À quelques semaines de l’échéance, le Tour du Jura 2026 attise déjà l’intérêt des amateurs de cyclisme. Pour célébrer sa 20ᵉ édition, l’épreuve franc-comtoise, inscrite au calendrier de l’UCI Europe Tour, proposera un tracé exigeant, en parfaite adéquation avec le relief accidenté du territoire. La course est programmée le 18 avril, au lendemain de la Classic Grand Besançon. Le départ sera donné aux Rousses, dans le Haut-Jura, avant une arrivée au sommet du mont Poupet, à Salins-les-Bains, point final incontournable de l’épreuve. Rendez-vous le 18 avril.
Un parcours long et usant
Cette édition 2026 s’étendra sur environ 185 kilomètres, avec un dénivelé dépassant les 3 000 mètres. Dès les premiers kilomètres, le peloton sera confronté à un terrain accidenté, caractéristique des routes du Haut-Jura. L’absence de portions réellement plates devrait rapidement favoriser les offensives et permettre à une échappée de prendre forme.
Des premières difficultés pour lancer la course
Le début du parcours proposera plusieurs ascensions, notamment du côté de Lajoux, ainsi que des routes sinueuses autour de Septmoncel, des secteurs propices aux mouvements de course. Plus loin, le passage par Champagnole constituera un moment clé pour les équipes, entre ravitaillement et préparation du final. La sélection devrait ensuite se faire progressivement dans les derniers kilomètres, avec des ascensions plus marquées comme celle de Thésy. Ces difficultés successives devraient réduire considérablement le groupe de tête et mettre en évidence les coureurs les plus solides.
Le mont Poupet pour départager les meilleurs
Fidèle à la tradition, l’issue de la course devrait se jouer dans la montée finale du mont Poupet. Connue pour ses pentes raides, cette ascension demande une grande explosivité après un effort déjà conséquent. Elle offre généralement un terrain idéal pour les puncheurs-grimpeurs capables de faire la différence dans les derniers instants.
Un territoire au cœur de l’actualité cycliste
Au-delà de l’épreuve, le Jura bénéficiera d’une visibilité accrue en 2026 avec le passage du Tour de France, notamment à Dole et Champagnole. Une exposition qui confirme la place du département parmi les terres fortes du cyclisme, grâce à ses parcours exigeants et à la richesse de ses paysages.
La Classic Grand Besançon revient pour une sixième édition le 17 avril prochain avec un parcours de 176 kilomètres entre Besançon et Montfaucon. L’épreuve, désormais bien installée dans le calendrier cycliste, réunira 20 équipes et 120 coureurs issus de 17 nationalités, confirmant son attractivité croissante.
Un parcours revisité et stratégique
Le départ sera donné comme à l’accoutumée depuis l’esplanade de Besançon, avant le départ réel à la sortie de la ville. Fidèles à leur ambition, les organisateurs ont conçu un tracé mettant en valeur les paysages et le patrimoine du Grand Besançon, avec pas moins de 51 communes traversées. La principale nouveauté de cette édition réside dans l’ajout d’une boucle de 15 kilomètres autour de Dannemarie-sur-Crête, avec un double passage par Chemaudin et Villers-Buzon. Objectif : dynamiser la course et valoriser ce secteur, au prix d’un raccourcissement du passage par Villars-Saint-Georges. La course poursuivra ensuite vers Quingey avant d’aborder la montée vers le plateau, avec la Côte d’Épeugney, deuxième difficulté du jour. L’entrée sur le circuit final se fera par le secteur karstique et Merey-Sous-Montrond, avec un sprint intermédiaire à Fontain, puis un enchaînement technique vers les Mercureaux et la Chapelle des Buis.
L'interview de la rédaction : Laurent Montrolin, le co-directeur de la course
Une arrivée spectaculaire à Montfaucon
Moment clé de la course, la Côte de la Malate sera franchie à deux reprises, avec des passages à plus de 16 %, provoquant une première sélection. Après une boucle de 45 kilomètres sur le plateau via Saône et La Chevillotte, les coureurs disputeront un dernier sprint à Mamirolle avant une finale redoutable. L’arrivée sera jugée au sommet du Belvédère de Montfaucon, pour la cinquième fois, au terme d’une montée exigeante qui devrait sacrer un coureur complet. « C’est un parcours difficile et technique, qui garantit un beau vainqueur », résume le coureur Fabien Doubey.
