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Bouleversées par la crise sanitaire, les années 2020 et 2021 ont été des périodes difficiles pour le tourisme. Plongés au cœur des restrictions sanitaires, les départements de Bourgogne Franche-Comté ont peiné à s’en sortir. Malgré tout, le Jura a su profiter de ses atouts. Selon l’Insee, les chiffres d’affaires de l’hôtellerie et de la restauration ont augmenté de fin juillet à août 2020 et 2021 par rapport à 2019, année pré-covid. Mais le reste du temps, lors de ces deux dernières années, le monde du tourisme a été fortement marqué par une importante baisse des recettes. La période estivale a donc été une bouffée d’oxygène pour le département du Jura.

Au lac d’Ilay, entre le Frasnois et la Chaux-du-Dombief, de nombreux vacanciers sont venus profiter du cadre idyllique ce mercredi après-midi. Un lac aux eaux limpides, mais encore frisquettes. « On est venu se baigner au lac qui est encore très frais, mais très beau ! On vient de Mouthe, ce n’est pas très loin, mais on aime bien venir ici de temps en temps ici, ça change de nos lacs. Il n’y a pas trop de monde, et il fait encore très beau » indique cette vacancière accompagnée de son mari.

Le site n’est pas bondé de monde. Les plages sont assez rares, et quelques criques dissimulées permettent de passer un agréable moment, en toute intimité. Un peu plus loin, un jeune couple, les pieds dans l’eau, est en train de gonfler une embarcation. « On est surtout venu se rafraîchir ! Hier on est monté au Pic de l’aigle, et on a aperçu une île au milieu du lac. Donc on s’est dit qu’on allait prendre notre kayak gonflable, et aller visiter un peu les environs ! » s’exclame cette jeune femme.

Parfois, les vacanciers viennent de loin, comme cet homme accompagné de sa compagne, venus du nord de la France. « Avant on habitait à Dunkerque, et maintenant on habite à Lille. On a découvert ce site un peu par hasard dans nos recherches pour les vacances. Bon, on ne savait pas que la sécheresse allait malheureusement être au rendez-vous. Mais on a bien été tenté par le Jura, et ça fait maintenant deux semaines qu’on est dans la région. Ça fait du bien de revoir un peu de verdure, même si on a vu des cascades un peu sèches. Mais on est très contents de notre randonnée d’hier, c’est un super site, une belle région, et on essayera d’y revenir en d’autres saisons ».

La fin de la saison estivale approche à grands pas. Après deux années particulièrement difficiles liées à la situation sanitaire, le tourisme repart à plein régime. Si les météorologues et climatologues tirent la sonnette d’alarme vis-à-vis des températures extrêmes, engendrant canicule et sécheresse, ces conditions étaient optimales pour les vacanciers et les touristes. Soleil quotidien, absence de précipitations, temps radieux, de quoi ravir celles et ceux venus profiter du Jura. La rédaction s’est rendue au lac de Chalain afin de faire le point.

 

Les touristes de retour le Jura

« C’est vraiment une excellente saison » souligne Mickael, qui propose des activités nautiques sur le plan d’eau jurassien. « On a eu un temps magnifique. Le camping a été complet en juillet et en août, on est très contents. C’était vraiment une grosse saison, on ne va surtout pas se plaindre » poursuit-il. Pendant ce temps, la file d’attente ne cesse de s’allonger sur le ponton flottant qui relie la plage au cabanon où sont amarrées pédalos et canoés. Les serviettes de plage se déploient, les bouées sont jetées à l’eau, et dans des éclats de rires, les baigneurs s’éclaboussent. Le sentiment général est à l’euphorie après un été où les touristes et vacanciers étaient bien au rendez-vous dans le Jura.

