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Le projet éolien envisagé aux Hôpitaux-Vieux, sur le secteur du Mont de l’Herba,  ne verra pas le jour sous sa forme prévue. Selon le maire, Fabrice Parriaux, la société Valorem a annoncé son retrait après de premières études naturalistes faisant apparaître des enjeux importants de conservation de plusieurs espèces d’oiseaux.

Le développement d’un parc éolien aux Hôpitaux-Vieux connaît un coup d’arrêt. Interrogé sur ce dossier, le maire, Fabrice Parriaux, indique avoir reçu, « lundi dernier », un courriel de Valorem l’informant de son retrait du projet pour des raisons environnementales. Selon l’élu, ce projet avait été engagé par son prédécesseur. Une promesse de bail avait été signée pour envisager l’installation de trois à dix éoliennes sur le territoire communal.

L'interview de la rédaction : Fabrice Parriaux 

Des enjeux de conservation pour plusieurs espèces

D’après Fabrice Parriaux, les premières études naturalistes ont mis en évidence la présence d’espèces présentant des enjeux de conservation importants dans la zone étudiée. Le maire cite notamment le grand tétras, le milan royal et la chouette de Tengmalm. Ce sont ces éléments environnementaux qui, selon les explications rapportées par l’élu, ont conduit le porteur du projet à renoncer à poursuivre son développement.

Une implantation qui restait à préciser

Si une promesse de bail prévoyait la possibilité d’accueillir entre trois et dix machines, la configuration du parc n’était pas arrêtée. Le maire précise que l’emplacement exact des éoliennes restait à déterminer dans le cadre des études. Le nombre de machines évoqué correspondait donc à une fourchette envisagée, et non à un programme d’implantation définitivement fixé.

L'interview de la rédaction : Fabrice Parriaux 

Le maire critique la manière dont le projet a été engagé

Au-delà de l’annonce du retrait de Valorem, Fabrice Parriaux revient sur  la conduite du dossier. « Je n’étais surtout pas d’accord avec la façon dont ça a été fait », explique-t-il. L’élu insiste sur l’impact d’un tel projet pour une commune et sur ses conséquences potentielles. Ses critiques portent ainsi principalement sur la méthode suivie lors de son lancement. Avec le retrait annoncé du développeur, le projet engagé sous la précédente municipalité s’arrête à ce stade.

L'interview de la rédaction : Fabrice Parriaux 

 

Dans le Haut-Doubs, et plus particulièrement le territoire de la communauté de communes des lacs et montagnes du Haut-Doubs les dernières précipitations ont permis d'améliorer la situation de l'approvisionnement en eau potable. La commune de Petite Chaux qui dépendait encore d'un ravitaillement par camions-citernes n'y a désormais plus recours. Pour autant, la sécheresse reste préoccupante. Gérard Dèque, maire de Métabief et président de la collectivité locale, appelle à maintenir les efforts de sobriété. Les élus préparent également de nouvelles solutions pour faire face à d'éventuelles pénuries d'eau dès l'été prochain, notamment pour les exploitations agricoles.

L'interview de la rédaction : Gérard Dèque 

Des villages qui ne dépendent plus des camions-citernes

La situation s'améliore progressivement sur le territoire de la communauté de communes des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs. Après plusieurs semaines de tensions sur l'approvisionnement en eau, les dernières précipitations ont permis de retrouver une situation moins critique. Les villages qui nécessitaient un ravitaillement par camions-citernes, notamment Petite-Chaux, n'ont désormais plus besoin de cette alimentation exceptionnelle. « On a passé cette étape, il n'y a plus de ravitaillement », confirme Gérard Dèque. Cette amélioration reste néanmoins fragile. Les pluies enregistrées ces derniers jours ont permis une remontée du niveau des ressources et la réalimentation de certaines fontaines, mais elles demeurent insuffisantes pour reconstituer durablement les réserves souterraines.

Des nappes souterraines encore insuffisamment rechargées

Pour le Président Gérard Dèque, il serait prématuré de considérer la sécheresse comme terminée. Les ressources en eau restent vulnérables et nécessitent de nouvelles précipitations dans les prochaines semaines. « On est loin d'avoir rempli les nappes souterraines », prévient l'élu. L'arrivée de l'hiver constitue une autre source d'inquiétude. Un gel précoce des sols pourrait compromettre l'infiltration des eaux de pluie et de fonte des neiges, empêchant ainsi une recharge suffisante des réserves souterraines. « Il ne faut pas que la terre gèle, parce qu'autrement on n'a plus d'infiltration d'eau », explique M. Dèque. L'enjeu est donc de bénéficier de précipitations suffisamment importantes avant l'installation durable des températures négatives.

