Au Café du Temps, à deux pas de la gare Viotte, Ludovic Fagaut, chef de file de la liste « Ensemble, Besançon Avance », a présenté les grandes lignes de son projet « Besançon Confluence », un programme structuré autour de l’attractivité touristique, culturelle, commerciale et sportive de la ville. Entouré de plusieurs membres de son équipe — dont le député Laurent Croisier, Patrick Bouzat, Serge Couesme (ancien président de l’Union des Commerçants de Besançon), Anne Falga et Frédérique Thomas-Maurin ( conservatrice honoraire des musées) — il a détaillé une vision qui entend « reconnecter Besançon à ses richesses originelles ».
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Un axe stratégique : de la gare à la Citadelle, en passant par le Doubs
Le lieu de la conférence n’a rien d’un hasard. Pour Ludovic Fagaut, l’avenir de Besançon se joue sur un axe majeur : gare – centre-ville – Citadelle, avec un rôle central donné à la rivière, « trop longtemps ignorée ». L’ambition affichée : redonner à Besançon son statut de capitale économique, culturelle et touristique du territoire.
“Besançon Confluence” : un projet transversal en 18 mesures
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Le candidat a déroulé un programme dense, structuré autour de 18 propositions. En voici les principales lignes :
1. Fort Griffon : transformer le site en destination touristique majeure, en partenariat avec le Département et des investisseurs nationaux.
2. Quartier Battant : réhabiliter le secteur grâce au droit de préemption pour lutter contre les vitrines vacantes et créer un “petit Montmartre bisontin”.
3. Incubateurs de commerces à Battant : aider les jeunes commerçants à s’installer à moindre coût et instaurer une charte esthétique pour vitrines et enseignes.
4. Fleurissement intelligent : rendre la ville plus colorée, réintroduire l’horloge florale, à proximité de la Gare Viotte de Besançon.
5. Berges du Doubs : créer des espaces conviviaux : terrasses, musique, détente.
6. Place de la Révolution : animations régulières, renforcement des marchés, programmation annuelle.
7. Musée des Beaux‑Arts : développer des partenariats internationaux pour valoriser les collections.
8. “La rue à nos artistes et sportifs” : autoriser artistes et sportifs locaux à se produire en ville.
9. Place du 8 Septembre : scénographies lumineuses, valorisation de Charles Quint et des Granvelle.
10. Îlot Saint‑Paul : créer un hostel pour les touristes itinérants (EuroVélo 6, Via Francigena).
11. Grand événement autour du temps : s’appuyer sur le label UNESCO pour créer un événement d’envergure.
12. Palais Granvelle : relancer un projet culturel ambitieux, réhabiliter la cour et les ailes inachevées.
13. Kursaal : transformer le bâtiment en auditorium acoustique de référence.
14. Place Victor Hugo : réaménager la place, valoriser l’héritage littéraire, créer des navettes électriques vers la Citadelle.
15. Friche artistique / Rodia : en faire un pôle de création pour le spectacle vivant.
16. Besançon, capitale du sport nature : créer un label “Besançon Sport Nature” et des offres touristiques dédiées.
17. Citadelle : Réillumination économe du site, navettes fréquentes, spectacles son et lumière, accueil de séminaires.
18. Complexe Sport & Spectacle sur le secteur des 408 : un équipement multifonctionnel d’envergure, combinant équipement sportifs et salle de spectacle, en partenariat public‑privé, intégrant le domaine sport‑santé.
Battant : vers une rénovation urbaine d’ampleur
Interrogé sur le quartier Battant, Ludovic Fagaut a confirmé vouloir l’inscrire dans une démarche de rénovation urbaine, à l’image de Planoise, en s’appuyant sur son statut de Quartier Prioritaire de la Ville pour obtenir des financements de l’État.

Accès à la Citadelle : navettes d’abord, câble peut‑être
L’accès difficile à la Citadelle reste un frein majeur. Le candidat propose des navettes électriques fréquentes depuis la place Victor Hugo, la réouverture du dossier auprès du ministère de la Culture et n’écarte pas l’option d’un transport par câble, sous réserve d’un feu vert de l’État.
