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Douze communes confrontées à des ruptures d’alimentation en eau potable, des forêts fragilisées et de grands chantiers routiers à venir : le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a dressé un large panorama des enjeux du département. Il s’est également exprimé sur la sécurité, les polémiques bisontines et la situation économique locale.

Eau : douze communes en difficulté

La sécheresse reste une préoccupation majeure pour les services de l’État. Selon Rémi Bastille, douze communes du Doubs connaissent des ruptures d’alimentation en eau potable au moment de ce point avec la presse. Le secteur de Quingey fait notamment l’objet d’une attention particulière, en raison de la présence d’un hôpital.  Cette situation impose de poursuivre les investissements dans les réseaux et les interconnexions. Comme dans le secteur du Haut-Doubs, où des travaux sont actuellement menés sur le barrage du lac Saint Point pour relever le niveau du lac. Au-delà des équipements, une réflexion régionale est engagée sur la lisibilité des arrêtés sécheresse. Rémi Bastille souligne la difficulté de faire comprendre des restrictions lorsque les périodes de crise se prolongent plusieurs mois et que se superposent les alertes sécheresse, canicule et feux de forêt. L’État souhaite mieux expliquer les objectifs poursuivis, qu’il s’agisse de préserver les cours d’eau ou de protéger l’alimentation en eau potable.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille 

Restaurer les zones humides et soutenir les réserves agricoles

Pour le préfet, l’adaptation passe aussi par la restauration des milieux naturels capables de retenir l’eau. Il insiste particulièrement sur le rôle des zones humides, qui contribuent à maintenir l’alimentation des cours d’eau lors des périodes sèches. Sur le plan agricole, il estime que le débat national sur les « méga-bassines » correspond mal aux besoins du Doubs, où l’élevage bovin occupe une place centrale. Il privilégie notamment les citernes permettant de récupérer l’eau de pluie sur les toitures des bâtiments agricoles pour abreuver les animaux. Des réserves destinées aux cultures peuvent également être étudiées localement, à condition, selon lui, de les dimensionner aux besoins et de les associer à des pratiques économes en eau.

Des forêts fragilisées, des conséquences pour les communes

La situation forestière constitue un autre sujet d’inquiétude. Rémi Bastille fait état de dépérissements importants dans plusieurs secteurs. Les chênes, habituellement considérés comme plus résistants à la sécheresse, sont eux aussi touchés. Le préfet signale également une reprise des attaques de scolytes. Ces dégradations obligent à revoir les programmes de coupe pour traiter prioritairement les bois atteints. Elles perturbent l’activité des scieries et les recettes des communes forestières. Les jeunes plantations souffrent également, avec de nouveaux investissements à prévoir pour les propriétaires et les collectivités. À plus long terme, le préfet évoque un risque pour l’approvisionnement de la filière bois : les pertes concentrées sur quelques années pourraient avoir des répercussions pendant plusieurs décennies.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille 

Sécurité : 22 fermetures administratives depuis le début de l’année

À Besançon, le préfet relie plusieurs épisodes de violence survenus durant l’été aux rivalités entre groupes impliqués dans le trafic de stupéfiants. Il souligne l’engagement des policiers et annonce de nouveaux renforts dans le domaine judiciaire. La lutte contre les fraudes dans les commerces de proximité s’intensifie également. Rémi Bastille fait état de 22 fermetures administratives depuis le début de l’année, contre quelques-unes par an auparavant. Les infractions constatées concernent notamment le travail dissimulé, la vente de produits interdits ou de cigarettes de contrebande.

Le projet de nouveau commissariat à Besançon reste, quant à lui, en attente de financement. Il n’est pas abandonné, assure le représentant de l’État. Dans l’immédiat, des services administratifs doivent être installés dans des locaux de la préfecture, rue Charles Nodier,  pour libérer de l’espace dans le commissariat actuel. De nouveaux policiers, notamment au service judiciaire, sont encore attendus.

