L’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP) fait son entrée dans le classement mondial Center for World University Rankings (CWUR) en tant qu’établissement public expérimental. Elle se classe 608e sur 21 291 universités évaluées, ce qui la place parmi les 3 % des meilleurs établissements au monde. En France, l'UMLP occupe la 27e place sur 71. Ce classement, fondé sur des données indépendantes, évalue notamment la qualité de l'enseignement, l'employabilité des diplômés, la qualité du corps professoral et la performance de la recherche.
À travers une adolescente curieuse et des illustrations ludiques, chercheurs, auteurs et éditeurs lancent une collection destinée à faire découvrir aux jeunes lecteurs le rôle essentiel des microbes dans notre quotidien. Le premier tome du Journal de Chloé vient de paraître aux Presses Universitaires de Franche-Comté.
Un projet de recherche au service des grands défis de demain
Les microbes souffrent souvent d'une mauvaise image. Associés aux maladies et aux infections, ils sont pourtant omniprésents et indispensables au fonctionnement de notre planète. C'est ce message que souhaitent faire passer les chercheurs du projet HARMI (HARnessing MIcrobiomes for Sustainable Development) à travers un nouvel ouvrage jeunesse présenté à Besançon : Le journal de Chloé – Les microbes, mes nouveaux BFF (ou presque) – Enquête n°1. Publié aux Presses universitaires de Franche-Comté, ce premier volume s'inscrit dans une collection de livres graphiques et pédagogiques consacrée aux microbiomes et destinée au jeune public.
À l'origine de cette initiative se trouve HARMI, un programme de recherche d'excellence financé dans le cadre de France 2030 avec le soutien de l'Agence nationale de la recherche (ANR) et de l'Union européenne. Coordonné par Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI, ce projet réunit des chercheurs de plusieurs disciplines autour d'une ambition commune : mieux comprendre les microbes, leurs interactions avec le vivant et leur potentiel pour répondre aux grands défis contemporains. « L'idée est d'utiliser le levier microbien pour répondre aux enjeux de demain », résume Fabrice Martin. Les recherches menées dans le cadre de HARMI concernent aussi bien la santé humaine et animale que l'agriculture durable, l'alimentation, la préservation de l'environnement ou encore l'adaptation au changement climatique.
L'interview de la rédaction : Fabrice Martin, chercheur, responsable scientifique et technique du projet HARMI
Faire dialoguer science et société
Le livre s'inscrit dans le quatrième pilier du projet HARMI, consacré au lien entre science et société. Pour les chercheurs, il était important de trouver une nouvelle manière de transmettre leurs travaux au grand public et plus particulièrement aux jeunes générations. « Nous savons que les enfants et les adolescents influencent souvent les comportements au sein de leur famille. Ils participent aux changements de demain », souligne M. Martin. L'objectif est donc double : transmettre des connaissances scientifiques tout en développant l'esprit critique des futurs citoyens. Le projet est né de la volonté des scientifiques impliqués dans HARMI de créer un outil de médiation original. Grâce au partenariat avec le Centre de Culture Scientifique Louis Pasteur, ils ont rencontré l'autrice Claire Morel et l'illustratrice Charlotte Cornudet. Très rapidement, l'idée d'un récit illustré s'est imposée.
Chloé, une collégienne à la découverte du monde microbien
Le livre suit les aventures de Chloé, une adolescente qui doit réaliser un devoir de sciences de la vie et de la Terre. À travers ses recherches, ses échanges avec sa mère et ses professeurs, elle découvre progressivement l'univers des microbes. Où vivent-ils ? À quoi servent-ils ? Pourquoi sont-ils si importants ? Autant de questions qui rythment l'enquête menée par la jeune héroïne. « Nous avons voulu montrer que ce sujet concerne tout le monde », explique Claire Morel. « Les microbes touchent à la santé, à l'environnement, à l'alimentation. Nous sommes partis de questions très concrètes du quotidien pour rendre ces notions accessibles aux plus jeunes ». Le récit mêle ainsi aventure, humour, vie quotidienne et découvertes scientifiques.
L'interview de la rédaction : Claire Morel, autrice
Une immersion au cœur des laboratoires
Pour construire l'ouvrage, Claire Morel et Charlotte Cornudet ont passé plusieurs mois à rencontrer les chercheurs du projet HARMI. Les deux créatrices ont visité des laboratoires, observé les équipements scientifiques et découvert des domaines de recherche qu'elles connaissaient peu. « Nous ne connaissions pratiquement rien aux microbes au départ », reconnaît Claire Morel. « Les chercheurs ont pris énormément de temps pour nous expliquer leurs travaux et se sont véritablement prêtés à l'exercice pédagogique ». Les scientifiques ont également participé à de nombreuses relectures afin de garantir la rigueur du contenu. « Cela nous a permis de prendre des libertés dans la narration tout en sachant que les informations seraient validées », poursuit l'autrice.
