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Ce dimanche, les citoyens de la conférence citoyenne sur l’avenir des Vaîtes ont remis leur rapport à Anne Vignot, la Maire de Besançon. 80% des 51 participants ont donné un avis favorable, 5% ont voté contre et 15% se sont abstenus. Par ailleurs, 36% de ses membres soutiennent l’hypothèse d’aménagement sans construction de nouveaux logements et 44% soutiennent l’hypothèse d’aménagement avec construction limitée de logements.
Une chose est certaine à une très nette majorité, personne ne souhaite voir une modification profonde du quartier. Il est refusé catégoriquement l’idée de création de 500 logements neufs par an pour assurer une croissance de la population à Besançon. Si construction il doit y avoir, et en référence aux 300 logements proposés par an par d’autres études, il est signifié l’importance de réhabiliter ou transformer les logements vétustes existants, de friches artisanales, commerciales et industrielles, présents sur le quartier des Vaîtes ou plus généralement sur le territoire bisontin. Selon les représentants de ce collectif, il est primordial de « préserver et développer des espaces naturels. Et ce, en raison des enjeux environnementaux et climatiques ».

Neuf zones délimitées

Pour être le plus précis possible, les participants ont défini le quartier en neuf zones. Certaines devant être préservées « intégralement ». Si construction il devait y avoir, les nouveaux bâtiments construits devront l’être « avec un faible impact environnemental » et « des espaces verts devront être prévus ». Concernant l’école Tristan Bernard. La priorité reste le projet de réhabilitation de la structure actuelle, jugeant qu’un projet d’une telle ampleur « ne répond pas aux besoins » déclinés. Si une construction, là encore, est envisagée, elle devra s’effectuer « sur un autre périmètre ».

Suivi des préconisations

Concrètement, les membres de la conférence citoyenne demandent « qu’au cours des prochains conseils municipaux, une délégation soit présente ». Rappelons que le projet des Vaîtes sera à l’ordre du jour du Conseil Municipal du 30 septembre prochain. Ils demandent également « à être informés de toutes les décisions juridiques et politiques qui seront prises à propos des Vaîtes ». Enfin, méfiants, ils s’interrogent « sur la réelle prise en compte de (leur) avis ». Sur ce point, Anne Vignot les a également rassurés et leur a signifiés qu’elle leur répondra tout d’abord personnellement et qu’elle s’assurera du respect du suivi de cette démarche citoyenne.

Tous étaient présents ce jeudi pour marquer symboliquement le début des travaux. Collectivités, bailleurs sociaux, et associations se sont réunis rue Van Gogh dans un premier temps, puis au théâtre de l’espace ensuite afin de donner davantage de détails sur les différentes opérations à venir. Concernant l'îlot Van Gogh/Picasso, 5 bâtiments seront détruits ces 4 prochaines semaines. Au total, ce sont 117 logements qui disparaîtront au profit d’un nouvel éco-quartier aux conditions de vie plus favorables. Des travaux à hauteur de 1,6 millions d’euros comprenant la démolition, l’accompagnement des locataires relogés, et la sécurisation du site.

Re-structuration de Planoise

C’est un des enjeux majeurs du mandat municipal d’Anne Vignot. La maire souhaite redonner de l’attractivité au quartier prioritaire de Planoise, qui souffre depuis plusieurs décennies d’une mauvaise image et d’une aggravation des problèmes d’insécurité ayant poussé les classes moyennes à partir. Une déstructuration complète des secteurs Cassin, Epoisses, et Ile de France est prévue par la mairie sur les 10 prochaines années dans le cadre d’un Nouveau Programme de Renouvellement Urbain. Un projet à hauteur de 183 millions d’euros qui permettra la démolition de logements sociaux dégradés, l’aménagement de la voirie et des espaces publics, l’amélioration de la qualité résidentielle, et la création d’équipements publics comme des gymnases.

 

La Ville de Besançon indique que la Citadelle est actuellement allumée uniquement les soirs d’accueil du public. Cette décision a été prise alors qu’un travail technique est mené. Il porte sur les problématiques de sécurisation du site, de mise en valeur, de biodiversité et pollution lumineuse. Elle souligne que « le bâtiment n’a pas été pensé pour permettre de différencier la typologie et l’intensité des éclairages, les temps et périodes d’éclairement ». Selon, le communiqué de presse, « des tests seront effectués pour tenter d’améliorer la situation à court terme ».

