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La préfecture du Jura indique dans un communiqué de presse que, dans le cadre du plan de résilience, prévu par l’état pour faire face aux conséquences économiques de la guerre en Ukraine, un premier guichet pour soutenir les éleveurs est ouvert. Ce dispositif d’aides pour l’alimentation animale s’élève à 308 millions d’euros. Le dépôt des dossiers s’effectue sur le portail de FranceAgriMer,  et ce jusqu’au 17 juin prochain.

Triste date anniversaire. Ce mardi marquait les trois mois du début de la guerre en Ukraine. A cette occasion, un rassemblement était organisé à Besançon sur la place du 8 septembre. Peu de personnes ont répondu à l’invitation du collectif Solidarité Ukraine de Besançon. La mobilisation de l’hiver dernier s’essouffle. Le constat est bien réel,  le conflit et l’invasion du pays par Vladimir Poutine semblent malheureusement désormais faire partie du quotidien. D’ailleurs, la guerre a quasiment quitté les unes de la presse écrite et parlée nationale.

Pour les participants, le danger de banalisation est bien réel. D’où l’importance de poursuivre aussi régulièrement que possible ces rassemblements, même si pour certains ils ont peu d’impact. En attendant, le conflit se poursuit et des civiles perdent la vie face aux assauts du dictateur russe.

Le reportage de la rédaction

Le Collectif Solidarité Ukraine de Besançon organise un rassemblement ce mardi 24 mai sur la place du 8 septembre. Le rendez-vous est fixé à 18h. « Le peuple ukrainien a plus que jamais besoin de notre soutien dans cette phase difficile d'une guerre barbare. Nous ne devons pas nous habituer à l'horreur » conclut le communiqué.

La mobilisation se poursuit toujours pour l’Ukraine. A Besançon, un prochain convoi, organisé par l’association « les convois solidaires » partira ce samedi 2 avril. Il y a quelques jours, l’association appelait aux dons et à l’aide matérielle. Du matériel médical et paramédical, des lampes torches, des piles, des tapis de sol, … étaient notamment souhaités. Pour obtenir de plus amples informations, rendez-vous sur le site internet du collectif ou sur ses réseaux sociaux.

Dans le Haut-Doubs, des bénévoles restent mobilisés également.  L’association Volia Ukraine, dont le local est situé à Houtaud, recensait, il y a quelques heures, des dons en provenance  d’Aubonne, de Saint-Gorgon-Main, les Pontets, Labergement-Sainte-Marie et les Fourgs. Une semi-remorque de 33 palettes devrait prendre le départ très prochainement.

Ce dimanche après-midi, à l’occasion de la rencontre opposant le Racing Besançon à Epinal dans le cadre du championnat U17 national, un hommage a été rendu au peuple ukrainien. A l’initiative de ce rassemblement, l’association Ukraine Dijon-Besançon, que le Racing Besançon a rejoint.

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A cette occasion, des drapeaux ukrainiens ont été déployés et des ballons, aux couleurs du pays envahi, se sont envolés dans le ciel. Une action symbolique pour marquer les esprits et témoigner de son entière solidarité avec ce peuple et ses réfugiés.

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Malgré les millions de déplacés, les morts et les destructions massives la résistance ukrainienne ne faiblit pas. Face à cette situation le collectif Solidarité Ukraine de Besançon appelle à se rassembler ce samedi 26 mars à 16h place du 8 septembre. Les prises de parole feront le point sur la situation en Ukraine, et témoignerons de ce que vit la population restée à Marioupol. Les Ukrainiens vivants à Besançon et servant d'interprètes pour l'accueil parlerons de la situation et des besoins des réfugiés.

Stéphane Ravacley l’a fait savoir sur la page Facebook des « convois solidaires ». Les dons de produits, qui sont actuellement réceptionnés Chemin des Près à Besançon, seront acheminés en Ukraine très prochainement. Un nouveau convoi devrait partir de Besançon le 31 mars prochain. Le collectif, par la voix de son président d’honneur, annonce qu’il détaillera dans les prochains jours les besoins humains, matériels et financiers nécessaires.

A Arbois. Grâce à la mobilisation des locaux de nombreux produits ont été récoltés. Ainsi, 17 colis, urgence médicale et paramédicale, 19 colis d’hygiène et 31 colis logistique, composés essentiellement de couvertures ont été redistribués à la protection civile et aux associations de solidarité pour les acheminer à la frontière ukrainienne.

Suite à son envahissement de l’Ukraine, la Russie se retrouve exclue par le reste du monde. Les compétitions sportives, en l’occurrence de football, ne font pas exception avec l’exclusion de l’équipe nationale de Russie de la Coupe du Monde 2022,  ainsi que celle du Spartak Moscou en Europa League. Pour Michel Vautrot, figure emblématique de l’arbitrage international de football, ces sanctions sont logiques et devaient être inévitablement appliquées.

Quelle est votre analyse sur les sanctions sportives adressées à la Russie ?

On peut toujours philosopher à l’infini. Qu’on le veuille ou non, on est dans une période de guerre, c’est le mot qui est utilisé mais caché aux Russes.  Compte tenu de sa popularité, le football est un moyen de pression. L’Europe a réagi et par ces décisions a voulu faire  comprendre au peuple Russe que l’on ne peut pas tout accepter.

