement était réservé aux représentants de l'État, aux élus, aux autorités religieuses et à la presse.
Le Comité de vigilance antifasciste de Besançon participera au rassemblement ce lundi 26 octobre, à 18 heures, place Granvelle, en réaction aux violences et drames racistes survenus à Trappes, dans les Yvelines. Rappelons que cet évènement est à l'initiative des forces bisontines de gauche. Au-delà du soutien aux victimes et à leurs familles, le collectif entend dénoncer la banalisation des discours racistes et la progression de l'extrême droite. Norbert Nussbaum, l'un de ses représentants, exprime ses inquiétudes face au climat politique et social actuel.
Le rendez-vous est fixé ce lundi soir, à 18 heures, place Granvelle, au centre-ville de Besançon. À l'appel du Comité de vigilance antifasciste, plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives souhaitent exprimer leur solidarité avec les victimes des violences survenues à Trappes, dans les Yvelines, et dénoncer toutes les formes de racisme. Norbert Nussbaum, assistant social à la retraite et militant syndical de longue date, intervient au nom de ce collectif bisontin, engagé dans la sensibilisation et la mobilisation contre l'extrême droite. Pour lui, les événements de Trappes illustrent une évolution particulièrement préoccupante de la société française. « C'est terrible. Il faut d'abord dire les mots : c'est un attentat raciste, islamophobe et négrophobe », affirme-t-il. Rappelons qu’un jeune homme de 26 ans a perdu la vie et plusieurs autres personnes ont été grièvement blessées, parmi lesquelles une adolescente de 12 ans.
L'interview de la rédaction : Norbert Nussbaum
Un rassemblement de solidarité, mais aussi de protestation
Pour les organisateurs, cette mobilisation doit d'abord permettre d'exprimer une solidarité collective envers les victimes, leurs proches et les populations confrontées aux discriminations. « Il y a d'abord montrer son soutien à la famille, à la communauté musulmane, aux personnes racisées. Déjà, ça semble être la moindre des choses », explique Norbert Nussbaum. Mais au-delà de l'émotion suscitée par les événements, le collectif souhaite donner une dimension politique à ce rassemblement. Ses membres entendent alerter sur les conséquences possibles de la multiplication des discours stigmatisants dans l'espace public. « Les mots tuent », insiste le militant, qui établit un lien entre les violences racistes et certains discours véhiculés depuis plusieurs années dans le débat médiatique et politique. Norbert Nussbaum met notamment en cause la responsabilité de certains médias, appartenant à des milliardaires, citant CNews et BFMTV, auxquels il reproche de contribuer à la diffusion d'un climat hostile aux populations issues de l'immigration.
Une inquiétude face à la progression de l'extrême droite
Cette mobilisation intervient également dans un contexte politique que le Comité de vigilance antifasciste juge préoccupant, à l'approche de l'élection présidentielle. Norbert Nussbaum ne cache pas son inquiétude devant la progression du Rassemblement national et ce qu'il considère comme une libération de la parole raciste. Ses critiques dépassent toutefois le seul cadre de l'extrême droite. Il met également en cause les décisions prises par les autorités à l'occasion des récentes mobilisations lycéennes et des manifestations organisées les 17 et 24 octobre à Besançon.
« Les mesures gouvernementales appliquées aux mouvements lycéens et aux mouvements du 17 octobre et du 24 octobre ne nous rassurent pas pour autant », souligne-t-il. À ses yeux, la réponse des pouvoirs publics traduit une tendance à la répression des mouvements sociaux, particulièrement lorsqu'ils mobilisent des jeunes issus des quartiers populaires ou de l'immigration. Le militant évoque néanmoins plusieurs mouvements politiques et citoyens à l'étranger dans lesquels il voit des signes d'espoir et de résistance à la progression des courants autoritaires. Il souhaite que la mobilisation bisontine s'inscrive dans cette dynamique.
L'interview de la rédaction : Norbert Nussbaum
La nouvelle majorité municipale invitée à participer
Autre question soulevée à l'occasion de ce rassemblement : la présence éventuelle des élus de la nouvelle majorité municipale de Besançon. Interrogé sur ce point, Norbert Nussbaum assure que le Comité de vigilance antifasciste n'entend exclure personne de la mobilisation, y compris les représentants de la majorité conduite par Ludovic Fagaut. « S'ils veulent être là, il n'y a aucun problème. Ils y auront toute leur place et pourront même s'exprimer », précise-t-il. Le militant se montre toutefois sceptique quant à une participation de la majorité municipale. Il évoque un autre rassemblement prévu à la mi-journée à l'hôtel de ville. « Je doute qu'ils soient là », confie-t-il.
