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Le nombre de demandeurs d’emploi progresse en Bourgogne-Franche-Comté. Selon les chiffres publiés pour le troisième trimestre 2026, 112.220 personnes sont inscrites à France Travail en catégorie A, c’est-à-dire sans emploi et tenues d’en rechercher un. Une augmentation de 1 % sur trois mois et de 1,9 % sur un an.

Dans le Doubs, 24 890 demandeurs d’emploi sont recensés, soit une hausse de 0,4 % sur le trimestre. Dans le Jura, ils sont 8 670, en progression de 0,8 %. À l’échelle régionale, en incluant les personnes exerçant une activité réduite et les autres catégories, France Travail comptabilise 234 650 inscrits en catégories A, B, C, D et E. Une évolution qui s’inscrit dans un contexte de hausse du chômage également observée au niveau national.

L’intersyndicale du Doubs (CGT, FO, FSU, Solidaires), soutenue par la Ligue des droits de l'Homme (LdH) et l'Union syndicale lycéenne (USL), appelle à un rassemblement ce samedi 31 octobre à 14 heures, place de la Révolution à Besançon.

Après les tensions de la semaine passée, les syndicats entendent se poser en garants du droit de manifester pour permettre un cortège familial et sécurisé. Outre la défense des libertés publiques, le défilé portera sur la hausse des salaires, la lutte contre la vie chère, la hausse des moyens dans les services publics et le soutien au monde éducatif.

 

L’attentat raciste de Trappes suscite une vive émotion, bien au-delà des Yvelines. À Besançon, Fodé Ndao, directeur du club Sauvegarde, implanté depuis 2003 dans le quartier de Planoise, appelle à une mobilisation collective contre le racisme, la violence et les discours de haine. Ancien vice-champion du monde et champion d’Afrique de karaté, cet acteur engagé de l’insertion sociale par le sport défend une conviction : l’éducation, le dialogue et les valeurs sportives constituent des leviers essentiels pour reconstruire le vivre-ensemble.

L'interview de la rédaction : Fodé Ndao

« La violence ne règle rien, la division ne règle rien »

L'émotion est forte chez Fodé Ndao. Face à l'attentat raciste de Trappes, le directeur du club Sauvegarde de Besançon exprime sa tristesse, mais refuse de céder au fatalisme. Pour cet ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui investi dans l'accompagnement des jeunes du quartier de Planoise, la réponse à la haine doit passer par la mobilisation de toute la société. « La violence ne règle rien. La division ne règle rien », insiste-t-il. Un message qu'il porte quotidiennement à travers les activités de son association, créée en 2003 et devenue un acteur reconnu de l'insertion sociale par le sport.

Interrogé sur les difficultés du vivre-ensemble à Planoise, Fodé Ndao ne nie pas les tensions. Il préfère néanmoins mettre en avant les possibilités de rapprochement entre les habitants. « C'est toujours compliqué, mais on a de l'espérance », explique-t-il, convaincu que chacun peut contribuer à faire évoluer la situation.  Son ambition est de promouvoir une société dans laquelle les différences ne seraient plus des motifs de rejet ou d'affrontement, mais des occasions de dialogue. « On peut vivre côte à côte », affirme-t-il.

Le sport comme vecteur de paix et de fraternité

Pour Fodé Ndao, le sport occupe une place centrale dans cette démarche. Son expérience de champion international de karaté a profondément façonné sa vision des relations humaines. Il se souvient notamment des grandes compétitions internationales et de la vie au village olympique, où des sportifs de nationalités, de cultures et d'origines différentes partagent un même espace. Dans ces moments, raconte-t-il, les différences s'effacent derrière les valeurs communes et le respect mutuel. « Le sport est un vecteur de paix », souligne-t-il.

Cette philosophie anime le club Sauvegarde, labellisé « Club Élite » par la Fédération française de karaté. Mais au-delà de la recherche de performances et de médailles, l'association entend jouer un rôle éducatif et citoyen. Le sport devient alors un moyen d'apprendre à respecter l'adversaire, à accepter les différences, à maîtriser ses émotions et à privilégier le dialogue plutôt que l'affrontement. Pour l’éducateur bisontin, même celui qui s'oppose à nous peut contribuer à notre progression. L'adversaire ne doit pas nécessairement être considéré comme un ennemi, mais comme une personne avec laquelle il reste possible de construire une relation fondée sur le respect.