L'interview de la rédaction : Laurent Montrolin, le co-directeur de la course
Un plateau de haut niveau
La Classic Grand Besançon 2026 proposera un plateau particulièrement dense, mêlant équipes World Tour, ProTeam et Continentales. Parmi les têtes d’affiche, Cofidis alignera Victor Lafay. On notera également les présences de Lenny Martinez ancien vainqueur de la course, accompagné notamment de David Gaudu et du local Clément Berthet. Decathlon AG2R La Mondiale comptera sur Ben O’Connor, Felix Gall et Lilian Calmejane, tandis que TotalEnergies sera représentée par Fabien Doubey. Des équipes internationales viendront compléter une start-list relevée. La présence d’équipes continentales françaises, rendue possible par une évolution du règlement, permettra également à certaines formations de se mesurer au plus haut niveau.
Une course ouverte et spectaculaire
Pour les observateurs, ce mélange d’équipes et le profil du parcours promettent une course animée. « C’est une start-list très équilibrée. Les équipes continentales auront leur carte à jouer face aux grandes formations », souligne Laurent Montrolin , saluant le travail des organisateurs.
Diffusée, en gratuit, sur NOVO 19, cet évènement s’affirme comme un rendez-vous incontournable du cyclisme français, capable de conjuguer exigence sportive et mise en valeur du territoire bisontin.
En cyclisme, le Bisontin Romain Grégoire est passé tout près de la victoire ce mercredi sur le Trofeo Laigueglia en Italie. Au terme des 192 kilomètres de course entre Gênes et Laigueglia, le coureur bisontin de l’équipe Groupama–FDJ a pris la 2ᵉ place, à 20 secondes du vainqueur, le Colombien Santiago Buitrago, parti s’imposer en solitaire. L’Italien Antonio Tiberi complète le podium. Malgré cette victoire manquée de peu, Romain Grégoire confirme son très bon début de saison.
Le cycliste bisontin Romain Grégoire, coureur de Groupama-FDJ, a remporté ce dimanche la Drôme Classic au terme d’une course très animée. Il s’impose au sprint devant l’Américain Matteo Jorgenson, de Visma-Lease a Bike. Lenny Martinez, pour Bahrain Victorious, complète le podium.
Le cycliste bisontin Romain Grégoire a pris la cinquième place cet après-midi lors de l’ultime étape du Tour d’Andalousie. Le sociétaire de Groupama-FDJ est le premier français à apparaître dans ce classement général final. La victoire revient à l’Espagnol Ivan Roméao de la Movistar. Précisons que le Franc-Comtois a pris la troisième place de cette cinquième étape, remportée par le Britannique Thomas Pidcock.
Amaury Sport Organisation a validé ce lundi le parcours du Tour de France qui traversera Dole le vendredi 17 juillet. Et l’itinéraire promet un moment inédit pour les habitants : après le départ avenue de Lahr, la caravane et les coureurs plongeront en plein cœur de ville.
Le peloton remontera la Grande Rue, longera la place de la Sous‑Préfecture, puis la place du 8‑Mai‑1945 avant de filer par les avenues Briand, Wilson, Pompidou et Duhamel. Le tracé se poursuivra par Bethouard, Maréchal‑Juin, la rue des Fourches, la rue d’Argent et la rue de la Résistance, en direction de Falletans. Une boucle de plus de 6 km entièrement dans Dole, qui offrira une vitrine exceptionnelle au centre historique.
Le Vélo Club Morteau-Montbenoît a annoncé la mise en sommeil du Tour du Doubs pour l’édition 2026. En cause : des tensions budgétaires et des coûts d’organisation croissants. Le club souhaite concentrer ses moyens sur son équipe féminine de Nationale 1 et ses actions jeunesse. Une refonte du format est envisagée pour une relance ambitieuse en 2027.
