Sévérine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, réagit à l’éventuelle nomination de Frédéric Bernard, maire de Chevroz, proche des idées du Rassemblement National, comme 1er vice-président de Grand Besançon Métropole. L’élection de l’exécutif est prévue lundi 20 avril.
Quelle est votre réaction à la possible entrée d’un élu proche du Rassemblement National dans l’exécutif de Grand Besançon Métropole ?
Nous avons là un nouvel exemple de la recomposition politique des droites, qui s’allient avec l’extrême droite dans des exécutifs. Cela fait suite à des alliances plus ou moins assumées lors des élections, comme on a pu le voir à Besançon avec M. Fagaut, élu notamment grâce au Rassemblement National et avec le soutien du collectif Némésis. Cela illustre une porosité de plus en plus forte entre les droites et l’extrême droite.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Certains parlent de démocratie. Vous, vous alertez sur les valeurs en jeu ?
Oui, tout à fait. Force est de constater que M. Fagaut, qui devrait être élu président de l’agglomération lundi selon la charte de gouvernance, a forcément son mot à dire dans les discussions qui ont permis de pré-désigner les vice-présidents. C’est un véritable problème qu’il assume aujourd’hui de gouverner le Grand Besançon avec le Rassemblement National. C’est une nouvelle digue qui saute. Et quand on l’entend dire que l’entrée de La France insoumise à la Ville de Besançon reviendrait à « faire entrer le loup dans la bergerie », on peut se demander si le loup n’est pas ailleurs. Il serait peut-être temps de s’interroger sur le fait de gouverner avec l’extrême droite, qui divise et attise la haine, alors que nous portons un projet humaniste et solidaire.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Ce sont justement ces notions de haine et de division qui vous inquiètent ?
Oui. Le Rassemblement National porte un projet politique qui va à l’encontre des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous devons donc nous y opposer de toutes nos forces. Nous refusons également la stratégie de dédiabolisation en cours, à laquelle ce type d’initiative participe. On assiste à une normalisation du RN dans des instances de gouvernance, y compris au niveau national, avec le soutien de la Macronie et de la droite. Nous dénonçons ces pratiques à tous les niveaux, local comme national, et nous ferons face à ces alliances que nous considérons comme contre nature et antirépublicaines.
Vous allez donc exprimer votre opposition lors du conseil communautaire ?
Oui, bien sûr. Nous ferons part de notre désaccord et de notre refus de normaliser un parti d’extrême droite qui ne défend pas les valeurs républicaines, mais s’y oppose. Il est essentiel de continuer à le rappeler.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Selon vous, Ludovic Fagaut peut-il refuser cette nomination ?
Personne ne peut sérieusement croire que le futur président de l’agglomération n’a pas été impliqué dans les discussions en cours. Il a nécessairement eu son mot à dire dans ces choix.
On l’apprend par la Ville de Besançon. Une plainte pour provocation à la haine a été déposée ce matin après la présence d’une banderole et de deux pancartes du collectif Némésis lors du Carnaval de Besançon ce dimanche après-midi. Les écrits associaient migrants et violeurs. La municipalité, par la voix du maire et de son équipe, condamne fermement ces faits et réaffirme son attachement aux valeurs de respect et de vivre‑ensemble.
Depuis la remise en lumière de la citadelle de Besançon, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, les interrogations se multiplient quant à son impact sur la biodiversité. Face à ces préoccupations, le nouveau maire de la ville, Ludovic Fagaut, a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux afin d’apporter des réponses et de clarifier la situation.
Un symbole du patrimoine local à valoriser
Dans cette intervention, l’édile rappelle d’emblée l’importance de la citadelle, véritable emblème du territoire. « C’est notre fleuron, notre symbole, et nous nous devons de la mettre en lumière », explique-t-il, soulignant son rôle dans le rayonnement de la ville. Conscient des enjeux environnementaux, le maire insiste sur les mesures déjà mises en œuvre pour limiter les impacts de l’éclairage sur la biodiversité. En attendant l’installation d’un nouveau dispositif, plusieurs ajustements ont été réalisés sur l’éclairage existant. Parmi eux, l’extinction des lumières dès 23h30, soit bien avant la limite autorisée par la réglementation fixée à 1h du matin. Autre mesure importante : l’absence totale d’éclairage à l’arrière du site, identifiée par les scientifiques comme une zone d’envol pour certaines espèces de chauves-souris particulièrement sensibles à la lumière.