 

Une saison éprouvante

Ce ressenti est partagé par tous les saisonniers travaillant sur le site. Après deux années particulièrement difficiles à subir les conséquences de la crise sanitaire, les professionnels du tourisme semblent enfin voir le bout du tunnel. Et vivre une saison plus intense que jamais. « Enfin les choses commencent à se calmer, contrairement au milieu de la saison. La fin du mois de juillet jusqu’à début août, c’était la période la plus intense. On a eu énormément d’arrivées de campeurs. Le site était rempli, même nous on ne pouvait plus rentrer, c’était très compliqué » confie cet étudiant travaillant dans la restauration pendant l’été. « On a bien bossé, on a même battu les chiffres de l’année dernière, c’était vraiment une très bonne saison. »

La Grande Saline de Salins-les-Bains vient d'annoncer sa programmation pour l'été. Chaque mardi soir entre juillet et août, concerts, déambulations et expositions viendront divertir les visiteurs.

 

Les programmes estivaux de la Grande Saline de Salins-les-Bains sont de retour. Cette année, les visiteurs auront le choix, chaque mardi soir sur réservation, entre un concert avec des artistes locaux ou une exposition nommé ''Couleurs dans la Saline''. Cette dernière est une visite thématique spécifique sur la partie des puits de la Grande Saline, dans un cadre tamisé et coloré. « C'est l'occasion de découvrir la longue histoire de ce site dans l'allure d'un autre temps », décrit Frédéric Cretin, en charge de la programmation culturelle de la Grande Saline. Mais au-delà de ces événements estivaux spécifiques, la Grande Saline restera ouverte chaque jour pour tous ceux qui souhaitent la visiter. « Nous sommes ouverts tous les jours. Jours fériés et dimanche compris, de 9h30 à 19h30, pour proposer des visites guidées », explique Frédéric Cretin.

Retrouver le public après deux années compliquées

C'est également l'occasion pour la Grande Saline de se rouvrir intégralement à son public, après deux dernières saisons estivales passées sous la crise sanitaire. « On essaie de se diversifier chaque été et de proposer des choses différentes à chaque fois pour séduire le public. Cela marche plutôt bien. Les deux dernières saisons estivales ont été chargées en termes de visites », rajoute Frédéric Crétin. Cet été devrait sans aucun doute suivre l'exemple des précédents. Pour toute réservation, les intéressés sont invités à contacter la Grande Saline par téléphone au 03.84.73.10.92 ou par mail à l'adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

L'interview de la rédaction / frédéric Cretin

Les fortes chaleurs actuelles entraînent indéniablement la fréquentation intense des piscines et plans d’eau du territoire. A Besançon les piscines Port-Joint, Lafayette et Mallarmé sont ouvertes. Celle de Chalezeule ouvrira ce samedi 25 juin. Si les baigneurs sont au rendez-vous ce n’est pas toujours le cas des maitres-nageurs. Une forte pénurie est constatée sur tout le territoire français. A quelques jours de l’ouverture complète des piscines de Besançon, nous nous sommes entretenus avec Abdel Ghezali, premier adjoint à la maire de Besançon, et chargé des sports et équipements sportifs.

 

Une bonne saison en perspective

Comme le souligne Abdel Ghezali, le facteur essentiel à la fréquentation des plans d’eau, la météo, est actuellement propice au très bon accueil des visiteurs. « Les équipements de plein air sont liés à la météo. Nous sommes dans une période très chaude, avec des températures très élevées, et nous avons beaucoup de monde qui vient dans nos équipements, dans nos piscines ». Un très bon début de saison, confirmé par les réservations. « La semaine dernière, à Port-joint, nous avons fait complet au niveau des entrées » poursuit l’élu. Une année qui devrait être rassurante, après les dernières saisons profondément marquées par la crise sanitaire. « Nous avons dû nous adapter aux jauges et ce n’était vraiment pas évident. Mais nous avons tout de même fait une bonne saison malgré tout. Celle-ci devrait l’être aussi. Même si on sera très vigilants face aux températures » souligne Abdel Ghezali.