L'interview de la rédaction : Gérard Dèque 

Des habitants plus attentifs à leur consommation d'eau

Autre enseignement de cet épisode de sécheresse : une évolution des comportements des habitants. Gérard Dèque constate une plus grande vigilance dans la consommation quotidienne d'eau. Une prise de conscience qu'il souhaite voir perdurer, indépendamment de l'amélioration actuelle de la situation. « Il faut vraiment que tout le monde continue. Aujourd'hui, ça devrait être une habitude de faire attention à sa consommation d'eau, qui est une ressource précieuse », insiste le président de la communauté de communes. Selon lui, le maintien de l'information auprès de la population reste indispensable pour éviter un relâchement des efforts. De nouveaux épisodes de tension sur l'approvisionnement demeurent possibles.

Des réservoirs inutilisés pour sécuriser l'abreuvement du bétail

Les élus du territoire travaillent déjà à la préparation de l'été prochain. L'une des priorités concerne l'approvisionnement en eau des exploitations agricoles, particulièrement exposées aux conséquences des sécheresses répétées. La communauté de communes a engagé, avec les municipalités, un recensement des anciens réservoirs qui ne sont plus utilisés. L'objectif est d'étudier leur remise en service afin de constituer des réserves d'eau mobilisables en cas de nouvelle pénurie. À Métabief, un petit réservoir inutilisé a notamment été identifié. « On va pouvoir les alimenter pour avoir des ressources de sauvetage pour les bêtes », précise l’édile.  Cette démarche vise notamment à sécuriser les besoins en eau des élevages bovins, très présents sur le territoire du Haut-Doubs.

L'interview de la rédaction : Gérard Dèque 

Anticiper des sécheresses appelées à se répéter

Au-delà des difficultés immédiates, les élus entendent inscrire leur action dans la durée. La recherche de ressources complémentaires et la remise en état d'anciennes infrastructures doivent permettre de mieux anticiper les prochaines périodes de tension. « Nous travaillons sur des solutions parce que nous sommes persuadés que les périodes de sécheresse vont se renouveler », conclut Gérard Dèque.

Si le recours aux camions-citernes a pris fin dans les communes concernées, la vigilance reste donc de mise. Les prochaines semaines seront déterminantes pour la recharge des nappes souterraines, avant l'arrivée du gel hivernal et la préparation d'un nouvel été potentiellement difficile pour la ressource en eau.

 

Face aux risques accrus liés au réchauffement climatique, le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance du Val de Morteau se mobilise dans le cadre de la Journée Nationale de la Résilience. Pour sensibiliser la population, deux initiatives ludiques sont lancées. Tout d'abord, un jeu de piste familial baptisé "Gardiens de la Forêt" est proposé sur le sentier des Chaudières au Gras, mêlant balade et énigmes de prévention.

En parallèle, un concours d'affiches est ouvert à tous les élèves du territoire jusqu'au 18 décembre. Les jeunes participants sont invités à concevoir des visuels de sensibilisation, dont les meilleurs illustreront les futures campagnes de prévention locales. Concernant les feuilles de route du jeu de piste, elles sont disponibles : en les téléchargement sur le site internet de la Ville de Morteau et de la Communauté de Communes ou  à l'accueil de l'Office de Tourisme de Morteau.

Jusqu'au 2 avril prochain, l'EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue mène un vaste chantier de réhabilitation de la Réserve Naturelle Régionale, inscrit dans le programme européen LIFE Climat. Objectif de ces interventions d'envergure : combler les anciens fossés de drainage pour retenir l'eau, préserver ce précieux écosystème qui joue un rôle majeur dans le stockage du carbone et lutter contre le changement climatique.

