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La grosse coupure internet, qui impacte entre 500 et 700 clients, sur le territoire pontissalien, a été prise très au sérieux par la ville de Pontarlier et Bertrand Guinchard, l’élu en charge de l’économie. L’incident est survenu mardi, après qu’un engin de chantier ait sectionné la fibre, à hauteur de la rue de la gare. Et ce, alors qu’aucun plan n’indiquait  la présence d’une ligne à cet endroit. Après une certaine confusion, quant au délai donné pour réparer la panne, M. Guinchard confirme un retour à la normale d’ici ce soir, pour une grande partie des utilisateurs. Un rétablissement complet du service est prévu pour demain, vendredi. Mail d’Orange à l’appui.

L'interview de la rédaction / Bertrand Guinchard

« Cette panne  a provoqué un gros désagrément pour le monde économique en cette période » explique Bertrand Guinchard. Et de poursuivre : « certaines entreprises sont presque à l’arrêt. Sans internet, c’est compliqué de travailler. Les commerces ne sont pas épargnés également. Ils ne peuvent pas recevoir leurs commandes ou encaisser », en raison des dysfonctionnements qui touchent les outils qui servent à valider les paiements des clients.

Le tourisme et l’activité commerciale seront au cœur des débats du conseil municipal bisontin de ce jeudi soir. Pour Anne Vignot, la bonne santé du centre-ville de Besançon revêt une importance particulière. Selon elle, ces sites doivent être en capacité « de proposer une offre diversifiée, à laquelle s’ajoutent un cadre de vie agréable et une riche activité culturelle et commerciale ». C’est la raison pour laquelle 330.000 euros ont été apportés, par le service commerce de la ville, en 2023, pour soutenir les  initiatives des associations de commerçants.

La Maire de Besançon dresse un bilan satisfaisant concernant  la vitalité du centre-ville. Elle évoque un taux de vacance de 5% en janvier 2024 sur le périmètre de référence, une offre diversifiée et une montée de gamme, notamment chez les restaurateurs, avec des productions bio, véganes et proposant une variété de goût et de saveur. La Maire de Besançon apprécie également la présence d’enseignes répondant aux enjeux de pouvoir d’achat des consommateurs. Parmi lesquelles,  celles engagées dans la vente d’articles de seconde main. Néanmoins, Anne Vignot admet que certaines boutiques, dont l’activité est liée au textile et à la chaussure notamment, éprouvent des difficultés. Le E-commerce n’est pas étranger à cette situation.

L'interview de la rédaction : Anne Vignot

 

Et le tourisme ?

La Ville de Besançon présente une bonne année touristique 2023. Ce qui profite également à l’activité économique. Selon des chiffres communiqués par la cité, plus  de 49.500 visiteurs ont été accueillis,  l’été dernier, par l’office de tourisme. « Un chiffre en hausse par rapport à 2022 ( 48.400) ». Pour les autres mois, une hausse de 31% de visiteurs a été enregistrée entre 2022 et 2023. Anne Vignot et la majorité municipale veulent conserver ce dynamisme en rendant le centre-ville de Besançon toujours plus attractif et agréable à vivre. « Si certaines franchises ont choisi Besançon, (comme récemment Starbucks), c’est qu’elles reconnaissent notre territoire » conclut-elle.

La Ville de Besançon recherche un restaurateur ou une restauratrice pour le bar-restaurant du complexe sportif La Fayette, situé entre la piscine et la patinoire. Situé au cœur du parc d’affaires La Fayette, ce lieu peut ouvrir ses portes le midi pour accueillir les employés des entreprises alentour et le public des deux structures bisontines. Une offre snack complètera les possibilités pendant les séances ouvertes au public de la patinoire.

Par ailleurs, les clubs pourront avoir des sollicitations « traiteur et réception » sur leurs manifestations et galas. Si cela vous intéresse, l’appel à projet est disponible ici : https://www.grandbesancon.fr/infos-pratiques/marches-publics / ou sur demande via l’adresse mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  

A Morteau, le magasin Casino va changer d’enseigne à la fin du mois de mai. Pour l’heure, l’entité  n’est pas encore connue, mais cette décision fait suite aux difficultés du groupe, qui a dû céder, dans un premier temps,  121 magasins à ses concurrents Auchan, les Mousquetaires et Carrefour, sur les 287 prévus. La cession des 166 autres aura lieu en deux phases, les 31 mai et 1er juillet prochains.

Rappelons qu’il y a quelques jours, les 173 salariés de la plateforme logistique Easydis de Besançon, appartenant au groupe Casino, apprenaient la fermeture  du site en septembre prochain, si  aucun repreneur ne se manifeste. Les syndicats attendent avec beaucoup d’appréhension le rendez-vous des  6 et 7 mai prochains, au cours duquel leur sera présenté le projet de transformation détaillé et les mesures d’accompagnement prévues.

Ce jeudi 21 mars, le Tribunal de commerce de Bordeaux a accepté le plan de sauvegarde de la société Hermione Retail qui exploite 26 magasins Galeries Lafayette, dont ceux de Besançon et Belfort. Dans un communiqué de presse, la Ville de Besançon se félicite de cette décision, qui signifie « le maintien de l’emploi pour les salariés des magasins de Besançon et Belfort ». Néanmoins, Anne Vignot et Damien Meslot, son homologue belfortain, reconnaissent « la situation très fragile de ces enseignes ». Ils disent rester vigilants quant à cette situation et « prêts à intervenir en cas de difficulté pour travailler sur une solution éventuelle de rachat des murs et de rénovation ».

Ce mercredi, le tribunal de commerce de Bordeaux  rendra sa décision concernant le plan de sauvegarde de 26 enseignes gérées par l’homme d’affaires Michel Ohayon. Des magasins que ce dernier avait acquis, en province, en 2018 et 2021. Les salariés des sites de Belfort et Besançon sont concernés. Une centaine de salariés travaillent à Besançon.

L’enseigne d’ameublement Maisons du Monde veut transférer ou fermer  40 à 50 magasins d’ici 2026, sur les 340 que le groupe détient. Dans la continuité de cette annonce, elle a également fait savoir que son bénéfice net a baissé de 74% en 2023 par rapport à 2022. Elle souhaite réaliser 85 millions d’économies en 3 ans.

Placée en redressement judiciaire en septembre dernier, l’enseigne de prêt-à-porter Naf Naf   voit sa période d’observation prolongée de six mois. Elle sera fixée sur son avenir le 6 septembre prochain. Son placement judiciaire avait été décidée car la marque présentait des dettes trop importantes, notamment liées à des loyers impayés durant l’épidémie de Covid-19

GIFI demande un rééchelonnement de sa dette à ses créanciers. Selon l’enseigne, cette option lui permettrait de décaler ses remboursements. Néanmoins, elle a précisé que l’emploi n’était pas menacé, tout en indiquant qu’elle continuait de payer ses fournisseurs. Précisions également que le distributeur a dernièrement sollicité le Comité interministériel de restructuration industrielle, un service du ministère de l’économie, qui accompagne les entreprises en difficulté.

Touché par plusieurs faillites ces derniers mois, le secteur de l’habillement a vu son chiffre d’affaires baisser de 3,5% en 2023. S’il baisse de 1% en magasin, il augmente de 2% sur internet par rapport à 2022. Au moins 4000 emplois ont été supprimés en 2023. On constate que le secteur n’a jamais retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire.