Un mois après l’élection de Ludovic Fagaut à la tête de Besançon, les Écologistes de Besançon et du Grand Besançon dressent un bilan très critique des premières décisions prises par le nouvel exécutif municipal. Dans un communiqué, ils dénoncent « une rupture politique qui efface sans discernement les acquis du mandat précédent » et pointent des choix jugés régressifs sur les plans écologique, démocratique et social.
Un recul sur la finance responsable
Parmi les principales critiques figure la suppression de la grille d’analyse extra-financière utilisée dans l’attribution des prêts bancaires de la collectivité. Pour les écologistes, cet outil permettait d’intégrer des critères liés à l’engagement climatique, à la transparence des investissements ou encore à la responsabilité sociale des établissements bancaires. Son abandon traduirait, selon eux, « un retour à une gestion strictement comptable », au détriment des enjeux environnementaux et éthiques.
Des décisions jugées contraires aux enjeux écologiques
Les écologistes pointent également plusieurs décisions prises ces dernières semaines concernant l’environnement. Ils dénoncent notamment l’allumage de la Citadelle en pleine période de nidification, malgré les réserves formulées par des spécialistes de la biodiversité. Selon eux, cette décision a interrompu un projet d’éclairage innovant, conçu pour concilier mise en valeur du site UNESCO et protection du vivant.
Autre sujet de mécontentement : le retour à un fleurissement traditionnel par massifs de fleurs annuelles. Le collectif estime que ce choix représente un « recul environnemental et budgétaire », alors que de nombreuses collectivités privilégient désormais des solutions moins coûteuses, moins gourmandes en eau et plus favorables à la biodiversité.
Des choix politiques et financiers contestés
Le communiqué critique également l’augmentation des indemnités du maire et du président du Grand Besançon dans un contexte économique jugé difficile pour les habitants. Le cumul des fonctions de maire, président de Grand Besançon Métropole et vice-président du Département est également pointé du doigt.
Une inquiétude sur le fonctionnement démocratique
Les Écologistes de Besançon dénoncent enfin une « dégradation préoccupante du débat démocratique » au sein des conseils municipal et communautaire. Ils évoquent notamment des limitations dans l’expression de l’opposition ainsi qu’un non-respect des engagements de représentativité au sein du bureau de Grand Besançon Métropole.
Le collectif s’inquiète aussi de l’élection d’un élu du Rassemblement National au conseil communautaire, estimant qu’elle contrevient au « cordon sanitaire républicain » défendu pendant la campagne municipale.
« Une rupture sans projet »
Pour les écologistes, ce premier mois de mandat traduit avant tout une volonté « d’effacer méthodiquement les politiques écologiques, sociales et démocratiques du mandat précédent ». Ils assurent toutefois rester mobilisés aux côtés des élus d’opposition « pour défendre une ville durable, solidaire, démocratique et ambitieuse ».
La Ville de Besançon, avec le CCAS et le Centre des Finances publiques, propose un accompagnement gratuit pour aider à remplir les déclarations papier d’impôt sur le revenu. Des permanences auront lieu à la Maison des Seniors (8 rue Pasteur) les 29-30 avril, du 5 au 7 mai, les 12-13 mai et du 19 au 22 mai, de 9h à 12h et de 14h à 16h30. Les usagers doivent se munir de leurs documents fiscaux. La date limite de dépôt papier est fixée au 19 mai, et au 28 mai pour la déclaration en ligne dans le Doubs.
Jusqu’au 3 mai, la Ville de Besançon se mobilise pour la Semaine européenne de la vaccination. Plusieurs actions de sensibilisation et de prévention sont prévues, notamment auprès des étudiants, des lycéens et des publics en situation de précarité. Des séances de vaccination sont organisées par le service municipal, tandis que des partenaires proposeront des ateliers, webinaires et interventions en milieu scolaire. Objectif : améliorer la couverture vaccinale, encore insuffisante chez les adolescents et jeunes adultes.
À Besançon, la section locale du Parti Communiste Français alerte sur la situation jugée « alarmante » dans le quartier de Planoise, rue Albrecht-Dürer, à la présidente de la structure Loge GBM. Dans une lettre ouverte, elle dénonce des conditions de vie dégradées, entre insalubrité et manque d’entretien, et appelle à un plan d’urgence pour améliorer le quotidien des habitants. Le PCF demande également plus de moyens et un dialogue renforcé avec les locataires.
