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Un grave accident, impliquant un poids-lourd et une voiture, s’est produit ce matin, vers 5h30, à Aubonne, à hauteur de la Morelle, sur la route nationale 57, en direction de Pontarlier.  Un homme de 38 ans a dû être désincarcéré , avant d’être médicalisé,  sur le centre hospitalier Jean Minjoz à Besançon par Hélismur. Le conducteur du poids-lourd, non blessé, a été laissé sur place.

Nous vous en parlions hier. Suite à l'opération de contrôle  coordonnée des services de sécurité franco-suisses qui s'est déroulée aux abords de la frontière, entre Belfort et le Jura, sur 10 points de contrôle, sur 180 kilomètres de frontière, par une centaine d’hommes, plus de 700 véhicules et près de 900 personnes ont été contrôlés.

Près de 850 fichiers ont été passés en revue. Il a également été enregistré 4 interpellations, avec placement en garde à vue, deux infractions douanières et quatre infractions avec procédure judiciaire. Aucun étranger en situation irrégulière n’a été interpellé sur le territoire.

À l’occasion des semaines de mobilisation contre les violences faites aux femmes, plusieurs associations bisontines rappellent que la prostitution demeure l’un des angles morts des politiques publiques. Au sein du Mouvement du Nid, Alain Darmigny, bénévole et co-délégué de l'antenne locale,  observe une situation locale en profonde mutation, marquée par l’explosion du numérique et une application très limitée de la loi.

Des violences intégrées aux violences faites aux femmes

Pour le Mouvement du Nid, les violences subies par les personnes en situation de prostitution doivent être considérées comme faisant pleinement partie des violences faites aux femmes. L’association rappelle que les risques d’agressions, de pressions et d’emprise restent structurels et massifs. Cette réalité motive la participation du Mouvement du Nid aux actions organisées autour du 25 novembre.

L'interview de la rédaction : Alain Darmigny, bénévole et co-délégué de l'antenne locale

 

Accompagnement et prévention sur le terrain

L’association assure au quotidien l’accompagnement de personnes prostituées cherchant de l’aide ou un appui pour sortir de la prostitution. Elle mène également des actions de prévention et de formation auprès des professionnels, afin d’améliorer la connaissance du phénomène et la prise en charge sociale ou médicale.
Cet accompagnement englobe écoute, orientation, accès aux droits, ainsi qu’un travail de repérage lors de maraudes physiques ou numériques.

Une loi peu appliquée malgré l’interdiction d’achat d’actes sexuels

Depuis l’entrée en vigueur de la loi de 2016, l’achat d’actes sexuels est interdit et passible d’une amende. Pourtant, selon le Mouvement du Nid, aucun client n’a été verbalisé dans le Doubs depuis 2007.
L’association dénonce un « angle mort judiciaire » qui prive la loi de tout effet dissuasif. Elle appelle à une véritable politique de verbalisation des clients, estimant que l’absence de sanctions contribue à maintenir les personnes prostituées dans un système de violences et de dépendances.

Une prostitution désormais majoritairement en ligne

Comme partout en France, la prostitution bisontine s’est largement déplacée vers Internet. Les plateformes et sites spécialisés servent désormais de principaux vecteurs d’organisation.
À Besançon, seules quelques personnes exercent encore dans la rue. La grande majorité travaille depuis des lieux privés, souvent dans un grand isolement. L’association observe également une forte présence de femmes étrangères, dont la situation s’est fragilisée depuis la crise du Covid.

Des personnes considérées avant tout comme des victimes

Pour le Mouvement du Nid, la prostitution s’inscrit dans un rapport de domination qui empêche tout véritable consentement. L’association qualifie les personnes prostituées de victimes, qu’il s’agisse de violences physiques, psychologiques, économiques ou issues de réseaux.
Cette lecture oriente l’ensemble de leurs actions : l’accompagnement des personnes prostituées, la dénonciation des violences qu’elles subissent, et la défense d’une application cohérente de la loi visant les clients.

Ce mercredi matin, vers 8h30, deux génisses en difficulté ont mobilisé les secours dans un secteur escarpé à Saint-Claude. Alertés par le CODIS 39, les sapeurs-pompiers du Doubs et les sauveteurs animaliers du SDIS 25 sont intervenus. Effrayés à l’arrivée des secours, les animaux ont dévalé une pente et traversé une rivière avant d’être endormis par fusil hypodermique.

Ce matin, un feu s’est déclaré dans une cellule de la maison d’arrêt de Besançon, située 5 rue Louis-Pergaud. Les surveillants pénitentiaires ont rapidement maîtrisé le sinistre à l’aide de deux extincteurs. Neuf personnes ont été incommodées par les fumées : un détenu et huit surveillants. Toutes ont été examinées à l’unité de soins de l’établissement. Un détenu de 36 ans et un surveillant de 25 ans ont été transportés au CHU Minjoz. La police nationale était sur place.

Ce matin, vers 6h45, un feu de cheminée s’est déclaré dans une habitation située 5, rue de la salle des fêtes à Boujailles. Le sinistre a touché l’ensemble du conduit et une poutre maîtresse. Les sapeurs-pompiers du Doubs ont mobilisé une lance pour maîtriser l’incendie et procédé à des opérations de dégarnissage. Des experts en risques bâtimentaires ont été dépêchés sur place. Des étais ont été posés sur les poutres porteuses pour sécuriser la structure.