L'interview de la rédaction : Charlotte Cornudet, illustratrice et graphiste
Cinq chercheurs au cœur de l'enquête
Le premier tome s'appuie sur les travaux de cinq scientifiques impliqués dans HARMI :
Ces rencontres ont permis aux autrices de découvrir à quel point les microbes interviennent dans des domaines très différents. « Ce qui nous a frappées, c'est que les microbes peuvent parfois aider à réparer certaines des dégradations causées par l'activité humaine », souligne Charlotte Cornudet.
Le dessin comme outil de vulgarisation
Illustratrice et graphiste, Charlotte Cornudet a participé à l'ensemble des visites de laboratoires afin de nourrir son travail graphique. « J'avais besoin de voir les lieux, les machines, les panneaux de sécurité et toute cette ambiance particulière pour pouvoir ensuite la retranscrire dans les dessins », explique-t-elle. Le livre prend la forme d'un carnet de bord tenu par Chloé. Schémas, annotations manuscrites, dessins humoristiques et scènes de la vie quotidienne accompagnent les explications scientifiques. « Il faut trouver un équilibre entre une histoire suffisamment ludique pour accrocher les lecteurs et un contenu scientifique suffisamment riche pour transmettre des connaissances », précise l'illustratrice.
Déconstruire les idées reçues
L'un des objectifs majeurs de l'ouvrage est de changer le regard porté sur les microbes. Car si certains sont responsables de maladies, la très grande majorité joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du vivant. Les microbes participent à la fertilité des sols, à la croissance des plantes, à la fabrication de nombreux aliments, à la santé humaine ou encore à la dépollution de certains milieux. « Le projet HARMI vise à mieux comprendre tous les services rendus par ces microbes », rappelle Fabrice Martin. Cette approche permet d'aborder des enjeux contemporains majeurs comme la transition agroécologique, la sécurité alimentaire, la santé publique ou la protection de l'environnement.
Un outil de culture scientifique
Au-delà de la vulgarisation, les partenaires du projet voient dans cet ouvrage un moyen de renforcer le dialogue entre la recherche et la société. Dans un contexte marqué par la circulation de fausses informations et la remise en cause de certaines connaissances scientifiques, plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de rendre la science plus accessible. « Nous devons faire l'effort de communiquer et montrer en quoi la démarche scientifique est utile à la société. Il faut aussi combattre les contre-vérités et apporter la connaissance au plus grand nombre », estime Fabrice Martin.
Quatre tomes déjà programmés
Ce premier volume n'est qu'un début. Selon Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté, la collection comptera quatre enquêtes mettant en scène Chloé, qui grandira au fil des ouvrages. Le deuxième tome est déjà en préparation et sera consacré à la fermentation. Disponible dès à présent en librairie, ce premier opus marque le lancement d'une collection qui entend démontrer qu'il est possible de parler de science autrement, en racontant des histoires capables de susciter la curiosité tout en donnant aux jeunes lecteurs les clés pour mieux comprendre le monde qui les entoure.
L'interview de la rédaction : Renald Cuzacq, responsable éditorial aux Presses universitaires de Franche-Comté
L’Université Marie et Louis Pasteur de Besançon réaffirme son opposition à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extracommunautaires. L’établissement, qui accueille cette année 2 593 étudiants hors Union européenne, dont près de 69 % originaires d’Afrique, maintient pour 2025-2026 des droits identiques à ceux des étudiants français et européens.
Le conseil d’administration dénonce un projet de décret gouvernemental qui pourrait imposer à terme des frais dépassant 2 800 euros en licence et 3 900 euros en master à la majorité des étudiants étrangers. Une motion contre cette réforme a été adoptée le 19 mai à une très large majorité.
À travers des ateliers sportifs, des parcours moteurs et des activités adaptées, les étudiants en licence Activité Physique Adaptée et Santé (APAS) de Besançon vont accueillir, sur trois jours, jusqu’à demain, mercredi, plus de 400 enfants, en situation de handicap intellectuel, et de personnes âgées dépendantes, lors de grandes journées organisées sportives et festives. Des évènements à la fois pédagogiques, humains et inclusifs, qui illustrent l’importance croissante du sport dans le domaine de la santé.