À Planoise, une action sociale et citoyenne engagée depuis 2003

Depuis plus de vingt ans, le club Sauvegarde développe à Planoise une démarche qui dépasse largement la pratique du karaté. L'association cherche à créer des passerelles entre les habitants, les jeunes, les familles, les institutions et les responsables politiques. Son directeur défend notamment l'importance de réunir des personnes qui ne partagent pas les mêmes convictions.

Il évoque ainsi les initiatives de dialogue inspirées de l'arbre à palabres africain, où chacun peut s'exprimer, confronter ses idées et rechercher des solutions collectives. Pour lui, le désaccord ne doit jamais justifier la rupture des relations humaines. Cette démarche se retrouve également dans un dispositif développé par l'association, baptisé « La Clé », autour de quatre notions : citoyenneté, lien, engagement et sport. L'objectif est de transmettre aux jeunes des repères qui leur permettent de prendre leur place dans la société, de comprendre leurs responsabilités et de devenir des acteurs du vivre-ensemble.

Discours de haine, violences verbales et désinformation : une responsabilité collective

Comment une société peut-elle en arriver à des actes d'une telle violence ? À cette question, Fodé Ndao évoque la multiplication des discours de haine, les mécanismes de manipulation et les divisions qui traversent la société. Mais il insiste surtout sur la responsabilité collective. Responsables politiques, institutions, établissements scolaires, associations, familles et citoyens doivent, selon lui, participer à la prévention de la violence. Il attire également l'attention sur la violence verbale, trop souvent banalisée dans les échanges publics et les confrontations politiques. La violence ne se limite pas, rappelle-t-il, aux agressions physiques. Elle peut aussi se manifester dans les mots, les attitudes et le langage corporel. Fodé Ndao regrette notamment que certaines mobilisations, parfois porteuses de revendications légitimes, soient éclipsées par les violences qui peuvent les accompagner. Une situation qui détourne, selon lui, l'attention des questions de fond.

L'interview de la rédaction : Fodé Ndao

« L'éducation est au cœur de tout »

Face à ces dérives, le directeur du club Sauvegarde place l'éducation au premier rang des réponses à apporter. « L'éducation est au cœur de tout », martèle-t-il. Mais cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les parents. Fodé Ndao rappelle que certaines familles sont elles-mêmes confrontées à la précarité, aux difficultés sociales ou à des parcours marqués par les violences intrafamiliales. Il appelle donc à dépasser les accusations réciproques pour construire une responsabilité partagée. « Il faut tout un village pour éduquer un enfant », rappelle-t-il, reprenant un proverbe africain qui résume sa philosophie. L'école, les associations, les éducateurs sportifs, les institutions et les familles doivent ainsi travailler ensemble pour transmettre les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Pour Fodé Ndao, la lutte contre le racisme ne peut être dissociée de la recherche de justice sociale et de l'accompagnement des populations les plus fragiles.

À Planoise, davantage d'incompréhension que de peur

Au contact quotidien des habitants de Planoise, Fodé Ndao dit percevoir moins de peur que de frustration, d'interrogations et d'incompréhension. Il observe notamment les difficultés rencontrées par certains jeunes pour se repérer dans un environnement saturé d'informations, de prises de position et de contenus diffusés sur les réseaux sociaux. La désinformation constitue, à ses yeux, un obstacle supplémentaire à la compréhension des événements et à l'apaisement des relations sociales. D'où l'importance qu'il accorde à l'éducation aux médias et au développement de l'esprit critique. Mais il tient aussi à rappeler une réalité du quartier, trop souvent réduit à ses difficultés : ses habitants aspirent avant tout à une existence paisible. « Les gens ont envie de vivre en paix », témoigne-t-il. Ils souhaitent pouvoir travailler, se nourrir, aller à l'école et construire leur avenir dans un environnement serein.

L'interview de la rédaction : Fodé Ndao

Une mobilisation pour la paix et contre toutes les formes de rejet

Au terme de cet entretien, Fodé Ndao réaffirme sa volonté de poursuivre son engagement à travers le club Sauvegarde et les initiatives citoyennes développées à Planoise. Il évoque notamment la Caravane de la paix sociale, dans le prolongement des actions destinées à promouvoir la non-violence et le rapprochement entre les habitants. Son message se veut rassembleur. Face au racisme et à la montée des tensions, il appelle à ne pas répondre à la haine par la haine, mais à multiplier les espaces de dialogue et les initiatives éducatives.

L'interview de la rédaction : Fodé Ndao

Pour cet ancien champion de karaté, la véritable victoire ne se mesure pas seulement au nombre de médailles remportées. Elle réside aussi dans la capacité à faire vivre ensemble des personnes différentes, à transmettre des valeurs de respect et à convaincre les nouvelles générations que la violence n'est jamais une fatalité.

 

À la suite des violences et actes racistes survenus à Trappes, la municipalité de Besançon a organisé ce lundi 26 octobre un temps de rassemblement « solennel placé sous le signe de la fraternité et de l'unité républicaine ».

Après une série d'échanges menés ce week-end avec les représentants des cultes, le maire devait  les recevoir à 11 h 30 avant de se rendre à 12 h 15 sur l'esplanade des Droits de l'Homme (2, rue Mégevand). L'objectif est d'adresser un message commun de paix, de cohésion et de rejet du racisme, de l'antisémitisme et de toutes formes de discrimination.

« Afin de préserver le caractère institutionnel de cet hommage », nous dit-on, l'événement était  réservé aux représentants de l'État, aux élus, aux autorités religieuses et à la presse.

Le Comité de vigilance antifasciste de Besançon participera  au rassemblement ce lundi 26 octobre, à 18 heures, place Granvelle, en réaction aux violences et drames racistes survenus à Trappes, dans les Yvelines. Rappelons que cet évènement est à l'initiative des forces bisontines de gauche. Au-delà du soutien aux victimes et à leurs familles, le collectif entend dénoncer la banalisation des discours racistes et la progression de l'extrême droite. Norbert Nussbaum, l'un de ses représentants, exprime ses inquiétudes face au climat politique et social actuel.

Le rendez-vous est fixé ce lundi soir, à 18 heures, place Granvelle, au centre-ville de Besançon. À l'appel du Comité de vigilance antifasciste, plusieurs organisations politiques, syndicales et associatives souhaitent exprimer leur solidarité avec les victimes des violences survenues à Trappes, dans les Yvelines, et dénoncer toutes les formes de racisme. Norbert Nussbaum, assistant social à la retraite et militant syndical de longue date, intervient au nom de ce collectif bisontin, engagé dans la sensibilisation et la mobilisation contre l'extrême droite. Pour lui, les événements de Trappes illustrent une évolution particulièrement préoccupante de la société française. « C'est terrible. Il faut d'abord dire les mots : c'est un attentat raciste, islamophobe et négrophobe », affirme-t-il. Rappelons qu’un jeune homme de 26 ans a perdu la vie et plusieurs autres personnes ont été grièvement blessées, parmi lesquelles une adolescente de 12 ans.

L'interview de la rédaction : Norbert Nussbaum 

Un rassemblement de solidarité, mais aussi de protestation

Pour les organisateurs, cette mobilisation doit d'abord permettre d'exprimer une solidarité collective envers les victimes, leurs proches et les populations confrontées aux discriminations. « Il y a d'abord montrer son soutien à la famille, à la communauté musulmane, aux personnes racisées. Déjà, ça semble être la moindre des choses », explique Norbert Nussbaum. Mais au-delà de l'émotion suscitée par les événements, le collectif souhaite donner une dimension politique à ce rassemblement. Ses membres entendent alerter sur les conséquences possibles de la multiplication des discours stigmatisants dans l'espace public. « Les mots tuent », insiste le militant, qui établit un lien entre les violences racistes et certains discours véhiculés depuis plusieurs années dans le débat médiatique et politique. Norbert Nussbaum met notamment en cause la responsabilité de certains médias, appartenant à des milliardaires, citant CNews et BFMTV, auxquels il reproche de contribuer à la diffusion d'un climat hostile aux populations issues de l'immigration.

Une inquiétude face à la progression de l'extrême droite

Cette mobilisation intervient également dans un contexte politique que le Comité de vigilance antifasciste juge préoccupant, à l'approche de l'élection présidentielle. Norbert Nussbaum ne cache pas son inquiétude devant la progression du Rassemblement national et ce qu'il considère comme une libération de la parole raciste. Ses critiques dépassent toutefois le seul cadre de l'extrême droite. Il met également en cause les décisions prises par les autorités à l'occasion des récentes mobilisations lycéennes et des manifestations organisées les 17 et 24 octobre à Besançon.

