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Une nouvelle journée de mobilisation sociale est annoncée ce samedi 17 octobre partout en France. Syndicats, Gilets jaunes, lycéens et étudiants sont appelés à se rassembler pour dénoncer la baisse du pouvoir d'achat, la hausse des prix des carburants et la dégradation des services publics. À Besançon, deux rassemblements sont prévus dans l'après-midi. Les organisateurs espèrent une mobilisation importante, dans un contexte de mécontentement social grandissant.

Le pouvoir d'achat au cœur des revendications

Cette journée du 17 octobre se veut un moment de convergence entre plusieurs mouvements sociaux. La hausse du coût de la vie, et particulièrement celle des carburants, constitue l'un des principaux motifs de mobilisation. À Besançon, les Gilets jaunes entendent prendre toute leur place dans ce mouvement national. Pour le syndicaliste Frédéric Vuillaume, le mécontentement est profond et dépasse largement la seule question des prix à la pompe. « Le pouvoir d'achat dégringole par rapport au prix des carburants », dénonce-t-il, en soulignant les répercussions de ces augmentations sur les dépenses alimentaires et les autres postes du budget des ménages. Selon lui, les difficultés financières touchent désormais une part croissante de la population, notamment les salariés. Il estime que cette situation nourrit une exaspération susceptible de favoriser une mobilisation importante samedi.

L'interview de la rédaction : Frédéric Vuillaume 

Les Gilets jaunes toujours présents sur les ronds-points

Si cette journée du 17 octobre constitue un nouveau rendez-vous national, les Gilets jaunes bisontins rappellent que leur engagement ne s'est jamais interrompu. Chaque samedi, de 10 heures à midi, des militants continuent de se retrouver au rond-point du bowling de Chalezeule, près de Besançon. Une présence régulière qui témoigne, selon M. Vuillaume, de la persistance des revendications portées par le mouvement depuis ses débuts. « Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, on est toujours là », insiste-t-il. Au-delà du pouvoir d'achat, les manifestants dénoncent également l'aggravation de la précarité et la dégradation des services publics. Ils souhaitent que cette nouvelle mobilisation permette de construire un rapport de force avec le gouvernement.

L'interview de la rédaction : Frédéric Vuillaume 

Une mobilisation également tournée vers la jeunesse

Autre dimension de cette journée : la participation attendue des lycéens et des étudiants, engagés dans des mouvements de contestation autour des conditions d'études et des moyens accordés à l'Éducation nationale. Les Gilets jaunes bisontins entendent leur apporter leur soutien. Pour M. Vuillaume, les revendications de la jeunesse rejoignent celles des autres catégories mobilisées, notamment sur la défense des services publics. « C'est un soutien aussi pour les lycéens qui se battent pour avoir des conditions d'études dignes de ce nom », explique-t-il. Cette volonté de faire converger les revendications sociales, éducatives et économiques constitue l'un des enjeux de la journée de samedi.

Deux rassemblements annoncés à Besançon

Dans la capitale comtoise, deux rendez-vous sont annoncés ce samedi 17 octobre : un premier rassemblement à 13 h 30, place Granvelle, puis un second à 14 heures, place de la Révolution. Les Gilets jaunes devraient également maintenir leur présence habituelle dans la matinée au rond-point de Chalezeule. Reste désormais à mesurer l'ampleur réelle de cette mobilisation et la capacité des différents mouvements à se retrouver autour de revendications communes. Pour les organisateurs, l'objectif est de faire de cette journée nationale un nouveau temps fort de la contestation sociale, avec l'espoir de prolonger la mobilisation au-delà du seul rendez-vous de samedi

Comme dans d’autres villes de France, un rassemblement de citoyens, gilets jaunes ou pas, s’est tenu au centre-ville de Besançon ce samedi après-midi. Entre 150 et 200 personnes sont venues exprimer leur colère, leur exaspération et leurs inquiétudes.

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« La casse du service public », « le pouvoir d’achat », « l’inflation » et « la hausse des prix de l’énergie » font partie des revendications exprimées par les manifestants. Certains sont des gilets jaunes de la première heure. Dès l’automne 2018, ils sont descendus dans la rue pour défendre un autre modèle de société. D’autres rejoignent seulement le mouvement. S’ils ont conscience d’être parvenus à  faire trembler l’état français, ils regrettent de ne pas être allés  jusqu’au bout de leurs intentions. « Nous n’avons quasiment rien obtenu. Le mouvement s’est essoufflé. Il n’a pas toujours été mené par des gens correctes. C’est dommage » expliquent quelques manifestants.

 

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« Nous sommes de retour »

 

A l’image du Bisontin Frédérick Vuillaume, les manifestants croient en la renaissance du mouvement. « Nous sommes tous dans la m…. Les gens n’y arrivent plus. La population constate tous les jours que tout s’effondre » ajoute M. Vuillaume. Et de poursuivre : « la reforme des retraites doit être l’ultime provocation du gouvernement». « Nous devons nous réunir pour lutter ». Les leaders de la manifestation ont d’ores et déjà donné rendez-vous à la population samedi prochain, le 14 janvier, devant la gare de Lons-le-Saunier pour soutenir l’hôpital public. Une initiative identique avait rassemblé 1600 personnes à Champagnole en novembre dernier.

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Le reportage de la rédaction