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Annoncés la semaine dernière, les résultats du BAC en Franche-Comté pour les lycées généraux se sont trouvés en baisse par rapport à l’année dernière. 91,5% des francs-comtois ont obtenu leur diplôme dès la première session. Pour le lycée Victor Considerant en revanche, ce taux de réussite se porte à 98%, dans la lignée des bons résultats des dernières années. 

Un lycée à taille humaine

La CPE du lycée, Mme Richard, arbore un grand sourire au moment de nous donner les résultats précis de son établissement : “85 élèves sur 87 ont obtenu leur bac dès la première session”. Avec 10 mentions très bien et un élève qui frôle les félicitations du jury avec une moyenne de 17,5, le lycée Victor Considerant peut être fier du travail des élèves et de son équipe. En dehors de l'accompagnement de l'équipe enseignante et administrative, Maryline Richard nous confie que les ingrédients de cette réussite se trouvent aussi dans la taille réduite de l'établissement. “On accueille 250 à 300 élèves chaque année, c’est sûr que ça permet un accompagnement plus personnalisé, on est là pour les élèves pour parler autant de leurs problèmes scolaires que personnels".

Un accompagnement continu

Après la période compliquée socialement pour les élèves avec les confinements successifs, cette réussite est d’autant plus significative. Mme la CPE le rappelle : “ce sont des élèves qui ont vécu deux années de seconde et de première anormales”. De plus, avec la réforme du Baccalauréat, les équipes du lycée ont dû s'adapter pour faire face à cette nouvelle formule. Celle-ci "occasionne un stress différent, échelonné sur la durée et non sur une semaine”, selon Mme Richard, qui nécessite forcément un accompagnement différent. Un accompagnement qui n’en finit pas et qui est encore présent cette semaine, au moment des rattrapages, pour les deux derniers élèves passant les épreuves de deuxième session aujourd’hui et vendredi.

Demain, les résultats définitifs seront donc enfin disponibles et on pourra savoir si le lycée de Salins-les-Bains réalise le résultat parfait avec 100% de réussite pour ses élèves de terminale : “les deux élèves ont pu choisir et travailler les matières spécifiques avec leurs professeurs, on a confiance” conclut Mme Richard. 

 

L'interview de la rédaction / Maryline Richard     

Le mineur de 15 ans ayant survécu à l'accident ayant couté la vie à 4 de ses camarades a été entendu par les enquêteurs le samedi 29 janvier. Il a confirmé que c'était la jeune majeure, seule titulaire du permis de conduire dans le groupe, qui était au volant du véhicule. Il n’a pas constaté de vitesse excessive, ce qui a été confirmé par l’exploitation d'une vidéo filmant la route en amont du lieu de l'accident. Par ailleurs, les examens toxicologiques ont établi que la conductrice n'avait consommé aucun produit susceptible d'affecter sa vigilance ou ses capacités à la conduite.

 

Une route verglacée qui conduit au drame

Mercredi 19 janvier, le groupe d'amis avait projeté de se rendre au bord du lac de Chalain à un endroit bien connu de la conductrice pour y passer un peu de temps. Cependant une barrière interdisant l'accès au lieu où ils avaient prévu d'aller, ils avaient alors décidé d'aller au domaine de Chalain, dans un endroit où ils ne s'étaient jamais rendus ensemble auparavant, a expliqué le témoin. Il précise ensuite que la conductrice roulait à une vitesse adaptée, mais que dans une légère courbe à droite, le véhicule serait allé tout droit. Et que malgré les tentatives de la conductrice pour rectifier la trajectoire, le véhicule avait quitté la route, pour ensuite tomber dans la pente en faisant des tonneaux avant d'entrer dans l'eau à l'envers.

 

Un témoin miraculé

Le jeune homme a indiqué avoir pu se détacher et sortir du véhicule par une vitre brisée. Il se trouvait alors à un endroit où il n'avait pas pied. Il a ensuite nagé sur environ un mètre pour rejoindre la berge, avant de remonter sur le chemin conduisant à la route où il a arrêté un véhicule conduit par une femme. Cette dernière a alerté les secours, puis est retournée avec le jeune garçon sur les lieux de l'accident pour les guider. Les gendarmes sont ensuite arrivés quasi simultanément sur les lieux de l'accident, et les pompiers quelques minutes plus tard. Les examens médicaux légaux ont déterminé que les 4 victimes sont décédées de noyades intervenues très rapidement pour 3 d'entre elles. Un des mineurs avait survécu jusqu'à l'arrivée des gendarmes, mais il a succombé à la conjugaison de l'hypothermie et de la noyade avant l'arrivée des pompiers. Les investigations vont encore se poursuivre.  

Ce mardi 7 décembre, des élèves de seconde en bac professionnel Accompagnement Soins et Services à la personne (ASSP) scolarisés au lycée professionnel Toussaint Louverture ont pu participer à une action de sensibilisation à la vie affective et la sexualité.

Une intervention éducative

Effectué dans les locaux du point information jeunesse de Pontarlier, cette intervention est organisée et animée par des membres de ce même point information jeunesse, en partenariat avec l’Association départementale du Doubs de sauvegarde de l'enfant à l'adulte (ADDSEA). Porté autour des thèmes de la vie affective et de la sexualité, cette action a pour but d’apporter des connaissances supplémentaires aux lycéens. Différents sujets ont pu être abordés lors de cette matinée par les animateurs en utilisant comme point de départ les questions posées anonymement par les élèves. Les adolescents ont alors pu obtenir des réponses quant à leurs interrogations sur les différents moyens de contraception, les maladies sexuellement transmissibles, le rôle du planning familial, mais également sur les normes et le rapport à la sexualité dans notre société.