« Les mesures gouvernementales appliquées aux mouvements lycéens et aux mouvements du 17 octobre et du 24 octobre ne nous rassurent pas pour autant », souligne-t-il. À ses yeux, la réponse des pouvoirs publics traduit une tendance à la répression des mouvements sociaux, particulièrement lorsqu'ils mobilisent des jeunes issus des quartiers populaires ou de l'immigration. Le militant évoque néanmoins plusieurs mouvements politiques et citoyens à l'étranger dans lesquels il voit des signes d'espoir et de résistance à la progression des courants autoritaires. Il souhaite que la mobilisation bisontine s'inscrive dans cette dynamique.

L'interview de la rédaction : Norbert Nussbaum 

La nouvelle majorité municipale invitée à participer

Autre question soulevée à l'occasion de ce rassemblement : la présence éventuelle des élus de la nouvelle majorité municipale de Besançon. Interrogé sur ce point, Norbert Nussbaum assure que le Comité de vigilance antifasciste n'entend exclure personne de la mobilisation, y compris les représentants de la majorité conduite par Ludovic Fagaut. « S'ils veulent être là, il n'y a aucun problème. Ils y auront toute leur place et pourront même s'exprimer », précise-t-il. Le militant se montre toutefois sceptique quant à une participation de la majorité municipale. Il évoque un autre rassemblement prévu à la mi-journée à l'hôtel de ville. « Je doute qu'ils soient là », confie-t-il.

Faire entendre une voix collective contre le racisme

Pour le Comité de vigilance antifasciste, le rassemblement de ce lundi doit permettre de dépasser les seules réactions d'indignation et de réaffirmer publiquement le refus des discriminations. Les organisateurs souhaitent réunir les habitants, les militants associatifs et syndicaux, les représentants politiques et plus largement toutes les personnes désireuses d'exprimer leur opposition aux violences racistes. L'objectif est également de rappeler que la lutte contre l'islamophobie, la négrophobie et les discriminations constitue un enjeu majeur pour la société française.

Le rassemblement se tiendra ce lundi 26 octobre à 18 heures, place Granvelle à Besançon. Des prises de parole sont annoncées.

Suite au crime qualifié de raciste et islamophobe commis à Trappes, la section locale de La France Insoumise de Besançon appelle à la mobilisation. Un rassemblement est organisé ce lundi 26 octobre à 18h00 sur la place Granvelle. Porté par la gauche bisontine, cet événement vise à apporter un soutien direct aux victimes, à refuser le racisme et l'islamophobie, ainsi qu'à dénoncer « les pourvoyeurs de haine ».

Le passage à l’heure d’hiver se déroule cette nuit. À 3 heures du matin, les horloges reculeront d'une heure pour afficher 2 heures. Si cette transition offre une heure de sommeil supplémentaire, elle surprend cette année par sa précocité.

En effet, le calendrier européen impose ce basculement le dernier dimanche d'octobre. Le mois se terminant un samedi, la date retenue est le 25 octobre, soit la configuration la plus hâtive possible pour ce dispositif, un fait inédit depuis six ans. À la clé : des matinées temporairement plus lumineuses, mais des fins de journées qui basculent abruptement dans la pénombre dès la fin d'après-midi. La Sécurité routière appelle d'ailleurs à une vigilance accrue pour les piétons et cyclistes lors des trajets du soir.

 

Transformer des personnes éloignées de toute pratique sportive en coureurs capables de participer à une épreuve de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) en seulement dix-huit mois : c’est l’ambition du projet scientifique « 0to100 », porté par l’Université de Saint-Étienne. Ce week-end, les 40 participants se retrouveront dans le Doubs pour un stage intensif, organisé avec le concours de l’association bisontine For’Trail. Près d’une centaine de personnes, entre sportifs, chercheurs, médecins et encadrants, sont attendues.

L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin 

Une expérimentation scientifique autour des bienfaits du sport

Peut-on passer d’une vie sédentaire à la pratique d’une discipline aussi exigeante que le trail en montagne en dix-huit mois ? C’est la question à laquelle souhaite répondre le projet «Oto100», une expérimentation scientifique menée par l’Université de Saint-Étienne. Quarante hommes et femmes, sélectionnés pour leur absence de pratique sportive régulière, participent à cette aventure. L’objectif est de les accompagner progressivement jusqu’à une course de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, rendez-vous majeur de la discipline. « L'expérience, c'est de prendre 40 coureurs et coureuses qui sont des sédentaires et, en un an et demi, de les rendre capables d'aller courir une course de l'UTMB », explique Patrice Hennequin, président de l'association For'Trail. La sélection des participants a été particulièrement exigeante sur le critère de sédentarité. Au-delà de la performance sportive, cette recherche entend étudier les effets d'une reprise progressive de l'activité physique sur des personnes qui n'ont jamais pratiqué de sport ou qui s'en sont éloignées depuis longtemps.

