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Le sénateur jurassien Clément Pernot fait savoir sur ses réseaux sociaux qu’il a voté contre le texte sur le “droit à l’aide à mourir”, examiné en première lecture au Sénat ce mercredi 28 janvier. Il affirme avoir pris cette décision “en conscience”, estimant ne pas pouvoir, en tant que législateur, encourager un acte qui touche à la fin de vie. Tout en respectant les positions divergentes, il juge « le texte trop incohérent pour faire avancer le débat ».

Les Urssaf Bourgogne et Franche‑Comté annoncent une nouvelle baisse de l’emploi privé au 3ᵉ trimestre 2025 : –1 590 salariés, soit –0,2 %, effaçant la reprise observée au trimestre précédent. La chute de l’intérim (–1,9 %, soit –610 postes) et le recul de l’emploi permanent (–980 postes) expliquent l’essentiel du repli, seul le commerce progressant légèrement.
Côté territoires, la Saône‑et‑Loire est le seul département en hausse (+0,1 %), tandis que les autres reculent, du Jura (–0,7 %) au Doubs (–0,1 %).

L’Observatoire de l’extrême droite en Franche‑Comté vient de présenter, à Besançon, les premiers résultats de son travail d’analyse et de synthèse. Créé en 2025, ce projet associatif entend documenter un phénomène souvent évoqué dans l’actualité régionale, mais rarement étudié de manière structurée. L’un de ses représentants, le journaliste bisontin Toufik de Planoise, détaille les objectifs et les méthodes de cette initiative.

L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise 

Un outil pour comprendre un paysage fragmenté

Selon l’intervenant, l’Observatoire est né d’un constat simple : « On parle beaucoup de l’extrême droite dans la région, mais il n’existait pas de travail empirique rassemblant les données issues du terrain, qu’elles soient militantes, universitaires ou journalistiques ». L’ambition affichée est donc de proposer au grand public une plateforme de référence, capable de replacer les événements, les organisations et les idées dans une perspective historique et factuelle. La conférence a permis de présenter les grands axes de cette plateforme : cartographie des groupes, repères historiques, analyses thématiques, et contextualisation d’événements marquants. L’objectif est de rendre lisible un paysage décrit comme « éclaté, mouvant et parfois contradictoire ».

Des mouvances multiples et parfois opposées

L’Observatoire insiste sur la diversité des courants présents en Franche‑Comté : mouvances religieuses traditionalistes, groupes identitaires, courants néonazis,  nationalistes et structures associatives ou électorales. « On devrait parler des extrêmes droites », souligne Toufik de Planoise, rappelant que ces groupes peuvent être indépendants, voire rivaux. Certains s’inscrivent dans le champ électoral, d’autres dans des logiques plus radicales, parfois violentes.

L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise 

Un contexte électoral qui interroge

À l’approche des élections municipales, l’Observatoire note la difficulté d’identifier clairement certaines listes, souvent présentées comme « sans étiquette » ou « divers droites ». Toufik donne l’exemple de Saint‑Claude (39), où des soutiens d’extrême droite ont déjà pesé sur des scrutins passés, illustre selon lui la complexité du terrain. Il est rappelé que la présence électorale de ces courants n’est pas nouvelle : « En 2002, Jean‑Marie Le Pen arrivait en tête dans les quatre départements de la région. Et dès 1958, des candidats d’extrême droite figuraient au second tour dans le Jura. » L’enjeu, selon lui, est donc moins de dramatiser que de contextualiser.

L'interview de la rédaction : Toufik de Planoise 

Violences, symboles et limites de la liberté d’expression

L’Observatoire a également présenté un recensement des agressions, menaces et actes violents attribués à des mouvances radicales entre 2021 et 2025. Certaines affaires récentes, impliquant notamment des individus se réclamant de courants néonazis, ont été évoquées pour illustrer les dérives possibles. Interrogé sur la frontière entre liberté d’expression et incitation à la haine, Toufik de Planoise rappelle la jurisprudence : « Dès lors qu’il y a atteinte à la dignité ou à l’ordre public, on sort du cadre légal. Les appels explicites à la violence ne relèvent plus de l’expression, mais de l’abus ». 