Une stratégie assumée : faire de l’attractivité le moteur du mandat
Avec “Besançon Confluence”, Ludovic Fagaut veut replacer l’attractivité au cœur du projet municipal. Une vision qui entend conjuguer tourisme, culture, commerce, sport et patrimoine, en misant sur une approche transversale et une reconquête des espaces publics.
Ce samedi 15 novembre, Ludovic Fagaut a inauguré la permanence de campagne de son équipe Ensemble Besançon Avance, au 107 Grande Rue, au centre-ville bisontin. Ce lieu, ouvert à tous, se veut « espace d’écoute et de mobilisation citoyenne ». Les premiers résultats du questionnaire estival ont été dévoilés : sécurité, animations au centre-ville et réouverture du pont de la République figurent parmi les priorités des 3 000 répondants. La permanence est ouverte tous les jours, y compris les dimanches de décembre.
Infos pratiques :
Du lundi au vendredi : 10h – 12h / 14h – 19h
Le samedi : 10h – 19h
Et chaque dimanche de décembre
Sans aucune surprise, dans un communiqué de presse, Le MoDem du Doubs et sa présidente Anne Falga annoncent leur soutien à Laurent Croizier et Ludovic Fagaut, porteurs d’un projet de rassemblement pour Besançon. « Après six années marquées par une gestion jugée clivante et polémique », le mouvement appelle « à tourner la page et à remettre les préoccupations concrètes des Bisontines et Bisontins au cœur de l’action municipale : sécurité, mobilité, propreté et qualité de vie ».
Politique. Le candidat Ludovic Fagaut traverse sa première zone de turbulences médiatiques après la diffusion d’une photographie où il apparaît aux côtés du boxeur dolois Bilel Latrèche, condamné en première instance à huit mois de prison avec sursis pour violences conjugales. Le sportif a fait appel de la décision du tribunal de Dijon. Dans ce contexte politique, Ludovic Fagaut organise ce soir un meeting de l’union de la droite, du centre et de la société civile, aux côtés du député Laurent Croizier et de la conseillère municipale Nathalie Bouvet. Rendez-vous, à 19h, au Petit Kursaal bisontin.
L’annonce était attendue, elle est désormais officielle : le député MoDem du Doubs Laurent Croizier et le conseiller municipal Les Républicains Ludovic Fagaut, également 1er Vice-président du conseil départemental du Doubs, unissent leurs forces pour les élections municipales de mars prochain à Besançon. Sous la bannière « Ensemble, Besançon avance », le duo entend incarner une « union du centre gauche, au centre et la droite républicaine » et promet de tourner la page des divisions qui avaient marqué la précédente campagne de 2020. « Nous avons appris de nos erreurs. En 2020, la division a conduit à six ans de chaos municipal. Les Bisontines et les Bisontins nous demandent aujourd’hui de nous rassembler », a déclaré Ludovic Fagaut, chef de file de l’opposition municipale, en conférence de presse ce samedi matin.
Une alliance “naturelle” après dix ans de collaboration
Les deux élus, qui se connaissent de longue date – leur première coopération remonte à 2013 – présentent leur union comme une suite logique de leur travail commun au sein du conseil municipal et de Grand Besançon Métropole. « De représentants de l’opposition, nous devenons naturellement candidats au service d’un même projet pour Besançon », a expliqué M. Fagaut. « Notre seule boussole sera Besançon, et rien que Besançon », a renchéri M. Croizier, insistant sur une démarche « d’ouverture, de responsabilité et d’humilité ». L’alliance, qualifiée par les deux hommes d’« acte fondateur », vise à rassembler du centre gauche au bloc central jusqu’à la droite républicaine, sans exclusive partisane. « Ce n’est pas Paris qui décidera de ce qui se passera à Besançon », a martelé Ludovic Fagaut, écartant toute logique d’appareil.