Protection des espèces sensibles : des zones plongées dans l’obscurité
L’éclairage est désormais concentré sur les remparts et les guérites, tandis que les falaises ont été volontairement laissées dans l’obscurité. Ces dernières abritent en effet des espèces protégées comme le faucon pèlerin et le hibou grand-duc, dont la tranquillité est jugée prioritaire.
Un compromis temporaire entre patrimoine, écologie et énergie
Ces adaptations, réalisées sans changement d’équipement, sont présentées comme temporaires. Elles traduisent, selon Ludovic Fagaut, une volonté de trouver un équilibre « entre la valorisation de notre patrimoine, la préservation de la biodiversité et la maîtrise de notre consommation d’énergie ».
Vers un nouvel éclairage plus durable d’ici la fin de l’année
À plus long terme, un nouveau dispositif d’éclairage, actuellement à l’étude, devrait être mis en place d’ici la fin de l’année. Il ambitionne d’apporter une réponse plus durable et innovante à ces enjeux, en conciliant mise en valeur du site, respect des écosystèmes et sobriété énergétique. Une transition attendue pour la citadelle de Besançon, au cœur d’un délicat équilibre entre valorisation patrimoniale et préservation de l’environnement.
À Besançon, les élus du groupe Les Écologistes, Génération.s et société civile, emmenés par l’ancienne maire Anne Vignot, demandent au maire Ludovic Fagaut la mise en place d’un plan d’urgence face au choc pétrolier.
Ils proposent un ticket Ginko à 0,50 €, plus de parkings de covoiturage, des itinéraires cyclables renforcés et un soutien accru au CCAS. Le courrier appelle aussi à accélérer la transition énergétique pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.
À l’occasion de l’une de ses premières sorties officielles, le nouveau maire de Besançon a choisi d’aller à la rencontre des policiers municipaux bisontins, ce mardi 31 mars. Un déplacement hautement symbolique, qui marque la volonté de l’édile de faire de la sécurité un axe central de son mandat.
Une première visite sous le signe du soutien aux forces municipales
Face aux agents de la police municipale, actuellement au nombre de 54, le maire a tenu à adresser un message clair : la sécurité est « la première des libertés » et une priorité politique affirmée. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté de proximité avec les équipes de terrain, mais aussi dans un engagement concret : soutenir les agents dans leurs missions et les accompagner en cas d’agression, notamment par des dépôts de plainte systématiques et une protection juridique renforcée.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Des effectifs appelés à augmenter rapidement
Le renforcement des moyens humains constitue l’un des axes majeurs annoncés. Trois nouvelles recrues sont attendues dans les prochains jours, venant étoffer un effectif que la municipalité juge encore insuffisant. Douze postes restent actuellement à pourvoir, mais le nouvel édile souhaite aller plus loin. Lors du prochain conseil municipal, il entend faire voter une augmentation des moyens dédiés afin d’accélérer les recrutements dans le cadre du budget 2026. L’objectif affiché : renforcer durablement la présence de la police municipale sur le territoire bisontin.
Vers une police municipale mieux équipée
Autre annonce forte : la volonté d’armer la police municipale. Face à des agents souvent en première ligne, la municipalité souhaite « monter en gamme » en matière d’équipement. Cette évolution doit se faire en concertation avec les agents, tant sur le choix des armes que sur les besoins en formation. Le maire insiste également sur la nécessité d’un dispositif homogène, refusant l’idée d’une police municipale « à géométrie variable ». Des aménagements matériels seront nécessaires, notamment pour le stockage sécurisé des équipements.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une organisation repensée et des missions élargies
La municipalité souhaite également faire évoluer l’organisation opérationnelle. Parmi les pistes évoquées : la mise en place de patrouilles de nuit sur la base du volontariat, le développement de la police de proximité avec davantage de patrouilles pédestres, et une meilleure adaptation aux réalités du terrain. Une réflexion est engagée pour élargir les missions dans le respect du cadre légal, tout en renforçant la complémentarité avec la police nationale.
Vidéoprotection et tranquillité publique en ligne de mire
Le renforcement de la vidéoprotection figure également parmi les priorités. En parallèle, la municipalité entend agir sur des problématiques de tranquillité publique, notamment dans le centre-ville, où certains secteurs sont confrontés à des situations de mendicité agressive.*
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
De nouveaux projets à l’étude
Plusieurs dispositifs sont en réflexion, comme la création d’une brigade canine ou encore le développement d’unités de nuit pour assurer une présence élargie. Le dossier du commissariat de Planoise a également été relancé, en lien avec les autorités nationales, même si sa concrétisation dépendra de décisions à plus long terme.