Fresque de la Malcombe : le préfet annonce son intention de porter plainte

Rémi Bastille est également revenu sur la polémique autour de la fresque de la Malcombe et de l’inscription « La police tue ». Il indique avoir soutenu son effacement rapide et annonce son intention de déposer plainte. Le préfet considère cette formule comme une mise en cause injuste des policiers. Interrogé sur la liberté d’expression et la satire, il défend une distinction entre une expression dans la presse ou lors d’une manifestation et une inscription durable sur un mur appartenant à la municipalité.

RN57 : une première phase à 70 millions d’euros à Besançon

Les aménagements de la RN57 figurent parmi les grands dossiers d’infrastructure. À Besançon, après les premiers travaux concernant l’accès à Micropolis, le chantier sur la route nationale doit commencer en 2027, selon le calendrier présenté par le préfet. La première phase représente 70 millions d’euros et concerne notamment l’échangeur de Micropolis et ses abords. L’ensemble de l’opération doit s’étaler sur une dizaine d’années. Le déplacement des réseaux souterrains et le maintien d’une voie de circulation dans chaque sens rendent le chantier particulièrement complexe.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille 

D’autres interventions sont prévues pour protéger le marais de Saône contre les conséquences d’une pollution accidentelle sur la route. L’enjeu est de sécuriser cette ressource qui contribue à l’alimentation en eau potable de Besançon. Dans le Haut-Doubs, le Département doit piloter les travaux concernant le contournement sud de Pontarlier. À Jougne, une étude doit prochainement proposer un réaménagement du poste douanier. L’objectif est de mieux séparer les flux de poids lourds et de véhicules légers, afin de réduire les ralentissements subis notamment par les travailleurs frontaliers et d’améliorer les conditions de travail des douaniers.

L'interview de la rédaction : Rémi Bastille 

Avec des prix à la pompe qui frôlent les 2,5 € et pourraient atteindre 3 € d’ici la fin de l’année, les automobilistes  du Haut‑Doubs ne sont pas épargnés. Les écologistes dénoncent les superprofits des multinationales pétrolières et réclament leur taxation, ainsi qu’une aide réellement adaptée aux grands rouleurs. Ils appellent les collectivités à développer des solutions immédiates — lignes de bus exceptionnelles, covoiturage via Mobigo, leasing social, voitures partagées — tout en repensant l’aménagement du territoire pour réduire les trajets. Le mouvement participera à la marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale, samedi 26 septembre à Pontarlier. Le rendez-vous est fixé à 14h sur la place d’Arçon.

Un rassemblement citoyen pour le climat, le vivant et la justice sociale est organisé ce samedi 26 septembre à Besançon. Le rendez-vous est donné à 14h00 au parc des Glacis (au niveau du monument aux morts). Initié par un mouvement citoyen et soutenu par plusieurs associations locales (Alternatiba, FNE, AVB, Générations futures), syndicats et partis, l'événement s'inscrit dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale déclinée dans plus de 200 villes.

Le rassemblement débutera par des prises de parole de victimes de phénomènes climatiques extrêmes et un atelier pancartes pour enfants. Le cortège rejoindra ensuite le parc Micaud au rythme d'animations musicales et d'une action participative de rédaction de cartes postales adressées à la municipalité.

À l'arrivée, un village associatif et une assemblée citoyenne permettront de lancer de futures initiatives locales.

Pour lutter contre la prolifération des décharges illégales, France Nature Environnement Bourgogne-Franche-Comté mobilise la population durant tout le mois de septembre 2026. Via le programme et le site sentinellesdelanature.fr, les citoyens sont invités à signaler et cartographier les dépôts sauvages afin d'aider les bénévoles et les pouvoirs publics à recenser le phénomène, à lever les blocages administratifs et à engager des actions de nettoyage. Des webinaires d'information sont également proposés au grand public.

