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La première édition de 2019 avait réuni plus de 12.000 festivaliers au Russey. Après deux années difficiles dues au contexte sanitaire, le Pop’Cornes Festival revient agiter la commune du Haut-Doubs du 3 au 5 juin. Cette bande de potes du Russey, animée et passionnée par la musique, devenue une association de 19 personnes, porte cette volonté de pérenniser le Pop’Cornes Festival au sein de leur village. A l’affiche cette année : 23 artistes et groupes qui se produiront sur scène durant trois jours. De Christophe Maé au rappeur Rim’K, de Superbus à Soso Maness, sans oublier le metal de Lofofora, la pop d’Aloïse Sauvage et l’électro de The Avener, les scènes du Pop’Cornes Festival proposeront une programmation très variée, qui satisfera musicalement tous les goûts et toutes les générations. L’évènement souhaite également mettre en avant des artistes locaux chaque soir.

 

Les origines du festival

« C’est un projet d’une bande de potes » explique simplement Jordan Pavy, président du Pop’Cornes festival, et chargé de la programmation. « L’objectif était de faire découvrir différents styles de musique à un public très varié, avec des soirées à thèmes. Une soirée électro/rap plutôt destinée aux jeunes, une soirée rock/métal fidèle à nos valeurs, et un dimanche plus familial avec des groupes de variété française » poursuit Jordan. « On a pris confiance en nous au fil des années, on a été rassuré par les événements que l’on a organisés, on a trouvé nos marques, chacun sa place. On est une association de 19 personnes, chacun joue un rôle bien défini, ce qui nous permet d’avoir une organisation au top. On s’est lancé dans un événement plus grand, et jusqu’à aujourd’hui ça se passe très bien ». Si les éditions 2020 et 2021 n’ont pas eu lieu en raison du contexte sanitaire, les organisateurs ont tout de même souhaité garder la main en proposant « le Grain de Pop », un petit évènement qui a eu lieu à la fin du mois d’août de l’année dernière, pour témoigner de leur présence malgré une situation délicate.

Du côté de la programmation, vendredi sera dédié à une soirée électro/rap avec notamment la présence de The Avener, Soso Maness, Rim’K, et Aloïse Sauvage, « une touche féminine toujours sympa » comme le souligne Jordan Pavy. Samedi les deux gros artistes de la soirée seront Superbus et Jean-Baptiste Guégan. Les organisateurs tenaient aussi à proposer plusieurs groupes de métal, le thème des années précédentes, avec la présence de Lofofora, Sidilarsen, Black Bomb A. Et comme la variété avait plutôt bien fonctionné lors de l’édition 2019 avec les venues de Jennifer et Jérémy Frérot, dimanche ce seront Christophe Maé et les Négresses Vertes qui monteront sur scène.

 

L’édition 2022

Plus de 5000 personnes sont attendues chaque jour sur le site du Russey. C’est en tout cas ce que souhaitent les organisateurs. « Ce serait vraiment le top. C’est ce qu’on peut accueillir sur le site » détaille Jordan Pavy. Mais hors programmation, de nombreux critères seront déterminants dans le succès de cet événement. On pense évidemment aux conditions météorologiques, qui étaient venues perturber l’édition 2019. Petit changement cette année : une partie de la grande scène sera couverte, en cas de mauvais temps et abritera une partie du public. « On espère vraiment que ce sera une réussite, et croyez-moi, on se donne vraiment de la peine pour la bonne tenue de cet événement, et pour arriver à ces 5000 personnes par jour. Toute l’équipe est vraiment motivée à l’idée de repartir, tout le monde a envie de faire un bel événement cette année, pour faire encore de plus belles choses par la suite » clame le président du Pop’Cornes Festival.

Le festival est dans l’attente d’au moins 400 bénévoles et un appel a été lancé la semaine dernière. Des rôles bien différents sont à pourvoir au sein de l’événement. « Cela va de la restauration au bar, de la billetterie aux entrées, de la gestion au transport des artistes, de la gestion écologique, parce qu’on a décidé de mettre un point sur fort là-dessus cette année, comme par exemple avec une équipe qui fait le tri sur le site. Enfin il y a vraiment beaucoup de pôles différents, et chacun peut trouver sa place dans cet événement » explique Jordan Pavy.

