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Démographie : la Bourgogne-Franche-Comté pourrait perdre près d’un lycéen sur cinq d’ici 2040

Publié le 29 Oct. 2026 à 13:10
Tags: éducation | sociale | demographie |
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Démographie : la Bourgogne-Franche-Comté pourrait perdre près d’un lycéen sur cinq d’ici 2040

La baisse démographique s’annonce particulièrement marquée dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté. Selon une étude de l’Insee, réalisée en partenariat avec la région académique, les effectifs pourraient passer de 81.200 élèves à la rentrée 2025 à 64 ;400 en 2040. Soit près de 17 ;000 lycéens en moins en quinze ans. Une diminution qui toucherait l’ensemble des territoires, avec des disparités importantes entre les zones urbaines, rurales et frontalières.

Une baisse qui devrait s’accélérer à partir de 2030

La Bourgogne-Franche-Comté doit se préparer à une diminution importante de sa population lycéenne. Selon les projections de l’Insee, la région pourrait perdre 16 800 élèves entre 2025 et 2040, soit une baisse d’environ 20,7 %. Cette évolution, amorcée dès 2018, devrait s’accélérer à partir de 2030. Elle s’explique principalement par la diminution du nombre de naissances, qui se répercute progressivement sur les effectifs scolaires. Cette tendance soulève plusieurs questions concernant l’avenir des établissements, l’organisation de l’offre de formation et la répartition des moyens éducatifs sur le territoire régional.

Besançon pourrait perdre plus de 1 600 lycéens

Dans le Doubs, les projections font apparaître des situations contrastées. À Besançon, les effectifs pourraient diminuer de 1.630 élèves d’ici 2040, soit une baisse de 18 %. Si ce recul reste proportionnellement moins important que dans plusieurs autres territoires, il représente néanmoins l'une des plus fortes diminutions en nombre d'élèves de la région.

Le secteur de Montbéliard-Valentigney serait davantage touché, avec 1.190 lycéens en moins, soit une contraction de 25,7 %. Dans le nord de la Franche-Comté, Belfort pourrait également enregistrer une baisse particulièrement marquée, estimée à 1.340 élèves, soit 26,5 % de ses effectifs.

Haut-Doubs : Pontarlier et Morteau relativement moins touchés

Les territoires frontaliers du Haut-Doubs devraient mieux résister à cette évolution démographique, même si leurs effectifs lycéens diminueraient également. À Pontarlier, les projections font état d'une baisse de 360 élèves entre 2025 et 2040, soit 15 %. Dans le secteur de Morteau, le recul serait limité à 150 lycéens, correspondant à une diminution de 13,2 %.

Ces deux territoires figurent ainsi parmi les secteurs où la baisse serait proportionnellement la moins prononcée. Leur attractivité résidentielle et leur proximité avec la Suisse peuvent contribuer à expliquer cette relative résistance démographique. Il ne s'agit toutefois pas d'une augmentation des effectifs, mais d'un recul moins important que dans le reste de la région.

Jura : Dole et le secteur de Champagnole particulièrement concernés

Dans le Jura, toutes les zones étudiées seraient également confrontées à une diminution de leur population lycéenne.

Le secteur de Dole enregistrerait une baisse de 630 élèves, soit 25,1 % de ses effectifs actuels. Il s'agirait de l'un des reculs les plus importants du département.

La zone regroupant Champagnole, Poligny et Salins-les-Bains pourrait perdre 460 lycéens, soit une diminution de 22,2 %.

À Lons-le-Saunier, les projections font apparaître 340 élèves en moins, correspondant à une baisse de 18,9 %.

Dans le Haut-Jura, le secteur des Hauts de Bienne et de Saint-Claude serait également concerné, avec une diminution estimée à 230 lycéens, soit 19,4 %.

Ces évolutions pourraient peser sur l'organisation des établissements, particulièrement dans les territoires ruraux et de montagne, où les distances entre les lieux de résidence et les lycées constituent déjà un enjeu important.

Quels enjeux pour les lycées de demain ?

Au-delà des chiffres, ces projections interrogent l'avenir du réseau des lycées en Bourgogne-Franche-Comté. La diminution du nombre d'élèves pourrait conduire les autorités académiques et les collectivités à adapter progressivement les capacités d'accueil, les formations proposées et les moyens consacrés aux établissements. La question pourrait se poser avec une acuité particulière dans les territoires ruraux, où le maintien d'une offre éducative de proximité constitue un enjeu d'aménagement du territoire.