Ce matin, vers 10h30,  à la Cluse et Mijoux, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus pour un chauffeur bulgare de 58 ans retrouvé inconscient dans son camion, au 11 hameau Le Frambourg. Classée blessée grave, la victime a été médicalisée sur place avant d’être héliportée par Dragon 25 vers le CHU Minjoz. La gendarmerie nationale était présente sur les lieux.

Un accident impliquant deux véhicules légers s’est produit ce mardi 18 novembre, en fin d’après-midi,  sur la départementale 683,  à hauteur de Grosbois, en direction de Besançon. Trois personnes — deux femmes âgées d’environ 30 ans et un enfant de 9 ans — sont indemnes.

Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce mardi en fin d’après-midi, vers 17h,  pour un feu de voiture à Morteau. À leur arrivée, le véhicule était entièrement embrasé et accolé à la façade du bâtiment de la Poste, situé grande rue. Grâce à la mise en œuvre rapide d’une lance à incendie, les secours ont pu contenir le sinistre et éviter sa propagation à la structure. La Gendarmerie nationale était présente sur les lieux.

 

À peine arrivée à Besançon, Delphine Gauthron, commissaire de police et nouvelle directrice interdépartementale adjointe de la police nationale du Doubs, expose ses priorités. Originaire de Dole, elle connaît bien la région, mais revient après près de vingt ans passés en Île-de-France, essentiellement au sein de services de renseignement et dans plusieurs circonscriptions de sécurité publique.

Un parcours entre renseignement et sécurité publique

Entrée dans la police après avoir obtenu le concours d’officier en 2016, Delphine Gauthron a effectué ses premiers stages au commissariat de Besançon avant d’être affectée pendant dix ans dans un service de renseignement en région parisienne. Elle réussit ensuite le concours interne de commissaire et dirige successivement les circonscriptions de Puteaux puis de Neuilly-sur-Seine, avant de revenir trois ans en service de renseignement. Aujourd’hui, elle retrouve la région Bourgogne-Franche-Comté, où elle souhaite s’inscrire dans la durée, tout en reconnaissant que la carrière d’un commissaire implique une mobilité régulière.

Narcotrafic : une mutation du phénomène, une réponse qui s’adapte

La lutte contre le narcotrafic constitue son premier axe prioritaire. Si les points de deal traditionnels ont fortement diminué, la commissaire observe une évolution du trafic vers des modes plus mobiles et plus discrets : voitures utilisées comme points de stockage, livreurs type “Ubershit”, messageries cryptées, commande via Snapchat ou Telegram, plateformes cachées, voire dark web. « Les délinquants ont parfaitement intégré l’angle virtuel. Le trafic est devenu immatériel mais omniprésent ».  Pour répondre à cette mutation, la police forme désormais des enquêteurs spécialisés en cybercriminalité, capables de travailler sur les messageries chiffrées, les plateformes anonymes et les flux logistiques. Les efforts se concentrent d’abord sur les filières et les réseaux, car identifier les consommateurs dans ce contexte très diffus est de plus en plus complexe.

Sécurité du quotidien : cambriolages, agressions et tranquillité publique

Deuxième priorité : préserver la sécurité du quotidien et la qualité de vie des Bisontins. Selon Delphine Gauthron, Besançon reste une ville « agréable à vivre », et la délinquance de voie publique y demeure à un niveau raisonnable comparé à d’autres secteurs de l’Hexagone. Les efforts se concentrent sur : les atteintes aux personnes (agressions, violences) les atteintes aux biens (vols à l’arraché, cambriolages) et la présence sur l’espace public

Violences intrafamiliales : poursuivre les efforts et libérer la parole

La commissaire souligne également l’importance du travail sur les violences faites aux femmes, un domaine qu’elle qualifie de « prioritaire ». Elle souhaite poursuivre les actions de prévention, d’accompagnement et de communication, afin de favoriser la libération de la parole et d’améliorer la prise en charge des victimes.

Cybercriminalité : une montée en puissance inévitable

Internet est désormais au cœur d’une grande partie des infractions, du narcotrafic à la pédopornographie. La police nationale développe donc des groupes spécialisés en cyber-enquêtes, capables de traiter des dossiers complexes. Dans le Doubs, la montée en puissance est en marche : les effectifs formés sont encore limités, mais la création d’une véritable cellule dédiée est prévue.

Des effectifs renforcés, un défi logistique

Le département du Doubs compte aujourd’hui environ 700 agents, un effectif en hausse.
Cette progression pose toutefois des défis immobiliers : les locaux bisontins sont devenus insuffisants et un travail est en cours avec la préfecture pour trouver des solutions temporaires

Conclusion

Entre narcotrafic en mutation, montée de la cybercriminalité et nécessité de protéger la tranquillité publique, Delphine Gauthron arrive à Besançon avec une feuille de route dense et clairement définie. Sa priorité : protéger les habitants, s’adapter aux nouveaux modes d’action des délinquants et renforcer les compétences technologiques des forces de l’ordre, tout en maintenant une présence visible et efficace sur le terrain.