Nécessitant le passage d'engins lourds et le démontage d'une partie des pontons de la petite boucle, ces travaux entraînent la fermeture totale des sentiers de la petite et de la grande boucle, combinée à la traditionnelle interdiction hivernale qui court du 1er novembre au 2 avril pour protéger la faune. Les promeneurs devront donc s'armer de patience : une réouverture partielle n'est envisagée qu'à compter d'avril 2027, selon l'avancement du chantier. Une mesure indispensable pour garantir la sécurité des visiteurs face aux risques de chutes d'arbres et permettre le bon déroulement de ce projet de préservation environnementale.

Après le secteur de Saint-Vit, la Fédération de pêche du Doubs, en partenariat avec Grand Besançon Métropole, l'Agence de l'eau et le Département, poursuit son engagement pour les cours d'eau du territoire. Lancé le 7 septembre dernier et mené jusqu'à la fin du mois d'octobre pour sa première tranche, le chantier du ruisseau du Pontot, à Dannemarie-sur-Crête, vise à effacer des siècles de perturbations humaines (curages, rectifications, moulins).

D'un montant total de 1,05 million d'euros, ce projet d'envergure — réalisé notamment avec les élèves du lycée agricole Granvelle — prévoit à terme de restaurer 2,5 km de cours d'eau d'ici 2027. L'objectif : redonner au ruisseau son tracé et son fonctionnement naturel, recréer des méandres, recharger les sols en eau et préserver les zones humides tout en maintenant l'activité agricole. Une belle opération globale qui s'étendra prochainement à d'autres petits affluents de la région.

Le festival de photographie « Naturellement Doubs » se tiendra les 23, 24 et 25 octobre à Labergement-Sainte-Marie, dans le Haut-Doubs. Pendant trois jours, une trentaine d'exposants présenteront leurs œuvres à la salle des Vallières et à la Maison de la Réserve. Cette édition mettra à l'honneur les photographes Luca Melcarne et Nathalie Lécrivain, autour de leur travail consacré aux petites chouettes des montagnes. Expositions, conférences, projections et animations rythmeront ce rendez-vous entièrement gratuit, à l'exception de deux projections.

La photographie pour sensibiliser à la richesse de la nature

Mettre en valeur la faune, les paysages et la richesse du patrimoine naturel, tout en invitant le public à mieux respecter son environnement : telle est l'ambition du festival « Naturellement Doubs ». Organisé par quatre passionnés, dont Cyrille Donier, photographe installé dans le Haut-Doubs, cet événement entend faire de la photographie un outil de découverte, de partage et de sensibilisation. « C'est l'envie de partager, de mettre en avant notre nature, notre région par le biais de nos images », explique Cyrille Donier, membre de l'équipe organisatrice. Au-delà de l'esthétique, les organisateurs souhaitent également encourager une prise de conscience de la fragilité des milieux naturels. Certaines expositions aborderont ainsi les enjeux environnementaux, notamment les conséquences de la sécheresse. D'autres privilégieront l'observation de la faune sauvage et les émotions suscitées par la rencontre avec les animaux.

L'interview de la rédaction : Cyrille Donier 

Trente-trois exposants venus de France et de l'étranger

Cette édition réunira 33 exposants, principalement des photographes, mais également des associations et des professionnels liés à la photographie et à la protection de la nature. Si le Haut-Doubs et la Franche-Comté occupent naturellement une place importante dans la manifestation, le festival accueillera des artistes venus de différentes régions françaises. Un photographe islandais participera également à l'événement avec une exposition consacrée à la lave et aux volcans. Des images qui permettront aux visiteurs de découvrir des paysages spectaculaires, bien éloignés des forêts et des montagnes jurassiennes. Cette diversité des regards constitue l'une des richesses de la manifestation, qui souhaite faire découvrir plusieurs approches de la photographie de nature.

Luca Melcarne et Nathalie Lécrivain, invités d'honneur

Les photographes Luca Melcarne et Nathalie Lécrivain seront les invités d'honneur de cette édition. Originaires du Vercors, les deux artistes présenteront leur travail commun intitulé « Petites chouettes des montagnes », consacré notamment aux chevêchettes, ces petits rapaces forestiers particulièrement discrets. Leur démarche repose sur une connaissance approfondie du milieu naturel et une observation attentive des animaux dans leur environnement. Le public pourra découvrir leurs photographies, mais également assister, samedi soir, à un diaporama suivi d'une conférence consacrée à ces oiseaux. Pour Cyrille Donier, la photographie animalière permet de transmettre bien davantage qu'une simple image. Elle cherche à provoquer une émotion et à révéler la relation particulière qui peut s'établir entre le photographe et l'animal observé.

