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Besançon : une descente aux flambeaux le 28 novembre contre les violences faites aux femmes

Publié le 08 Nov. 2026 à 16:11
Tags: violences faites aux femmes | société | justice | Politique |
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Besançon : une descente aux flambeaux le 28 novembre contre les violences faites aux femmes

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée chaque année le 25 novembre, une manifestation est organisée le samedi 28 novembre à Besançon. À l’initiative de l’intersyndicale féministe du Doubs et d’associations féministes et LGBTQIA+, les participants sont invités à une descente aux flambeaux depuis la Citadelle. Un rassemblement à la fois revendicatif et symbolique, destiné à rendre hommage aux victimes et à réclamer des moyens supplémentaires pour lutter contre les violences. Bénédicte Ponçot, membre de l’intersyndicale féministe du Doubs, présente les enjeux de cette mobilisation.

Une descente aux flambeaux pour rendre hommage aux victimes

Le rendez-vous est fixé au samedi 28 novembre, à 17 heures, sur le parking de la Citadelle de Besançon. Cette année, les organisateurs ont choisi une forme de mobilisation particulière : une descente aux flambeaux, destinée à rendre hommage aux femmes et aux personnes queer victimes de violences. « Nous avons choisi cette année une descente aux flambeaux pour rendre hommage à toutes les femmes, toutes les personnes victimes de ces violences », explique Bénédicte Ponçot, membre de l'intersyndicale féministe du Doubs, qui rassemble Solidaires, la FSU, la CGT Éducation et la CGT Spectacle. La manifestation réunira plusieurs organisations syndicales et associations féministes et LGBTQIA+, autour d'un même objectif : dénoncer les violences et rappeler la nécessité de poursuivre la mobilisation.

L'interview de la rédaction :Bénédicte Ponçot, membre de l’intersyndicale féministe du Doubs

Des prises de parole, des chants et un cri de colère

Au-delà de sa dimension symbolique, cette manifestation entend également donner une place importante à l'expression collective. Les associations présentes pourront prendre la parole pour faire entendre leurs revendications. Des slogans, des chants et des interventions ponctueront le rassemblement.  Les organisateurs souhaitent associer des moments de recueillement en hommage aux victimes à des prises de parole plus revendicatives.  Une colère qui s'inscrit dans la continuité des rassemblements organisés les lundis devant les tribunaux pour réclamer une loi intégrale contre les violences.

Une loi intégrale jugée encore insuffisante

Pour l'intersyndicale féministe du Doubs, la mobilisation du 28 novembre sera aussi l'occasion d'interpeller les pouvoirs publics sur les réponses législatives apportées aux violences. Bénédicte Ponsot espère l'adoption de la loi intégrale, tout en soulignant les insuffisances du texte actuellement défendu. Parmi les principales critiques figure la situation des femmes migrantes, dont la prise en compte est jugée insuffisante par les organisations mobilisées.

La question des moyens financiers au cœur des revendications

Au-delà des dispositions législatives, les organisations féministes insistent sur la nécessité d'accompagner les engagements politiques de moyens financiers suffisants. Pour Bénédicte Ponsot, l'adoption d'un texte ne saurait constituer une réponse satisfaisante sans les budgets nécessaires à son application.

« Une loi n'a de valeur qu'en fonction du budget qui lui est alloué. Et là, on attend de pied ferme les engagements du gouvernement », insiste-t-elle.

La manifestation du 28 novembre à Besançon entend ainsi conjuguer hommage aux victimes, dénonciation des violences et revendications politiques. Une manière, pour les organisateurs, de rappeler que la lutte contre les violences faites aux femmes et aux personnes LGBTQIA+ nécessite des engagements durables et des moyens concrets.

Dernière modification le dimanche, 08 novembre 2026 16:33