L'interview de la rédaction : Patrice Hennequin 

Un « week-end choc » dans le Doubs

C'est dans le Doubs que les participants vont se retrouver pendant trois jours pour une étape importante de leur préparation. Baptisé « week-end choc » par les organisateurs, ce rassemblement associera séances de course à pied, accompagnement sportif, suivi médical et conférences. Près d'une centaine de personnes sont attendues, dont les 40 participants, mais également une équipe d'encadrement composée de médecins, kinésithérapeutes, podologues, diététiciens et entraîneurs. Les premières activités se dérouleront à l'Orangerie, à Guyans-les-Bains, où le groupe séjournera jusqu'à dimanche matin. Le rassemblement se poursuivra dimanche à Besançon, au centre d’optimisation de la perforation sportive (COPS), une structure consacrée à l'optimisation de la performance sportive. Cette étape doit permettre aux participants de poursuivre leur progression sous le regard des professionnels chargés de leur accompagnement.

For'Trail, un acteur du développement des sports de plein air

Pour accueillir cette expérimentation, les responsables du projet se sont tournés vers l'association For'Trail, créée il y a douze ans par Patrice Hennequin. La structure bisontine poursuit un double objectif : accompagner des athlètes de haut niveau en trail et contribuer au développement des activités sportives de plein air dans le territoire.  « On essaie de développer des actions qui valorisent notre territoire dans les sports et loisirs outdoor, tout en aidant des athlètes de haut niveau qui sont un peu nos vitrines », souligne son président. Pour Patrice Hennequin, le choix de Besançon n'est pas anodin. La ville bénéficie « d'une reconnaissance croissante pour ses possibilités de pratique des sports de nature ».

Manon Bohard, marraine du projet

Le projet bénéficie également de l'engagement de Manon Bohard, athlète de trail originaire de Besançon et diététicienne. Elle en est la marraine et participe à l'encadrement nutritionnel des participants.  L'expérimentation mobilise en effet plusieurs disciplines scientifiques et médicales pour observer les effets de cette transformation physique. Patrice Hennequin insiste également sur l'intérêt sociologique du programme, qui permettra de mieux comprendre les parcours et les motivations des personnes engagées dans cette aventure.

Un documentaire annoncé sur Canal+

Cette expérience fera également l'objet d'un suivi audiovisuel. Une équipe de tournage accompagnera les participants durant leur préparation. Un documentaire destiné à être diffusé sur Canal+ est annoncé. Pour Patrice Hennequin, le caractère ambitieux du projet tient autant au nombre de participants qu'à l'importance des moyens scientifiques et humains mobilisés. L'enjeu dépasse la préparation à une compétition sportive. Il s'agit aussi de montrer comment des personnes initialement éloignées de l'activité physique peuvent, grâce à un accompagnement adapté, envisager des objectifs qu'elles pensaient hors de portée.

Au lendemain des manifestations du 17 octobre contre la vie chère et pour de meilleures conditions d’études, le Comité de vigilance antifasciste de Besançon dénonce le traitement médiatique des événements, jugé trop centré sur les violences et les dégradations.

Le collectif estime que les revendications sociales des lycéens et étudiants sont insuffisamment entendues et critique une réponse policière qu’il considère disproportionnée, notamment à Besançon. Opposé à un durcissement des mesures sécuritaires, le CVAB appelle le Gouvernement à ouvrir des discussions avec les syndicats, les associations et les partis politiques, afin d’élaborer un plan d’urgence comportant des mesures sociales concrètes.

La mobilisation citoyenne nationale initiée ce lundi par l'Association des Maires de France (AMF) a trouvé un écho au cœur de la ruralité. Dans le village de Touillon-et-Loutelet, situé dans le Haut-Doubs, la population s'est rassemblée autour de son maire, Sébastien Populaire, également membre du comité directeur de l’AMF.

Ce rassemblement républicain, organisé en réaction aux récentes émeutes, visait à condamner fermement les dégradations de biens publics et à réaffirmer l'importance du "vivre-ensemble". Par leur présence, les habitants et l'élu local ont tenu à rappeler que la défense des institutions publiques et la solidarité républicaine concernent l'ensemble du territoire, des métropoles jusqu'aux plus petites communes rurales.