Pour tout savoir sur l'observatoire et son travail : https://obex-fc.net/ 

 

La protection judiciaire de la jeunesse recherche des familles d’accueil pour accompagner des adolescents suivis par la Justice. Ces familles offrent un cadre stable à des jeunes en difficulté, tout en étant indemnisées 45 euros par jour et par jeune, frais pris en charge par la PJJ. Il faut surtout des qualités d’écoute, de patience et d’autorité. Infos et candidatures sur le site La Justice recrute : https://lajusticerecrute.fr/famille

La Ville de Pontarlier participera à la campagne de recensement menée par l’Insee du 15 janvier au 21 février 2026. Comme chaque année, un échantillon de logements sera sélectionné. Les habitants concernés recevront une lettre officielle, puis la visite d’un agent recenseur chargé de remettre la notice d’information.

Les questionnaires pourront être remplis en ligne, grâce au code d’accès et au mot de passe fournis, ou sur papier, avec l’aide de l’agent recenseur si nécessaire.

Les données recueillies permettent notamment de déterminer la participation de l’État au budget communal, d’ajuster le nombre d’élus et d’identifier les besoins en équipements publics.

À Pontarlier, la Ville propose des ateliers gratuits pour aider les débutants à mieux maîtriser le numérique. Animés par  Jean‑Luc Vicaire, agent municipal "Conseiller Numérique France Services" au sein du Pôle Citoyenneté, ils permettent d’apprendre à utiliser Windows, Android ou une adresse Gmail.

Les séances durent 1h30 et se déroulent à la Maison des Associations, sur inscription au 03.81.38.81.62. Le conseiller numérique assure aussi des permanences et des rendez‑vous individuels en mairie. Pour de plus amples informations : https://www.ville-pontarlier.fr/page/vivre-a-pontarlier/vie-quotidienne-2/conseiller-numerique-france-service

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, au 1er janvier 2023, la Bourgogne-Franche-Comté compte 2 802 670 habitants, soit 4,1 % de la population française. Entre 2017 et 2023, la région a perdu près de 8 800 habitants, confirmant une tendance déjà observée sur la période précédente, bien que plus marquée qu’entre 2012 et 2017. Dans le même temps, la population française continue de progresser.

Un solde naturel déficitaire, partiellement compensé par les migrations

La baisse démographique régionale s’explique avant tout par un solde naturel durablement négatif. Depuis une dizaine d’années, le nombre de décès dépasse celui des naissances en Bourgogne-Franche-Comté, un phénomène accentué par le vieillissement de la population. Toutefois, entre 2017 et 2023, le solde migratoire apparent redevient positif, limitant l’ampleur du recul démographique. Sans ces arrivées nettes de population, la diminution aurait été nettement plus prononcée. Ce regain migratoire ne suffit cependant pas à compenser totalement le déficit naturel.

Des dynamiques contrastées selon les départements

Les évolutions démographiques restent très hétérogènes selon les territoires. Le Doubs et la Côte-d’Or sont les seuls départements à enregistrer une hausse de population sur la période récente. Le Doubs gagne plus de 8 000 habitants, avec une croissance régulière portée à la fois par un solde naturel légèrement positif et par les migrations. La Côte-d’Or affiche également une progression modérée, essentiellement soutenue par les flux migratoires. Le Jura a perdu près de 750 locaux.  À l’échelle régionale, la Bourgogne-Franche-Comté enregistre ainsi une baisse moyenne annuelle de –0,1 %, alors que la France métropolitaine progresse de +0,4 % par an sur la même période.

Les principales villes : des trajectoires différenciées

Parmi les grandes communes retenues, les évolutions sont également contrastées entre 2017 et 2023.

Besançon confirme son rôle de pôle attractif régional avec +2 555 habitants. Sa croissance annuelle moyenne atteint +0,4 %, soutenue par son dynamisme universitaire et économique.

Pontarlier se distingue par une progression rapide (+870 habitants, soit +0,8 % par an), portée notamment par l’attractivité du secteur frontalier.

Dole enregistre une légère hausse de population (+132 habitants), traduisant une situation globalement stable.

Lons-le-Saunier connaît en revanche une baisse marquée (–673 habitants, soit –0,7 % par an), illustrant les difficultés démographiques des villes moyennes éloignées des grands pôles.

Montbéliard poursuit son recul (–723 habitants, –0,5 % par an), dans un contexte de mutation industrielle.