Une feuille de route sécuritaire assumée
À travers cette première sortie officielle, le nouveau maire donne le ton : renforcer les effectifs, équiper davantage les agents et adapter l’organisation aux enjeux actuels. Une orientation claire, qui place la sécurité au cœur de l’action municipale et qui devrait se traduire concrètement dès le prochain budget.
Premier déplacement officiel pour le nouveau maire de Besançon, Ludovic Fagaut, ce mardi après‑midi. Il se rendra au commissariat de police municipale pour rencontrer les équipes et leur témoigner son soutien. L’édile y présentera aussi ses priorités : une ville « plus sûre, plus propre et plus apaisée ». Un message fort pour marquer le début de son mandat et afficher sa volonté de travailler étroitement avec les agents de terrain.
L’élection de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon a été suivie d’un conseil municipal d’installation particulièrement tendu. À peine proclamé maire, l’élu a refusé de donner la parole à l’opposition, excepté à Anne Vignot, l’ancienne maire battue, provoquant le départ des élus de l’opposition et l’annonce d’un recours devant le tribunal administratif.
Un droit de parole contesté
Selon les élus de gauche (socialistes, écologiques, communistes et insoumis), le maire a enfreint le règlement intérieur, notamment l’article 15, en refusant que les conseillers d’opposition puissent intervenir individuellement. Seule Anne Vignot, maire sortante, a été autorisée à s’exprimer au nom de la coalition. Ils dénoncent un « déni de démocratie » et affirment que les délibérations adoptées en leur absence « ne respectent pas les règles en vigueur ». Ils annoncent saisir le tribunal administratif pour en demander l’annulation.
La défense du maire
Interrogé à l’issue de la séance, Ludovic Fagaut a justifié sa décision en invoquant le cadre réglementaire. Le maire estime que l’opposition « avait toute latitude pour s’exprimer » après le discours d’Anne Vignot, mais qu’elle a voulu « transformer la séance en tribune politique très partisane ». Il appelle désormais à des débats « plus apaisés » pour la suite du mandat.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Accusations d’insultes
La séance a également été marquée par des accusations d’injures. L’élue insoumise Séverine Véziès affirme avoir été visée par des propos insultants. Ces faits, s’ils étaient confirmés, pourraient encore tendre un climat politique déjà crispé.
Un début de mandat sous haute tension
Entre contestation du droit de parole, départ de l’opposition et annonce d’un recours, ce premier conseil municipal laisse entrevoir un mandat débutant dans un climat de forte polarisation politique. La justice administrative sera sans doute amenée à trancher sur la régularité des décisions adoptées lors de cette séance d’installation.
Malgré la tension qui régnait vendredi soir au conseil municipal d’installation de la nouvelle majorité à la suite des scrutin des 15 et 22 mars derniers, le nouveau maire bisontin, Ludovic Fagaut a fait procéder au vote des 16 adjoints pressentis, accompagnés de leurs responsabilités pour les six, voire sept, prochaines années.
Le premier conseil municipal du maire Ludovic Fagaut, marqué par de vives tensions et le départ de l’opposition, pourrait connaître des prolongements bien au-delà de l’enceinte de l’Hôtel de Ville. La minorité municipale a en effet décidé de porter le conflit sur le terrain juridique.
Une rupture politique assumée
La séance, consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, a rapidement dégénéré après l’intervention de l’ancienne maire, Anne Vignot. Privés de prise de parole selon leurs dires, les élus d’opposition ont dénoncé un fonctionnement qu’ils jugent contraire aux règles démocratiques. Malgré une suspension de séance, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin a notamment pointé des manquements au règlement intérieur. Dans la foulée, l’ensemble de la minorité, dont Anne Vignot et Séverine Véziès, a quitté la salle, marquant une rupture nette avec la majorité.
Le choix de la voie juridique
Mais au-delà du geste politique, c’est surtout la suite donnée à cet épisode qui retient l’attention. Les élus de la minorité annoncent désormais leur intention de saisir les autorités compétentes. Un signalement va être adressé au préfet dans le cadre du contrôle de légalité. Objectif : faire examiner les conditions dans lesquelles certaines délibérations ont été adoptées en leur absence. Dans le viseur de l’opposition, plusieurs décisions votées après leur départ, qu’ils estiment entachées d’irrégularité.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Le dossier sensible du CCAS
Parmi les points les plus contestés figure la composition du conseil d’administration du Centre communal d’action sociale (CCAS). La réglementation impose une représentation proportionnelle de la majorité et de l’opposition. Or, selon la minorité, la liste adoptée ne respecterait pas cette exigence, remettant en cause la légalité même de la délibération. Cet élément pourrait constituer le cœur du recours à venir.
