Les conclusions des examens médico-légaux ont été présentées ce samedi 5 septembre par le procureur de la République de Vesoul, Arnaud Grécourt. Elles confortent très fortement le scénario d’un triple homicide suivi du suicide de l’auteur présumé, dans un contexte de séparation conjugale.
La grand-mère mortellement poignardée
L’autopsie pratiquée sur le corps de la grand-mère, âgée de 74 ans, révèle des actes d’une « grande violence ». La victime a reçu trois coups de couteau au niveau du thorax et de l’abdomen. Portées avec une force importante, ces blessures ont provoqué une hémorragie interne massive à l’origine de son décès. Les médecins légistes ont également constaté plusieurs ecchymoses sur son visage, son thorax et ses bras. Des marques relevées au niveau du cou témoignent par ailleurs d’une tentative de strangulation manuelle. Celle-ci pourrait également avoir contribué à la mort de la septuagénaire.
Les deux enfants tués d’un tir dans le dos
Les deux garçons, âgés de 6 et 10 ans, ont été tués à l’aide d’un fusil de chasse de calibre 12 à canons juxtaposés. Chacun des enfants a été atteint par un tir unique dans le dos, effectué à courte distance. Les examens n’ont mis en évidence aucune autre blessure ni trace de lutte sur leurs corps.
Le père retrouvé mort avec la même arme
Âgé de 42 ans, le père des deux enfants demeure considéré comme l’auteur présumé des trois homicides. Selon l’autopsie, il s’est donné la mort avec le même fusil de chasse, en se tirant une balle sous le menton. Le tir a été effectué « à bout touchant », c’est-à -dire avec le canon directement placé contre la peau.
L’ensemble des constatations médico-légales renforce ainsi de manière quasi certaine la piste privilégiée par les enquêteurs : celle d’un homme ayant successivement tué sa belle-mère et ses deux enfants avant de mettre fin à ses jours. L’enquête se poursuit afin de reconstituer précisément la chronologie des faits et de déterminer les circonstances ayant conduit à ce drame familial.