Ce mercredi, le traditionnel Conseil Bisontin des Jeunes avait lieu à l'Hôtel de Ville de Besançon. Après une année perturbée par la crise sanitaire, les collégiens ont pu se retrouver en présentiel pour parler environnement, égalité, patrimoine, et maltraitance animale.

Comme chaque année, ils sont 55 à se réunir dans la salle du conseil municipal , à l'Hôtel de Ville de Besançon. Élèves de 5èmes, ces derniers ont été élus dans leurs collèges respectifs, en tout début d’année scolaire. Après avoir choisi 4 thématiques qui leur tenaient à cœur, les jeunes élus se répartissent en différentes commissions afin d’échanger et de proposer des idées pour faire avancer la ville de Besançon. Accueillis par la maire de Besançon Anne Vignot, les 55 collégiens, accompagnés de l’animateur en charge du CBJ Nicolas Oniscot, ont présenté leurs différentes idées à Kévin Bertagnoli, adjoint en charge de la démocratie participative, Valérie Haller, conseillère déléguée au droit des femmes et à la lutte contre les discriminations, ainsi qu’à Nathan Sourisseau, conseiller délégué à la coordination jeunesse.

Des thématiques dans l’air du temps

La première des thématiques exposées aux élus concerne la protection de l’environnement. Les jeunes collégiens ont décidé de s’attarder sur la protection du Doubs, en participant le 19 juin prochain à la récolte de déchets annuelle organisée par le SNB. Une exposition sera ensuite réalisée pour montrer les déchets ramassés et sensibiliser les gens à cette cause. La maltraitance animale faisait également partie des thématiques travaillées par les enfants. Ces derniers se sont attardés sur les animaux de la Citadelle, sur la lutte contre l’abandon d’animaux domestiques, ainsi que sur les problèmes liés à l’élevage intensif. Le patrimoine faisait également parti des sujets discutés. Un travail sur les fortifications Vauban est en projet. Les élus ont à ce sujet proposé aux jeunes bisontins de travailler également sur l’horlogerie, et sur le patrimoine immatériel comme les expressions franc-comtoises.

Lutte contre le sexisme

Dernier des 4 thèmes abordés, la lutte contre le sexisme a particulièrement intéressé les enfants du CBJ. À cette occasion, garçons et filles ont partagé plusieurs anecdotes les ayant marqué comme des expressions du type « Tu pleures comme une fille Â», ou des points de règlements intérieurs comme l’interdiction des shorts dans certains établissements.  Plusieurs projets sont prévus par ces derniers. En tête de gondole, une campagne de sensibilisation dans les écoles primaires devrait voir le jour. En faisant faire des affiches aux écoliers, les élus du CBJ pensent toucher plus efficacement la future génération en les faisant participer. La conseillère déléguée Valérie Haller a également proposé de démocratiser la discussion autour des différents genres. Un projet de Street Art devrait voir le jour à ce sujet.

Renouer le lien entre la politique et les citoyens

La présence lors de cette assemblée de Kévin Bertagnoli, adjoint à la démocratie participative, n’a rien d’un hasard. Une des priorités annoncées du mandat d’Anne Vignot était de réconcilier les concitoyens avec la politique, après des élections municipales ayant battu de tristes records d’abstention. Si le CBJ existe depuis plusieurs décennies, les élus actuels veulent davantage de travail collaboratif, afin que les idées proposées par les jeunes bisontins servent véritablement aux élus municipaux : « Il faut redonner confiance à la population, et ça se joue sur de la proximité, et de la démocratie participative. Ici par exemple, ce sont les jeunes qui choisissent les sujets. Nous ne sommes là qu’en relais pour leur apporter des réponses et des solutions concrètes Â».

La Ville de Besançon recrute des animateurs périscolaires pour la rentrée 2021/2022. Les personnes titulaires du BAFA sont évidemment priorisées, mais la Ville rappelle qu’elle offre la possibilité de se former gratuitement à cette formation. Au total, 282 postes sont créés par la municipalité. Le salaire est lui de 590 euros net pour un contrat de 21h/semaine.