Vers un recours devant le tribunal administratif
Au-delà du signalement au préfet, les élus d’opposition n’excluent pas de saisir le tribunal administratif. Une telle démarche viserait à obtenir l’annulation des délibérations contestées et à faire reconnaître d’éventuels manquements aux règles de fonctionnement des assemblées locales. Cette stratégie marque une montée d’un cran dans l’opposition politique, qui choisit désormais le terrain juridique pour faire valoir ses droits.
Un début de mandat sous pression
En poursuivant la séance malgré le départ de l’opposition, Ludovic Fagaut a fait le choix de la fermeté. Une position qui pourrait désormais être mise à l’épreuve par le contrôle de légalité. Ce premier conseil municipal ne se limite donc pas à un affrontement politique : il ouvre une séquence potentiellement contentieuse, qui pourrait peser sur le début de la mandature. À Besançon, le débat démocratique se joue désormais aussi devant les instances administratives.
Dans un discours d’investiture empreint de gravité et d’émotion, le nouveau maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a officiellement pris ses fonctions devant élus, agents municipaux et habitants. Dès les premiers mots, l’édile de droite a insisté sur « le sens aigu de la responsabilité » qui accompagne son entrée en fonction, dans un moment qu’il a qualifié de « solennel ». Remerciant les Bisontines et les Bisontins pour leur confiance, il a également salué le travail des services municipaux et l’engagement des acteurs locaux, qu’il considère comme « le cœur battant de Besançon ».
Une alternance historique après des décennies de continuité
L’arrivée de Ludovic Fagaut marque un tournant politique majeur pour Besançon. Après 73 ans d’une même majorité, la ville change de cap. Sans renier l’héritage de ses prédécesseurs, parmi lesquels Robert Schwint, le nouveau maire a souligné l’ouverture d’« un nouveau chapitre ». Il a insisté sur une volonté de continuité dans le respect de l’histoire locale, tout en affirmant une rupture dans la méthode et les priorités.
Un maire “pour toutes et tous”
Au cœur de son intervention, Ludovic Fagaut a martelé un message d’unité. Il s’est engagé à être « le maire de toutes les Bisontines et de tous les Bisontins, sans distinction », plaçant les habitants au centre de son action. Cette posture se traduit par une promesse de gouvernance participative : renforcement des conseils de quartier, réunions publiques régulières , présence accrue des élus sur le terrain et création de référents de quartier L’objectif affiché : réconcilier les citoyens avec l’action publique locale.
Des priorités claires : sécurité, attractivité et cadre de vie
Le nouveau maire a détaillé les grands axes de son mandat, articulés autour de plusieurs exigences : rassembler, agir, protéger et obtenir des résultats concrets.
Sécurité renforcée
Parmi les premières mesures annoncées : recrutement et armement de la police municipale, déploiement de caméras de vidéoprotection et lutte contre la délinquance et la mendicité agressive
Relance économique et culturelle
Ludovic Fagaut veut repositionner Besançon comme une capitale régionale dynamique, notamment via : le développement de zones d’activité économique, la coopération avec Grand Besançon Métropole, la réhabilitation d’équipements culturels comme un auditorium
Amélioration du cadre de vie
Le maire promet également une ville « plus belle, plus propre et plus vivante » : embellissement urbain (fleurissement, mise en lumière du patrimoine), valorisation de sites emblématiques comme la Citadelle, animation des rives du Doubs, ajustement du stationnement pour fluidifier la circulation.
Une méthode axée sur le terrain et le dialogue
Au-delà des annonces, Ludovic Fagaut a insisté sur la méthode : une action publique « au plus près du terrain ». Il souhaite instaurer une démocratie locale plus directe, fondée sur l’écoute, la concertation et la co-construction. Des « assises thématiques » seront organisées sur des sujets clés comme la sécurité, le commerce, la santé ou la transition écologique.
Un appel à la mobilisation collective
« Conscient de l’ampleur de la tâche », le nouveau maire a affirmé qu’il ne pourrait réussir seul. Il a lancé un appel à l’ensemble des forces vives du territoire : acteurs économiques, associatifs, élus et citoyens. « Ce mandat ne sera pas le mien, mais le nôtre », a-t-il déclaré, tendant la main à toutes les bonnes volontés.
Une ambition affichée : faire rayonner Besançon
En conclusion, Ludovic Fagaut a placé son mandat sous le signe de l’audace et de la confiance. Refusant « la résignation » et « la peur de l’avenir », il ambitionne de faire de Besançon « une ville qui inspire et qui rayonne ». Une promesse forte, à l’image de cette prise de fonction : rassembler, transformer et redonner fierté aux Bisontins.