Belfort est la commune la plus touchée parmi celles observées, avec une perte de 1 744 habitants et une baisse annuelle moyenne de –0,6 %.

Ce mercredi, sur le parvis de la gare Viotte à Besançon, le Parti communiste français (PCF) a organisé un baptême républicain en l’honneur de plusieurs personnes migrantes. Une cérémonie symbolique portée par l’élue communiste Aline Chassagne, visant à mettre en lumière des parcours d’intégration et à défendre des conditions d’accueil dignes.

Un rendez-vous désormais régulier

Ce baptême républicain n’est pas une première. « C’est quelque chose qu’Aline Chassagne  organise tous les ans, et même plusieurs fois par an », a rappelé Mathieu Guinebert, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, chargé de la conférence sociale régionale. Dans un contexte national jugé « tendu » autour des questions migratoires, l’initiative entend replacer « l’humain au centre » du débat public. Pour les organisateurs, cette cérémonie permet de donner un visage concret à ce que recouvre le terme de « migrants ». « Ce genre de cérémonie ferait taire plus d’une personne », a-t-il été souligné, insistant sur l’écart entre les discours politiques et la réalité vécue par les personnes concernées.

L'interview de la rédaction : Aligne Chassagne 

Une tradition républicaine revendiquée

Les prises de parole ont également rappelé l’histoire et les principes fondateurs de la République française. « Quand on a proclamé une République universelle et choisi le droit du sol plutôt que le droit du sang, on a affirmé une vocation d’accueil », a expliqué M. Guinebert. Une vocation qui, selon les organisateurs, tend aujourd’hui à s’effacer. La critique a notamment porté sur certaines propositions politiques visant à restreindre les dispositifs d’intégration, comme la remise en cause des cours de français langue étrangère, considérés comme essentiels à l’insertion sociale et professionnelle.

Des parcours d’intégration mis en lumière

Au cœur de la cérémonie, plusieurs personnes ont reçu un diplôme symbolique de baptême républicain. Des femmes et des hommes installés à Besançon parfois depuis des années, travaillant, fondant une famille, s’investissant dans la vie associative et contribuant à la richesse du territoire. « Ce sont des personnes qui comptent pour notre pays. Sans elles, la France ne serait pas la France que l’on connaît », a insisté Mme Chassagne. Certains parcours ont particulièrement marqué les esprits, comme celui d’une personne arrivée depuis seulement un mois, déjà capable de s’exprimer avec aisance en français.

L'interview de la rédaction : Aligne Chassagne 

 

L'interview de la rédaction : Mathieu Guinebert 

 

Un appel à des démarches administratives plus humaines

Au-delà du symbole, le PCF a profité de l’événement pour appeler à un allègement des procédures administratives. Des délais jugés trop longs, parfois de plusieurs années, sont décrits comme éprouvants et décourageants, freinant l’intégration plutôt que de la favoriser. « Nous voulons une société sereine, vivante, pleine d’énergie, et construite ensemble », ont conclu les organisateurs, pour qui ce baptême républicain se veut à la fois un geste de reconnaissance et un message politique en faveur d’une République fidèle à ses valeurs d’accueil et de fraternité.

L'interview de la rédaction : Mathieu Guinebert 

Dans le cadre du plan France ruralités, l’État mobilise en 2025 une enveloppe de près de 366.000 euros  pour améliorer la mobilité et les conditions de travail des professionnels de l’aide à domicile dans le Jura. Ce soutien, inscrit dans la Loi Bien vieillir du 8 avril 2024, permettra l’acquisition ou la location de véhicules à faibles émissions, le versement d’indemnités kilométriques, l’aide aux réparations ainsi que l’organisation de temps d’échanges professionnels. Une action concrète pour renforcer l’intervention à domicile dans les territoires ruraux jurassiens.

Selon une dernière étude de l’Insee, en Bourgogne-Franche-Comté, le vieillissement de la population pourrait entraîner une hausse de 20 % des besoins en services à domicile d’ici 2050. Les ménages âgés de 80 ans ou plus seraient les principaux demandeurs, représentant la moitié des usagers contre 37 % en 2019.

En 2019, 165 000 ménages ont eu recours à au moins un service à la personne à domicile (nettoyage, jardinage, garde d’enfants, aide aux personnes âgées…). Le recours augmente avec l’âge, le niveau de vie, et l’absence de proches aidants.