Ce mardi, durant toute la journée, les enfants, issus d’une quinzaine de structures spécialisées, ont pu participer à une série d’activités imaginées et encadrées par les étudiants de troisième année de STAPS. Escalade, sarbacane, tir à l’arc, ateliers moteurs ou jeux collectifs : 19 activités différentes étaient proposées selon plusieurs niveaux d’adaptation.
Une filière entre sport, santé et rééducation
Pour Mathis Ponçot, étudiant en licence 3 APAS, cette formation représente la possibilité de réunir deux univers qui le passionnent : le sport et la santé. « À la base, je voulais m’orienter vers la kinésithérapie, mais plus la formation avance, plus je trouve que cette filière me correspond », explique-t-il. Même constat pour Maël Sauce, également étudiant en troisième année, sensibilisé au handicap par son entourage familial. « Je voulais aussi faire kiné au départ, mais aujourd’hui je m’oriente davantage vers le métier d’enseignant en activité physique adaptée », précise-t-il. La formation APAS permet aux étudiants d’intervenir auprès de publics très variés : personnes âgées, patients atteints de maladies neurologiques, troubles psychiatriques, déficiences intellectuelles ou encore handicaps moteurs. « L’objectif reste toujours le même : améliorer l’autonomie et la qualité de vie grâce à une activité physique adaptée aux capacités de chacun » narre Fanchon Perez, qui suit également ce cursus
L'interview de la rédaction : Mathis Ponçot
Une formation très concrète
Loin d’une approche uniquement théorique, les étudiants soulignent l’importance de la pratique dans leur cursus. À Besançon, plusieurs publics sont régulièrement accueillis au sein de la formation afin de permettre aux futurs professionnels de travailler directement sur le terrain. Cette année, les étudiants ont notamment accompagné des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme ou de déficiences intellectuelles. D’autres ateliers ont été consacrés à des patients souffrant de la maladie de Parkinson. « On apprend à adapter les exercices selon les pathologies et les capacités des personnes », explique Mathis Ponçot. « L’activité physique permet souvent d’améliorer les capacités motrices, l’autonomie ou encore la confiance en soi. »
Plus de 160 enfants accueillis
La journée dédiée aux enfants constitue l’un des temps forts de l’événement. Cette année, plus de 160 jeunes ont participé aux activités proposées par les étudiants. Pour répondre aux différents niveaux de handicap, cinq “menus” d’activités avaient été conçus. Certains parcours étaient destinés à des enfants lourdement handicapés ou à mobilité réduite, tandis que d’autres permettaient davantage la découverte sportive. « L’adaptation est le maître mot », insiste Maël Sauce. Chaque atelier repose sur des fiches pédagogiques précises permettant aux encadrants de modifier les consignes ou les exercices selon les besoins des participants.
L'interview de la rédaction : Fanchon et Maël
Une demande en forte hausse
Cette édition marque également un record de participation. Selon les étudiants organisateurs, certaines structures ont même dû être refusées faute de places disponibles. « Le handicap est de plus en plus mis en avant dans la société et il y a davantage de demandes », souligne Fanchon Perez, étudiante en L3 APAS. Les organisateurs constatent aussi une évolution du regard porté sur le handicap. Certaines écoles dites “ordinaires” souhaitaient ainsi participer à cette journée afin de favoriser davantage l’inclusion entre enfants.
Au-delà de l’événement lui-même, cette expérience représente enfin un véritable exercice professionnel pour les étudiants. Organisation, gestion des groupes, adaptation permanente, évaluation des ateliers : autant de compétences essentielles pour leur futur métier dans le domaine du sport-santé.
L'interview de la rédaction : Fanchon et Maël
Un rassemblement est annoncé ce mardi 12 mai, à 18h, place Pasteur à Besançon, à l’appel de la CGT Salarié-e-s étudiant-e-s du Doubs. Le syndicat proteste contre la volonté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, de supprimer la possibilité d’exonération des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne.
Depuis 2019, dans le cadre du plan « Bienvenue en France », ces frais sont passés de 170 à 2.900 euros en licence et de 250 à 3.900 euros en master pour les étudiants extra-communautaires. La CGT dénonce une politique « xénophobe et libérale » et réclame le maintien des exonérations, la fin des frais différenciés et un meilleur financement de l’enseignement supérieur public.