 

Alerte canicule

Des températures historiques en France, qui ont franchi les 40° la semaine dernière dans le sud du pays. « Nous allons faire en sorte que les enfants soient protégés, avec de la crème solaire, des zones d’ombre, et qu’ils puissent se baigner et s’amuser sans craindre ces fortes chaleurs » explique Abdel Ghezali. Car si les températures sont propices à la baignade, il ne faut pas négliger les risques liés au soleil. « Il faut rester très vigilant face à chaleurs. La sécurité doit être de mise, dans et autour des bassins. Mais les équipes ont bien travaillé, elles sont prêtes ».

 

Une pénurie de maitres-nageurs

Nous l’évoquions dans nos colonnes il y a quelques semaines ; la situation est toujours la même. Une très forte pénurie de maitres-nageurs se fait ressentir en France, et certaines villes de l’hexagone ne pourront ouvrir leurs piscines à cause de cette pénurie. « Nous avons besoin de maitres-nageurs diplômés dans les piscines, c’est un élément indispensable. Je lance un véritable appel pour des personnes qui souhaiteraient se former prochainement au métier. Il y a une réelle crise des vocations » confie l’élu de Besançon en charge des sports. Dans la cité comtoise la situation n’est pas aussi critique, et les bassins ne devraient pas fermer à cause de ce manque… pour l’instant. « Il y a clairement un manque, mais à Besançon nous n’en sommes pas encore à fermer nos piscines. J’espère qu’on pourra les maintenir ouvertes dans la durée. En tout cas pour cet été, à Besançon, il ne devrait pas y avoir de problème » affirme Abdel Ghezali.

 

Abdel Ghezali, premier adjoint à la maire de Besançon, chargé des sports et équipements sportifs : 

 

 

Né à Hawaï, comme le surf, dans les années 1960, le stand up paddle ou paddle, trouve son second souffle dans les années 2000. Depuis quelques années, l’organisation de plusieurs compétitions mondiales donne au paddle son statut de sport tendance. Nous sommes allés tester ce sport sur le lac de Saint-Point afin d’en apprendre plus, et de découvrir tous les aspects de cette pratique.

 

Un sport qui se pratique de différentes façons

Le paddle est un sport nautique de planche, qui nécessite un certain équilibre. Mais on peut tous s’y mettre quand on le souhaite, sans condition d’âge et pas besoin non plus d’être un ou une grande sportive. Le paddle est sport nautique ludique que l’on pratique en toute décontraction, pour se promener ou juste se déplacer sur un plan d’eau ou une rivière. Moyen de transport ou alternative au surf quand il n’y a pas de vague : le paddle a plusieurs fonctions et peut se pratiquer de différentes façons. Certains pratiquants s’adonnent plutôt au côté sportif alors que d’autres montent sur leur planche pour profiter du cadre naturel en toute tranquillité, afin d’observer la biodiversité, dénicher des coins de pêche autrement inatteignables, ou encore pour se retrouver à bavasser entre amis, assis sur sa planche au beau milieu d’un plan eau.

 

 

Sur le lac de Saint-Point, les conditions étaient des plus agréables ce mercredi matin. Un lac limpide, des rayons de soleil se reflétant sur l’eau dans un décor scintillant, quelques tanches et brochets vadrouillant entre les herbiers, des grèbes huppées se laissant flotter au gré des vaguelettes et les libellules proposant des chorégraphies aériennes nuptiales endiablées. Le spectacle était au rendez-vous. Debout, à genoux ou même assis, la prise en main de la pagaie est rapide. Guidé par Julien, moniteur de paddle et de canoé-kayak depuis plus de dix ans, la promenade aquatique entre les nénuphars était des plus captivantes et apaisantes. Cette pratique permet à chacun de se l’approprier à sa façon. Bercés par les histoires de notre guide connaissant cet environnement sur le bout des doigts, la matinée était à la contemplation et à la rigolade, sur un plan d’eau sublime, le troisième plus grand lac naturel de France. Le paddle, c’est ça. Une excursion nautique sur une planche, avec mille façons de l’apprécier.