L'interview de la rédaction : Laurent Croizier
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une vision en cinq axes pour “la ville des possibles”
Le tandem Fagaut–Croizier a décliné sa feuille de route autour de cinq axes structurants : Redonner à Besançon sa place de capitale économique, sportive, culturelle et touristique ; assurer la sécurité et la tranquillité publique ; réanimer les quartiers et la vie urbaine ; valoriser la fierté bisontine, le patrimoine et l’environnement et faciliter les déplacements et la vie quotidienne. « Ce n’est pas un empilement de mesures, mais une vision claire, stratégique et structurante », a résumé le chef de file de l’actuelle opposition « Besançon Maintenant ». Le programme complet sera dévoilé progressivement « dans les semaines et mois à venir », avant le scrutin des 15 et 22 mars 2026.
Une campagne placée sous le signe de l’ordre et de la sérénité
Les deux élus dénoncent « les polémiques incessantes » et « la crise de gouvernance » du mandat sortant. Ils jugent que « les relations exécrables entretenues avec l’État et les acteurs économiques freinent le développement de la ville ». « Besançon doit redevenir une locomotive, pas une ville repliée sur elle-même », a insisté le parlementaire doubiste, rappelant la nécessité d’un dialogue constructif entre la mairie, Grand Besançon Métropole et les communes de l’agglomération. Le mot d’ordre est posé : sécurité, respect et bon sens. « Besançon a besoin d’ordre et de sérénité pour redevenir une ville paisible et fière de son identité ».
L'interview de la rédaction : Laurent Croizier
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une liste ouverte, en construction
Les deux principaux acteurs de cette union revendique une ouverture à la société civile et assure que la future liste ne sera pas « une addition de cartes de partis politiques ».
Les discussions se poursuivent pour élargir le rassemblement, notamment vers des personnalités du centre gauche. Les deux hommes confirment tendre la main à d’autres figures locales – dont Éric Delabrousse ou encore Nicolas Bodin – tout en fixant une « frontière claire » : « du centre gauche à la droite républicaine ». Le nom de la liste, « Ensemble, Besançon avance », sera celui d’une équipe « solide, expérimentée et rassemblée ». Une première lettre d’union, tirée à 65 000 exemplaires, est distribuée dès ce week-end dans plus de 65.000 boîtes aux lettres bisontines.
Un message de responsabilité et de rassemblement
À cinq mois du scrutin, l’union Fagaut–Croizier espère incarner une alternative crédible à la majorité sortante. « Nous prenons nos responsabilités, nous les assumons. Ce n’est pas un choix d’appareil, c’est un choix de projet, un choix de Besançon », a conclu Ludovic Fagaut.Les deux candidats promettent une campagne « au service des habitants », faite « d’écoute, d’ouverture et d’exigence ». Le ton est donné.
Le communiste Hasni Alem, adjoint à la mairie de Besançon, dénonce vivement l’absence de Ludovic Fagaut et du parti Les Républicains à la cérémonie d’hommage aux victimes du 7 octobre et de lutte contre l’antisémitisme à Besançon. Selon lui, ce boycott constitue « un reniement du devoir républicain et affaiblit le combat contre la haine ».
Il fustige une attitude qu’il juge « incohérente et opportuniste », et regrette que le parti gaulliste préfère « la polémique au rassemblement ». Pour Hasni Alem, « honorer les victimes de la barbarie ne relève d’aucun calcul politique, mais d’une exigence de conscience. »
Dans un communiqué de presse, le député Modem Laurent Croizier annonce l’ouverture de discussions avec Ludovic Fagaut (LR) en vue d’un « grand rassemblement » en vue des municipales de Besançon. Il dénonce cinq années de gestion écologiste marquées, selon lui, « par des débats accessoires, au détriment de la sécurité, de l’emploi et de la qualité de vie ». L’alternance est jugée « vitale » pour redonner à la ville « sérénité et ambition ». Précisons qu’Éric Delabrousse, le candidat du parti Horizons d’Edouard Philippe, tiendra une conférence de presse mardi, à la mi-journée, avec Agnès Martin ( Renaissance).
C’est depuis le Mémorial des Glacis, haut lieu de mémoire, que Ludovic Fagaut (Les Républicains) a officialisé ce mardi sa candidature à la mairie de Besançon pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Déjà chef de file de l’opposition municipale depuis 2020, l’élu entend incarner « une grande union républicaine » allant du centre-gauche à la droite républicaine.
