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Le syndicat  FSU-SNUipp du Doubs appelle les enseignants, les AESH et les parents d’élèves à se mobiliser contre les suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale. Pour la rentrée 2026, 1 891 postes doivent disparaître en France, dont 62 dans l’académie de Besançon et 31 dans le département du Doubs.

Le syndicat dénonce une dégradation des conditions d’enseignement et d’accueil des élèves et annonce plusieurs actions : une mobilisation à Morteau le 19 mars, un rassemblement le 24 mars devant la DSDEN à Besançon et un appel à la grève départementale le 31 mars.

À Besançon, une « marche des solidarités » est organisée ce samedi 14 mars pour dire non au racisme, aux fascistes et aux violences d’État. À l’appel de la coordination antifasciste de Besançon et d’une trentaine d’organisations associatives, politiques et syndicales, le rendez-vous est donné à 15h au parking Battant. Cette mobilisation s’inscrit dans une journée nationale organisée dans plusieurs dizaines de villes, « pour défendre l’égalité des droits, lutter contre le racisme et affirmer la solidarité entre toutes et tous Â».

À l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, plusieurs événements sont organisés samedi 7 mars à Besançon. Une manifestation dans les rues du centre-ville sera suivie d’un village associatif, de démonstrations sportives et d’animations culturelles sur la place Granvelle.

Une manifestation dans le centre-ville

La journée débutera par une manifestation à 13 h, au départ de l’esplanade des Droits de l’Homme. Le cortège rejoindra la place Granvelle vers 14 h. Cette mobilisation est proposée par l’intersyndicale féministe Solidaires–FSU–CGT (éducation et spectacle). Des prises de parole d’associations sont prévues à différents points du parcours dans le centre-ville. L’objectif est de rappeler les revendications liées aux droits des femmes et des minorités de genre, notamment en matière d’égalité, de lutte contre les discriminations et contre les violences sexistes et sexuelles.

Un village associatif l’après-midi place Granvelle

À partir de 14 h et jusqu’à 22 h, la place Granvelle accueillera un village associatif féministe. De nombreux collectifs et associations engagés dans la défense des droits des femmes et des personnes LGBTQIA+ y tiendront des stands d’information et d’échanges. Les stands seront ouverts de 14 h à 18 h, avant une soirée festive avec concerts et DJ set de 18 h à 22 h. Ce rendez-vous, organisé pour la deuxième année consécutive, veut être un moment de sensibilisation, de rencontres et de partage autour des luttes féministes locales. Les organisateurs mettent notamment en avant une approche intersectionnelle, qui relie les combats contre les différentes formes de domination et de discriminations.

Le sport comme outil d’émancipation

Parmi les animations proposées, l’ASPTT Besançon organisera l’événement « Le sport donne des Elles », sous le kiosque de la place Granvelle, de 14 h à 16 h 30.

Trois démonstrations sont programmées :

  • 14 h – 14 h 30 : démonstration de self-défense
  • 15 h – 15 h 30 : séance de power yoga
  • 16 h – 16 h 30 : nouvelle démonstration de self-défense

Ces animations visent à montrer comment la pratique sportive peut devenir un outil d’affirmation de soi, de confiance et de lutte contre les violences et les discriminations.

Une chorale pour clôturer la journée

La journée sera également marquée par la prestation de la chorale « Voix de Femmes », animée par Jordan Teixeira et Sarah Boukhari.
Ce projet réunit des participantes et participants dont les parcours ont été marqués par la précarité ou les violences liées au patriarcat.

À travers les ateliers de chant, les membres du collectif trouvent un espace d’expression et de reconstruction. Leur prestation publique, prévue place Granvelle, promet un moment de solidarité, de fierté et d’émotion.

Entre mobilisation, échanges associatifs et moments festifs, cette journée du 7 mars à Besançon entend ainsi mettre en lumière les luttes pour l’égalité tout en offrant un espace de rencontres et de partage au cœur de la ville.

À Besançon, la Maison des femmes pour l’égalité a officiellement ouvert ses portes le 2 mars au 2A rue Andrey. Porté par le CIDFF du Doubs et Solidarité Femmes Besançon, ce lieu propose un accompagnement gratuit et confidentiel aux femmes victimes de violences, ainsi que des actions pour promouvoir l’égalité femmes-hommes.

Si la manière dont cette inauguration a été organisée — en informant seulement une partie des médias bisontins — peut interroger, il reste important de signaler l’ouverture de cet établissement. Une initiative d’autant plus symbolique à quelques jours du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.

Pour la première fois dans la région, une étude menée par plusieurs associations étudiantes dresse un état des lieux précis des difficultés rencontrées par les étudiants en matière de logement. Le constat est sans appel : entre loyers élevés et budget limité, se loger devient un véritable défi pour de nombreux jeunes.