Une mesure étendue à tous les étudiants
À partir de ce lundi 4 mai, tous les étudiants pourront bénéficier d’un repas à 1 euro dans les restaurants universitaires du Crous Bourgogne-Franche-Comté. Cette mesure, décidée par le gouvernement, sera déployée sur l’ensemble des structures de restauration universitaire de la région. Jusqu’ici réservé aux étudiants boursiers ou en situation de précarité, le tarif social sera désormais accessible à tous les étudiants titulaires d’une carte étudiante, y compris les apprentis, alternants, doctorants et volontaires en service civique. Pour en bénéficier, les usagers devront disposer d’un compte Izly (solution de paiement connecté des campus) actif pour justifier de leur statut
Un menu complet à prix réduit
Le repas à 1 euro sera proposé dans tous les restaurants universitaires du Crous BFC ainsi que dans certaines cafétérias situées à plus de dix minutes à pied d’un restaurant universitaire. Il comprendra un plat principal accompagné de deux éléments au maximum — entrée, dessert, fromage ou fruit — pour un total de dix points. Des suppléments resteront possibles au tarif de 0,65 euro par point supplémentaire. Le dispositif sera limité à un repas par service afin de permettre au plus grand nombre d’en profiter, aussi bien le midi que le soir sur les sites ouverts en soirée, notamment les restaurants universitaires Lumière à Besançon et Montmuzard à Dijon.
Maintenir une restauration de qualité
Le Crous Bourgogne-Franche-Comté assure vouloir maintenir une restauration de qualité malgré cette généralisation. L’établissement met en avant des produits bio, locaux et labellisés, cuisinés sur place par ses équipes. Selon une enquête menée en novembre 2025, 84 % des étudiants interrogés recommandent la restauration universitaire régionale, saluant notamment l’équilibre et la qualité gustative des repas proposés. L’ensemble des structures de restauration de la région est engagé dans la démarche « Mon Resto », qui vise à favoriser les approvisionnements locaux et bio, réduire le gaspillage alimentaire et améliorer l’accueil des étudiants.
Des moyens supplémentaires pour absorber l’affluence
Pour accompagner cette nouvelle organisation, six recrutements sont prévus grâce aux crédits supplémentaires accordés dans la loi de finances 2026. Une enveloppe de 75 000 euros sera également consacrée à des investissements urgents dans les équipements de restauration et au renforcement de la maintenance du matériel. Le Crous entend aussi fluidifier le passage en caisse en encourageant l’utilisation de l’application Izly, permettant un paiement quatre fois plus rapide.
Une fréquentation déjà très importante
En 2025, plus de 2,02 millions de repas ont été servis dans les structures gérées par le Crous Bourgogne-Franche-Comté. La moitié de ces repas concernait déjà des étudiants bénéficiant du tarif social à 1 euro. Les restaurants universitaires sont ouverts le midi entre 11h30 et 13h30, mais le Crous observe une très forte concentration de la fréquentation entre 12h et 13h, période durant laquelle plus de la moitié des passages en caisse sont enregistrés.
À l’Université Marie et Louis Pasteur, la recherche polaire est à l’honneur jusqu’au 29 avril à l’occasion des 22ᵉ Journées scientifiques du Comité National Français des Recherches Arctiques et Antarctiques. Organisé à la Maison des Sciences Humaines et environnementales Ledoux, l’événement réunit chercheurs, doctorants et spécialistes autour des grands enjeux liés aux régions polaires, avec pour thème cette année : « Mondes polaires, mondes vulnérables ? ». Au programme : échanges interdisciplinaires sur le climat, la biodiversité ou encore les dynamiques sociales.
Une soirée ouverte au public est également prévue ce mardi 28 avril, de 20h à 21h, avec une lecture musicale de Bérengère Cournut, accompagnée du musicien Samuel Thézé. Rendez-vous à la salle des conférences. L’entrée est gratuite.
Jusqu’à ce vendredi, la faculté de médecine de Besançon accueille l’opération « hôpital des nounours », un dispositif pédagogique porté par les étudiants en médecine. L’objectif : aider les enfants, principalement issus de classes de maternelle bisontines, à mieux appréhender le milieu hospitalier et à réduire leur peur des soins. Organisé par la corporation étudiante, cet événement propose aux plus jeunes de venir consulter… avec leur peluche. « Le but, c’est qu’ils aient moins peur de l’hôpital plus tard. La peur augmente la douleur chez les enfants, donc on essaie d’améliorer leur vécu », explique Charlotte, étudiante en médecine et co-organisatrice.