 

Un point sur l’organisation

« Tout sera situé au même endroit, c’est la grande force qu’on a cette année par rapport à 2019 où nous étions éparpillés un peu partout » explique le président du festival. Le site verra le jour à côté du stade des Butiques, à la sortie du Russey en direction de Morteau. Un parking sera disponible à cet endroit, tout comme un camping gratuit, avec de la restauration de prévue : un brunch le matin, et une buvette l’après-midi ! Le tout juste à côté du site, pour que tout soit à disposition des festivaliers. Les places sont à retrouver directement sur le site internet du Pop’Cornes Festival mais également auprès des différents partenaires comme la FNAC. Au niveau des tarifs : 34€ pour le Pass 1 jour, 63€ pour le Pass 2 jours, et 92€ pour le Pass 3 jours. Un tarif réduit est proposé pour les moins de 14 ans.  

Non aux éoliennes. C’est ce que défend le collectif « Sauvons nos Crêts d’Usiers », qui milite afin d’empêcher l’implantation de ces mastodontes d’acier sur les communes de Sombacour, Bians les Usiers, Goux les Usiers, Septfontaines et ses environs.

Des habitants en colère

Le conseil municipal a pris cette décision et a signé un bail emphytéotique le 4 décembre 2020, sans trop concerter les habitants regrette Maryse Jeannin, ancienne maire du village et membre du collectif. L’ancienne édile reproche la non prise en compte de l’avis général sur le projet éolien et le manque de cohésion au sein du conseil municipal. « La population n’a été informée qu’un an après la signature du bail. C’est triste, le conseil aurait dû concerter la population. La population est vraiment remontée et en colère. Et le ressenti que j’en ai aujourd’hui, c’est que nos villageois ne sont pas pour » souligne Maryse Jeannin. Aujourd’hui, ce sont plus de 650 signatures qui ont été récoltées par ce collectif, afin d’empêcher la création de ce parc éolien « qui serait bâti sur des parcelles boisées qui devront être rasées, et se ferait au mépris des biens immobiliers, du patrimoine paysager, et de la biodiversité » déplore le collectif.

Un rassemblement public

Une réunion se tiendra le 26 février à la salle des fêtes de Sombacour afin de sensibiliser les habitants du secteur à ma face caché de l’éolien. Parmi les figures qui seront au rendez-vous, Antoine Waechter, homme politique écologiste, candidat des Verts à l’élection président de 1988, ingénieur écologue, interviendra et répondra aux interrogations des habitants, tout comme Marie-Christine Chanez, présidente du Crecep (Collectif Régional d’Experts et de Citoyens pour l’Environnement et le Patrimoine). Cette réunion devrait permettre aux personnes indécises sur ce sujet de pouvoir se forger un avis concernant le projet éolien prévu sur la commune de Sombacour, et offrira une autre ersion de l’éolien que celle présentée en décembre dernier par les promoteurs éolien et la mairie de Sombacour.

 

Maryse Jeannin, habitante de Sombacour, ancien maire de Sombacour, et membre du collectif « Sauvons nos Crêts d’Usiers » : 

 

A quelques jours des vacances de Noël, comment se porte le tourisme dans le Haut-Doubs ? Nous avons fait le point avec Sébastien Populaire, président de l’office du tourisme du Pays du Haut Doubs.

 

Deux éléments essentiels, la météo et les conditions sanitaires

« On est sur la même lignée de ce qui se fait traditionnellement sur cette période-là » souligne l’élu. Un indicateur est d’ailleurs primordial pour estimer la fréquentation de ce territoire pendant les vacances de Noël : le taux de réservations sur les unités d’hébergement. « Actuellement, il est de 60% en ce qui concerne le pays du Haut-Doubs pour la première semaine, et de 75% pour la deuxième semaine » confie Sébastien Populaire. Un engouement qui ne régresse pas en partie grâce à deux paramètres importants : la météo et les conditions sanitaires encore souples. Effectivement, les récentes chutes de neige ont enfin recouvert les monts du pays du Haut-Doubs d’un épais manteau blanc, et d’autres précipitations sont encore prévues dans le courant de la semaine prochaine. Le soleil est aussi au rendez-vous puisqu’il vient accompagner au quotidien les activités des touristes qui profitent déjà du domaine. « Tous ces éléments météorologiques font un très bon cocktail ! » s’enthousiasme l’élu du Haut-Doubs. Par ailleurs, il n’y a actuellement pas de grosses restrictions par rapport aux conditions sanitaires, dans une région « grands espaces » qui propose majoritairement des activités de plein air. « Ça engage les gens à venir. Notre territoire est très favorable à la réalisation d’activités très sécuritaires compte tenu de la crise sanitaire » souligne Sébastien Populaire.