Selon une enquête réalisée par le Bureau des associations franc-comtoises, le loyer moyen pour un étudiant s’élève à 477 euros par mois, soit près de 200 euros de plus qu’une chambre universitaire. Une somme importante pour un public disposant de revenus très limités.

Le logement constitue aujourd’hui le premier poste de dépense des étudiants. Une fois leur loyer payé, certains se retrouvent avec un budget extrêmement réduit. D’après les associations, près de 30 % des étudiants disposent de moins de 100 euros par mois pour vivre après avoir réglé leur logement.

Cette situation entraîne une précarité croissante. Pour certains étudiants, cela se traduit même par une alimentation insuffisante et le besoin de faire appel à des associations, sans lesquelles le quotidien sera bien compliqué.

 

Les tensions au Moyen-Orient commencent à avoir des répercussions sur le prix des carburants en France. Depuis quelques jours, les tarifs affichés dans les stations-service repartent légèrement à la hausse. En moyenne, le litre de sans plomb 95 se vend désormais autour de 1,77 €, soit environ 5 centimes de plus que vendredi dernier. Cette augmentation intervient alors que les marchés pétroliers réagissent aux frappes menées contre l’Iran, qui ont entraîné une hausse du prix du baril.

Pour l’instant, la hausse reste limitée. Mais le gouvernement assure suivre l’évolution de près et prévient que des contrôles pourront être menés dans les stations-service afin de vérifier que les augmentations restent raisonnables. Les autorités se veulent toutefois rassurantes : aucune pénurie n’est à craindre à court terme, les stocks stratégiques de carburant permettant d’absorber d’éventuelles tensions sur l’approvisionnement. Si la crise internationale devait se prolonger, les spécialistes n’excluent pas de nouvelles hausses dans les semaines à venir.

Combien coûte le carburant dans la région ?

Les prix varient selon les stations en Franche-Comté, mais plusieurs relevés récents donnent un aperçu des tarifs pratiqués.

  • Pontarlier (Doubs) : environ 1,85 € le litre pour le gazole et 1,75 € pour le SP95-E10 dans certaines stations de grande distribution.
  • À Besançon, le SP95-E10 se situe généralement entre 1,75 € et 1,80 € le litre selon les stations, tandis que le gazole tourne autour de 1,80 à 1,85 €.
  • Lons-le-Saunier (Jura) : le gazole oscille entre 1,71 € et 1,87 €, tandis que l’essence SP95 se situe autour de 1,78 €.
  • Dole (Jura) : le gazole se situe généralement entre 1,70 € et 1,75 € le litre selon les stations.
  • Champagnole (Jura) : certaines stations affichent le gazole autour de 1,64 €, parmi les prix les plus bas du secteur.

Dans l’ensemble de la région, les tarifs se rapprochent désormais des 1,80 € pour l’essence et parfois davantage pour le gazole, confirmant la tendance nationale à la hausse.

La Région Bourgogne-Franche-Comté lance une campagne de sensibilisation à la sécurité dans les trains et les gares du réseau Mobigo. Objectif : rappeler l’existence du numéro d’alerte national SNCF, le 3117, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En cas d’agression, de harcèlement, de vol ou de malaise, les voyageurs peuvent appeler le 3117 ou envoyer un SMS au 31177 pour une prise en charge rapide. Un message clair : en cas d’agression, brisez le silence. Chaque signalement compte pour renforcer la sécurité de toutes et tous.

Selon une dernière étude de l’Insee, la Bourgogne-Franche-Comté poursuit son déclin démographique. En 2025, la région compte 2,8 millions d’habitants et enregistre, pour la dixième année consécutive, une baisse de sa population, contrairement à la tendance nationale toujours orientée à la hausse.

Une natalité en chute durable

Le principal moteur de cette diminution reste la baisse continue des naissances. En 2025, 21 900 bébés ont vu le jour dans la région, un niveau historiquement bas. À titre de comparaison, près de 39 300 naissances étaient recensées en 1980, et encore 33 000 au début des années 2000.

Cette contraction s’explique par une fécondité en net recul : une femme a en moyenne 1,5 enfant en 2025, contre 1,9 en 2015. Parallèlement, le nombre de femmes en âge de procréer diminue également : les 20-39 ans sont 11 % moins nombreuses qu’en 2010. Le solde naturel – différence entre naissances et décès – est ainsi négatif depuis 2015.

Des décès en hausse sous l’effet du vieillissement

À cette baisse des naissances s’ajoute une augmentation du nombre de décès. En 2025, 31 900 décès ont été enregistrés, un niveau élevé, hors année exceptionnelle du Covid. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte de vieillissement marqué de la population, lié notamment à l’arrivée aux grands âges des générations du baby-boom.