Une candidature sous le signe du rassemblement
Dans un discours long et solennel, Ludovic Fagaut a martelé son appel à dépasser les clivages partisans : « Je ne serai pas le candidat d’un parti. Je serai le candidat des Bisontines et des Bisontins. » L’actuel 1er vice-président du conseil départemental du Doubs, battu de seulement 567 voix en 2020 face à l’écologiste Anne Vignot, entend cette fois fédérer un large arc républicain contre ce qu’il qualifie de « dogme sectaire » et « d’idéologie mortifère » portée selon lui par l’extrême gauche. Son collectif, « Besançon maintenant », se veut le laboratoire de ce rassemblement.
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Le poids de l’expérience et de la proximité
Fort de onze années d’expérience municipale, dont six passées comme leader de l’opposition, Ludovic Fagaut insiste sur sa connaissance des dossiers locaux et son ancrage de terrain : « Être maire ne s’improvise pas. Être maire se construit avec philosophie, stratégie et expertise. ». L’élu revendique avoir sillonné sans relâche les quartiers, les associations et les commerces de la ville pour construire un projet « concret, pragmatique et à l’écoute des habitants ».
Un projet municipal articulé autour de plusieurs priorités
Ludovic Fagaut a esquissé les grandes lignes de son programme municipal, qu’il promet de détailler dans les prochaines semaines :
L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut
Une vision historique et symbolique de Besançon
Tout au long de son allocution, Ludovic Fagaut a puisé dans l’histoire et le patrimoine bisontins pour nourrir son récit politique. De la Besançon romaine à l’héritage de Vauban, en passant par Victor Hugo ou Stendhal, il a rappelé que « Besançon n’a jamais été l’œuvre d’un seul homme », mais bien « le fruit d’une construction collective ».
Une campagne qui s’annonce polarisée
En s’érigeant comme le candidat de l’ « union républicaine », Ludovic Fagaut cherche à élargir son socle électoral au-delà de la droite traditionnelle. L’élu mise « sur le rejet d’Anne Vignot », actuelle maire écologiste soutenue par La France insoumise, qu’il accuse de « divisions » et de « dogmatisme ». À moins de six mois du scrutin, sa déclaration lance officiellement une campagne qui s’annonce tendue, où les thèmes de la sécurité, du cadre de vie et de l’identité bisontine devraient occuper une place centrale.
Le groupe Besançon Maintenant dénonce la décision de la maire de Besançon de hisser le drapeau palestinien sur l’Esplanade des Droits de l’Homme, en parallèle du discours du Président de la République à l’ONU. « Cette initiative, en contradiction avec la décision du tribunal administratif de juin dernier et les rappels du ministère de l’Intérieur, constitue une provocation à visée politique et électoraliste » écrit Ludovic Fagaut. .
Et de rappeler que : « dans un contexte international tendu, nous réaffirmons que les bâtiments publics doivent rester des espaces neutres et rassembleurs, conformément au principe de neutralité des services publics. Ce geste risque d’alimenter les divisions alors que notre ville a besoin d’apaisement ».
Que l’édition 2025 de « livres dans la Boucle » suscite de nombreux tumultes. Selon le communiqué de « Besançon Maintenant », qui dénonce « la gestion chaotique et idéologique d’Anne Vignot, la maire de Besançon et de son équipe municipale », après la déprogrammation de l’essayiste Raphaël Enthoven, qui pourrait finalement être reprogrammé. Ludovic Fagaut évoque dans cet écrit « un mail qui a fuité » et qui semble évoquer une autre décision. Selon l’opposant de droite, Anne Vignot devrait faire marche arrière « sous la pression du Président d’honneur David Foenkinos, de différents auteurs et acteurs économiques du monde du livre et sous la pression populaire et politique ».
Rappelons que Raphaël Enthoven avait été déprogrammé suite à ses propos tenus sur X, ex-twitter, sur la présence des journalistes palestiniens à Gaza. L’organisateur avait évoqué des raisons de sécurité. Le groupe d’opposition Besançon Maintenant, par la voix de Ludovic Fagaut, appelle à dépasser les clivages partisans et à défendre une culture ouverte, capable de rassembler au-delà des sensibilités politiques.