 

Un large éventail d’activités

La plupart des touristes venant profiter du pays du Haut-Doubs en période hivernale proviennent de Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que des régions alentours comme le Grand Est et l’Auvergne-Rhône-Alpes. On compte aussi quelques visiteurs issus de Paris et du Nord. Une fois de plus, l’attractivité du pays du Haut-Doubs réside dans ses grands espaces et ses activités de plein air. « La grande majorité des touristes viennent effectivement pour les sports de glisse » explique le président de l’office du tourisme du Haut-Doubs. « Mais, la fermeture du ski alpin l’année dernière fait découvrir d’autres activités à ces personnes, qu’ils vont continuer de pratiquer. On a aussi pas mal de choses autour de la gastronomie, et ça nous permet d’avoir un mélange assez diversifié, que ce soit pour les activités de plein air ou d’intérieur. Et nous avons des professionnels très sérieux qui respectent les protocoles sanitaires. Tout ça fait qu’on est une région particulièrement attirante, on a tout un éventail d’activités à proposer » poursuit-il.

 

Entretien avec Sébastien Populaire :

La station de Métabief se prépare doucement à la saison hivernale qui approche à grands pas. L’ouverture de l’ensemble du domaine skiable est prévue du 17 décembre 2021 au 13 mars 2022. Et si l’enneigement le permet, l'ouverture partielle du domaine sera possible les 4 et 5 décembre, du 11 au 16 décembre, ainsi que du 14 au 27 mars. Focus sur la station de Métabief, à l’aube de son ouverture.

 

La mise en place de la saison hivernale

 

La station de Métabief, au cœur des montagnes du Jura, propose un domaine skiable avec 41 pistes sillonnant le massif du Mont d’Or avec une vue imprenable sur la chaîne des Alpes et le Mont Blanc. Les 3 secteurs de Métabief, Superlongevilles et Piquemiette sont entièrement reliés, accessibles à tous, et avec chacun leurs spécificités à découvrir et apprécier. Aujourd’hui, l’heure est à l’organisation et à la mise en place de la saison, à quelques semaines de son ouverture. « Effectivement, nous sommes en pleine préparation de la saison hivernale. C’est une période un peu intermédiaire pour nous » indique Cyrielle Viey, de l’office du tourisme du Haut-Doubs, et responsable communication. « Il y a toujours un peu de randonnées, mais ça dépend beaucoup de la météo. Ça a l’air de bien s’annoncer pour l’instant ! Mais l’idée actuellement à l’office de tourisme, c’est vraiment la préparation de la saison hivernale » poursuit-elle.

 

S’adapter, le maître-mot

 

« On prépare la communication autour de toutes les activités qu’on va pouvoir proposer sur la station de Métabief, comme bien évidemment le ski alpin. Mais également les activités autour, comme le VTT sur neige, le biathlon, le ski de fond, la raquette, la luge, etc. Il y a des petites nouveautés aussi depuis quelques années, comme la cascade de glace, ou encore les trottinettes sur neige. Il y a vraiment pas mal d’activités de découverte de la montagne et de la neige ! » souligne Cyrielle Viey. Des activités, qui pour l’instant, ne sont ni trop perturbées ni trop impactées par le passe sanitaire, duquel on peut se dispenser en plein air, pour l’heure. « Les mesures restent encore un peu floues, mais ça a l’air d’être plutôt bien engagé. On l’espère en tout cas. De toute façon, on a l’habitude d’être adaptables maintenant, donc quoiqu’il se passe, on sera prêts. Aussi bien au niveau des activités, que des prestataires, etc. On sait faire face maintenant ! » proclame la responsable communication de l’office du tourisme du Haut-Doubs.