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Municipales à Besançon : Ludovic Fagaut fait de la sécurité son « pacte non négociable »

Publié le 27 Fév. 2026 à 16:02
Tags: Politique | ludovic fagaut | besancon2026 | municipales 2026 |
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Municipales à Besançon : Ludovic Fagaut fait de la sécurité son « pacte non négociable » Ludovic Fagaut. Jean-Pascal Reyes

En choisissant Battant pour sa conférence de presse, le candidat aux municipales Ludovic Fagaut a donné le ton : la sécurité sera le marqueur central de sa campagne, dénonçant « six ans de laxisme » et promettant un « pacte de sécurité urbaine » fondé sur la tolérance zéro.

Un diagnostic alarmant

Le candidat et son équipe évoquent une hausse marquée des faits d’insécurité entre 2023 et 2024, avec une concentration à Planoise et à Battant. Exemples cités : coups de feu, agressions, troubles à l’ordre public (+104 % selon leurs chiffres), et un total de 3 573 faits enregistrés en 2024 contre 1 748 l’année précédente. Battant, quartier « vivant mais martyrisé », concentrerait 21 % des faits pour 3 % de la population, quand Planoise (15 % des habitants) en regrouperait près de la moitié. Des données qui nourrissent la volonté d’un « changement de doctrine ».

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Un hôtel de police municipale en cœur de ville

Pièce maîtresse du programme : la création d’un hôtel de police municipale au cÅ“ur de ville, secteur Arsenal/Saint-Jacques. Objectif : visibilité, centralité et rapidité d’intervention. Le projet comprend : un Centre de supervision urbain (CSU) modernisé et opérationnel 24h/24, un accueil du public, des salles pour les brigades, une armurerie adaptée, des parkings sécurisés et une salle de crise. À l’appui, un conseiller expérimenté, Jean-Pascal Reyes, un ancien commandant de police,  qui juge l’actuel CSU (27 m², datant de 2013) « obsolète » et inadapté aux ambitions affichées.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

 

Effectifs doublés et armement létal

Le candidat veut faire passer les effectifs de 45 à 100 policiers municipaux d’ici la fin du mandat. Extension des horaires, présence nocturne accrue et « stratégie de saturation » du territoire en complémentarité avec la Police nationale. Autre point fort – et polémique – : l’armement létal des fonctionnaires. « Les policiers municipaux font face aux mêmes menaces que leurs collègues nationaux », avance Ludovic Fagaut, invoquant une nécessaire « égalité des armes ». Il promet une formation renforcée et une doctrine claire pour éviter toute dérive. « La protection des agents et des habitants prime Â» précise M. Reyes.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Vidéoprotection et nouvelles brigades

Le programme prévoit le doublement du parc de caméras, pour atteindre environ 400 dispositifs, reliés à un CSU.  S’y ajouteraient une brigade canine municipale (en journée), des bornes d’appel d’urgence connectées au CSU, des patrouilles mixtes police municipale / nationale et des arrêtés municipaux ciblés (alcoolisation sur la voie publique, attroupements, mendicité avec chiens).

Prévention et justice sociale

Si le ton est ferme, le candidat revendique aussi un volet préventif : relance du Conseil des droits et devoirs des familles, contrats d’accompagnement de 6 à 12 mois et coordination avec l’Éducation nationale, bailleurs et associations. « La sécurité est aussi une justice sociale », insiste M. Reyes.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

Transports et proximité

Le programme inclut également la création d’une brigade de sûreté des transports, en appui aux contrôleurs, et le retour d’une police de proximité par îlots. L’objectif : restaurer la visibilité policière et rassurer les usagers.

Une ligne claire : « maire de l’ordre retrouvé »

En filigrane, la stratégie est assumée : faire de la sécurité le thème structurant de la campagne bisontine. Centralité de l’infrastructure, montée en puissance des effectifs, armement, vidéoprotection, coopération renforcée : le candidat propose un changement de braquet net.

Dernière modification le vendredi, 27 février 2026 18:01