Le samedi 19 septembre, de 9h30 à 17h30, le Centre de Maintenance du tramway ouvre exceptionnellement ses portes pour des visites libres et gratuites, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine et de la Semaine de la Mobilité. Le public pourra rencontrer les équipes Ginko, découvrir les métiers de la maintenance et de la conduite, monter en cabine de tramway ou de bus, et participer à des animations familiales avec lots à gagner.

Des démonstrations de manœuvres techniques sont prévues : remorquage d’un tramway et contrôle de la ligne électrique. La visite permettra aussi de présenter le futur réseau tramway, avec le nouveau terminus Brulard attendu le 28 novembre 2026. Accès libre aux Hauts du Chazal (terminus T1, T2, 7), durée de visite 1h30, pièce d’identité et gilet fluorescent obligatoires.

Métabief s’apprête à refermer sa saison d’été, mais la station propose encore ses derniers week‑ends d’ouverture en septembre : télésiège du Morond, Bike Park et Luge des Cimes, avec une journée supplémentaire le 21 septembre pour le Jeûne fédéral suisse. Les riders pourront découvrir les aménagements récents sur la piste verte Bike’All, tandis que le Comptoir du Morond reste accessible pour une pause en altitude.

Deux temps forts rythmeront cette fin de saison : – 20 septembre : matinée de nettoyage des pistes, montée gratuite et tri des déchets. – 27 septembre : dernière journée d’ouverture, avec animation musicale au sommet et descente collective en “tchoutchou”. Métabief passera ensuite au rythme de l’Ultra‑Trail des Montagnes du Jura, du 1er au 4 octobre, ultime rendez‑vous avant l’automne.

Le Parti communiste de Besançon annonce avoir relancé les autorités préfectorales au sujet de l’autorisation accordée à la Ville de prélever de l’eau dans le Doubs. Il affirme que ses courriers envoyés en août sont restés sans réponse. Inquiet des conséquences environnementales et sanitaires dans un contexte de sécheresses récurrentes, le PCF annonce également saisir la ministre de la Transition écologique. Il réclame des garanties sur la préservation de la rivière et l’égalité d’accès à l’eau

 

Le collectif Écoles Vivantes Besançon poursuit sa mobilisation pour améliorer l’accueil des enfants lors des fortes chaleurs. Les parents d’élèves réclament la poursuite des rénovations thermiques et souhaitent faire de l’adaptation des bâtiments scolaires au changement climatique une priorité municipale dès cet automne. Une lettre ouverte détaillant leurs revendications sera prochainement remise à la Ville, avant le conseil municipal du 17 septembre. Une pétition est également en circulation : https://www.change.org/p/pour-des-mesures-de-protection-de-la-chaleur-sur-nos-enfants-dans-les-%C3%A9coles

Deux ateliers gratuits consacrés aux cosmétiques et à leurs effets sur la santé et l’environnement sont proposés samedi 12 septembre par l’Établissement public d’aménagement et de gestion de l’eau Doubs Dessoubre et ses partenaires. Les participants apprendront à décrypter la composition des produits et fabriqueront un cosmétique naturel.

Informations pratiques :

  • À 9 h 30, salle Decrind du château du Désert, 7 chemin de la Canissière à Maîche.
  • À 14 h 30, salle du Vallon, 14 bis rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny à Sancey.

Inscription gratuite : formulaire en ligne, par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 03 81 37 02 78.

Un lynx a été retrouvé mort ce mercredi matin après une collision sur la RN57, à hauteur de Saône, dans le Doubs. Selon le Centre Athénas, le conducteur impliqué ne s’est pas arrêté. Il s’agit du 16e lynx victime d’un accident routier depuis le début de l’année et du 126e recensé depuis 2021. Seuls sept de ces animaux ont survécu. Le centre rappelle que trois collisions sur quatre surviennent sur des routes départementales, devant les routes nationales (14 %), les autoroutes (11 %) et les voies ferrées (3 %).