Essayer de briser le tabou

La sexualité est encore aujourd’hui un sujet tabou. Cette action permet aux lycéens de se libérer sur ces sujets qui sont très difficiles à aborder, notamment dans la sphère familiale. Les informateurs jeunnese, qui effectuent ce genre d’actions depuis plusieurs années maintenant, sont témoins des difficultés rencontrées par les jeunes étudiants à parler de ce sujet. « La sexualité est un sujet assez complexe et vaste. C’est également très difficile de l’aborder lorsque l’on est en famille » nous confie une animatrice. L’importance est de donner des clés aux jeunes pour leur permettre d’appréhender de meilleure manière l’entrée dans la vie sexuelle. L’objectif reste d’essayer de briser le tabou encore très présent. « La sexualité interroge énormément et est la source de beaucoup d’idées reçues. On intervient dans le but de casser ces idées reçues et de répondre à leurs craintes et interrogations ».

Interview de la rédaction, Fanny et Gael (Informateurs jeunesse au Point Information Jeunesse de Pontarlier) :

 

Une action appréciée par les étudiants

Au terme de la matinée, les jeunes lycéens âgés pour la plupart de 15 et 16 ans, étaient contents d’avoir pu bénéficier de cette intervention. Un sentiment mis en lumière par le témoignage de deux étudiantes. « C’était très intéressant, notamment parce que c’est un sujet qu’on a du mal à aborder avec nos parents. On a appris plein de choses au sujet du SIDA, mais aussi sur comment utiliser et mettre un préservatif ». Étant un sujet compliqué à aborder, les jeunes sont heureux de trouver une oreille attentive. « C’est très important de participer à ce genre d’actions, car plus le temps passe, et plus la sexualité devient un sujet tabou. C’est vraiment pratique de savoir qu’il y a des gens pour nous écouter ». Des étudiants satisfaits donc, et qui ressorte du point information jeunesse avec moins d’appréhensions sur la vie affective et la sexualité.

 

Interview de la rédaction, étudiantes de seconde au lycée professionnel Toussaint Louverture :

 

Depuis hier, 8 jeunes du lycée Granvelle de Dannemarie-sur-Crête participent au Service National Universel (SNU) au Service Départemental d’Incendie et de Secours du Doubs. Décliné en trois phases, le SNU est un programme mis en place par Édouard Philippe à partir de 2019 pour succéder indirectement au service militaire en France. Il devrait être obligatoire dès 2025 pour les jeunes de 16 ans et concernerait environ 800.000 français.

 

Un programme en 3 phases

 

La première phase du SNU est une phase d’immersion, où les jeunes se retrouvent éloignés de leur foyer familial pendant une douzaine de jours. Ils sont pris en charge par des éducateurs, des formateurs, et les sapeurs-pompiers du Doubs, qui participent de manière active, en leur prodiguant la formation des gestes qui sauvent. Aussi au programme dans cette première phase, un forum des métiers, avec une présentation des différentes activités, de police, de gendarmerie, et de tout le ministère de la défense. Ensuite, arrive la deuxième phase qui est la mission d’intérêt général. Développée sous l’égide du lieutenant-colonel Colard, chef du groupement territorial Ouest, cette mission d’intérêt général est intitulée : « Je découvre l’engagement chez les sapeurs-pompiers ».

 

« J’ai sélectionné 8 jeunes qui se sont positionnés sur le site du SNU pour venir faire leur mission d’intérêt général qui regroupe 84h de présence. Et donc, cette semaine du 25 au 29 octobre représentera 35h des 84h qu’ils ont à faire. Et dans cette semaine, je leur fais découvrir avec des formateurs et des sapeurs-pompiers, ce qu’est l’engagement d’un sapeur-pompier. Par exemple, ils ont participé hier de manière active au port de l’appareil respiratoire isolant, ils ont découvert les contraintes de se déplacer lors des interventions, et notamment dans les incendies, avec ces appareils respiratoires » William Guyot, responsable de la formation des RH et du développement du volontariat au groupement territoriale ouest au SDIS du Doubs

Pompier SNU 1

 

Un engagement possible 

 

Ce mardi, ces jeunes effectuaient leur premier secours civique de niveau 1 au sein du service départemental d’incendie et de secours du Doubs. Le reste de la semaine sera tout aussi complet et formateur, car ils découvriront notamment le centre de traitement de l’alerte, ils iront visiter le vaccinodrôme, puis la plateforme logistique du SDIS. « Ils verront de cette façon que les sapeurs-pompiers vont bien au-delà de leurs missions aujourd’hui, et qu’ils participent de manière active à des opérations de gestion de crise dans la société » souligne William Guyot. « Je leur apprendrai aussi un petit peu à marcher au pas, parce que je ne vous cache pas que je souhaiterais que pour la fin de leur deuxième phase, ils puissent être avec nous le 14 juillet 2022 » poursuit le sapeur-pompier. Cette mission se terminera au mois de juillet 2022, mais les jeunes devront avoir réalisé leurs 84h afin d’obtenir leur diplôme de SNU. Et s’ensuivra alors peut-être pour ceux qui le souhaitent, une troisième phase, qui est la phase de l’engagement. S’ils ont été satisfaits et s’ils ont bien appréhendé la structure qui les a accueillis pour cette deuxième phase de mission d’intérêt général, ils pourront s’ils le souhaitent, contracter un engagement de sapeur-pompier volontaire au sein du SDIS du Doubs.