Une journée dédiée aux choix solidaires et durables se tiendra le 25 avril à la Place des Lumières, aux Clairs-Soleils à Besançon. Organisé par la Ville, la MJC et Intermed, l’événement proposera dès 13h30 des animations, stands et échanges autour de la consommation responsable et des initiatives locales. Un jeu avec tirage au sort ponctuera l’après-midi. La journée se terminera par un concert du groupe Matanzas à 17h30, puis par la remise des lots à 19h.
Quelques minutes après la fin du dernier conseil municipal bisontin, le maire LR Ludovic Fagaut a pris la parole via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux pour revenir sur la controverse liée à son indemnité. Une mise au point brève, mais assumée. Face aux critiques, l’édile a tenu à clarifier sa situation sans détour. « Je n’ai rien à cacher », affirme-t-il, précisant le montant de son indemnité nette mensuelle, fixée à 3 800 euros ( plus de 5000 euros brut). Un chiffre qu’il compare à celui d’Anne Vignot, la précédente Maire de Besançon, indiquant une différence de 172 euros.
Le son de la rédaction : Ludovic Fagaut
Pour le maire, cette rémunération s’inscrit dans les responsabilités inhérentes à sa fonction. Il rappelle ainsi la gestion d’une collectivité importante, évoquant un budget de 225 millions d’euros et près de 3 600 agents répartis sur plusieurs structures. Ludovic Fagaut se montre ferme : il refuse d’entrer dans un débat qu’il juge stérile. « Certains ont essayé d’en faire une polémique, mais je ne rentrerai pas dans ce débat-là », conclut-il. Une déclaration qui vise à apaiser les tensions, sans pour autant clore définitivement un sujet sensible dans la vie politique locale.
Ce jeudi soir, à Besançon, l’association Solmiré a rassemblé plusieurs personnes devant la mairie, en marge du conseil municipal. Une action destinée à interpeller les élus sur la situation des mineurs isolés étrangers, que l’association juge préoccupante.
Des refus de prise en charge dénoncés
Selon Solmiré, près de 250 jeunes auraient été laissés sans solution en 2024, certains contraints de dormir à la rue après un refus de prise en charge. L’association met en cause les évaluations de minorité, qu’elle estime « précaires » et « discriminatoires », conduisant à considérer des mineurs comme majeurs. Ces évaluations sont réalisées par le SEAMNA, une structure soutenue notamment par Ludovic Fagaut, également vice-président du Département du Doubs. Contestées dans certains cas par la justice, ces décisions conditionnent l’accès – ou non – à la protection de l’enfance. Pour Solmiré, la situation est « inacceptable », rappelant que ces jeunes devraient être protégés au regard de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Des démarches judiciaires lourdes
Face aux refus, l’association accompagne régulièrement les jeunes dans des recours devant le juge pour enfants. « Il arrive souvent que nous obtenions gain de cause », souligne un membre. Mais ces procédures demandent du temps, des moyens financiers et une forte implication des bénévoles. « On ne peut pas laisser à des associations la charge d’aider des jeunes mis à la rue. C’est une question d’intérêt public et de santé publique », insiste Solmiré.
L'interview de la rédaction : Militant de l'association Solmiré
Des craintes sur la politique locale
Dans un contexte de changement politique local, l’association se montre prudente mais inquiète. Elle redoute la poursuite, au sein de la nouvelle majorité bisontine, d’une ligne fondée sur une « présomption de majorité », qu’elle juge contraire aux droits fondamentaux des enfants.
L'interview de la rédaction : Militant de l'association Solmiré
Un appel à des mesures concrètes
À travers ce rassemblement, l’association appelle les institutions à agir rapidement. Elle demande la mise en place de solutions d’hébergement adaptées et le respect effectif des droits des mineurs isolés. La mobilisation, organisée dans le calme, visait à maintenir la pression sur les pouvoirs publics et à sensibiliser l’opinion à une situation que Solmiré juge urgente.
La sécurité s’impose comme l’un des marqueurs forts du budget 2026 à Besançon. À l’approche du conseil municipal de jeudi soir, la nouvelle majorité détaille sa stratégie : renforcement des effectifs, armement, vidéoprotection et réorganisation en profondeur de la police municipale. Elle proposera ainsi un budget de 584.000 euros pour mener à bien ses premières propositions, en attendant le prochain exercice comptable pour affirmer plus fortement ses ambitions.