 

 

La saison estivale connaît un très bon départ dans le Haut-Doubs grâce à une météo clémente et des températures en hausse ces dernières semaines. Les derniers préparatifs se finalisent et tout se met en place afin de recevoir les touristes et vacanciers dans les meilleures conditions. Aux abords du Lac Saint-Point, la rédaction a rencontré des travailleurs saisonniers et des professionnels du tourisme dans le secteur de la restauration et des activités nautiques.

 

« Elle a commencé un peu plus tôt que prévu cette année car nous avons ouvert au premier mai » confie cette saisonnière travaillant dans la restauration à Saint-Point-Lac. De belles journées ensoleillées, un mercure qui flirte quotidiennement avec les 30°, des paysages à couper le souffle, des jours fériés et un cadre idyllique : toutes les conditions étaient réunies. De quoi satisfaire pleinement le monde du tourisme après deux années particulièrement compliquées.  

 

 

Une météo déterminante

Qu’ils soient restaurateurs, saisonniers, professionnels du tourisme, des sports nautiques ou dans bien d’autres domaines, tous sont unanimes : les conditions météorologiques seront déterminantes et décideront de la saison estivale. « C’est quelque chose qui joue énormément. Nous sommes à proximité du lac de Saint-Point, de nombreuses plages, nous proposons beaucoup d'activités nautiques mais aussi de de plein air. Si le beau temps est au rendez-vous, ça ne peut que motiver les touristes » nous affirme ce salarié de l’office du tourisme de Malbuisson. Même constat pour cette responsable d’une base nautique. « Si la météo peut être clémente, et le soleil de la partie, ce serait génial. Dans l’idéal il nous faut quelques rayons de soleil, un petit peu de vent pour ceux qui veulent faire de la voile, et puis on sera au top pour cette saison ! »

 

Au niveau des réservations

« Le premier week-end de mai, nous avons eu énormément de monde. C'est vrai que par rapport aux autres années, on sent une grosse différence au niveau de l'affluence » explique cette saisonnière dans la restauration. « C'est difficile d'envisager l'avenir, mais je pense que post COVID, les gens ont envie de ressortir. Et à mon avis, avec les températures qui seront assez élevées cet été, je pense qu' on peut s'attendre à avoir pas mal de monde. Il va falloir qu'on bosse un peu le recrutement parce qu’on va en avoir besoin ! » poursuit-elle. Si le début de la saison est une franche réussite pour le secteur de la restauration, c’est un peu plus timide du côté du sport nautique. « Pour l'instant, les week-ends sont plutôt calmes. On espère un peu plus sur le mois de juin. Cependant en semaine, nous sommes complets jusqu'à la fin du mois de juin pour tout ce qui est groupe. Tout le matériel a été préparé en amont de la saison, nous sommes prêts à accueillir tous les publics en juillet août ! Nous avons déjà pas mal de réservations sur juillet et août, il n’y a plus qu’à attendre la clientèle de vacances » souligne cette responsable de base nautique.

 

Après la crise sanitaire, le renouveau

Même si de nombreux cas sont encore à déplorer dans l’hexagone et par-delà ses frontières, peut-on enfin émettre que la crise sanitaire de la Covid-19 est désormais derrière nous ? En tout cas, tout reprend petit à petit, et de nombreux acteurs y participent activement. « Suite à cette période très difficile, il commence à y avoir de plus en plus d'événements qui sont préparés, ça bouge plutôt bien, nous avons pas mal d'activités notamment dans le cadre des longs week-ends avec les différents jours fériés » se félicite ce professionnel du tourisme. « C’est vrai que nous avons eu une très bonne année juste après la Covid, ça nous a fait extrêmement de bien. Mais malheureusement, l'année dernière, le temps était très moyen tout l’été, ce qui nous a remis un petit coup de blues ». Comme on pouvait s’y attendre, même si toutes les conditions sont réunies, la météo risque une nouvelle fois de dicter le tempo estival.  

 

L'interview de la rédaction :