Faire entendre une voix collective contre le racisme
Pour le Comité de vigilance antifasciste, le rassemblement de ce lundi doit permettre de dépasser les seules réactions d'indignation et de réaffirmer publiquement le refus des discriminations. Les organisateurs souhaitent réunir les habitants, les militants associatifs et syndicaux, les représentants politiques et plus largement toutes les personnes désireuses d'exprimer leur opposition aux violences racistes. L'objectif est également de rappeler que la lutte contre l'islamophobie, la négrophobie et les discriminations constitue un enjeu majeur pour la société française.
Le rassemblement se tiendra ce lundi 26 octobre à 18 heures, place Granvelle à Besançon. Des prises de parole sont annoncées.
Suite au crime qualifié de raciste et islamophobe commis à Trappes, la section locale de La France Insoumise de Besançon appelle à la mobilisation. Un rassemblement est organisé ce lundi 26 octobre à 18h00 sur la place Granvelle. Porté par la gauche bisontine, cet événement vise à apporter un soutien direct aux victimes, à refuser le racisme et l'islamophobie, ainsi qu'à dénoncer « les pourvoyeurs de haine ».
Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce de nouvelles violences et dégradations survenues ce samedi 24 octobre, à l’occasion de l’acte II des manifestations. L’élu salue la mobilisation des forces de l’ordre qui, selon lui, ont permis de préserver l’ordre républicain. Présent sur le terrain auprès des policiers et des commerçants, puis au Centre de supervision urbain, il appelle les manifestants pacifiques à se désolidariser des groupes violents. Ludovic Fagaut remercie également les agents municipaux mobilisés pour remettre les espaces publics en état. Il réaffirme sa détermination à garantir la sécurité des habitants, des commerçants et des artisans.
Face aux suppressions d'emplois envisagées dans l'Éducation nationale pour le budget 2027, le député doubiste Laurent Croizier s'oppose à une gestion purement comptable liée à la baisse de la démographie scolaire. En commission des Affaires culturelles et de l'Éducation, il a défendu un amendement visant à maintenir les 1 588 postes d'enseignants menacés. Selon le parlementaire, la diminution du nombre d'élèves doit être l'occasion de réduire les effectifs par classe et d'améliorer les conditions d'apprentissage ainsi que le remplacement des professeurs. Pour donner de la visibilité aux familles et du soutien au corps enseignant, il plaide pour l'abandon des arbitrages annuels au profit d'une loi de programmation pluriannuelle pour l'École.
Le syndicat FSU dénonce de récentes vagues d’interpellations jugées « abusives » visant des mineurs, en marge des mouvements sociaux qui secouent Besançon. Face à ces méthodes policières, des militants et des manifestants ont choisi d'apporter un soutien direct aux jeunes ciblés en organisant des rassemblements et des sit-ins de protestation devant l'Hôtel de Police (commissariat de la Gare d'Eau).
Tensions géographiques et arrestations ciblées
Les rassemblements du week-end ont débuté au parc des Glacis, point de ralliement stratégique à proximité immédiate de la gare Viotte. Alors que les défilés se déroulaient initialement dans un esprit pacifique et déterminé, selon les représentants syndicaux, la situation s'est tendue lors du passage des cortèges dans plusieurs secteurs clés de la ville. Les syndicats pointent du doigt des arrestations injustifiées survenues notamment : Rue de Dole - théâtre d'usages de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre - aux abords des quais de Besançon et du pont Canot et dans d'autres points névralgiques de la cité comtoise.
Une mobilisation massive dans les rues de la cité comtoise
Selon les estimations syndicales, la dynamique de contestation ne faiblit pas : au moins 10.000 personnes ont déambulé dans les rues de Besançon. Ce bloc de contestation se distingue par sa forte convergence intergénérationnelle et professionnelle. Le cortège intègre de larges contingents de lycéens et étudiants mobilisés pour les conditions d'étude et les moyens de l'Éducation nationale, des salariés du secteur privé et fonctionnaire et des représentants syndicaux, chargés d'encadrer les rangs face au déploiement des dispositifs de sécurité.
Malgré le climat de tension lié aux interventions policières, les collectifs locaux et les organisations de la FSU réaffirment « le droit fondamental à exprimer collectivement leurs opinions dans l'espace public sans craindre de mesures de rétorsion arbitraires ».