L'interview de la rédaction : Charlotte et Sky, co-organisatrices de l'évènement
Apprendre en jouant
Concrètement, deux classes sont accueillies par demi-journée. Pendant que l’une découvre différents stands représentant les métiers de la santé, l’autre participe à des activités ludiques en salle d’attente, encadrée par des étudiants et une mascotte très appréciée. Les enfants deviennent acteurs : ils diagnostiquent les « maladies » de leur nounours et l’orientent vers les bons « services ». Radiologie, kinésithérapie ou encore bloc opératoire sont ainsi reproduits de manière adaptée et pédagogique. Fractures, maux de tête… mais aussi blessures plus imaginaires comme une « allergie à la nuit » ou une attaque de requin : tout est prétexte à dédramatiser.
L'interview de la rédaction : Charlotte et Sky, co-organisatrices de l'évènement
Un impact concret
Créée au début des années 2000 et installée à Besançon depuis plus de 20 ans, l’opération rencontre chaque année un franc succès. « On voit des enfants arriver en pleurant à la vue des blouses, et repartir rassurés », souligne Sky, organisatrice également de l’évènement. Les retours des enseignants et des bénévoles sont largement positifs. Des questionnaires sont d’ailleurs envoyés après l’événement pour améliorer le dispositif. Au-delà de la sensibilisation, l’initiative permet aussi aux étudiants de développer leur relation avec les jeunes patients. En mêlant jeu et pédagogie, l’« hôpital des nounours » s’impose comme un outil précieux pour apprivoiser, dès le plus jeune âge, un univers souvent source d’angoisse.
L’Université de Franche-Comté Marie‑et‑Louis‑Pasteur aborde l’année 2026 avec un mélange de vigilance et d’ambition. Son président, Hugues Daussy, l’a rappelé : l’établissement fait face à une équation financière de plus en plus difficile, tout en menant à bien plusieurs projets structurants, dont la livraison imminente du bâtiment Arsenal « N », d’une superficie de 2000 m2. Deux enjeux majeurs qui dessinent l’avenir de l’université.
Des charges en hausse et un modèle sous tension
Depuis plusieurs années, l’Université de Franche-Comté doit absorber des dépenses nouvelles imposées par l’État sans compensation financière. Pour 2026, la facture atteint 4 millions d’euros supplémentaires, uniquement liés à l’évolution réglementaire et salariale. « Sans embaucher personne, notre masse salariale augmente de 4 millions d’euros », résume Hugues Daussy. Grâce à une gestion qualifiée de « vertueuse », l’établissement parvient encore à publier 4 à 5 emplois vacants sur 5, un effort maintenu pour 2026. Mais l’équilibre reste fragile. À terme, prévient le président, si les charges continuent de croître au même rythme, le recrutement pourrait être ralenti, voire des suppressions de postes envisagées. « Notre préoccupation, c’est de bien gérer nos finances pour ne pas avoir à arriver à cette extrémité. » Cette pression budgétaire intervient alors même que l’université accueille davantage d’étudiants, notamment depuis le retour massif post‑pandémie, un afflux qui n’a pas été compensé financièrement.
L'interview de la rédaction : Hugues Daussy
Nouveaux bâtiments, internationalisation et attractivité renforcée
Malgré ces contraintes, l’université poursuit ses investissements structurants. L’année 2026 marque l’achèvement de plusieurs chantiers majeurs, au premier rang desquels l’Arsenal « N », vaste bâtiment entièrement rénové. Situé sur le site de l’Arsenal, il accueillera l’UFR Sciences Humaines et Sociales, avec une capacité d’environ 1 500 étudiants. Cette livraison permettra enfin de quitter les préfabriqués du site Canot, coûteux et peu adaptés aux usages universitaires. « C’est une double satisfaction : un bâtiment de grande qualité et des économies à la clé », souligne Hugues Daussy.
L'interview de la rédaction : Hugues Daussy
Une université en mouvement malgré les contraintes
Entre tensions financières et projets ambitieux, l’Université de Franche-Comté avance sur une ligne de crête. Les investissements immobiliers, l’ouverture internationale et la modernisation des formations témoignent d’une volonté de se projeter vers l’avenir. Mais la question du financement reste centrale : sans soutien accru de l’État, l’équilibre entre développement et maintien des effectifs pourrait devenir difficile à tenir.
Alors que la jeunesse se choisit un avenir, l’Université Marie‑et‑Louis‑Pasteur ouvre ses portes : le 24 janvier à Belfort, Montbéliard, Vesoul, Lons‑le‑Saunier et Dole, puis le 31 janvier à Besançon. Formations, alternance, vie étudiante, mobilité internationale : deux journées pour rencontrer enseignants et étudiants et découvrir les campus. Programme complet et infos transports sur jpo.umlp.fr.