Hier lors du piquet de grève qui s’est tenu à la gare Viotte à Besançon, les manifestants ont envahi les voies ferrées. Une action de plus, à l’initiative des cheminots, pour exprimer leur colère face à la réforme des retraites. Banderoles et fumigènes ont été brandis, alors que les rails étaient occupés. La circulation des trains a été perturbée, accusant environ une heure de retard.
En raison du mouvement social contre la réforme des retraites, le trafic des TER sera légèrement perturbé ce jeudi en Bourgogne Franche-Comté. Le trafic TGV sera normal. SNCF Voyageurs annonce 4 TER sur 5 en moyenne selon les lignes. Précisons que les circulations matinales sur l’axe Besançon/ Belfort seront totalement réalisés par cars.
La Fédération Française des Motards en Colère du Doubs organise ce samedi une manifestation pour dénoncer la mise en place du contrôle technique pour les deux-roues motorisés. Les concernés pointent cette décision du Conseil d’Etat « alors que d’autres mesures alternatives auraient pu être envisagées ou conservées ». Dans le Doubs, un rassemblement est prévu ce samedi 22 avril, à 13h30, sur le parking du gymnase Pierre Nicot à Valdahon. « Occupez-vous des routes. On s’occupe de nos motos » déclarent les participants, qui appellent à une forte mobilisation.
Ils avaient choisi de ne pas écouter l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron ce lundi soir. Environ 700 personnes se sont rassemblées sur la place du 8 septembre, au centre-ville de Besançon, en face de l’hôtel de Ville, pour rappeler au chef de l’état que le combat contre la réforme des retraites est loin d’être terminé. Il lui reproche également son incapacité à gouverner avec son peuple et à rester sourd à sa colère. Au son des casseroles, ils lui ont clairement demandé de se taire, dans des termes beaucoup plus directs, et de retirer cette loi, qui suscite désormais une forte mobilisation sociale en France.
Les syndicats et les opposants à la réforme des retraites ne veulent pas en rester là . Pas question de donner à Emmanuel Macron l’impression que le combat contre la réforme des retraites est terminé. Ils ne veulent pas « passer à autre chose », comme le Président de la République le laissait entendre dernièrement. C’est la raison pour laquelle l’intersyndicale bisontine appelle à la mobilisation, ce lundi soir, comme partout en France, pendant l’allocution télévisée du Chef de l’Etat. Le rendez-vous est fixé, à 20h, sur la place du 8 septembre, devant l’Hôtel de Ville.
« Une provocation »
Le collectif dénonce l’attitude du Président de la République, que rien ne semble arrêter dans l’application de sa réforme. La promulgation de la loi au journal officiel, peu après la décision du Conseil d’Etat, est prise comme « une nouvelle provocation ». « Qui est-il pour savoir tout seul, mieux que toute cette frange de la population mobilisée, ce qui est bon pour le pays ? ». C’est insupportable » s’insurge Karine Laurent du syndicat FSU. Pour la responsable, « cette politique en faveur des plus riches doit cesser ». Elle craint que d’autres décisions soient prises dans l’objectif « de remettre en cause toutes les mesures de solidarité qui existent en France ».
L'interview de la rédaction / Karine Laurent du syndicat FSU
La mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit. La promulgation de la loi, samedi matin, par Emmanuel Macron n’a pas sifflé la fin des rassemblements et n’a pas mis fin non plus à la colère. Loin de là . Ainsi, en parallèle de l’allocution télévisée du Président de la République, ce lundi soir, à 20h, un rassemblement est annoncé, à la même heure, à Besançon, sur la place Pasteur, au centre-ville.
C’est allé très vite. On a appris, ce samedi matin, que la loi sur la réforme des retraite avait été promulguée au journal officiel. Cette décision rapide fait suite à la validation de l’essentiel de la réforme par le conseil constitutionnel vendredi en fin d’après-midi. L’Elysée avait promis une promulgation rapide sous quarante-huit heures. La promesse a été tenue.