Comme le veut la tradition, l’arrivée sera jugée au sommet du Mont Poupet, théâtre des victoires de Kevin Vauquelin, David Gaudu et Guillaume Martin-Guyonnet ces trois dernières années.
Le départ sera donné aux Rousses, dans le Haut-Jura, offrant aux coureurs un parcours traversant une grande partie du département.
Inscrit entre la Classic Grand Besançon Doubs (17 avril) et le Tour du Doubs (19 avril), l’événement accueillera une nouvelle fois les meilleures équipes professionnelles du circuit.
Jean-Baptiste Gagnoux, le Maire LR Dolois, qui briguera un nouveau mandat en mars prochain ne cache pas sa satisfaction de pouvoir accueillir une étape du Tour de France cycliste en juillet prochain. Selon l’édile, cet évènement est « une chance pour la ville et le Jura ». Sans donner davantage de précision, l’édile indique que la course s’élancera « vers le nord » de la ville. Rappelons que la cité accueillera le coup d’envoi de la 13è étape, entre Dole et Belfort, le vendredi 17 juillet prochain. Le Tour homme reviendra dans le département le 19 juillet pour la 15è étape, entre Champagnole et le plateau de Solaison.
La nouvelle est désormais officielle : le Tour de France fera à nouveau halte à Champagnole le 19 juillet 2026, pour un départ d’étape qui promet d’animer la cité jurassienne. Une annonce accueillie avec enthousiasme par le maire, Guy Saillard, qui souligne à quel point cet événement mondial constitue une opportunité unique pour le territoire.
Un rendez-vous historique avec le Tour
« Le Tour de France, c’est toujours une bonne nouvelle », confie M. le maire. « C’est un événement mondial, suivi par des millions de téléspectateurs ». La relation entre Champagnole et le Tour ne date pas d’hier : la première arrivée remonte à 1937, lors d’une demi-étape venue de Lons-le-Saunier. Depuis, la ville a accueilli à plusieurs reprises la Grande Boucle, notamment une arrivée en 2020 pour le Tour masculin, puis un départ du Tour de France Femmes en 2024. « Sur les onze dernières années, le Tour est passé huit fois chez nous », rappelle le maire, non sans fierté.
Un engouement populaire attendu
L’événement promet d’attirer la foule. « Nous tablons sur environ 20 000 spectateurs, soit plus du double de la population champagnolaise », indique le maire.
L’organisation logistique se prépare déjà : « Ce sera un dimanche, donc tous les parkings d’entreprises et de supermarchés seront disponibles. Les gens savent qu’on ne se gare pas forcément au pied du podium du départ : on marche, on profite de l’ambiance. » Les zones industrielles seront également mobilisées pour le stationnement. La municipalité, forte de son expérience, compte sur la participation des services techniques et sur l’esprit festif des habitants.
L'interview de la rédaction : Guy Saillard, Maire de Champagnole.
Une journée de fête et de visibilité
La Société du Tour de France, via A.S.O., apportera son lot d’animations : village départ, podiums, caravane publicitaire, et présence des grands champions. Mais la mairie entend aussi valoriser ses propres atouts : « Nous aurons des animations au parc des Belles Frises, des concerts et des initiatives locales. On veut que ce soit une journée populaire, conviviale et belle », explique l’édile.
Des retombées économiques et médiatiques durables
Au-delà du spectacle sportif, les bénéfices économiques sont indéniables. Les restaurants, commerces et hôtels afficheront complet. « L’hôtellerie sera saturée, mais les retombées dépasseront largement le seul jour de l’événement », estime Guy Saillard. Le passage des caméras de France Télévisions constitue une vitrine exceptionnelle : « Le Jura est magnifiquement filmé, et cela attire ensuite des visiteurs toute l’année".
L'interview de la rédaction : Guy Saillard, Maire de Champagnole.
Un territoire qui aime le sport et la fête
Habituée aux grands rassemblements, Champagnole confirme une fois encore son goût pour les manifestations sportives et populaires. La fête se poursuivra également le 3 août, avec le passage du Tour de France Femmes. « Le Tour, c’est le sport, la fête, et la France. C’est une fierté pour Champagnole d’en être à nouveau partenaire », conclut le maire avec enthousiasme.