Selon vous, l’exclusion de la Russie de la Coupe du Monde 2022 ou encore celle du Spartak Moscou en Europa League sont-elles des moyens de pression légitimes et efficaces ?

La Russie a fait appel auprès du Tribunal du sport. Est-ce légitime d’envahir, d’entrer  dans un pays et de tuer des civils ? Je pense que ça ne l’est pas et que ça ne répond pas au droit international. Il faut donc réagir. L’embargo sur le pétrole, qui n’a pas de lien avec le sport,  est une sanction qui a des graves répercussions financières pour des pays comme la France. A-t-on le choix ? Doit-on, au nom de notre économie, de notre confort personnel, fermer les yeux sur cette barbarie ?

Est-ce aussi le rôle des grandes instances sportives de sanctionner un pays en fonction des conflits dans lequel il est engagé ?

 Cela a montré l’unité de l’union Européenne, ce qui n’était pas évident. Je sais aussi qu’il y a des voix qui s’élèvent pour dire qu’il y a eu d'autres conflits dans le monde sans qu’il y ait eu beaucoup de réactions. Là, nous sommes touchés parce que la France, l’Ukraine et la Russie, sont à une portée de missiles, mais aussi une portée de balles. Il ne faut pas se le cacher, nous avons peur du nucléaire. Poutine ne se gêne pas pour essayer d’effrayer les gens. Donc, est-ce qu’on peut, nous, attendre en victime expiatoire ? La réaction des instances sportives est une manière de montrer au peuple ukrainien qu’on ne les abandonne pas totalement. Malheureusement, on ne peut pas intervenir militairement dans leur pays car cela deviendrait une guerre entre pays, une guerre mondiale disons-le.

Comme vous l’avez souligné, d'autres pays sont en conflit, mais ne sont pas sanctionnés sur le plan sportif. Les Jeux olympiques ont été organisés en Chine par exemple, est-ce que c’est une erreur de ne pas sanctionner ces pays ?

 On tombe dans ce qu’on appelle communément en diplomatie de la realpolitik. C’est toujours un fragile équilibre entre on n’est pas d’accord mais on y va quand même. Vous vous rappelez que pour les derniers Jeux Olympiques d’hiver, les représentants de beaucoup de nations ont refusé de participer à la cérémonie d’ouverture, sans interdire les sportifs d’y aller. Est-ce que le sport doit prendre en otage ces compétiteurs des nations ? Il y a un moment où il faut réagir. Si personne ne bouge et si au nom de notre confort personnel on accepte tout, cela sera l’ouverture à je ne sais quel conflit.

L'interview de la rédaction / Michel Vautrot

 

En cette période très anxiogène, comment devons-nous nous comporter devant nos enfants ?  Devons-nous les tenir à distance de ces images douloureuses qui envahissent nos écrans et nos discussions. Après la Covid-19, les petits français voient désormais la guerre et en entendent parler. Quelles attitudes les adultes doivent-ils adopter ? C’est la question que nous avons posée à la psychologue bisontine Joëlle Desjardins

Cette professionnelle de l’enfance conseille tout d’abord d’adapter son comportement et sa façon d’agir à leur âge. Les moins de six ans sont très sensibles à l’émotion que leur renvoient les adultes. D’où l’importance de rassurer en utilisant les bons mots. L’objectif n’est pas de masquer la gravité de la situation et de ses inquiétudes, car ils ne comprendraient pas, mais de leur signifier qu’ils ne sont en rien responsables de nos angoisses. La déculpabilisation de l’enfant est une priorité. Pour les plus grands, à partir du primaire, il convient, avant d’expliquer la situation, d’écouter ce qu’ils ont compris, entendu et d’apprécier ce qui peut les inquiéter. Et ce, afin de corriger certains propos. Dans la cour de récréation, devant la télévision, lors d’une discussion, certains propos peuvent être mal compris et susciter des craintes, des peurs et des incompréhensions.

Protéger les enfants des images

C’est LE conseil dispensé par Mme Desjardins. « Les familles ne doivent pas laisser la télévision et les chaînes d’information en continu ouvertes. Elles ne doivent pas, sans être auprès de l’enfant, le laissé regarder les images qui passent actuellement sur la guerre en Ukraine » insiste-t-elle. La psychologue insiste également sur le fait que les adultes doivent porter un regard bienveillant sur l’enfant. Certains signes doivent alerter et conduire à prendre un rendez-vous auprès d’un professionnel. Le repli sur soir, le mutisme, les troubles du sommeil, l’anxiété, les cauchemars sont à prendre au sérieux. « Dans ces conditions, les parents doivent passer la main à des professionnels pour se faire aider et se faire accompagner » explique Joëlle Desjardins. Et de poursuivre : ‘Si les adultes sont en souffrance, les enfants peuvent ne plus se sentir protéger. Le sentiment de sécurité interne est indispensable pour qu’un enfant puisse aller explorer le monde. Un bien être qu’il acquiert dans son milieu familial. S’il ne l’acquiert pas, il va se replier sur lui-même et n’aura pas les capacités de s’ouvrir au monde et à l’autre. Ce qui peut avoir des conséquences très graves sur son développement et sa capacité de devenir grand ».

L'interview de la rédaction / Joëlle Desjardins