L'interview de la rédaction : Cyrille Donier 

Des animations pour toute la famille

Le festival ne se limitera pas aux expositions photographiques. Les organisateurs ont souhaité proposer une programmation accessible à tous les publics. Des projections, des conférences et des contes destinés aux enfants seront organisés durant le week-end. Les plus jeunes pourront également profiter de jeux, notamment de jeux en bois. Les passionnés de photographie auront la possibilité de découvrir et d'essayer du matériel. Plusieurs associations de protection de la nature et de la faune sauvage participeront également à la manifestation, parmi lesquelles Athénas et Vigie-Jura. Elles pourront échanger avec les visiteurs sur leurs actions et les enjeux de préservation de la biodiversité. L'objectif est de faire du festival un véritable lieu de rencontres entre photographes, associations et grand public.

L'interview de la rédaction : Cyrille Donier 

Trois jours de découvertes en accès libre

Le festival se déroulera sur deux sites de Labergement-Sainte-Marie : la salle des Vallières et la Maison de la Réserve. Les organisateurs ont fait le choix de maintenir la gratuité de l'événement pour permettre au plus grand nombre de découvrir les expositions et les animations. Seules deux projections programmées samedi soir seront payantes, les recettes étant reversées au réalisateur.

Informations pratiques

Festival « Naturellement Doubs » — du 23 au 25 octobre 2026

  • Vendredi 23 octobre : de 13 h 30 à 18 h.
  • Samedi 24 octobre : de 10 h à 19 h.
  • Dimanche 25 octobre : de 10 h à 18 h.
  • Lieux : salle des Vallières et Maison de la Réserve, à Labergement-Sainte-Marie.
  • Entrée : gratuite, à l'exception des deux projections du samedi soir.

Pendant trois jours, « Naturellement Doubs » proposera ainsi une immersion dans l'univers de la photographie de nature, entre découverte artistique, sensibilisation à l'environnement et rencontres avec ceux qui consacrent une partie de leur vie à observer le monde sauvage.

Le Centre Athénas lance un nouvel appel à la vigilance après une collision routière impliquant un lynx au Vernois, dans le Jura. Selon l’association, il s’agit du 20ᵉ accident de l’année et du 130ᵉ lynx victime d’une collision depuis 2021 dans la région. Elle appelle les automobilistes à ralentir et propose gratuitement aux communes des panneaux de signalisation spécifiques. En cas d’accident ou de découverte d’un lynx en détresse, le numéro Urgence Lynx est le 06 76 78 05 83.

La préfecture du Jura publie ce mercredi un guide pratique destiné aux organisateurs d’événements sportifs en milieu naturel. Face à la multiplication des compétitions et des demandes d’autorisation, ce document vise à mieux protéger les espaces naturels et leur biodiversité. Il propose notamment des outils pour choisir des parcours moins impactants, rappelle les réglementations en vigueur et identifie les structures locales pouvant accompagner les organisateurs. Élaboré en concertation avec les services de l’État, ce guide s’adresse notamment aux organisateurs de trails, de courses d’orientation et d’épreuves cyclistes. Il est disponible sur le site internet de la préfecture du Jura.

Le Doubs reste placé en crise sécheresse depuis le 17 juillet dernier. Dans le secteur de Pontarlier, les efforts des habitants et des acteurs économiques ont permis de réduire la consommation d’eau potable de près de 500 mètres cubes par jour. Malgré les dernières pluies, la nappe de l’Arlier demeure à un niveau historiquement bas. Le déficit pluviométrique, accumulé depuis mars, atteint l’équivalent de deux mois et demi de précipitations. Le préfet appelle à maintenir les économies d’eau. Un nouveau bilan sera présenté fin octobre.

Le sénateur doubiste Jean‑François Longeot, brillamment réélu,  alerte la ministre de la Transition écologique, sur les dégâts climatiques subis par les jeunes plantations et les difficultés financières des communes forestières. Il demande une simplification des démarches, une adaptation des conditions des aides au renouvellement forestier, une adaptation des exigences de reprise des plantations, un report de l’échéance du 31 décembre 2027, lorsque cela est nécessaire, ainsi que la réouverture du guichet de financement pour garantir un soutien de l’État à la hauteur des enjeux.