Hier, les sages ont décidé d’invalider également le RIP, le Référendum d’Initiative Partagée, souhaitée par les opposants à la réforme. A Besançon, un rassemblement et une manifestation se sont organisés vendredi en fin d’après-midi et début de soirée. La déception est réelle, même si personne ne s’attendait vraiment à un retournement de situation.
Pour les syndicats, le combat continue. L’intersyndicale nationale se réunira ce lundi pour statuer sur la suite du mouvement. A Besançon, les syndicats ont également prévu de préparer la suite. La rencontre est programmée mardi matin.
La décision tant attendue est tombée ce vendredi, à 18h. Le conseil constitutionnel a choisi de valider l’essentiel de la réforme des retraites. Dans le même temps, les sages ont décidé d’invalider le RIP, le Référendum d’Initiative Partagée, souhaitée par les opposants à la réforme. A Besançon, un rassemblement et une manifestation se sont organisés en fin d’après-midi et début de soirée. La déception est réelle, même si personne ne s’attendait vraiment à un retournement de situation.
Pour les syndicats, le combat continue. L’intersyndicale nationale se réunira ce lundi pour statuer sur la suite du mouvement. A Besançon, les syndicats ont également prévu de préparer la suite. La rencontre est programmée mardi matin.
L'interview de la rédaction / Julien Juif ( syndicat Solidaires)
Douzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites ce jeudi. Des rassemblements se sont tenus ce matin dans le Jura. Ils étaient 350 à Saint-Claude et plus de 900 à Dole. Cet après-midi, les opposants à la réforme se sont donné rendez-vous à Besançon, où ils étaient 4000, et Lons-le-Saunier. Le dernier rassemblement est prévu à Pontarlier, sur la place d’Arçon.
Dans les cortèges, la décision du conseil constitutionnel de ce vendredi est très attendue. Cette nouvelle mobilisation pourrait être la dernière dans sa forme actuelle. Laurent Berger, le leader de la CFDT, ayant annoncé qu'il respecterait le verdict des Sages et a assuré que son syndicat « ne fera pas de manifestations pendant six mois ».
Ce jeudi, un nouveau conseil communautaire se déroulera à Grand Besançon Métropole. Plusieurs dossiers seront évoqués dont celui portant sur le Programme Local de l’Habitat (PLH). Une nouvelle réflexion pour penser les besoins et les projets pour les six prochaines années, sur la période 2024 - 2029. Dans le cadre de son nouveau schéma en cours de réflexion, la collectivité prévoit de produire 900 logements par an et d’accueillir 750 nouveaux habitants.
Le diagnostic mené révèle plusieurs enjeux auxquels le PLH entend apporter des réponses. L’ambition première étant de penser et de réfléchir à l’habitat de demain. Plusieurs problématiques sont à prendre en considération comme la diversité de l’offre, la vacance de logement (7%), l’adaptation et la lutte contre le changement climatique et les difficultés pour accéder à la propriété. Ainsi, pour répondre à ces enjeux et atteindre les objectifs précités, Grand Besançon Métropole mènera une politique de rénovation des logements existants et de construction de nouveaux lieux de vie. La mission étant de limiter au maximum l’étalement et privilégier la transformation de l’habitat existant.
Faire changer les mentalités
Ce nouveau Programme Local de l’Habitat doit savoir prendre en compte le contexte socioéconomique existant pour proposer une offre la plus adaptée et réaliste possible. L’adaptation aux modes de vie des familles, la proximité des services, la performance énergétique des bâtiments, la variété de l’habitat proposé, … sont des critères à valoriser. Une démarche qui doit également s’accompagner d’un volet pédagogique pour faire changer les mentalités et la conception de son projet de vie. La raréfaction des surfaces constructibles doit obliger tout un chacun à modifier son parcours résidentiel et l’accès à la propriété.
L'interview de la rédaction / Pascal Routhier, Vice-président de Grand Besançon Métropole