Une présence renforcée dès maintenant
Pour Jean-Pascal Reyes, l’élu bisontin en charge de la sécurité, l’urgence est d’agir immédiatement, sans attendre les futurs recrutements. « Dans un premier temps, on va travailler avec les effectifs disponibles », explique-t-il. Une première phase déjà engagée, avec un objectif clair : accroître la présence des policiers municipaux sur le terrain. Un constat s’impose selon l’élu : « La police municipale est très souvent en première ligne, mais toujours en deuxième division à Besançon ». La municipalité souhaite donc réaffirmer son rôle, notamment en renforçant la coopération avec la police nationale, dans un contexte où la convention de coordination n’est plus en vigueur.
L'interview de la rédaction : Jean-Pascal Reyes, élu en charge de la sécurité
Vers une police de proximité assumée
La nouvelle équipe municipale revendique une doctrine claire : développer une véritable police de proximité, à la fois préventive et opérationnelle. « La police municipale n’est pas une variable d’ajustement, ni une police supplétive. Elle est complémentaire », insiste M. Reyes. Prévention, dissuasion, mais aussi capacité d’intervention : la municipalité veut une police municipale pleinement engagée face à la délinquance.
22 recrutements et un doublement des effectifs
Le budget 2026 prévoit le recrutement de 22 policiers municipaux. Une première étape avant un objectif plus ambitieux : doubler les effectifs d’ici la fin du mandat. Cette montée en puissance s’accompagnera d’investissements structurels, notamment la création d’un nouvel hôtel de police municipale. Les locaux actuels sont jugés « obsolètes », tant pour les conditions de travail que pour l’efficacité opérationnelle.
L'interview de la rédaction : Jean-Pascal Reyes, élu en charge de la sécurité
Armement et vidéoprotection : des moyens renforcés
Autre évolution majeure : l’armement de la police municipale. Après les équipements déjà existants (pistolets à impulsion électrique, matraques, tonfas), la municipalité prévoit un armement létal. En parallèle, le dispositif de vidéoprotection sera étendu avec l’installation d’une trentaine de nouvelles caméras dès 2026. Objectif : améliorer le maillage du territoire en s’appuyant sur les données et indicateurs de la police nationale.
Un budget de transition, mais des priorités affirmées
Ces mesures s’inscrivent dans un budget 2026 qualifié de « transition », encore largement hérité de la précédente mandature. La municipalité assume toutefois une réorientation progressive. « Le vrai budget de la mandature sera celui de 2027 », reconnaît Jean-Pascal Reyes. D’ici là , l’exécutif entend poser les bases de sa politique, avec une priorité affichée : répondre à une « forte attente » des habitants en matière de sécurité.
Le vote du budget, jeudi soir, constituera ainsi un premier test pour la nouvelle majorité — et un signal politique fort sur ses orientations.
La nouvelle majorité municipale de droite à Besançon affiche clairement ses priorités : améliorer le cadre de vie des habitants en redonnant une place centrale au fleurissement urbain. À l’occasion du prochain conseil municipal, les élus devront se prononcer sur un budget 2026 marqué par une hausse spectaculaire des moyens alloués à ce poste.
Un budget en forte hausse
Jusqu’ici limité à 50 000 euros, le budget consacré au fleurissement de la ville va connaître une augmentation significative. La municipalité prévoit en effet de le multiplier par cinq, pour atteindre environ 200 000 euros. Un changement d’échelle assumé par Guillaume Bailly, adjoint en charge de l’environnement, de l’urbanisme, des espaces verts, de la biodiversité et de la propreté : « On part d’une situation où on était à 50 000 euros, soit 40 centimes par habitant. Demain, cela représentera environ 2 euros par Bisontin pour une ville plus belle et plus fleurie ». Pour l’élu, cet effort financier reste mesuré mais symbolique d’une volonté politique forte : améliorer concrètement le quotidien des habitants.
L'interview de la rédaction : l'élu bisontin Guillaume Bailly
Rattraper un retard structurel
Derrière cette augmentation, la municipalité pointe également un retard accumulé lors du précédent mandat. En cause, une production insuffisante de plants au sein des serres municipales. « Il y a eu un gros retard de production au niveau des serres, qui était aussi le résultat d’une politique précédente », explique Guillaume Bailly. Pour y remédier, la ville entend relancer la production locale, notamment via l’orangerie municipale, avec un objectif clair : retrouver progressivement une autonomie en matière de fleurissement. En attendant, la stratégie passe aussi par un approvisionnement auprès de producteurs locaux, afin d’accélérer la mise en œuvre dès les prochains mois.