Aujourd’hui, un habitant sur huit a 75 ans ou plus dans la région. Si l’espérance de vie demeure élevée – 85,3 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes – la progression du nombre de seniors accentue mécaniquement le nombre annuel de décès.

Un déséquilibre générationnel croissant

La combinaison d’une natalité faible et d’un vieillissement accéléré creuse le déséquilibre entre générations. La part des personnes âgées progresse tandis que celle des jeunes diminue, ce qui pèse sur le dynamisme démographique régional.

Sans retournement durable de la fécondité ou apport migratoire significatif, la Bourgogne-Franche-Comté devrait continuer à voir sa population s’éroder dans les années à venir.

Ce jeudi, la Banque de France à Besançon, a dressé un état des lieux du surendettement dans le Doubs. Si les profils restent globalement stables, une augmentation des dossiers et un rajeunissement des déposants sont observés. Rencontre avec Christine Hacquard, adjointe du directeur départemental de la structure.

Une augmentation de 7 % des dossiers

En 2025, le Doubs enregistre une hausse de 7 % des dossiers de surendettement déposés auprès de la Banque de France. « Les grandes tendances restent relativement homogènes par rapport aux années précédentes », précise Christine Hacquard. Les femmes représentent 51 % des dossiers déposés. Par ailleurs, 28 % des situations concernent des personnes séparées ou des familles monoparentales. Autre évolution notable : une augmentation du nombre de déposants âgés de moins de 30 ans. Une tendance également constatée au niveau national, bien que de manière un peu moins marquée dans le département.

L'interview de la rédaction : Christine Hacquard adjointe du directeur départemental de la Banque de France

 

Des accidents de la vie plus que des excès de crédit

Le profil des situations de surendettement a évolué ces dernières années. « Nous sommes désormais davantage face à un surendettement passif qu’actif », explique la représentante de la Banque de France. Concrètement, les dossiers sont majoritairement liés à des accidents de la vie : séparations, problèmes de santé et perte d’emploi. S’ajoute la situation des « travailleurs pauvres » et des retraités aux revenus modestes, dont les ressources insuffisantes ne permettent pas de dégager une capacité de remboursement suffisante. Le surendettement n’est donc plus principalement lié à une accumulation excessive de crédits à la consommation, mais à une fragilisation économique durable.

Oser franchir la porte de la Banque de France

Face à ces difficultés, Christine Hacquard invite les personnes concernées à ne pas attendre. « Il ne faut pas hésiter à pousser la porte de la Banque de France, même si cela peut impressionner Â». Les équipes travaillent en lien étroit avec les travailleurs sociaux afin d’accompagner les ménages dans leurs démarches. Un numéro unique, le 34 14, permet d’obtenir des informations sur la procédure et les solutions envisageables. « Il y a une grande bienveillance de la part des agents qui travaillent pour les particuliers », insiste-t-elle. Le dépôt d’un dossier constitue souvent la première étape vers un rééquilibrage de la situation financière.

L’effacement de dettes : une procédure encadrée

L’idée selon laquelle la Banque de France effacerait automatiquement les dettes est un mythe. « Ce n’est pas aussi simple », rappelle Christine Hacquard. En 2025, l'organisme a prononcé 376 dossiers en rétablissement personnel (effacement total des dettes) et 192 avec un effacement partiel,  sur les 1170 dossiers traités. Mais chaque situation fait l’objet d’une analyse approfondie. La bonne foi du demandeur est examinée avec attention. Il ne s’agit pas d’un dispositif permettant de contracter des crédits sans intention de remboursement. Par ailleurs, les créanciers disposent d’un droit de recours. En cas de contestation, le dossier est transmis au tribunal, et c’est le juge qui décide in fine d’un éventuel effacement.

Une réalité sociale persistante

La progression des dossiers en 2025 confirme que le surendettement demeure un enjeu social majeur dans le Doubs. Derrière les chiffres, ce sont des parcours de vie fragilisés que la commission de surendettement tente d’accompagner, avec pour objectif de permettre aux ménages de retrouver une stabilité financière durable.

La Communauté de Communes du Grand Pontarlier, avec le soutien de la Ville de Pontarlier, organise le 6 mai prochain la 6ᵉ édition du Salon de l’Emploi et de la Formation. L’événement se tiendra à l’Espace René Pourny et proposera une journée de rencontres entre les acteurs locaux de l’emploi, de la formation et le public.

100 places sont ouvertes à la réservation. Les demandes d’inscription doivent être effectuées en ligne avant le 27 mars 2026. Pour de plus amples informations : https://forms.office.com/pages/responsepage.aspx?id=wUCkDrXXCk2n90PqwxjUE4ebbEJYI-BBuyQN1Ha_PK9UMVJNVlhKRkE4VkFSMFk3VFVKMzZaNUJFUS4u&origin=QRCode&qrcodeorigin=presentation&route=shorturl