L'interview de la rédaction : l'élu bisontin Guillaume Bailly
Des projets visibles pour les habitants
Au-delà des chiffres, la municipalité souhaite rendre ces investissements rapidement perceptibles dans l’espace public. Plusieurs pistes sont déjà évoquées, dont le retour de la mythique horloge florale, symbole d’un fleurissement plus ambitieux et plus visible. L’objectif est double : embellir la ville et renforcer son attractivité, tout en répondant à une attente jugée forte des habitants.
Un marqueur politique de la nouvelle mandature
Ce budget du fleurissement s’inscrit dans une stratégie plus large portée par la nouvelle équipe municipale : remettre au cœur de l’action publique les questions de cadre de vie et de propreté. En multipliant par cinq les crédits alloués, la majorité entend marquer une rupture avec la précédente mandature, tout en affichant une gestion qu’elle juge pragmatique et ciblée. Le vote du budget, prévu jeudi soir en conseil municipal, constituera ainsi un premier test politique pour cette orientation — et un signal fort envoyé aux Bisontins sur les priorités de la nouvelle équipe.
Le prochain conseil municipal, convoqué ce jeudi 23 avril, marquera une étape importante pour la nouvelle équipe municipale conduite par le maire Ludovic Fagaut. À l’ordre du jour : le vote du budget primitif 2026, présenté comme un temps de transition, entre héritage de l’ancienne majorité et premières inflexions politiques de la nouvelle mandature.
Un budget contraint par le calendrier
La municipalité doit se conformer à une échéance réglementaire : voter son budget avant le 30 avril. Un délai jugé trop court pour reconstruire entièrement les orientations budgétaires après les élections municipales. Dans ce contexte, l’exécutif assume présenter un « budget d’installation », largement basé sur le travail préparatoire de la précédente majorité, mais amendé pour refléter les nouvelles orientations politiques.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon
229 millions d’euros et une première inflexion
Le budget consolidé s’élève à 229,2 millions d’euros, dont 227,8 millions pour le budget principal. Des montants qui traduisent une certaine continuité administrative, mais derrière lesquels la nouvelle majorité entend imprimer sa marque. « Il s’agit de tourner la page de la précédente mandature », affirme Ludovic Fagaut, qui revendique une réorientation politique claire malgré les contraintes techniques. Sans pouvoir refondre entièrement l’architecture budgétaire, la municipalité annonce plusieurs ajustements structurants, articulés autour de sept priorités.
Des priorités marquées : sécurité, cadre de vie et attractivité
Parmi les orientations avancées :
Cadre de vie : une hausse significative des crédits dédiés au fleurissement, avec un objectif affiché de « beau et propre » dans l’espace public. Soit une enveloppe de 200.000 euros. Un budget X5 par rapport à la précédente lajorité.
Sécurité : une enveloppe supplémentaire de 584 000 euros pour recruter 22 policiers municipaux, armer la police municipale et déployer 30 caméras de vidéoprotection.
Animations : le budget du marché de Noël porté à 400 000 euros, soit un quadruplement, avec une réflexion portée sur les illuminations, les animations des différents espaces,… . le retour de la grande roue n’est pas exclue. Reste à trouver un espace satisfaisant. La végétalisation actuelle de la place de la Révolution ne le permettant plus.
Stationnement : instauration de la gratuité entre 12h et 14h, et extension du stationnement gratuit de courte durée (15 à 30 minutes) sur certains secteurs, notamment en bas de la rue de Belfort.
Fonctionnement interne : lancement d’audits sur les ressources humaines et les finances, accompagné d’un renforcement des crédits dédiés à la formation des agents.
Autre signal politique : aucune augmentation des taux de fiscalité n’est annoncée à ce stade.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut, Maire de Besançon
Une rupture revendiquée mais progressive
L’ambition affichée par l’exécutif est claire : aligner progressivement les politiques publiques avec les engagements de campagne, tout en assurant la continuité du service public. Faute de temps pour une refonte complète, cette première étape budgétaire se veut pragmatique : introduire des marqueurs politiques sans déstabiliser l’équilibre financier de la collectivité.
Un vote test pour la nouvelle majorité
Au-delà des chiffres, ce budget constitue un premier test politique pour la nouvelle équipe municipale. Il devra à la fois rassurer sur la solidité de la gestion financière et convaincre de la capacité à impulser un nouveau cap. Le débat, attendu jeudi soir, donnera ainsi un premier aperçu concret des priorités de la mandature — et de la manière dont la majorité entend transformer ses engagements en politiques publiques.